CENTE DE TELEMEDECINE |
||||
DictionnaireA
Å Symbole de l'angström. V. ce mot et manomètre.
a. symbole de: atto (v. cet terme).
a, préfixe (gr. A privatif). Indique la privation, le manque de.
a, suffixe: activé. P. ex. facteur Xa: facteur de coagulation X activé; fraction C5a: fraction 5 activée du complément.
A (agglutinogène ou antigène). V. agglutinogène et groupe sanguins. ou V. agglutinogène et groupe sanguins.
A (onde). V. pouls jugulaire.
A-ALPHALIPROTEINEMIE ou A-a-LIPOPROTEINEMIE, s. f. V. Tangier (maladie de). ou s. f. V. Tangier (maladie de).
A (composé) de Kendall. V. 11-déhydro-corticostérone.
A ET V (syndromes). [angl. A and V patterns of squint]. Types de strabisme caractérisés par l'apparition d'une déviation horizontale du regard vers le haut ou le bas. - Dans le syndrome A, il s'agit d'un strabisme convergent dans le regard vars le haut, ou divergent dans le regard vers le bas, les mouvements des yeux dessinant la lettre A. - Dans le syndrome V, il s'agit au contraire d'un strabisme divergent dans le regard vers le haut, ou convergent dans le regard vers le bas, les mouvements des yeux dessinant la lettre V.
A FRIGORE, (en lat.: par le froid). Locution désignant un certain nombre d'affections où le refroidissement est considéré comme une cause déclenchante ou favorisante. P. ex. paralysie faciale a. f.; pleurésie a. f.
A VACUO. (lat.: par le vide). Provoqué par le vide. - œdème a. v. Œdème pulmonaire survenant après une évacuation totale et rapide d'un épanchement pleural.
AA. V. ana.
AAL. Abréviation d'acide d-aminolévulinique. V. porphyrine. Abréviation d'acide
AALSMEER (test d') [angl. Aalsmeer's test]. Aggravation temporaire des symptômes cardiovasculaires du béribéri par l'injection intramusculaire de 1 mg d'adrénaline.
AASKOG (syndrome d') (1970).[angl. Aaskog's syndrome]. Syn. Syndrome facio-digito-génital. Ensemble de malformations comprenant une insuffisance staturale, une dysmorphie faciale (visage arrondi avec hypertélorisme, élargissement de la base du nez), une ectopie testiculaire avec repli scrotal remontant au-dessus de la verge; enfin une brièveté des mains et des pieds. La transmission de ce syndrome est probablement récessive, liée au chromosome X.
ABACTERIEMIQUE, adj. Se dit d'une maladie au cours de laquelle on ne trouve pas de microbe dans le sang circulant.
ABADIE (signe d'). [angl. Abadie's signs]. 1° (A. Joseph). Analgésie à la pression du tendon d'Achille; signe de tabès. - 2° (A. Charles, 1877). Spasmes du releveur de la paupière supérieure dans la maladie de Basedow.
ABAISSE-LANGUE, s. m. [angl. langue depressor]. Instrument, en forme de palette, servant à déprimer la base de la langue pour l'examen de la gorge.
ABARTICULAIRE, adj. [angl. abarticular]. Qui est en dehors de l'articulation.
ABASIE, s; f. (gr. A-priv.; basis, marche) [angl. abasia]. Perte plus ou moins complète de la faculté de marcher, sans trouble de la force musculaire ni de la sensibilité. Elle coïncide généralement avec l'astasie.
ABATTEMENT, s. m. [angl. exhaustion]. Diminution rapide, d'une durée plus ou moins longue, des forces physiques et des fonctions psychiques.
ABCEDE, adj. [angl. abscessed]. Transformé en abcès ou qui a donné lieu à un abcès.
ABCEDOGRAPHIE, s. f. Radiographie d'un abcès après ponction, évacuation et injection d'air ou de liquide opaque aux rayons X.
ABCES, s. m. (lat. abcessus, de abcedere, abcéder) [angl. abscess]. Amas de pus collecté dans la cavité formée aux dépens des tissus environnants détruits ou refoulés. - a. chaud. A. accompagné de phénomènes inflammatoires aigus. - a; froid. A. qui se forme lentement sans réaction inflammatoire (tuberculose, mycose).
ABCES ARTHRIFLUENT. [angl. arthrifluent abscess]. Abcès froid développé au niveau d'une lésion articulaire de nature tuberculeuse, entraînant la destruction de l'articulation, et s'extériorisant parfois assez loin de son point d'origine.
ABCES EN BOUTON DE CHEMISE. [angl. bicameral abscess]. Abcès circonscrit comprenant deux cavités qui communiquent par un orifice étroit (chaque cavité étant comparée à une des têtes du bouton). On observe cette forme d'abcès dans le voisinage des aponévroses qui forment obstacle au développement régulier de la poche purulente.
ABCES DE BRODIE. V. Brodie (abcès de).
ABCES CASEEUX (Lannelongue). [angl. caseous abscess]. Abcès froid tuberculeux rempli d'une substance semi-liquide ressemblant à du fromage ou à du mastic.
ABCES PAR CONGESTION (Desault et Boyer) ou OSSIFLUENT (Gerdy). [angl. ossifluent abscess]. Abcès froid, développé au niveau d'une lésion osseuse de nature tuberculeuse (mal de Pott, etc.), entraînant la destruction du tissu osseux et apparaissant parfois assez loin de son point d'origine. (Desault et Boyer) ou (Gerdy). [angl. ossifluent abscess]. Abcès froid, développé au niveau d'une lésion osseuse de nature tuberculeuse (mal de Pott, etc.), entraînant la destruction du tissu osseux et apparaissant parfois assez loin de son point d'origine.
ABCES DE DERIVATION ou DE FIXATION. [angl. fixation abscess]. (Fochier, 1891). Abcès provoqué, dans un but thérapeutique, par injection hypodermique d'essence de térébenthine, dans certaines maladies infectieuses. Méthode désuète. ou [angl. fixation abscess]. (Fochier, 1891). Abcès provoqué, dans un but thérapeutique, par injection hypodermique d'essence de térébenthine, dans certaines maladies infectieuses. Méthode désuète.
ABCES METASTATIQUE. [angl. metastatic abscess]. Abcès dû à une embolie septique partie d'un foyer infectieux plus ou moins éloigné.
ABCES OSSIFLUENT. V. abcès par congestion.
ABCES SOUS-PERIOSTIQUE (Chassaignac). V. ostéomyélite infectieuse aiguë.
ABCES TUBEREUX. V. hidrosadénite.
ABCES URINEUX. [angl. urinary abscess]. Abcès formé dans le voisinage de l'urètre, à la suite d'une rupture ou d'une fissure de ce conduit.
ABDOMEN, s. m. (lat. abdomen) [NA et angl. abdomen]. Partie du tronc située entre le thorax et le bassin. L'a. comprend une paroi et une cavité qui abrite la plus grande partie des appareils digestif et urinaire.
ABDOMEN OBSTIPUM. V. [angl. abdomen obstipum]. abstipum (abdomen).
ABDUCENS (nerf). (lat. abduco, j'éloigne). Syn. nerf moteur oculaire externe (NA nervus adducens) [angl. abducens nerve]. Sixième paire crânienne qui innerve le muscle droit latéral de l'œil.
ABDUCTION, s. f. (lat. abductio, action d'emmener) [angl. abduction]. Mouvement d'un membre ou d'un segment de membre qui a pour résultat de l'écarter du plan médian du corps.
ABERRANT, ANTE, adj. [angl. aberrant]. Qui s'écarte de la normale par son aspect, sa structure ou son siège.
ABERRATION, s. f. (lat. ab indiquant l'éloignement; errare, errer) [angl. aberration]. Dérangement, déviation hors de l'état normal: a. des sens, du jugement, a. mentale.
ABERRATION CHROMOSOMIQUE (génétique). [angl. chromosome aberration]. Modification du patrimoine chromosomique survenue pendant la division de la cellule, et source de mutation. Elle peut consister en addition ou soustraction de chromosomes entier, ou en remaniement de la structure des chromosomes, dont le nombre reste normal: le matériel génétique peut alors être diminué (délétion), augmenté (duplication), modifié dans sa séquence (inversion) ou échangé (translocation): v. ces termes. - L'a. ch. peut être congénitale, survenant pendant la méiose, ou acquise, apparaissant au moment de la mitose dans certaines lignées cellulaires. V. maladie par aberration chromosomique et mutation.
ABERRATION VENTRICULAIRE (cardiologie). V. conduction aberrante.
ABETALIPOPROTEINEMIE ou A-b-LIPOPROTEINEMIE, s. f. [angl. abetalipoproteinemia]. Syn. syndrome de Bassen-Kornzweig (1950). Maladie congénitale, héréditaire à transmission récessive autosomique, caractérisée par l'absence de b-lipoprotéines dans le sang. Le taux des lipides, du cholestérol et des phospholipides est bas. Cette variété d'hypolipidémie, dans laquelle la synthèse des chylomicrons est impossible, se manifeste chez le nourrisson par une diarrhée chronique graisseuse, un météorisme abdominal, un retard de croissance, des altérations dégénératives neuro-oculaires (ataxie et rétinite) et un aspect anormal des globules rouges (acanthocytose). Son pronostic est très grave. - L'hypo-béta-lipoprotéinémie, dans laquelle le taux des b-lipoprotéines est simplement abaissé, se manifeste par un syndrome clinique analogue plus ou moins complet. Elle est primitive, familiale (v. Anderson, maladie d') ou secondaire à une mauvaise absorption intestinale ou à une maladie débilitante. V. hypolipidémie. ou s. f. [angl. abetalipoproteinemia]. Syn. syndrome de Bassen-Kornzweig (1950). Maladie congénitale, héréditaire à transmission récessive autosomique, caractérisée par l'absence de
ABH (substances ou système). [angl. ABH system]. Ensemble des agglutinogènes présents dans les hématies des sujets des groupes sanguins A, B et AB. On trouve également ces substances (mucopolysaccharides), sous une formes hydrosoluble, dans la salive de 80 % des individus de race blanche (sujet sécréteurs ABH), les 20 % restants étant les non-sécréteurs ABH. V. agglutinogène, groupes sanguins, H (substance), Lewis (facteur, substance ou système) et facteur sécréteur. ou [angl. ABH system]. Ensemble des agglutinogènes présents dans les hématies des sujets des groupes sanguins A, B et AB. On trouve également ces substances (mucopolysaccharides), sous une formes hydrosoluble, dans la salive de 80 % des individus de race blanche (sujet sécréteurs ABH), les 20 % restants étant les non-sécréteurs ABH. V. agglutinogène, groupes sanguins, H (substance), Lewis (facteur, substance ou système) et facteur sécréteur.
ABIOREXIE, s. f. (gr.a-priv.; bios, vie; orexis, appétit). Terme proposé par H. P. Klotz (1955) pour désigner l'anorexie mentale, la perte des appétits vitaux étant le symptôme essentiel de cette maladie.
ABIOTINOSE, s. f. Maladie exceptionnelle due à une carence en biotine (v. ce terme). Elle se manifeste par une dermatite squameuse avec pâleur grisâtre de la peau, accompagnée d'asthénie, d'anorexie, parfois de myalgies et de paresthésies.
ABIOTIQUE, adj. (gr. a- priva.; bios, vie). [angl. abiotic]. Contraire à la vie. P. ex. rayons abiotiques.
ABIOTROPHIE, s. f. (gr. a- priva.; bios, vie; trophê, nourriture) [angl. abiotrophy]. (Gowers, 1902). Processus dégénératif atteignant prématurément les éléments histologiques, en particulier les formations nerveuses, sans cause apparente et simplement parce que le terme de la vie de ces éléments est atteint; c'est le défaut de capacité vitale.
ABLACTATION, s. f. (lat. ab- priva.; lac, lait). [angl. ablactation]. Cessation de la lactation, considérée par rapport à la mère.
ABLATION, s. f. (lat. ablatio, d'ablatum, supin d'auferre). [angl. ablation]. Action d'enlever chirurgicalement une partie du corps (membre, organe, tumeur, etc.).
ABLEPHARIE, s. f. (gr. a- priva.; blépharon, paupière). [angl. ablephary]. Absence congénitale totale des paupières.
ABO (groupe ou système). [angl. ABO blood group]. V. groupes sanguins. ou [angl. ABO blood group]. V. groupes sanguins.
ABORTIF, IVE, adj. (lat. ab- priva.; oriri, naître). [angl. abortive]. Qui est venu avant terme; fœtus abortif ou avorton. - Se dit des substances dont l'absorption passe pour provoquer l'avortement, et des manœuvres destinées à interrompre la grossesse. - Se dit aussi des processus qui ne vont pas jusqu'au terme normal de leur évolution. P. ex.: formes abortives des pyrexies. - Employé comme s. m. pour désigner une substance abortive.
ABOULIE, s. f. (gr. a- priva.; boulê, volonté). [angl. abulia]. Trouble mental caractérisé par l'absence ou la diminution de la volonté (psychasthénie, états dépressifs).
ABOU-MOUKMOUK, s. m. [angl. alastrim]. Maladie observée en Afrique centrale, ressemblant à la variole, dont elle est bien distincte; elle n'est autre, probablement, que l'alastrim (v. ce mot).
ABP. Abréviation du terme anglais: Androgen Binding Protein: protéine sertolienne vectrice des androgènes; elle interviendrait dans le mode d'action de la FSH.
ABRACHIE, s; f. (gr. a- priva.; brakhiôn, bras) [angl. abrachia]. Absence congénitale des bras. ABRACHIOCEPHALIE, s. f. (gr. a- priva.; brakhiôn; képhalê, tête) [angl. abrachiocephalia]. Absence congénitale des bras et de la tête. s; f. (gr. a- priva.; brakhiôn, bras) [angl. abrachia]. Absence congénitale des bras. s. f. (gr. a- priva.; brakhiôn; képhalê, tête) [angl. abrachiocephalia]. Absence congénitale des bras et de la tête.
ABRAHAMS (signes d'). [angl. Abrahams'sign]. Douleur vive provoquée dans la lithiase vésiculaire en enfonçant brusquement l'index et le médius droit en un point situé à une distance égale de l'ombilic et du 9e cartilage costal droit. [angl. Abrahams'sign]. Douleur vive provoquée dans la lithiase vésiculaire en enfonçant brusquement l'index et le médius droit en un point situé à une distance égale de l'ombilic et du 9
ABRASION, s. f. (lat. ab- priva; radere, racler) [angl. abrasion]. Séparation ou excision de petits fragements cutanés ou muqueux superficiels en frottant ou en râclant.
ABREACTION, s. f. (lat. ab, hors de; re indiquant le retour; actio, fait) (psychiatrie) [angl. abreaction]. Réapparition, à la conscience, d'une émotion passée oubliée ou maintenue dans le subconscient par des barrages psychiques.
ABRIKOSSOFF (tumeur d'). [angl. Abrikossoff's tumour]. Syn. myoblastome, myome myoblastique (Abrikossoff, 1926), rhabdomyome granuleux ou granulocellulaire, tumeur à cellules granuleuses. Tumeur bénigne rare, siégeant sur la peau et les muqueuses respiratoires et digestives, le plus souvent sur la langue. Elle est formée d'une de grosses cellules à granulations éosinophiles proliférant dans la sous-muqueuse. Elle est radiorésistante, curable par exérèse, mais sujette aux récidives. Son origine musculaire est actuellement contestée.
ABRUPTION, s. f. (lat. ab- priva.; rumpere, rompere, rompre). [angl. abruption]. Fracture transversale d'un os avec des fragements rugeux.
ABSISION ou ABSCISSION, s. f. (lat. abcidere, couper) (peu usité); V. excision. ou s. f. (lat. abcidere, couper) (peu usité); V. excision.
ABSENCE, s. f. (lat. absentia). [angl. absence]. Perte passagère de la mémoire et même de la connaissance, due à un excès de fatigue, à une intoxication (alcool, opium, etc.) ou à un trouble passager de l'irrigation cérébrale. - Depuis Calmeil (1824) et Delasiauve (1854), on réserve ce terme à l'a. épileptique, manifestation mineure de l'épilepsie généralisée (petit mal, v. ce terme) consistant en une brève suspension de la conscience avec interruption de toute activité, pâleur, fixité du regard, parfois myoclonies et amnésie complète consécutive. L'a. peut être simple, ou complexe si elle est accompagnée de signes neurologiques, typique (a. petit mal) ou atypique (variante d'a. petit mal) selon l'aspect de l'électroencéphalogramme pendant la perte de conscience. Les brèves pertes de connaissance dues à des crises d'épilepsie localisée (généralement temporale) sont exclues du cadre des absences (fausses absences). V. absence (état d') et mal (petit).
ABSENCE (état d'). [angl. petit mal status]. Syn. état de petit mal. Variété d'épilepsie se manifestant par des absences répétées et prolongées avec persistance, pendant des heures et même des jours, d'une perte plus ou moins profonde de la conscience. C'est au cours de cette forme que peut survenir une fugue. L'état d'absence a été observé dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
ABSENCE ATONIQUE. V. épilepsie atonique.
ABSENCE PETIT MAL. Absence typique. V. absence.
ABSENCE PETIT MAL. (variante d'). Absence atypique. V. absence et Lennox-Gastaut (syndrome de).
ABSORBANT, adj. Et s. m. (lat. ab, de; sorbere, boire). [angl. absorbent]. Nom donné aux médicaments destinés à absorber les liquides ou les gaz.
ABSORPTION, s. f. [angl. absorption]. "Mot qui sert en physiologie à désigner une série d'actes par lesquels des substances, qui étaient extérieures à un organisme vivant, pénètrent sans lésion traumatique dans l'intérieur de cet organisme" (Paul Bert). - l'a. fait partie de la nutrition.
ABSTERGENT, adj. Et s. m. (lat. abstergere, nettoyer). [angl. abstergent]. Qui est propre à nettoyer les plaies: médicaments abstergents.
ABSTERSION, s; f. [angl. abstersion]. Action de nettoyer: abstersion d'une plaie, ou effet des médicaments abstergents.
ABT-LETTERER-SIWE (maladie d') (L., 1924; S., 1933; A., 1936). [angl. Abt-Letterer-Siwe syndrome]. Syn. histiocytose disséminée (ou diffuse) aiguë, réticulo-endothéliose aiguë hemorragique des nourrissons, réticulose aleucémique (Letterer, 1924). Affection des nourrissons caractérisée par l'hypertrophie des ganglions, du foie et surtout de la rate, des lésions cutanées, la tendance aux hémorragies (purpura) et aux infections et une évolution fébrile presque toujours mortelle en quelques mois. La radiographie montre des images nodulaires pulmonaires. Les viscères et les os sont envahis de grandes cellules réticulaires étoilées. C'est la forme généralisée à évolution aiguë de l'histiocytose X (v. ce terme et réticulose subaiguë à évolution maligne du nourrisson).
Ac. Abréviation d'anticorps.
ACALCULIE, s. f. [angl. acalculia]. Impossibilité d'utiliser les chiffres et les nombres, et d'effectuer les opérations arithmétiques; on l'observe dans certaines aphasies (lésions du pli courbe). V. Gertsmann (syndrome de).
ACANTHOCEPHALES, s. m. pl. (gr. akantha, épine; képhalê, tête). [angl. Acanthocephalia]. Ordre de vers Némathelminthes (v. ce termr) dépourvus de tube digestif, et dont certaines espèces peuvent parasiter l'intestin de l'homme.
ACANTHOCEPHALIASE, s. f. [angl. acanthocephaliasis]. Maladie parasitaire, provoquée par les Acanthocéphales (v. ce terme), comportant de la fièvre, des troubles digestifs, et une hyperéosinophilie.
ACANTHOCHEILONEMA PERSTANS. [angl. Acanthocheilonema perstans]. V. filaire.
ACANTHOCYTOSE, s. f. (gr. akantha, épine; kutos, cellule). [angl. acanthocytosis]. Déformation des hématies qui semble hérissées d'épines. V. Abétalipoprotéinémie.
ACANTHOLYSE, s. f. (gr akantha, épine; luein, dissoudre) (Auspitz, 1881) [angl. acantholysis]. Etat particulier des cellules du corps muqueux de Malpighi caractérisé par la diminution de leur adhérence réciproque. L'a. favorise la formation de bulles.
ACANTHOME, s. m. (gr. akantha) [angl. acanthoma]. Nom générique des tumeurs cutanées développées aux dépens de la couche de Malpighi (verrues).
ACANTHOPELVIS, s; m; (gr. akantha; lat. pelvis, bassin) [angl. acanthopelvis]. Syn. bassin épineux. Variété de bassin rachitique caractérisée par la présence de pointes et de crêtes osseuses situées au niveau des insertions des tendons (éminence ilio-pectinée, pubis).
ACANTHOSE, s. f. [angl. acanthosis]. Lésion cutanée caractérisée par l'épaississement du corps muqueux de Malpighi, dû à la multiplication exagérée des cellules.
ACANTHOSIS NIGRICANS s. f. (gr. akantha; lat. nigricare, être noirâtre) (Unna; Pollitzer, 1890) [angl. acanthosis nigricans]. Syn. dystrophie papillaire et pigmentaire (Darier, 1893). Dermatose caractérisée par une hypertrophie papillaire végétante et une pigmentation localisée surtout aux aisselles, épaissie, quadrillée; accessoirement par une dystrophie pilaire et unguéale. Elle coexiste, dans la moitié des cas, avec un cancer abdominal, gastrique surtout (Darier). A côté de cette forme, plus fréquente chez l'adulte et le vieillard, existe une a. n. bénigne (Curth, 1951) ordinairement juvénile, indépendante de tout cancer, souvent familiale et héréditaire à transmission dominante et généralement associée à des troubles endocriniens (obésité, diabète, hirsutisme). L'origine génétique de toutes les variétés d'a. n. a été invoquée. V. paranéoplasiques (manifestations) et insulinorésistance.
ACAPNIE, s; f. (gr. a- priv.; kapnos, vapeur, fumée) (Mosso) [angl. acapnia]. Terme employé parfois dans le sens d'hypocapnie: v. ce mot.
ACARDIAQUE, s. m. (adj. Pris substantivement) (gr. a- priv.; kardia, cœur) [angl. acardiac]. Monstre privé de cœur. V. anide.
ACARE, s. m. (gr. akari, petit insecte) [angl. acarus]. Nom donné à certains parasites de l'ordre des Acariens, de petite taille; il désigne le plus souvent le Sarcoptes ou Acarus scabiei, parasite de la gale.
ACARIOSE, s. f. [angl. acariasis]. Maladie déterminée par les acares.
ACATALASEMIE, s. f. Absence de catalase dans le sang.
ACATALASIE, s. f. (Takahara, 1952) [angl. acatalasia]. Syn. maladie de Takahara. Maladie rare, due à l'absence congénitale de catalase, signalée au Japon et en suisse, et se manifestant par des ulcérations, parfois gangréneuses, de la bouche.
ACATAPHASIE, s. f. (gr. a- priv; kataphêmi, j'affirme) (Steinthal, 1871) [angl. acataphasie]. Trouble de la faculté du langage caractérisé par ce fait que la phrase, bien que traduisant logiquement la suite des idées, est construite d'une façon incorrecte sans tenir compte des règles de la syntaxe. Ce terme se trouverait déjà dans Aristote.
ACATHESIE, ACATHISIE ou AKATHISIE, s. f. (gr. a- priv.; kathizein, faire asseoir) (L. Haskovec, 1901) [angl. acathisia]. Impossibilité pour certains malades de s'asseoir ou de rester assis, soit par la suite d'une névralgie réveillée ou aggravée par la position assise, soit par suite de myoclonies en rapport parfois avec l'encéphalite épidémique, soit par suite d'une véritable phobie. ou s. f. (gr. a- priv.; kathizein, faire asseoir) (L. Haskovec, 1901) [angl. acathisia]. Impossibilité pour certains malades de s'asseoir ou de rester assis, soit par la suite d'une névralgie réveillée ou aggravée par la position assise, soit par suite de myoclonies en rapport parfois avec l'encéphalite épidémique, soit par suite d'une véritable phobie.
ACCABLEMENT, s. m. (du bas lat. cadabalum, machine de guerre. Littré) [angl. depression]. Diminution des forces physiques et morales plus accusée que dans l'abattement.
ACCALMIE TRAITRESSE (Dieulafoy) [angl. deceptive intermission]. Phase observée au début de la péritonite gangréneuse d'origine appendiculaire, pendant laquelle la sédation momentanée des symptômes, succédant au tableau dramatique de la perforation de l'appendice, peut induire en erreur sur la gravité de l'évolution.
ACCELERATEUR DE PARTICULES. [angl. accelerator of charged particles]. Appareil servant à accélérer des particules chargées, dans le but de leur communiquer une très grande énergie. Le faisceau de particules obtenu, focalisé, peut servir à traiter par irradiation certaines tumeurs malignes. V. bétatron, cyclotron, synchrotron.
ACCELERATOR FACTOR. (angl.) V. accélérine.
ACCELERINE, s. f. (Owren, 1947) [angl. accelerin]. Syn. facteur VI, sérum ac-globuline. Pseudoglobuline thermolabile intervenant dans le mécanisme de la coagulation du sang. Elle agit sur la thromboplastine déjà activée par la proconvertine et accélère la transformation de la prothrombine en thrombine. Cette pseudoglobuline, d'origine hépatique, existe dans le plasma sous forme de proaccélérine (facteur V d'Owren, facteur A labile de Quick, plasma acglobuline de Ware et Seegers, accelerator factor de Fantl et Nance, cofactor of thromboplastin d'Honorato, plasma prothrombin convertion factor de Stefanini) qui, dès le début de la coagulation, devient plus active sous l'influence des premieres traces de thrombine formées. V. thromboplastine.
ACCELERINEMIE, s. f. [angl. accelerinemia]. Présence d'accélérine dans le sang.
ACCEPTEUR, s. m. (biologie) [angl. acceptor]. Macromolécule cellulaire porteuse de sites chimiques capables d'accueillir des substances biologiques ou des médicaments et qui, sans réagir par elle-même, joue simplement un rôle de réservoir ou de transporteur pour distribuer ces substances dans l'organisme. V. récepteur, 2°.
ACCEPTEUR D'HYDROGENE. [angl. hydrogen acceptor]. Corps capable de fixer l'hydrogène faisant partie d'un autre corps (donateur d'hydrogène). V. transporteur d'hydrogène.
ACCES, s. m. (lat. accessio) [angl. crisis, fit, access, attack]. Apparition brusque d'un phénomène morbide souvent violent et de courte durée, se répétant avec une certaine régularité. P. ex.: a. de fièvre, de toux, etc. - a. pernicieux. V. fièvre pernicieuse.
ACCESSOIRE (nerf) (NA nervus accessorius) [angl. accessory nerve]. Syn. nerf spinal. Onzième paire crânienne, nerf moteur des muscles trapèze et sterno-cléido-mastoïdien.
Accident de trajet. Evénement imprévu et soudain survenu lors du parcours direct effectué par un salarié entre son domicile et son lieu de travail et vice et versa. Il est assimilé à un accident de travail (v. ce terme).
ACCIDENT DU TRAVAIL. [angl. professional accident]. "Evénement imprévu et soudain survenu du fait ou à l'occasion du travail et qui provoque dans l'organisme une lésion ou un trouble fonctionnel permanent ou passager" (Reclus).
ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL (AVC) [angl. cerebrovascular accident, stroke]. Complication encéphalique aiguë d'une maladie vasculaire. Il peut s'agir ramollissement cérébral (v. ce terme) ou d'une hémorragie cérébrale ou cérébroméningée. V. ictus, apoplexie.
ACCOMMODATION, s. f. (lat. ad, à; commodus, commode) [angl. accommodation]. 1° (ophtalmologie). Propriété que possède l'œil de s'adapter à divers distances.- V. cristallin. - 2° (obstétrique). Modification de l'attitude du fœtus ayant pour effet de loger sa grosse extrémité dans la partie la plus large de l'utérus, en particulier de mettre le siège et les membres inférieurs en rapport avec la partie supérieure de l'utérus, dans les trois derniers mois de la grossesse.
ACCOUCHEMENT, s. m. (lat. accubare, se mettre au lit) [angl. delivery]. Acte par lequel une femme se délivre, ou est délivrée du produit de la conception (fœtus et annexes), à une époque où le fœtus est viable. V. travail et parturition. - a. dirigé ou médical. Nom donné aux diverses techniques destinées à abréger le travail ou à diminuer l'intensité des douleurs. - a. provoqué. A. succédant au déclenchement artificiel du travail (par rupture des membranes, excitation mécanique ou médicamenteuse de l'utérus).
ACCOUCHER, v. [angl. to deliver]. Mettre au monde un enfant.
ACCOUCHEUR, s. m. [angl. obstetrician]. Médecin spécialisé dans l'art des accouchements. - main d'a. V. main.
ACCOUTUMANCE, s. f. [angl. acquired tolerance]. Processus par lequel l'organisme devient insensible à l'action d'un médicament ou d'un poison, à la suite de l'administration de quantité d'abord faibles et inactives, puis progressivement croissantes de celui-ci. V. tachyphylaxie. - a. toxicomaniaque. Toxicomanie bénigne comportant une dépendance psychique (v. assuétude) du sujet vis-à-vis du toxique, mais non une dépendance physique, c'est-à-dire l'obligation de répéter les doses pour faire disparaître les troubles qui de manifestent quand la drogue a cessé d'agir (v. addiction). V. pharmacodépendance.
ACCRETION, s. f. (lat. accretio, de crescere, croître) [angl. accretion]. "Mode d'accroissement par juxtaposition" (littré). Certains en font un synonymes d'accroissement, d'augmentation d'apport, de fixation, par opposition à résorption. P. ex.: a. calcique par opposition à résorption calcique.
ACCROUPISSEMENT, s. m. [angl. squatting]. "Tendance qu'ont les enfants atteints de maladie bleue à s'asseoir sur leurs talons pour se reposer et trouver un soulagement à la dyspnée d'effort" (M. Mouquin).
ACEBUTOLOL, s. m. (DCI) [angl. acebutolol]. V. bêtabloquant.
ACEPHALIE, s. m. (gr. a- priv.; képhalê, tête) [angl. acephalia]. Monstruosité consistant en l'absence d'une portion de la tête ou de la tête entière.
ACERVULE, s. m. (lat. acervulus, dimin. De acervus, amas) [angl. acervulus]. Petit grain de nature calcaire, trouvé dans les plexus choroïdes et la glande pinéale.
ACETABULUM, s. m. (lat.; acetabulum, vase à vinaigre) (NA et angl. Acetabulum). Syn. cotyle, cavité cotyloïde. Cavité articulaire de l'os coxal, où se loge la tête du fémur.
ACETONEMIE, s, f. (acétone; gr. haïma, sang) [angl. acetonemia]. Présence dans le sang d'acétone et par extension des autres corps cétoniques. V. cétonémie et cétoniques (corps). - a. infantile. V. vomissements acétonémiques.
ACETONEMIQUE, adj. [angl. acetonemic]. V. vomissements acétonémiques.
ACETONIQUES (corp). V. cétoniques (corps).
ACETONURIE, s. f. (acétone; gr. ouron, urine) [angl. acetonuria). Elimination pathologique d'acétone par l'urine.
ACETYLATION, s. f. [angl. acetylation]. Introduction d'un radical acétyl (CH3CO-) dans une molécule. V. isoniazide.
ACETYLCHOLINE, s. f. [angl. acetylcholine]. Ester de la choline. Ce corps vagomimétique est le médiateur chimique des nerfs cholinergiques; il provoque la vasodilatation des artères et des capillaires, renforce les contractions du tube digestif, déclenche la contraction et l'hypersécrétion des bronches.
ACETYLCHOLINOMIMETIQUE, adj. Se dit d'une substance dont l'action est semblable à celle de l'acétylcholine.
ACETYLSALICYLIQUE (acide), (lat. salix, saule) [angl. acetyl salicylic acid]. V. aspirine. (lat. salix, saule) [angl. acetyl salicylic acid]. V. aspirine.
ACG. Angiocardiographie (v. ce terme).
AC-GLOBULINE, s. f. V. accélérine.
Ac HA. V. hépatite A.
ACHALASIE, s. f. (gr. a- priv.; khalasis, relâchement) [angl. achalasia]. Fonctionnement défectueux des sphincters, dont le relâchement ne s'effectue pas comme il devrait au moment des contractions des conduits sus-jacents. P. ex.: l'achalasie du cardia (Tiprez et Ryckewaert, 1928) explique la dilatation de l'œsophage; celle de l'uretère, l'hydronéphrose intermittente.
ACHALME (bacille d'). Bacille découvert en 1891 par Achalme à l'autopsie de malades morts de rhumatisme articulaire aigu. Il est identique au Clostridium perfringens (v. ce terme).
ACHARD, FOIX ET MOUZON (syndrome d') [angl. crurovesical-gluteal dystrophy]. Syn. dystrophie cruro-vésico-fessière (Foix et Hillemand). Malformation caractérisée par l'absence du coccyx et des deux ou trois dernières pièces sacrées, l'atrophie des os du bassin, des fesses et des muscles de la jambe, associées à l'incontinence sphinctérienne.
Ac HBc. V. antigène Australia.
Ac HBe. V. antigène Australia.
Ac HBs. V. antigène Australia.
Ac HC. V. hépatite virale.
ACHEILLIE, ACHELIE, ou mieux ACHILIE, s. f. (gr. a- priv.; kheilos, lèvre) [angl. acheilia]. Absence congénitale totale ou partielle des lèvres. ou mieux s. f. (gr. a- priv.; kheilos, lèvre) [angl. acheilia]. Absence congénitale totale ou partielle des lèvres.
ACHEIRIE, s. f. (gr. a- priv.; kheir, main) [angl. acheiria]. Absence congénitale de main, uni ou bilatérale.
ACHEIROPODIE, s. f. (gr. a- priv. Kheir, main; pous, podos, pied) [angl. acheiropodia]. Absence de mains et de pieds.
ACHILLEEN, EENNE, adj. En médecine, relatif au tendon d'Achille. - réflexe a. V. à réflexe.
ACHILLODYNIE, s. f. (Achille; gr. odunê, douleur) [angl. achillodynia). Syndrome dû à l'inflammation de la bourse séreuse située entre le tendon d'Achille et le calcanéum; il se manifeste par une douleur plus ou moins vive, provoquée par les mouvements de flexion et d'extension du pied et par une tuméfaction de la région calcanéenne (blennoragie, contusions répétées, etc.).
ACHLORHYDRIE, s. f. V. anachlorhydrie. ACHLORHYDROPEPSIE, s. f. (gr. a- priv; chlorhydrie; gr. pepsis, coction) V. achylie. ACHLOROBLEPSIE ou ACHLOROPSIE, s. f. (gr. a- priv.; khlôros, vert; blepsis ou opsis, vue) [angl. achloroblepsia]; Syn. deutéranopie, anomalie de Nagel. Non-perception de la couleur verte, la seconde des trois couleurs fondamentales. Daltonisme pour le vert. C'est une variété de dichromasie. V. dichromate, deutéranope et daltonisme. ou s. f. (gr. a- priv.; khlôros, vert; blepsis ou opsis, vue) [angl. achloroblepsia]; Syn. deutéranopie, anomalie de Nagel. Non-perception de la couleur verte, la seconde des trois couleurs fondamentales. Daltonisme pour le vert. C'est une variété de dichromasie. V. dichromate, deutéranope et daltonisme.ACHOASME, s. m. V. akoasme. ACHOLANGIE, s. f. (gr. a- priv.; kholê, bile; angéion, vaisseau). Absence de canaux biliaires ACHOLIE, s. f. (gr. a- priv.; kholê, bile) [angl. acholia]. Suppression de la sécrétion biliaire. ACHOLURIQUE, adj. [angl. acholuric]. S e dit d'une variété d'ictère caractérisée par l'absence de pigment biliaire dans l'urine. V. ictère acholurique. ACHONDRODYSTROPHIE HYPOPLASTIQUE (gr. a- priv.; khondros, cartilage; dystrophie). Lésion du cartilage de conjugaison observée dans le myxœdème congénital; elle est caractérisée par l'abondance de la substance fondamentale, la rareté et l'atrophie des chondroblastes et des ostéoblastes. ACHONDROGENESE, s. f. (Parenti, 1936; Fraccaro, 1952) [angl. achondrogenesis]. Syn. anostéogenèse. Absence de formation de tissu cartilagineux. Elle individualise une variété de nanisme micromélique incompatible avec la vie, caractérisée par une absence presque complète des os des membres. A côté de cette a. de type I, a été décrite une a. dite de type II, non létale; on désigne parfois aussi, et incorrectement sous ce dernier nom le syndrome de Grebe (v. ce terme). V. nanisme thanatophore. ACHONDROPLASE, s. m. ou f. [angl. achondroplastic dwarf]. Sujet atteint d'achondroplasie. ACHONDROPLASIE, s. f. (gr.a- priv.; khondros, cartilage; plassein, former) (Parrot, 1876) [angl. achondroplasia]. Syn. chondrodystrophie fœtale (Kaufmann, 1892), maladie de Parrot, nanisme achondroplastique. Affection congénitale, héréditaire à transmission dominante ou récessive, due à un gène mutant. Elle est caractérisée par un arrêt de développement des os en longueur, leur volume étant, au contraire, augmenté par suite de la prédominance de l'ossification périostique sur l'ossification enchondrale. Cliniquement elle se manifeste par un nanisme portant uniquement sur les membres (et surtout sur les segments proximaux:micromélie rhizomélique de P. Marie); la tête est volumineuse, le tronc est à peu près normal. Elle fait partie du groupe des chondrodystrophies (chondrodystrophie génotypique). ACHORION, s. m. (gr. akhôr, gourme des enfants) (Schœnlein) [angl. achorion]. Parasite du favrus. ACHOR-SMITH (syndrome d') (1955) [angl. achor-Smith syndrome]. Troubles nutritionnel grave, mais curable par le potassium, associant diarrhée chronique, stéatorrhée, alcalose hypochlorémique, hypokaliémie et hypocalcémie. ACHROMASIE, s. f; (gr. a- priv.; khrôma, couleur). V. achromatopsie. ACHROMATE, adj. [angl. achromate]. Se dit de l'œil atteint d'achromatopsie. ACHROMATOPPSIE, s. f. (gr. a- priv.; khrôma, couleur; opsis, vue) [angl. achromatopsia]. Syn. achromasie. Abolition de la perception des couleurs. La rétine ne fournit que la sensation du blanc, du noir et des teintes intermédiaires. - L'a. est le plus souvent partielle et ne se porte que sur une ou quelques couleurs. V. dyschromatopsie. ACHROMIE, s. f. (gr. a- priv.; khrôma, couleur) [angl. achromasia]. Diminution ou disparition complète de la pigmentation normale de la peau. - a. parasitaire de la face et du cou à recrudescence estivale (Jeanselme). V. hodi-potsy. ACHYLIE, s. f. (gr. a- priv.; khulos, suc) (Einhorn, 1888). Syn. achlorhydropepsie, anachlorhydropepsie [angl. achylia]. Syndrome analogue à l'apepsie (Hayem) caractérisé chimiquement par l'absence, dans le suc gastrique, de la pepsine et de l'acide chlorhydrique libre et combiné, et cliniquement par des troubles gastriques, intestinaux et nerveux banals (douleurs, vomissements, céphalée, angoisse, etc.). - L'a. peut être accompagnée de modification du sang (anémie pernicieuse, anémie hypochromique). ACIDE, s. m. [angl. acid]. Nom générique des composés capables de céder des ions H+, et de s'unir avec une base pour former un sel. - V. à l'adjectif. ACIDEMIE, s. f. (acide; gr. haïma, sang) [angl. acidemia]. Etat caractérisé par la chute du pH sanguin au-dessous de sa valeur normale. Ce terme, proposé pour désigner l'acidose décompensée, n'est guère utilisé qu'en locutions composées pour désigner les maladies métaboliques héréditaires (enzymopathies) caractérisées par un excès d'acides aminés dans le sang (amino-acidémie). V. amino-acido-pathie. ACIDITE TITRABLE URINAIRE [angl. urinary titratable acidity]. Quantité d'ions H+ libres dans l'urine; elle est normalement de 20 mEq/litre (ou mmol/l). Elle dépend essentiellement de l'élimination rénale des phosphates. On la mesure par la quantité de soude décinormale qu'il faut ajouter à l'urine pour élever son pH au niveau de celui du plasma. ACIDOCETOSE, s. f. Syn. cétose, céto-acidose [angl. ketoacidosis]. Variété d'acidose observée parfois dans le diabète, les vomissements acétonémiques, les troubles digestifs ou hépatiques, le jeûne, etc. Elle est due à l'accumulation des corps cétoniques qui s'éliminent par l'urine. Au début (a. pure, ou légère, préacidose), l'organisme lutte efficacement contre l'envahissement de ces corps acides: la réserve alcaline reste normale; puis celle-ci s'abaisse (entre 50 et 30 volumes) sans modification du pH du sang: c'est l'a. d'alarme ou compensée. Le mécanisme régulateur (tampons) finit par être débordé: la réserve alcaline diminue considérablement et le pH sanguin s'abaisse: c'est la phase d'a. grave ou décompensée. Cliniquement, la 1re phase d'a. pure est à peu près latente; les phases suivantes correspondent généralement aux périodes de précoma et de coma diabétique. ACIDOGENESE, s. f. (acide; gr. généris, production) [angl. acidogenesis]. Formation d'acide. - a. rénale. Excrétion, par les cellules des tubes rénaux, d'ions Na+ soustraits au liquide tubulaire. Elle abaisse rapidement le ph de l'urine et épargne des bases fixes. C'est un mes mécanismes de régulation de l'équilibre acidobasique: son augmentation lutte contre l'acidose et sa diminution s'oppose à l'alcalose. ACIDOPHILE, adj. [angl. acidophillic]. Se dit des éléments figurés qui se colorent de préférence par réactifs (sels) dont l'élément acide est le colorant; l'éosine étant le plus employé, éosinophile est parfois pris comme synonyme d'acidophile. ACIDORESISTANT, ANTE, adj. [angl. acid-fast]. Se dit des bacilles qui ont la propriété, après coloration par la solution de fuchsine phéniquée, de résister à la décoloration par l'acide nitrique au tiers. Le bacille de la tuberculose est le type des microbes de ce groupe. (V. Ziehl-Neelsen) (coloration de) ACIDOSE, s. f. (Stadelman) [angl. acidosis]. Rupture de l'équilibre acido-basique du plasma dans le sens de l'acidité; son pH devient inférieur à 7,40. Cette rupture se traduit par l'augmentation du rapport: acide carbonique/bicarbonates du plasma. Celle-ci peut être due à l'accroissement du CO2 dissous du plasma (a. non gazeuse ou fixe par déperdition de bases, ingestion ou rétention d'acides ou production excessive de métabolites acides: ce sont les a. métaboliques, diabétique, rénale, fébrile, de surmenage musculaire). Lorsque, grâce aux mécanismes régulateurs de l'organisme (tampons), l'autre terme du rapport évolue parallèlement à celui qui est perturbé, la valeur du rapport et le pH sanguin ne changent pas: l'a. est compensée. Si ces mécanismes régulateurs sont débordés, le pH s'abaisse (a. décompensée). On devrait en bonne logique, réserver le terme d'a. à l'a. décompensée (v. tampon). ACIDOSE COMPENSEE [angl. compensated acidosis]. V. acidose. ACIDOSE DECOMPENSEE [angl. uncompensated acidosis]. V. acidose. ACIDOSE FIXE V. acidose. ACIDOSE GAZEUSE [angl. gaseous acidosis]. V. acidose. ACIDOSE LACTIQUE [angl. lactic acidosis]. Acidose métabolique sans cétose, due à l'accumulation excessive de lactates, dont le taux s'élève dans le sang (v. lactatémie). Elle observe au cours du diabète sucré avec insuffisance rénale ou hépatique; l'alcool, le jeûne, l'hypoxémie sont des facteurs favorisants, ainsi que rarement les biguanides. Cliniquement, elle se traduit par des crampes musculaires, une grande asthénie, des douleurs abdominales, des troubles digestifs, une déshydratation avec collapsus et hypothermie, des troubles de la conscience. Les signes biologiques principaux en sont une acidose métabolique avec trou anionique et une hyperlactacidémie supérieure à 7 mmol/l. Son pronostic est mortel dans plus d'un cas sur deux. V. béribéri. ACIDOSE METABOLIQUE [angl. metabolic acidosis]. V. acidose ACIDOSE NON GAZEUSE [angl. metabolic acidosis]. V. acidose. ACIDOSE RENALE [angl. renal acidosis]. Acidose métabolique (v. acidose) due à une insuffisance du fonctionnement rénal: globale (les néphrons intacts, en nombre très réduit, ne peuvent suffire à éliminer la quantité nécessaire d'ammoniac) ou tubulaire isolée (diminution élective de l'acidogenèse rénale, dans certaines néphropathies tubulaires, le plus souvent congénitales). Parmi ces acidoses rénales tubulaires chroniques congénitales, on distingue le type I, ou acidose tubulaire distale ou classique, par défaut de sécrétion d'ions H+ (v. acidose rénale hyperchlorémique) et le type II, ou acidose tubulaire proximale, par défaut de résorption des bicarbonates, qui s'intègre souvent dans un syndrome plus ou moins complet de De Toni-Debré-Fanconi (v. ce terme). V. acidogenèse rénale, acidose rénale hyperchlorémique, Lightwood (syndrome de), et Boyd et Stearns (syndrome de). - a. r. transitoire idiopathique. V. Lightwood (syndrome de). ACIDOSE RENALE HYPERCHLOREMIQUE (Butler, 1936; Albright, 1940) [angl. renal tubular acidosis]. Syn. syndrome d'Albright, syndrome de Butler-Albright, acidose tubulaire chronique d'Albright, tubulopathie d'Albright, acidose tubulaire chronique idiopathique avec hypercalciurie et hypocitraturie. Affection se manifestant dès les premières années de la vie par une croissance difficile, une soif vive avec polyurie et parfois déshydratation. Elle est caractérisée par des altérations du squelette (rachitisme, nanisme, ostéomalacie), une néphrocalcinose et quelquefois des crises de paralysie périodique. Il existe une acidose avec hyperchlorémie, défaut de concentration urinaire et élimination excessive, par l'urine, du calcium et du potassium tandis que le taux des citrates urinaires est très bas. La calcémie et la citratémie sont normals; la kaliémie est basse. L'évolution, chronique, est grave (déformations osseuses, fractures spontanées et surtout insuffisance rénale): elle peut être stabilisée par le traitement. La nature de l'affection est mal connue. Il s'agit d'un trouble primitif et héréditaire (à transmission autosomique dominante et à pénétrance variable) du fonctionnement de la partie distale du tube rénal avec incapacité d'excrétion des ions H+; la fuite du Ca entraîne une hyperparathyroïdie secondaire avec ostéomalacie et calcifications rénales ou même calcinose généralisée. V. néphropathie tubulaire chronique, hyperparathyroïdie et Lightwood (syndrome de). (Butler, 1936; Albright, 1940) [angl. renal tubular acidosis]. Syn. syndrome d'Albright, syndrome de Butler-Albright, acidose tubulaire chronique d'Albright, tubulopathie d'Albright, acidose tubulaire chronique idiopathique avec hypercalciurie et hypocitraturie. Affection se manifestant dès les premières années de la vie par une croissance difficile, une soif vive avec polyurie et parfois déshydratation. Elle est caractérisée par des altérations du squelette (rachitisme, nanisme, ostéomalacie), une néphrocalcinose et quelquefois des crises de paralysie périodique. Il existe une acidose avec hyperchlorémie, défaut de concentration urinaire et élimination excessive, par l'urine, du calcium et du potassium tandis que le taux des citrates urinaires est très bas. La calcémie et la citratémie sont normals; la kaliémie est basse. L'évolution, chronique, est grave (déformations osseuses, fractures spontanées et surtout insuffisance rénale): elle peut être stabilisée par le traitement. La nature de l'affection est mal connue. Il s'agit d'un trouble primitif et héréditaire (à transmission autosomique dominante et à pénétrance variable) du fonctionnement de la partie distale du tube rénal avec incapacité d'excrétion des ions H+; la fuite du Ca entraîne une hyperparathyroïdie secondaire avec ostéomalacie et calcifications rénales ou même calcinose généralisée. V. néphropathie tubulaire chronique, hyperparathyroïdie et Lightwood (syndrome de).ACIDOSE RESPIRATOIRE [angl. respiratory acidosis]. V. acidose. ACIDOSE TUBULAIRE CHRONIQUE D'ALBRIGHT, ACIDOSE TUBULAIRE CHRONIQUE IDIOPATHIQUE AVEC HYPERCALCIURIE ET HYPOCITRATURIE. V. acidose rénale hyperchlorémique. ACIDURIE, s. f. [angl. aciduria]. Présence d'acide en excès dans l'urine. ACIDURIE ARGINOSUCCINIQUE [angl. arginosuccinica-ciduria]. Maladie enzymatique due à une perturbation dans le mécanisme de formation de l'urée. L'acide arginosuccinique ne peut, par suite de l'absence de l'enzyme nécessaire, être transformé en arginine et en acide fumarique. La maladie se manifeste par des troubles digestifs, une altération de la conscience, une élévation de l'ammoniémie et une excrétion urinaire excessive d'acide arginosuccinique. ACIDURIE HYDROXYBUTYRIQUE CONGENITALE. V. urines à odeur de houblon (maladie des). ACINESE, s. f. (gr. a- priv.; kinêsis, mouvement) [angl. akinesia]. 1° (Romberg). Paralysie. - 2° (histologie). V. amitose. ACINESIE, s. f.[angl. akinesia]. Syn. akinésie. Absence de mouvement, immobilité. ACINETIQUE (crise). V. akinétique (crise). ACINETIQUE (division). V. amitose. ACINETOBACTER, s. m. (gr. a privatif;kinêtos, mobile, baktêria, bâton) [angl. Acinetobacter]. Genre de diplobacilles gram - largement répandus et rarement pathogènes. ACINEUX, EUSE, adj. (lat. acinus, grain de raisin) En forme de grappe. ACINUS, s. m. pl. acini (en lat. grain de raisin) [NA et angl. acinus]. Cavité arrondie, élément d'une structure en grappe (glande, poumon). ACLASIE TARSO-EPIPHYSAIRE (gr. a- priv.; klasis, rupture). V. dysplasie épiphysaire hémimélique. ACME, s. f. (gr. akmê, le plus haut point) [angl. acme, climax]. Syn. période d'état. Durée pendant laquelle les symptômes ont leur maximum d'intensité, la maladie restant en quelque sorte stationnaire. ACNE, s. f. (gr. aknê, faute de copiste dans Aétius pour akmê, efflorescence. Littré) [angl. acne]. Depuis Willan, beaucoup de dermatologistes ont désigné sous ce nom toutes les affections de la peau caractérisées par une lésion ou un trouble fonctionnel des glandes sébacées ou philosébacées. - Le terme d'a. s'applique actuellement à une dermatose, très fréquente à la puberté, due à l'inflammation des follicules pileux liée à une rétention sébacée chez des sujets séborrhéiques. C'est l'a. vulgaire, juvénile ou polymorphe qui siège au visage et au thorax; elle est caractérisée par une éruption de papules ou de papulopustules, parfois volumineuses (a. tuberculo-papuleuse) apparaissant autour des comédons. - a. chéloïdienne [angl. acne keloid]. Variété d'acné furonculeuse, siégeant à la nuque, dont les éléments en s'agglomérant forment des placards indurés qui se transforment en chéloïdes. - a. conglobata (Verneuil, 1854; Spitzer et Lang, 1902) [angl. acne conglobata]. Variété d'a. dans laquelle, aux papulopustules et aux comédons, s'associent des abcès profonds et des kystes sébacés contenant un pus huileux; ceux-ci se fistulisent et l'affection dure des années. Elle est généralisée, ou localisée au visage et à la nuque. - a. cornée ou kératique. V. kératose folliculaire acuminée. - a. décalvante. V. folliculite décalvante - a. érythémateuse. V. couperose. - a. frontalis. V. a. nécrotique. - a. goudronneuse. V. brai (maladie du). - a. hypertrophique ( de Vidal et Leloir) ou éléphantiasique. V. rhinophyma. - a. meibomienne. V. canaliculite tarsienne. - a. miliaire. V. grutum. - a. nécrotique (Boeck). Syn. a. frontalis, a. pilaire (bazin), a. rodens, a. varioliforme (Hebra), impetigo rodens (Devergie) [angl. acne necrotica]. Variété d'a. de l'adulte, siégeant au pourtour du cuir chevelu et sur le nez, formée de papules rosées, de la taille d'une tête d'épingle, dont la partie centrale, déprimée et rapidement recouverte d'une croûte, est entourée d'un bourrelet périphérique. L'affection dure des années, chaque élément laissant une cicatrice indélébile. - a. pilaire. V. a. nécrotique. - a. ponctuée. V. comédon. - a. rodens. V. a. nécrotique. - a. rosacée ou rosée. V. couperose. - a. sébacée concrète. V. kératose sénile. - a. sébacée concrète avec hypertrophie ou a. sébacée cornée hypertrophique. V. Darier (maladie de). - a. varioliforme de Hebra. V. a. nécrotique. - a. vermoulante (Thibierge et brocq). V. atrophodermie vermiculée. ACNITIS, s. f. Nom sous lequel Barthélemy avait décrit une dermatose folliculaire que l'on classe actuellement parmi les tuberculides papulo-nécrotiques (variété de folliclis). ACOLLIS (uterus) (gr. a- priv.; lat. collum, col) [angl. uterus acolis]. Utérus dont le col a subi un arrêt de développement complet. ACOREE ou ACORIE, s. f. (gr. a- priv.; korê, pupille) [angl. acorea]. Absence congénitale de la pupille. ACORMIEN, adj. ou s. m. (gr. a privatif; kormos, tronc d'arbre) [angl. acormus]. Variété de montre omphalosite (v. ce terme) formée d'une extrémité céphalique et d'une poche contenant des fragments de membres et d'organes. ACORTICISME, s. m. Ensemble des troubles provoqués par un arrêt de la sécrétion de corticosurrénale. ACOUMETRE, s. m. (gr. akouein, entendre; métron, mesure) (Politzer) [angl. acoumeter]. Instrument destiné à mesurer l'acuité auditive et dont le tic-tac toujours identique s'entend normalement à 15 m. ACOUMETRIE, s. m; [angl. acoumetry]. Examen de l'audition au moyen de différentes épreuves: épreuve de la voix, épreuve de Weber, de Rinne, de Corradi, de Schwabach, de Gellé; ou avec divers instruments: acoumètre, diapason, audiomètre. ACOUPHENE, s. m. (gr. akouein; phaïnein, paraître) [angl. tinnitus]. Sensation auditive ne résultant pas d'une excitation extérieure de l'oreille (bourdonnement, sifflement, tintement, etc.). ACOUSMATAGNOSIE, s. f. (gr. akousma, atos, son entendu; agnôsia, défaut de reconnaissance) (Wyllie, 1894) [angl. acousmatagnosis]. Surdité mentale. ACRO... (gr. akros, le plus haut). Préfixe grec signifiant extrémité. ACRO-ANGIOMATOSE, s. f. Affection caractérisée par la présence d'angiomes multiples localisées aux extrémités. - a. de Mali (Mali et Coll., 1965). Affection caractérisée par la présence sur la peau des membres inférieurs, de placards angiomateux ressemblant à ceux de la sarcomatose multiple hémorragique de Kaposi. Ils sont en rapport avec des troubles circulatoires (souvent shunts artérioveineux). ACRO-ASPHYXIE, s. f. V. asphyxie locale des extrémités. ACROBRACHYCEPHALIE, s. f. (gr. akros, le plus haut; brakhus, court; képhalê, tête) [angl. acrobrachycephaly]. Variété de craniosténose caractérisée par la soudure précoce de la suture coronale ou fronto-pariétale, et par un aplatissement antéro-postérieur du crâne avec saillie importante de la région bregmatique. ACROCENTRIQUE, adj. (gr. akros, le plus haut; kentron, centre) [angl. acrocentric]. V. chromosome. ACROCEPHALIE, s; f; (gr. akros, le plus haut; képhalê, tête) [angl. acrocephalia]. Syn hypsocéphalie. (anthropologie). Malformation crânienne due à la soudure précoce des sutures sagittale et coronale, et caractérisée par le développement considérable, en hauteur, de la région occipitale avec aplatissement latérale de la tête. La base du crâne est également déformée. Le sommet peut être plat: crâne en tour (Welker), turricéphalie, pyrgocéphalie, cylindrocéphalie, ou pointu: crâne en pain de sucre, oxycéphalie, tête à la Thersite (Hamy). Cette malformation, qui est la forme de craniosténose la plus fréquente, peut être isolée ou associée à d'autres anomalies squelettiques (dysostose craniofaciale de Crouzon, acrocéphalosyndactylie d'Apert). ACROCEPHALOPOLYSYNDACTYLIE, s. F; (gr. akros; képhalê; polus, beaucoup; sun, avec; diaktulos, doigt) [angl. acrocephalopolysyndactyly]. Ensemble de malformations squelettiques héréditaires associant l'acrocéphalosyndactylie (v. ce terme) et l'existence d'orteils surnuméraires. On décrit le type I ou syndrome de Noack (1959) à drome de Carpenter (1901) à transmission autosomique récessive, qui comporte en outre obésité, hypogénitalisme, retard mental, et des anomalies oculaires, auriculaires et cardiaques, et le type III ou syndrome de Sakati (1971) où l'on trouve aussi des anomalies osseuses des membres inférieurs. ACROCEPHALOSYNANKIE, s. f. (gr. akros; képhalê; sun, avec; ankôn, coude) (M. E. Apert, 1926). Association d'une soudure prématurée des sutures crâniennes (craniosténose) et d'une fusion (synostose) des os du coude. V. acrocéphalosyndactylie. ACROCEPHALOSYNDACTYLIE, s. f. (gr. akros; képhalê; sun, avec; daktulos, doigt) (M. E. Apert, 1906) [angl. acrocephalosyndactylia]. Syn. maladie ou syndrome d'Apert. Malformation squelettique caractérisée, d'une part, par une malformation de la tête qui est aplatie d'avant en arrière et très développée en hauteur (craniosténose du type oxycéphalique), par de nombreuses anomalies de la face (exophtalmie, hypertélorisme, hypoplasie des maxillaires supérieurs, nez en lorgnette), et, d'autre part, par une syndactylie des quatre extrémités. Il peut exister en outre des troubles auditifs, visuels et mentaux. Dans certaines observations existait une transmission héréditaire autosomique dominante. V. acrocéphalie. - A côté du syndrome d'Apert, décrit ci-dessus (acrocéphalosyndactylie de type I), on distingue: l'a. de type II ou syndrome d'Apert-Crouzon ou de Vogt (v. dyscéphalosyndactylie), l'a. de type III ou syndrome de Chotzen (v. ce terme), l'a. de type IV ou syndrome de Waardenburg (v. ce terme) et l'a. de type V ou syndrome de Pfeiffer (v. ce terme). V. acrocéphalie. ACROCHORDON, s. m. (gr. akros; khordê, corde) [angl. acrochordon]. Variété rare d'épithélioma cutané constituée par une production pédiculée, filiforme ou en battant de cloche, et terminée par des verrucosités. ACROCONTRACTURE, s. f. (gr. akros, extrémité; contracture) [angl. acrocontracture]. Contracture des extrémités. ACROCYANOSE, s. f. (gr. akros; kuanos, bleu) (Crocq, 1896) [angl. acrocyanosis]. Syn. syndrome de Crocq et Cassirer. Syndrome caractérisé par la cyanose permanente des mains, quelquefois des jambes et plus rarement des oreilles, du nez, des pommettes et de la face postérieure des bras, observé surtout chez les jeunes filles. Il s'exagère par les temps froids et humides et semble dû à des troubles endocrino-sympathiques. Aux membres inférieurs, il revêt un aspect spécial (v. érythrocyanose des jambes). ACRODERMATITE, s. f. (gr. akros; derma, peau) [angl. acrodermatitis]. Inflammation de la peau localisée aux extrémités. ACRODERMATITE CHRONIQUE ATROPHIANTE (Herxheimer). V. dermatite chronique atrophiante. ACRODERMATITE CONTINUE D'HALLOPEAU (1890) [angl. Hallopeau's acrodermatitis]. Syn. phlycténose récidivante des extrémités (Audry, 1897). Dermatose constituée par des lésions érythémateuses, bulleuses ou pustuleuses, siégeant aux doigts, s'étendant parfois aux autres extrémités, s'accompagnant de dystrophie unguéale. Elle évolue par poussées pendant des années, les territoires atteints restant rouges et s'atrophiant. ACRODERMATITE ENTEROPATHIQUE (Danbolt et Closs, 1942) [angl. acrodermatitis enteropathica]. Syn. syndrome de Danbolt et Closs. Maladie grave apparaissant chez les très jeunes enfants, caractérisée par l'association: 1) d'une éruption de pustulettes qui confluent et se transforment en nappes squameuses ou croûteuses, siégeant au pourtour des orifices naturels, sur les doigts et les orteils, accompagnée de chute de cheveux et d'altération des ongles; 2) de troubles intestinaux (diarrhée); 3) d'une atteinte de l'état général avec retard de la croissance. Elle évolue par poussées successives fébriles pendant des années. C'est une maladie héréditaire à transmission autosomique récessive due à un défaut d'absorption du zinc: le taux de ce métal est abaissé dans le sang et dans l'urine, comme celui des phosphatases alcalines du sérum. ACRODERMATITE ERYTHEMATO-PAPULEUSE DE GIANOTTI ET CROSTI. V. Gianotti et Crosti (syndrome de). ACRODERMATITE PAPULEUSE INFANTILE. V. Gianotti et Crosti (syndrome de). ACRODERMATITIS ENTEROPATHICA. V. acrodermatite entéropathique. ACRODYNIE, s. f. (gr. akros; odunê, douleur) [angl. acrodynia]. Syn. dermatopolyneuritis, érythœdème épidémique (Swift, 1914), maladie de Swift-Feer, maladie de Selter-Swift-Feer, pink disease, polynévrite pellagroïde, trophodermatoneurose (Selter, 1903). Maladie épidémique décrite en 1828 par Chardon et qui cesse d'être mentionnée à partir de 1854. Elle avait été observée surtout chez l'adulte et avait la même symptomatologie que la maladie étudiée maintenant (d'abord en Australie, en Amérique, en Angleterre et en Suisse) sous le nom d'acrodynie infantile et dont la fréquence semble augmenter depuis le début du XXe siècle. - L'a. i. qui frappe les enfants de 6 mois à 8 ans est caractérisée par une tuméfaction froide, humide, et cyanotique des mains et des pieds et souvent aussi du nez et de la face, accompagnée du prurit et de crises sudorales, parfois de troubles nerveux (asthénie, irritabilité, tremblement, paresthésies) ou de troubles cardiovasculaires (tachycardie, hypertension). Cette maladie apparaît après une période de courbatures avec catarrhe oculonasal, rappelant la grippe, mais sans fièvre, et elle évolue par poussées successives pendant plusieurs mois et s'accompagne d'une cachexie progressive sans syndrome viscéral grave. Elle guérit généralement sans séquelles. Ses causes sont mal connues, et on l'a attribuée successivement à une carence alimentaire, à un virus neurotrope, à une intoxication mercurielle. ACRODYSOSTOSE, s. f. (gr. akros, extrémité; dus, exprimant la difficulté; ostéon, os) (P. Maroteaux, 1968) [angl. acrodysostosis]. Ensemble de malformations comprenant un aspect bref et massif des os des mains et des pieds; le nez est court, retroussé, sa racine élargie, l'angle mandibulaire anormalement ouvert. Il s'y associe un retard statural et fréquemment une obésité et une débilité mentale. ACRODYSPLASIE, s. f. (gr. akros; dysplasie) [angl. acrodysplasia]. Variété d'ostéochondrodysplasie dans laquelle les lésions ostéocartilagineuses sont localisées aux extrémités, surtout aux mains. V. Thiemann (maladie de), épiphyso-métaphysaire (syndrome) et tricho-rhino-phalangien (syndrome). ACRO-ERYTHROSE, s. f. Coloration rouge des extrémités, observée dans l'érythromélalgie et dans la maladie de John Lane. ACROGERIA, s. f. (gr. akros; géraïos, vieux) (Gottron, 1941) [angl. acrogeria]. Variété de progéria dans laquelle les lésions sont localisées aux extrémités. ACROKERATOME, s. m. [angl. acrokeratosis]. V. kératodermie symétrique des extrémités. ACROMEGALE, adj. et s. m. ou f. Sujet atteint d'acromégalie. ACROMEGALIE, s. f. (gr. akros; mégas, grand) [angl. acromegaly]. Syn. maladie de P. Marie, hyperéosinophilisme hypophysaire. Affection caractérisée par une "hypertrophie singulière non congénitale des extrémités supérieures, inférieures et céphalique, hypertrophie des os des extrémités et des extrémités des os" (Pierre Marie, 1885), par une cyphose cervico-dorsale avec saillie du sternum (double bosse de polichinelle) et par un sentiment de grande lassitude. Lorsqu'elle survient au moment de la puberté, l'a. s'accompagne de gigantisme; c'est l'acromégalo-gigantisme (Brissaud). Elle est presque toujours due à un adénome éosinophile du lobe antérieur de l'hypophyse qui provoque un élargissement de la selle turcique. ACROMEGALIQUE, adj. [angl. acromegalic]. Qui a rapport à l'acromégalie. - bec a. Saillie exagérée du tubercule de la selle turcique, entre les deux nerfs optiques, visible sur les radiographies de profil du crâne des acromégales. - faciès a. Aspect particulier du visage des acromégales: il est allongé, avec un front bas, des arcades sourcilières et des pommettes saillantes, un gros nez épaté, des lèvres épaisses, un menton haut, large et projeté en avant. - main a. Aspect particulier de la main des acromégales: elle est épaisse, large, "en battoir", avec des doigts gros et boudinés. ACROMEGALO-GIGANTISME, s. m. [angl. acromegalo-gigantism]. V. acromégalie et gigantisme. ACROMELALGIE, s. f. (gr. akros; mélos, membre; algos, douleur). [angl. acromelalgia]. Syndrome caractérisé par les douleurs paroxystiques (brûlures, fourmillements, etc.), le plus souvent nocturnes, des extrémités des membres. V. érythromélalgie. ACROMESOMELIQUE, adj. (gr. akros, extrémité; mésos, milieu; mélos, membre) [angl. acromesomelic]. Qui intéresse le segment moyen et l'extrémité des membres. V. nanisme a. ACROMETAGENESE, s. f. (gr. akros; méta, qui indique changement; génésis, naissance) (Babes, 1904) [angl. acrometagenesis]. Malformation développée symétriquement au niveau des quatre membres sous l'influence probable d'une anomalie de l'hypophyse. ACROMICRIE, s. f. (gr. akros; mikros, petit) (Brugsch) [angl. acromicria]. Syn. nanisme micromélique (Carnot et Cachera), maladie de Brugsch. Syndrome opposé à l'acromégalie qui est caractérisé par l'arrêt de développement des membres (micromélie) et parfois de la tête (microcéphalie), le nanisme, et un certain degré d'adipose (dystrophie adiposo-génitale). - Pour certains, ce syndrome n'existerait pas, les observations publiées sous ce nom étant simplement des cas de micromélie. ACROMION, s. m. (gr. akros, extrémité; ômos, épaule) [angl. et NA acromion]. Apophyse aplatie prolongeant en haut et en dehors l'épine scapulaire. ACROMIONITE, s. f. Ostéomyélite localisée de l'acromion. ACRONEUROSE, s. f. [angl. acroneurosis]. Troubles nerveux des extrémités. ACRONYME, s. m. (gr. akros, extrémité; onoma, nom) [angl. acronym]. Mot formé des initiales d'un nom composé. P. ex. GABA, LASER, SIDA. ACRO-OSTEOLYSE, s. f. [angl. acroosteolysis]. Destruction progressive du tissu osseux localisée aux extrémités. ACRO-OSTEOLYSE, FORME PHALANGIENNE. [angl. Cheney's syndrome]. Déformation progressive des doigts et des orteils, raccourcis et renflés à leurs extrémités, due à la résorption des phalanges distales. Il existe une variété héréditaire à transmission autosomique dominante (M. Lamy, 1961; Cheney, 1965), se manifestant dès l'enfance ou l'adolescence, associée à des malformations crâniennes et à une ostéolyse des maxillaires, et une variété non héréditaire (Hajdu, 1948) décrite chez l'adulte et dans laquelle les anomalies crâniennes sont importantes et variées. ACRO-OSTEOLYSE CARPO-TARSIENNE AVEC ou SANS NEPHROPATHIE. Déminéralisation et résorption des os du carpe et du tarse entraînant tuméfaction et déformation des poignets et des chevilles, associées parfois à une néphropathie hypertensive et azotémique. Il existe une forme héréditaire à transmission autosomique dominante, débutant dans l'enfance (Shurtleff, 1964) et une forme non héréditaire (D. Mahoudeau, 1961). ACROPARESTHESIE, s. f. (gr. akros; paresthésie) (Putnam et Schultze, 1880-1892) [angl. acroparesthesia]. Syn. chirobrachialgie paresthésique nocturne, nyctalgie paresthésique des membres supérieurs (Froment), syndrome de Schultze. Syndrome caractérisé par des engourdissements, des formications ou d'autres paresthésies nocturnes, des doigts et de la main, et souvent des douleurs paroxystiques du membre supérieur. Il survient chez des instables neurovégétatifs, et peut être dû à la compression de l'artère sous-clavière ou des racines inférieures du plexus brachial, au niveau de la base du cou, par des anomalies ostéo-musculaires (v. scalène antérieur, syndrome du, et cervicobrachial, syndrome douloureux). ACROPATHIE, s. f. (gr. akros; pathôs, affection) [angl. acropathy]. Nom générique donné aux affections des extrémités: acromélalgie, aïnhum, maladie de Raynaud. ACROPATHIE AMYOTROPHIANTE. Syn. amyotrophie neurale. Terme sous lequel on réunit certaines affections caractérisées par une atrophie musculaire siégeant aux extrémités et due à une atteinte des nerfs périphériques, des racines postérieures, des ganglions rachidiens, des racines antérieures ou de la moelle: amyotrophie péronière de Charco-Marie, névrite hypertrophique progressive familiale type Déjerine-Sottas. Avec l'acropathie ulcéromutilante, l'a. a. formerait le groupe des hérédo-dégénérations neuro-radiculaires (A. Thévenard, 1953). ACROPATHIE ULCERO-MUTILANTE (A. Thévenard, 1942) [angl. Denny-Brown's syndrome]. Syn. maladie ou syndrome de Thévenard, neuro-acropathie, neuropathie radiculaire sensitive héréditaire (Denny-Brown, 1951), syndrome de Denny-Brown. Affection familiale débutant dans le jeune âge, caractérisée par l'existence, au niveau des extrémités (pieds et parfois mains), de maux perforants, de déformations (aspect cubique) avec ostéolyse, de troubles sensitifs (dissociation thermo-algésique) et souvent d'abolition des réflexes tendineux. Elle évolue très lentement. Elle est due non à une lésion médullaire du type syringo-myélique (v. myélodysplasique, syndrome familial), mais à une altération des nerfs périphériques, des racines postérieures et des ganglions rachidiens. Il existe aussi une forme sporadique non familiale (syndrome de Y. Bureau et Barrière) dans laquelle le rôle de l'alcool, des carences et des traumatismes paraît important. - L'a.u.m. ferait partie, avec l'acropathie amyotrophiante, de l'hérédo-dégénération neuro-radiculaire (A. Thévenard, 1953). ACROPATHOLOGIE, s. f. (gr. akros; pathologie) [angl. acropathology]. Etude des maladies des extrémités. ACROPATHOLOGIQUE, adj. Qui a rapport aux affections des extrémités. P. ex.: syndrome acropathologique (Etienne May). ACROPHASE, s. f. (gr. akros; phasis, apparition d'une étoile qui se lève). Point le plus élevé d'une courbe représentant, p. ex., les variations, dans le temps, de phénomènes vitaux. V. chronobiologie. ACROPOIKILOTHERMIE, s. f. (gr. akros; poïkilos, varié; thermê, chaleur) [angl. acropoikilothermy]. Syn. acrorhigose. Syndrome caractérisé par le refroidissement symétrique des extrémités. On l'observe surtout chez la femme; il est dû à un spasme vasculaire avec ouverture réflexe des anastomoses artérioveineuses. ACROPOLYARTHRITE, s. f. Arthrite frappant plusieurs articulations des extrémités. ACROPOSTHITE, s. f. (gr. akros; posthê, prépuce) [angl. acroposthitis]. Inflammation de l'extrémité du prépuce. ACROPUSTULOSE, s. f. [angl. pustulosis palmaris et plantaris]. Syn. pustulose palmoplantaire. Entité clinique discutée, parfois associée, chez l'adulte, à des ostéoarthrites inflammatoires. ACRORHIGOSE, s. f. (gr. akros; rhigos, froid). V. acropoïkilothermie. ACROSARCOMATOSE DE KAPOSI. V. sarcomatose multiple hémorragique de Kaposi. ACROSCLEROSE, s. f. (gr. akros; sklêros, dur). Sclérodactylie progressive. V. sclérodermie. ACROSTEALGIE, s. f. (gr. akros; ostéon, os; algos, douleur) (Dionis du Séjour) [angl. acrostealgia]. Apophysite due au surmenage. ACROSYNDACTYLIE, s. f. (gr. akros, extrémité; sun, avec; daktulos, doigt) [angl. acrosyndactyly]. Variété de syndactylie (v. ce terme) où la fusion des doigts intéresse leur portion distale. ACROSYNDROME, s. m. Nom générique des troubles vasomoteurs des extrémités: acrocyanose, érythromélalgie, maladie de Raynaud... V. ces termes. ACROTROPHONEVROSE, s. f. [angl. acrotrophoneurosis]. Trophonévrose des extrémités. Nom générique sous lequel Lancereaux désignait la gangrène symétrique des extrémités, l'aïnhum et l'acromégalie. ACTE MANQUE. [angl. faulty act]. Réaction d'apparence illogique, liée à des motifs cachés dans le subconscient. ACTH. Initiales d'AdrenoCorticoTrophic Hormone, terme par lequel les auteurs anglosaxons désignent l'hormone corticotrope (corticostimuline) sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse. V. corticostimuline. ACTH (syndrome d'insensibilité congénitale à l'). V. Migeon (syndrome de). ACTH-LIKE, adj. (like, en angl;: semblable à). Dont l'action est semblable à celle de l'ACTH. ACTINE, s. f. [angl. actin]. V. myosine et cytosquelette. ACTING OUT (anglicisme) (psychiatrie). Acte insolite, impulsif, agressif, qui témoignerait de l'émergence de sentiments refoulés dans le subconscient. ACTINITE, s. f. (gr. aktis, inos, rayon lumineux). Syn. actinodermatose, lucite (Gougerot, 1922), radiolucite. Dermatite ou dermatose due à l'action des rayons lumineux. P. ex.: a. solaire. V. héliodermite. ACTINOBACTERIOSE, s. f. Terme proposé par A. R. Prévot, en 1946, pour désigner les formes d'actinomycose localisées à l'appareil respiratoire. V. actinomycose. ACTINOCANCER, s. m. (gr. aktis, rayon) [angl. actinocancer]. Cancer cutané dont l'origine est attribuée aux radiations lumineuses. ACTINODERMATOSE, s. f. [angl. actinis dermatitis]. V. actinite. ACTINOGRAPHIE, s. f. (gr. aktis; graphein, écrire) [angl. actinography]. Photographie obtenue en plaçant l'objet entre la plaque sensible et la source lumineuse; les parties transparentes de l'objet laissent seules passer les rayons qui viennent ainsi impressionner la plaque. ACTINOLOGIE, s. f. (gr. aktis; logos, discours) [angl. actinology]. Science consacrée spécialement à l'étude des rayons lumineux simples ou décomposés par le prisme (rayons ultraviolets et infrarouges, lumière rouge, etc.) et en particulier à leur action biologique. ACTINOMYCES, s. m. [angl. Actinomyces]. Genre de bactéries filamenteuses ramifiées anaérobies, appartenant à la classe des Actinomycètes et à la famille des Actinomycetaceæ et comprenant deux espèces: l'A. bovis, agent de l'actinomycose bovine et A. israelii. C'est un saprophyte des cavités naturelles, Gram +, aux extrémités renflées en massue. Il provoque, chez l'homme, l'actinomycose (v. ce terme). ACTINOMYCETES, s. m. pl. [angl. Actinomycetales]. Classe de bactéries filamenteuses considérées longtemps comme des champignons, leur filament ressemblant au mycélium de ces derniers. Elle comprend: les Mycobacteriaceæ (bacilles de la tuberculose et de la lèpre, principalement), les Actinomycetaceæ (Actinomyces, Nocardia) et les Streptomycetaceæ (Streptomyces). ACTINOMYCINE, s. f. [angl. actinomycin]. V. antimitotique. ACTINOMYCOSE, s. f. (gr. aktis, rayon; mukês, champignon) (Bradshaw, 1846; a. animale: Bollinger, 1877; a. humaine: Israel, 1879) [angl. actinomycosis]. Syn. actinobactériose (A. R. Prévot, 1946). Maladie rare, causée par le développement d'Actinomyces israelii qui pénètre par la lésion d'une muqueuse, associé à d'autres germes. Cette bactérie provoque la formation d'abcès chroniques, s'ouvrant par de multiples fistules entourées d'une sclérose ligneuse et mutilante. Le pus contient des grains jaunes caractéristiques, formés d'un feutrage bactérien: ils se trouvent aussi dans les lésions, entourés d'un follicule inflammatoire. Les formes cervicofaciales d'a. sont les plus fréquentes, formant une tuméfaction cervicoparotidienne qui peut envahir le périoste. L'a. thoracique se manifeste par des lésions pleuro-pulmonaires avec altération de l'état général, souvent considérées d'abord comme tuberculeuses ou cancéreuses. Les localisations abdominales: (cæco-appendiculaires, anorectales), les atteintes viscérales diverses (hépatique, cérébrale, vertébrale) témoignent d'une dissémination de l'a. par voie sanguine. L'évolution de cette grave maladie est heureusement influencée par l'antibiothérapie. V. mycétome et nocardiose. ACTINORETICULOSE, s. f. [angl. actinoreticulosis]. Photodermatose de l'adulte dans laquelle le derme est infiltré d'histiocytes. ACTINOTHERAPIE, s. f. (gr. aktis; thérapeuein, soigner) [angl. actinotherapy]. Terme servant à désigner toutes les méthodes thérapeutiques qui utilisent les radiations de diverses natures, et que l'on emploie surtout actuellement pour désigner celles qui utilisent les rayons lumineux et les rayons ultraviolets et infrarouges. ACTION DYNAMIQUE SPECIFIQUE DES ALIMENTS (ADS) (Rübner) [angl. specific dynamic action of food]. Pouvoir que possèdent les aliments d'augmenter la dépenses de fond (métabolisme basal) de l'organisme dans lequel ils sont introduits. Ainsi un sujet recevant 100 calories en dégagera 130 si elles ont été fournies par des protides, 114 si elles proviennent de lipides, 105 si elles ont été apportées par des glucides. Ce surplus calorique, appelé extrachaleur, mesure l'ADS. Cette action, qui s'exerce dans l'intimité des tissus, est donc variable selon le type d'aliment. On dit que l'ADS des protides est de 30 %, celle des lipides de 14 % et celle des glucides de 5 %. En pratique, l'ADS est mesurée par la différence entre le métabolisme de base et celui du même sujet après un repas. ACTIVATEUR. [angl. activator]. 1° adj. Qui provoque l'activation; v. ce terme. - 2° s. m. Elément (physique ou chimique) capable de développer considérablement les propriétés d'un corps ou d'accélérer une réaction (p. ex. enzymatique). ACTIVATEUR TISSULAIRE DU PLASMINOGENE (tPA). [angl. tissue plasminogen activator, tPA]. Glycoprotéine ayant un poids moléculaire d'environ 70 000 d. sécrétée par l'endothélium vasculaire, d'activité fibrinolytique et thrombolytique puissante, et de demi-vie très brève. Il serait moins fibrinogénolytique que la streptokinase et l'urokinase (v. ces termes). Produit par génie génétique (rtPA), il est prescrit par voie intraveineuse, dans la thrombose coronarienne récente. ACTIVATION, s. f. [angl. activation]. Développement considérable des propriétés d'un corps (p. ex.: a. de l'oxygène: v. oxydase) sans ou avec transformation chimique (p. ex.: accélération d'une réaction enzymatique), sous l'influence d'irradiations diverses ou de quantités très faibles d'une autre substance (activateur). - a. du complément. V. complément. - a. d'un œuf . Excitation d'un œuf, par des moyens purement physiques ou chimiques, dans le but de provoquer le développement de cet œuf en dehors de toute fécondation (expérience de Lœb). - (électrocardiographie). Excitation de la fibre myocardique dont la surface, électropositive au repos, devient électronégative à l'endroit excité (dépolarisation), d'où la production d'un courant d'action (v. ce terme) enregistré par l'électrocardiographe. ACTOGRAPHE, s. m. [angl. actograph]. Appareil destiné à enregistrer les mouvements. On l'utilise pour étudier l'activité nocturne, par exemple chez les sujets énurétiques ou épileptiques. ACTOMYOSINE, s. f. [angl. actomyosin]. V. myosine. ACTP [angl. ACTP = adenocorticotrophic polypeptide]. (P. et C. Morris, 1949). Polypeptide obtenu à partir des extraits hypophysaires et qui serait cinq à huit fois plus actif que l'ACTH. ACUICAMPIMETRE, s. m. (lat. acus, aiguille; campus, champ; gr. métron, mesure). (Jayle et Mossé). Appareil servant à explorer le champ visuel par campimétrie plane. V. campimétrie. ACUPUNCTURE. s. f. (lat. acus, aiguille; punctura, piqûre) [angl. acupuncture]. Méthode diagnostique et thérapeutique d'origine chinoise consistant à introduire sous la peau, en certains points, des aiguilles métalliques pleines. Ces points précis sont situés, selon la médecine traditionnelle chinoise, sur des lignes (méridiens) où circule l'énergie vitale, et leur piqûre est destinée à régler le fonctionnement des organes en rapport avec eux. ACUTISATION, s. f. (lat. acutus, aigu). Changement d'évolution d'une maladie qui, de chronique qu'elle était devient aiguë. ACYANOBLEPSIE ou ACYANOPSIE, s. f. (gr. a- priv.; kuanos, bleu; blepsis ou opsis, vue) [angl. acyanoblepsia]. Non-perception de la couleur bleue (ou violette, pour certains auteurs), la troisième des trois couleurs fondamentales. C'est une variété de dichromasie. V. dichromate, tritanope, tritanopie et daltonisme. ou s. f. (gr. a- priv.; kuanos, bleu; blepsis ou opsis, vue) [angl. acyanoblepsia]. Non-perception de la couleur bleue (ou violette, pour certains auteurs), la troisième des trois couleurs fondamentales. C'est une variété de dichromasie. V. dichromate, tritanope, tritanopie et daltonisme.ACYCLOVIR, s. m. (DCI). Nucléoside acyclique dérivé de la guanine, actif par voie intraveineuse ou en application locale contre les virus de l'herpès, de la varicelle et du zona. ACYLATION, s. f. (chimie) [angl. acylation]. Substitution d'un groupement R-CO- à un atome d'hydrogène. AD INTEGRUM (restitutio) (latin). Récupération d'un état identique à celui qui existait auparavant; se dit en particulier de fractures lorsque le résultat du traitement est parfait. ADACTYLIE, s. f. (gr. a- priv.; daktulos, doigt) [angl. adactylia]. Absence congénitale de doigts. ADAM (complexe) (1978). (Adhérences, Déformation, Amniotique, Mutilations) [angl. ADAM complex]. V. amniotique (maladie). ADAMANTIADES (syndrome d'). V. Behçet (maladie, syndrome ou trisyndrome de). ADAMANTINOME, s. m. (gr. adamas, diamant, émail) (Pol. Coryllos, 1912) [angl. adamantinoma]. Syn. améloblastome, amélome. Tumeur des maxillaires, kystique ou solide, provenant des restes de l'appareil dentoformateur et se rapprochant, par leur structure, des tissus dentaires normaux, embryonnaires ou adultes. Elle peut être d'évolution maligne (épithélioma adamantin) ou bénigne (a. odontoplastique ou a. solide dentifié). - Onanoff a proposé de donner ce nom au craniopharyngiome (v. ce terme), épithélioma d'aspect voisin de celui des tumeurs maxillaires, développé aux dépens de vestiges embryonnaires. - a. kystique. V. kystique de la mâchoire (maladie). ADAMS-STOKES (maladie ou syndrome d') (Adams, 1827; Stokes, 1846) [angl. Adams-Stokes syndrome]. Syn. syndrome de morgagni (1761) - Adams-Stokes. Syndrome caractérisé par un ensemble d'accidents nerveux allant du vertige à l'attaque d'épilepsie, à la syncope avec chute et à la mort subite. Provoqué par un arrêt plus ou moins long de la circulation cérébrale, il survient au cours du pouls lent permanent par bloc auriculo-ventriculaire, à l'occasion d'un paroxysme de bradycardie (pause ventriculaire) ou, plus rarement, d'un accès de fibrillation ventriculaire ou de tachycardie ventriculaire très rapide (v. torsade de pointes) pendant lequel le débit cardiaque devient insuffisant. - Quelques auteurs, par extension, désignent ainsi le pouls lent permanent par bloc auriculo-ventriculaire complet. ou (Adams, 1827; Stokes, 1846) [angl. Adams-Stokes syndrome]. Syn. syndrome de morgagni (1761) - Adams-Stokes. Syndrome caractérisé par un ensemble d'accidents nerveux allant du vertige à l'attaque d'épilepsie, à la syncope avec chute et à la mort subite. Provoqué par un arrêt plus ou moins long de la circulation cérébrale, il survient au cours du pouls lent permanent par bloc auriculo-ventriculaire, à l'occasion d'un paroxysme de bradycardie (pause ventriculaire) ou, plus rarement, d'un accès de fibrillation ventriculaire ou de tachycardie ventriculaire très rapide (v. torsade de pointes) pendant lequel le débit cardiaque devient insuffisant. - Quelques auteurs, par extension, désignent ainsi le pouls lent permanent par bloc auriculo-ventriculaire complet.ADAPTATION, s. f. (ophtalmologie) [angl. adaptation]. 1° synonyme d'accommodation (peu employé dans ce sens). - 2° a. rétinienne. Faculté que possède la rétine de s'habituer à des éclairages différents. Elle permet la vision dans la demi-obscurité. ADAPTATION (maladies de l') (Hans Selye) [angl. adaptation diseases]. Manifestations pathologiques provoquées par une perturbation des réactions d'adaptation (v. adaptation, syndrome d'): 1° une insuffisance de la réaction d'alarme ou de contre-choc laisse s'aggraver le syndrome du choc; 2° une réaction excessive ou déviée, à la suite d'agressions prolongées ou trop répétées, peut aboutir à des affections variées: ulcères digestifs, périartérite noueuse, rhumatismes, néphrite, hypertension, etc. Ces manifestations seraient dues, la première à une insuffisance, la seconde à un hyperfonctionnement du système hypophyso-corticosurrénal. ADAPTATION (syndrome d') (Hans Selye, de Montréal, 1936) [angl. adaptation syndrome]. Ensemble des réactions non spécifiques de l'organisme à une agression quelconque (traumatisme, surmenage, anoxémie, choc, infection, intoxication, irradiation, etc.). Il comprend 3 phases successives: 1° la réaction d'alarme, au cours de laquelle l'organisme, surpris par l'agression, présente un syndrome de choc, puis les premières réactions de défense (contre-choc); 2° le stade de résistance, plus durable, pendant lequel l'organisme s'adapte et accroît ses défenses contre l'agression; 3° un stade d'épuisement aboutissant à la mort. Dans la mise en œuvre de ces réactions végétatives, tissulaires et endocriniennes, le rôle de la corticosurrénale, augmentant sa production de désoxycorticostérone et des 11-oxycorticostéroïdes, paraît essentiel. Il est déclenché par l'intermédiaire de l'hypophyse (hormone corticotrope). V. Reilly (phénomène ou syndrome de) et stress. ADAPTATION STATIQUE (épreuve d') (Rademaker et Garcin). Etude des réactions d'équilibre d'un sujet placé à quatre pattes sur un lit basculant et tournant. Chez les malades atteints de troubles labyrinthiques, elles sont abolies pour les mouvements rapides, et conservées pour les rotations lentes. ADAPTOMETRIE, s. f. [angl. adaptometry]. Mesure de la sensibilité de la rétine par l'étude de ses possibilités d'adaptation à l'obscurité. Elle permet d'explorer la vision crépusculaire. ADCC (phénomène): (initiales du terme anglais: Antibody-Dependent Cell-mediated Cytotoxicity). Cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps. C'est la façon dont les cellules K détruisent leurs cellules-cibles sans l'aide du complément, en activant directement l'anticorps qui recouvre la surface de ces cellules-cibles et qui est dirigé contre elles. V. cytotoxicité et cellules K. ADDICTION, s. f. (lat. addictio, vente, adjudication) [angl. addiction]. "Asservissement d'un sujet à l'usage d'une drogue dont il a contracté l'habitude par un emploi plus ou moins répété" (L. Hallion). C'est un syn. de pharmacodépendance. V. ce terme, assuétude, 2° et accoutumance toxicomaniaque. ADDIS (compte ou épreuve d') (1925) [angl. Addis' count]. Numération des éléments cellulaires (hématies surtout, cylindres, leucocytes, etc.) contenus dans le sédiment des urines de 12 heures, chez un sujet privé de boisson. Cette méthode permet d'apprécier le fonctionnement rénal, surtout au cours de l'évolution des néphrites hémorragiques de l'enfant. Un chiffre d'hématies inférieur à 600 000 est de bon pronostic. ADDIS-HAMBURGER (technique d') (Thomas A., 1926; Jean H., 1950). Syn. HLM. (Hématies-Leucocytes-Minute), mesure du débit-minute. Numération des éléments cellulaires contenus dans le culot de centrifugation urinaire; en calculant la concentration de ces éléments par millilitre d'urine et le nombre de millilitres d'urine émis pendant les 3 heures qui ont précédé le prélèvement, on obtient le débit urinaire minute. Normalement, le débit-minute est de 100 à 1 000 leucocytes, hématies et petites cellules épithéliales, et de 1 à 3 cylindres. C'est au cours des glomérulonéphrites aiguës et subaiguës que l'augmentation du débit-minute des hématies est le plus considérable (de 100 000 à 3 millions). ADDISON ou ADDISON-BIERMER (maladie d'). V. Biermer (anémie de). ADDISON (maladie d') (1855) [angl. Addison's disease]. Syn. maladie bronzée. Maladie caractérisée par une asthénie profonde, avec hypotension artérielle, à laquelle se joignent des douleurs lombaires, des troubles gastriques, une coloration bronzée de la peau et des tâches pigmentaires des muqueuses. C'est une insuffisance surrénale chronique, due à la destruction des deux glandes surrénales. L'atrophie idiopathique ou rétraction corticale apparaît actuellement la cause la plus fréquente. La tuberculose est devenue exceptionnelle. Certaines formes sont d'origine génétique, ou bien auto-immunes. ADDISONIEN, IENNE, adj. [angl. addisonian]. Qui a trait à la maladie d'Addison. - s. m. ou f. Sujet atteint de maladie d'Addison. ADDITION LATENTE (Ch. Richet) (physiologie). Variété de sommation (v. ce terme) dans laquelle des stimulations électriques répétées d'un nerf ou d'un muscle entraînent une réponse, alors que les mêmes stimulations, isolées, restent sans effet. ADDUCTEURS (syndrome des). [angl. adductors' syndrome]. Variété de pubalgie (v. ce terme) caractérisée par une douleur siégeant au niveau des muscles adducteurs de la cuisse ou de leurs tendons. V. insertions (mal des). ADDUCTION, s. f. (lat. adductio, action d'amener) [angl. adduction]. Mouvement d'un membre ou d'un segment de membre qui a pour résultat de le rapprocher du plan médian du corps. - signe de l'adduction associée (Raïmiste, 1909). V. Raïmiste (signes de) 2°. ADELPHE, adj. (gr. adelphos, frère). Se dit parfois d'un organe symétrique d'un autre. P. ex.: l'œil adelphe: "l'autre" œil. ADEN..., préfixe (gr. adên, glande). Préfixe indiquant un rapport avec un ganglion lymphatique ou une glande. ADENECTOMIE, s. f. (gr. adên, glande; ektomê, ablation) [angl. adenectomy]. 1° Ablation d'une glande. - 2° Ablation des végétations adénoïdes. ADENECTOPIE, s. f. (gr. adên; ectopie) [angl. adenectopia]. "Situation d'une glande hors de sa place normale" (Littré). ADENIE, s. f. (gr. adên, glande) (Trousseau, 1866) [angl. adenia]. Syn. maladie de Bonfils (1856), lymphadénie aleucémique à forme ganglionnaire. Ensemble d'affections caractérisées par la prolifération du tissu lymphoïde dans un ou plusieurs groupes ganglionnaires. Les cas réunis sous ce vocable sont maintenant répartis entre différentes affections (lymphome tuberculeux, lymphomatose sub- ou aleucémique, maladie de Hodgkin). En fait, la description de Trousseau, comme celle de Bonfils, correspond à la maladie de Hodgkin (v. ce terme). - a. éosinophilique prurigène. V. Hodgkin (maladie de). ADENINE, s. f. [angl. adenine]. Base purique entrant dans la composition des acides nucléiques. V. bases puriques. ADENINE-PHOSPHORIBOXYL TRANSFERASE, (APRT) [angl. adenine phosphoriboxyl transferase]. Enzyme qui recycle l'adénine provenant du catabolisme des acides nucléiques et des nucléotides libres. ADENITE, s. f. (gr. adên, glande) [angl. adenitis]. Syn. lymphadénite. Inflammation aiguë ou chronique des ganglions lymphatiques. - a. sudoripare. V. hidrosadénite. ADENITE DYSIMMUNITAIRE. V. adénopathie angio-immunoblastique. ADENITE MESENTERIQUE AIGUE ou SUBAIGUE (Massoff et Dolle, 1953; Knapp, 1954) [angl. mesenteritic lymphadenitis]. Syn. adénopathie iléo-mésentérique primitive, iléite lymphoïde terminale (G. Arnulf et P. Buffard, 1953), lymphadénie mésentérique. Affection de l'enfant et de l'adulte jeune caractérisée anatomiquement par une inflammation aiguë ou subaiguë des ganglions mésentériques de la région iléocæcale, due au bacille de Malassez et Vignal (Yersinia pseudo-tuberculosis) ou à Yersinia enterocolitica, et, cliniquement, par un syndrome rappelant celui de l'appendicite aiguë. Elle guérit après appendicectomie. Elle est parfois due à un Adénovirus. V. yersiniose et adénovirose. ADENITE SINUSALE CYTOPHAGIQUE. V. Rosai et Dorfman (syndrome de). ADENOACANTHOME, s. m. (gr. adên, glande; akantha, épine) [angl. adenoacanthoma]. Variété d'adénocarcinome, mêlée à des plages de métaplasie malpighienne. ADENOCANCER, s. m. (gr. adên, glande; cancer) (Gilbert). Variété de cancer ayant les caractères histologiques de l'adénome, mais présentant la gravité et le pouvoir de généralisation propres au cancer. On l'observe en particulier au niveau du foie, où il est accompagné de cirrhose (cancer avec cirrhose). V. hépatome. ADENOCARCINOME, s. m. [angl. adenocarcinoma]. "Epithélioma cylindrique formant des tubes pseudo-glandulaires qui reproduisent grossièrement l'aspect des glandes normales de la muqueuse" (P. Lecène et P. Moulonguet). L'a. est une tumeur maligne développée aux dépens d'un épithélium glandulaire. - a. du foie. V. hépatome. ADENOCHONDROME, s. m. (gr. adên; khondros, cartilage) [angl. adenochondrome]. On donne parfois ce nom à une tumeur cartilagineuse (chondrome) développée au niveau d'une glande. ADENOCULTURE, s. f. Ensemencement d'un milieu de culture avec une petite quantité de suc de ganglion lymphatique. ADENO-CUTANEO-MUQUEUX (syndrome). V. Kawasaki (syndrome de). ADENOCYSTOME, s. m. V. cystadénome. - a. diffus des seins. V. kystique de la mamelle (maladie). ADENOFIBROME, s. m. (gr. adên; lat. fibra, fibre) [angl. adenofibrome]. Tumeur développée aux dépens des éléments d'une glande (le sein), le tissu conjonctif évoluant suivant le type fibreux. ADENOFIBROMYOME, s. m. (gr. adên; lat. fibra; gr. mus, muscle) [angl. adenofibromyoma]. Tumeur bénigne formée de tissu glandulaire, conjonctif et musculaire lisse; p. ex.: adénome ou "hypertrophie" prostatique, fibromyome utérin. ADENOGRAMME, s. m. Formule indiquant la proportion respective des divers éléments cellulaires des ganglions lymphatiques. ADENOHAMARTOME, s. m. V. hamartome. ADENOHYPOPHYSE, s. f. (gr. adên, glande; hypophyse) [angl. adenohypophysis]. V. hypophyse. ADENOIDE, adj. [angl. adenoid]. Qui a rapport au tissu ganglionnaire. - tumeur adénoïde diverticulaire (Lannelongue et Frémont, 1884). V. adénome diverticulaire. - végétations adénoïdes (Meyer, de Copenhague, 1868). Hypertrophie du tissu adénoïde qui constitue l'amygdale pharyngée; on l'observe surtout dans la seconde enfance. ADENOIDIEN, IENNE, adj. [angl. adenoid]. Qui se rapporte aux végétations adénoïdes. - faciès adénoïdien. Aspect particulier que prend la figure des enfants atteints de végétations adénoïdes, par suite de l'aplatissement transversal du nez, de l'effacement des plis nasogéniens et naso-malaires, de la saillie des yeux, et du raccourcissement de la lèvre supérieure, qui ne recouvre qu'imparfaitement les incisives supérieures; la bouches est entrouverte, le regard éteint, l'air hébété. - syndrome adénoïdien. V. adénoïdisme. ADENOIDISME, s. m. (Delacour) [angl. adenoidism]. Nom donné à l'ensemble des manifestations locales et des troubles généraux que l'on rencontre habituellement chez les sujets porteurs de végétations adénoïdes. ADENOIDITE, s. f. [angl. adenoiditis]. Poussée inflammatoire au niveau des végétations adénoïdes. ADENOKYSTE ou ADENOKYSTOME, s. m. V. cystadénome. ou , s. m. V. cystadénome.ADENOLIPOMATOSE SYMETRIQUE A PREDOMINANCE CERVICALE (Launois et Bensaude, 1898) [angl. Madelung's disease]. Syn. lipomatose symétrique à prédominance cervicale, maladie de Launois-Bensaude, maladie de Madelung (1888) (auteurs anglo-saxons). "Affection caractérisée par la présence de tuméfactions lipomateuses diffuses disséminées symétriquement dans les différents points du corps, et en particulier dans la région cervicale, où elles produisent des déformations caractéristiques, toujours semblables à elles-mêmes". La cause de cette affection, qui atteint surtout les territoires ganglionnaires, est inconnue; il s'agit probablement d'une maladie héréditaire. ADENOLYMPHANGIOME, s. m. Lymphangiome contenant de très nombreux amas de cellules lymphatiques. ADENOLYMPHITE, s. f. [angl. adenolymphitis]. Inflammation des ganglions et des vaisseaux lymphatiques qui en sont tributaires. ADENOLYMPHOCELE, s. f. [angl. adenolymplocele]. Dilatation variqueuse des ganglions lymphatiques. ADENOLYMPHOIDITE AIGUE BENIGNE (P. Chevallier). V. mononucléose infectieuse. ADENOLYMPHOME, s. m. V. lymphadénome et cystadénolymphome. ADENOLYMPHOME PAPILLAIRE. V. cystadénolymphome. ADENOMATOSE, s. f. (gr. adên, glande) [angl. adenomatosis]. Adénomes multiples. ADENOMATOSE ALVEOLAIRE ou PULMONAIRE. V. alvéolaire (cancer - du poumon). ou V. alvéolaire (cancer - du poumon).ADENOMATOSE ESSENTIELLE DU GROS INTESTIN. V. polyadénome du gros intestin. ADENOMATOSE PLURI-ENDOCRINIENNE (J. A. Lièvre, 1931) [angl. pluriglandular adenomatosis]. Syn. syndrome de Lloyd (1929), polyadénomatose endocrinienne. Affection caractérisée par la coexistence d'adénomes multiples siégeant sur le lobe antérieur de l'hypophyse, les parathyroïdes, les îlots endocriniens du pancréas et plus rarement sur d'autres glandes. Elle se manifeste par l'association, à des degrés variables, de signes d'acromégalie, d'hyperparathyroïdisme et d'hyperinsulinisme. Ce syndrome a été également étudié en 1954 par Wermer, qui lui attribue une origine génétique. - Certains auteurs décrivent, à côté de cette forme d'a. p.-e. (ou type I, ou syndrome de Wermer), un type II (ou pour certains IIa, ou syndrome de Sipple, v. ce terme) dans lequel les tumeurs endocriniennes siègent dans la médullosurrénale et la thyroïde et un type III, (ou pour certains IIb, ou syndrome de Gorlin), où les tumeurs s'associent à un aspect rappelant le syndrome de Marfan. V. Zollinger et Ellison (syndrome de) et apudome. ADENOME. s. m. (gr. adên, glande) [angl. adenoma]. Tumeur développée aux dépens d'une glande et dont la structure rappelle celle de la glande normale dont elle dérive. ADENOME BASOPHILE HYPOPHYSAIRE. V. Cushing (maladie de). ADENOME BRONCHIQUE. V. épistome bronchique. ADENOME DIVERTICULAIRE (Küstner et Duplay) [angl. umbilical adenoma]. Syn. entérotératome, tumeur adénoïde diverticulaire. Tumeur bénigne congénitale apparaissant au niveau de l'ombilic, dès la chute du cordon, et provenant de débris épithéliaux du conduit omphalo-mésentérique. ADENOME KYSTIQUE. V. cystadénolymphome. ADENOME LYMPHOMATEUX. V. lymphadénome. ADENOME MULTIGLANDULAIRE (Broca). V. polyadénome. ADENOME PERIURETRAL. [angl. prostatic hypertrophy]. Syn. hypertrophie prostatique. Tumeur (adénofibromyome) développée autour de l'urètre, dans les glandes de sa muqueuse, entre le col vésical et le veru montanum. Elle cause l'hypertrophie de la prostate et donc un obstacle à la miction. ADENOME SOLITAIRE DU FOIE. V. hépatome. ADENOME THYROIDIEN TOXIQUE ou THYROTOXIQUE (Minnich, 1904; Plummer) [angl. struma nodosa]. Tumeur épithéliale bénigne circonscrite de la glande thyroïde généralement unique (goitre nodulaire) se compliquant de symptômes de thyréotoxicose (surtout cardiaques) analogues à ceux de la maladie de Basedow. L'adénome, longtemps silencieux, grossit et sécrète davantage; la production hypophysaire d'hormone thyréotrope (TSH) est alors supprimée et la thyroïde s'atrophie. La scintigraphie montre que l'131I se fixe seulement au niveau de l'adénome (nodule chaud ou actif). Si la sécrétion devient excessive, apparaissent les signes de thyréotoxicose: l'adénome est devenu toxique. Parfois il subit une nécrose hémorragique et perd alors toute activité fonctionnelle; il ne fixe plus l'131I (nodule froid) qui, au contraire, est décelé dans le sécréteur sous l'influence de la TSH qui n'est plus freinée par l'adénome toxique. V. goitre multinodulaire et basedowifiant ou basedowifié. ou (Minnich, 1904; Plummer) [angl. struma nodosa]. Tumeur épithéliale bénigne circonscrite de la glande thyroïde généralement unique (goitre nodulaire) se compliquant de symptômes de thyréotoxicose (surtout cardiaques) analogues à ceux de la maladie de Basedow. L'adénome, longtemps silencieux, grossit et sécrète davantage; la production hypophysaire d'hormone thyréotrope (TSH) est alors supprimée et la thyroïde s'atrophie. La scintigraphie montre que l'131I se fixe seulement au niveau de l'adénome (nodule chaud ou actif). Si la sécrétion devient excessive, apparaissent les signes de thyréotoxicose: l'adénome est devenu toxique. Parfois il subit une nécrose hémorragique et perd alors toute activité fonctionnelle; il ne fixe plus l'131I (nodule froid) qui, au contraire, est décelé dans le sécréteur sous l'influence de la TSH qui n'est plus freinée par l'adénome toxique. V. goitre multinodulaire et basedowifiant ou basedowifié.ADENOMECTOMIE TRANSVESICALE. V. Freyer (opération de). ADENOMEGALIE, s. f. (gr. adên; mégas, grand). Augmentation de volume des ganglions lymphatiques. ADENOMES SEBACES SYMETRIQUES DE LA FACE. [angl. adenoma sebaceum]. Syn. épithéliome multiple bénin cystique (Fordyce et White). Très nombreuses petites tumeurs, de la taille d'un grain de mil à celle d'un gros pois, siégeant sur le pourtour du nez et de la bouche. Il en existe une variété blanche (type Balzer: B. et Ménétrier, 1885), une variété rouge et molle, télangiectasique (type Pringle, 1890) et une variété dure, fibreuse (type Hallopeau-Lered-de-Darier). Ces adénomes apparaissent dans la seconde enfance; ils sont souvent familiaux; on les observe dans la sclérose tubéreuse de Bourneville. La plupart des auteurs les identifient à l'épithéliome adénoïde cystique de Brooke (v. Brooke, tumeurs de, 1892) ou trichoépithélioma de Jarisch (1894) et les rangent dans le cadre de la nœvomatose basocellulaire (v. ce terme). ADENOMYOME, s. m. (gr. adên; mus, muscle) [angl. adenomyoma]. Tumeur bénigne formée de tissus glandulaire et musculaire lisse; p. ex. adénome prostatique ou périurétral. ADENOMYOSE UTERINE. [angl. uterine adenomyosis]. Endométriose (v. ce mot) interne de l'utérus, se manifestant par des hémorragies et des douleurs pelviennes. ADENOMYXOME, s. m. [angl. adenomyxoma]. Tumeur développée aux dépens des éléments d'une glande (mamelle), le tissu conjonctif évoluant suivant le type muqueux. ADENOPATHIE, s. f. (gr. adên, glande; pathê, maladie) [angl. adenopathy]. Nom générique servant à désigner les inflammations chroniques des ganglions lymphatiques. ADENOPATHIE ANGIO-IMMUNOBLASTIQUE. [angl. immunoblastic lymphadenopathy]. Syn. adénite ou lymphadénite dysimmunitaire, lymphopathie ou lymphadénopathie ou lympho-adénopathie immunoblastique (Frizzera, Moran et Rappaport, 1974), lymphadénopathie ou lympho-adénopathie angio-immunoblastique avec dysprotéinémie (Lukes et Tindle, 1973-1975). Affection hématologique rare, cliniquement voisine de la maladie de Hodgkin, caractérisée par de la fièvre, des sueurs profuses, un amaigrissement, une importante augmentation de volume de tous les ganglions lymphatiques superficiels, souvent une hépato-splénomégalie et des rashs cutanés; il existe une hypergammaglobulinémie polyclonale portant surtout sur les IgG avec parfois cryoglobulinémie et anémie hémolytique. Le diagnostic repose essentiellement sur des particularités histologiques du tissu lymphoïde: formation de nouveaux vaisseaux, prolifération cellulaire à prédominance basophile (immunoblastes, plasmoblastes, plasmocytes), dépôts protéiniques intercellulaires acidophiles. Sensible d'abord aux corticoïdes, à la chimio- et à la radiothérapie, la maladie évoluerait secondairement vers le sarcome immunoblastique. Sa place nosologique est incertaine. V. réticulosarcome (r. plasmocytaire). ADENOPATHIE ILEOMESENTERIQUE PRIMITIVE. V. adénite mésentérique aiguë ou subaiguë. ADENOPATHIE REGIONALE SUBAIGUE (P. Mollaret, 1950). V. griffes de chat (maladie des). ADENOPATHIES CHRONIQUES DISSEMINEES (syndrome des). Ensemble d'adénopathies de plus d'un cm de diamètre, localisées dans au moins deux aires différentes et distinctes des aires inguinales (souvent sous-maxillaires et occipitales), évoluant depuis plus de trois mois, sans cause évidente, et dont la biopsie ne montre qu'un aspect dépourvu de spécificité d'hypertrophie folliculaire lymphoïde. Un tel syndrome peut être une forme de début du SIDA (V. paraSIDA et immunodéficitaire acquis, syndrome). ADENOPHLEGMON, s. m. (gr. adên; phlégô, je brûle) [angl. adenophlegmon]. Adénite suppurée, comprenant un abcès endoganglionnaire et un abcès périganglionnaire. ADENOSARCOME, s. m. [angl. adenosarcoma]. Tumeur développée aux dépens des éléments d'une glande, le tissu conjonctif évoluant suivant le type embryonnaire. ADENOSINE, s. f. [angl. adenosine]. Nucléoside formé d'adénine et de d-ribose. ADENOSINE DIPHOSPHORIQUE (acide) (ADP) [angl. adenosine diphosphoric acid, ADP]. Substance (mononucléotide) composée d'une molécule d'adénine, d'une molécule de D-ribose et de deux molécules d'acide phosphorique. Elle intervient dans les oxydations cellulaires, la contraction musculaire et les réactions de synthèse utilisant l'acide adénosine triphosphorique. ADENOSINE MONOPHOSPHORIQUE (acide) (AMP) [angl. adenylic acid, AMP]. Syn. acide adénylique. Substance (mononucléotide) composée d'une molécule d'adénine, d'une molécule de D-ribose et d'une molécule d'acide phosphorique. Elle intervient dans la formation des molécules d'acide ribonucléique et dans celle des acides adénosine di- et triphosphorique. - AMP cyclique. (AMPc) AMP dont l'acide phosphorique a estérifié 2 fonctions alcool du ribose; il joue un rôle essentiel dans l'activation des phosphorylases. ADENOSINE TRIPHOSPHATASE Na+K+ [angl. Na+K+ ATPase]. Syn. ATPase Na+K+, ATPase membranaire Na-K-dépendante. Enzyme protéique située dans la membrane cellulaire, comportant une chaîne a, site récepteur des glucosides digitaliques, et une chaîne b, apparemment sans fonction déterminée. Elle effectue le transfert actif transmembranaire du sodium et du potassium (pompe à sodium) V. ce terme, cardiotonique, et facteur digitalique endogène.
ADENOSINE TRIPHOSPHORIQUE (acide) (ATP) [angl. adenosine triphosphoric acid, ATP]. Substance (mononucléotide) composée d'une molécule d'adénine, d'une molécule de D-ribose et de trois molécules d'acide phosphorique. Elle intervient dans le métabolisme cellulaire, la contraction musculaire et la synthèse des hormones corticosurrénales: c'est la principale source d'énergie de l'organisme. ADENOTOMIE, s. f. (gr. adên; tomê, section) [angl. adenotomy]. Incision ou ablation d'une glande; et v. adénectomie. ADENOTONSILLECTOMIE, s. f. (gr. adên, glande; lat. tonsilla, amygdale; gr. ektomê, ablation) [angl. adenotonsillectomy]. Ablation des amygdales et des végétations adénoïdes. ADENOTRICHIE, s. f. V. folliculite. ADENOVIRIDÆ, s. f. pl. ou ADENOVIRIDES, s. m. pl. [angl. Adenoviridæ]. Famille de virus à ADN, comportant deux genres, les Aviadénovirus, infectant les oiseaux, les Mastadénovirus infectant les mammifères et dont font partie les Adénovirus (v. ce terme) spécifiques de l'homme. ADENOVIROSE, s. f. [angl. adenovirosis]. Maladie due à un Adénovirus. Ces virus ont une affinité remarquable pour le tissu lymphoïde et provoquent des pharyngites aiguës, des conjonctivites, des kératoconjonctivites épidémiques, des trachéobronchites fébriles, des bronchopneumopathies, des adénites mésentériques; ces affections sont presque toujours bénignes, sauf la pneumonie de l'enfant, souvent mortelle chez le nouveau-né. ADENOVIRUS, s. m. [angl. Adenovirus]. Syn. virus APC (adéno-pharyngo-conjonctival). Groupe de virus à ADN appartenant à la famille des Adenovirdæ. Les A. ont une symétrie cubique; ils sont dépourvus d'enveloppe, et leur capside est composée de 252 capsomères; ils ont 60 à 80 nm de diamètre. Ce sont les agents d'un certain nombre de maladies de l'homme et des animaux, les adénoviroses (v. ce terme). ADENYLIQUE (acide). V. adénosine monophosphorique (acide). ADERMINE, s. f. V. pyridoxine. ADH. Initiales d'AntiDiuretic Hormone. V. vasopressine. ADHERENCE, s. f. (lat. adhaerere, être attaché) [angl. adhesion]. Union congénitale ou cicatricielle de deux surfaces contiguës normalement indépendantes. - a. immune. V. immuno-adhérence. ADHESION, s. f. [angl. adhesion]. Faculté que possèdent deux corps en contact de s'opposer à leur séparation. - a. des plaquettes. [angl. platelet adhesion]. Accolement très rapide (1 à 2 sec.) des plaquettes, in vitro aux parois de verre d'un récipient, et, in vivo au tissu sous-endothélial (collagène) d'un vaisseau dont l'endothélium est lésé. L'a. des plaquettes déclenche leur sécrétion ou réaction de "release" (v. ce terme) et la libération du facteur plaquettaire III. Elle constitue le début de l'hémostase primaire et précède l'agrégation des plaquettes. V. ce terme, hémostase et plaquette. ADIADOCOCINESIE, s. f. [angl. adiadochokinesia]. Disparition de la diadococinésie (v. ce mot). ADIASTEMATIE, s. f. Insuffisance diastématique. V. diastématique. ADIASTOLIE, s. f. (Politzer) [angl. adiastole]. Gêne apportée à la diastole du cœur et au remplissage de ses cavités par la péricardite constrictive et par certaines affections myocardiques (fibrose, amylose, hémochromatose, certaines myocardiopathies, endocardite fibroplastique). L'expansion diastolique des oreillettes et des ventriculaires est rapidement limitée, d'où une élévation des pressions télédiastoliques dans ces cavités. V. dip. ADIE (maladie ou syndrome d') (1931) [angl. Adie's syndrome]. Syn. syndrome de Weill et Reys (1926). "Affection spéciale, non syphilitique, caractérisée par des troubles pupillaires et l'abolition des réflexes tendineux" (Guillain et Sigwald). V. pupillotonie. ADIPOCIRE, s. f. (lat. adeps, graisse; cera, cire) [angl. adipocire]. Syn. gras de cadavre. Substance d'un gris blanchâtre, molle et grasse au toucher, provenant de la saponification des tissus chez les cadavres qui ont séjourné longtemps dans l'eau ou la terre humide. ADIPOCYANOSE SUS-MALLEOLAIRE. V. érythrocyanose des jambes. ADIPOCYTE, s. m. (lat. adeps; gr. kutos, cellule) [angl. adipocyte]. Cellule dont le cytoplasme contient une ou plusieurs gouttelettes de lipides. - a. brun. Le tissu adipeux brun, présent chez le nouveau-né et chez certains mammifères adultes, joue un rôle dans la dissipation d'énergie sous forme de chaleur. V. hibernome. ADIPOGENIE, s. f. (lat. adeps; gr. génnan, engendrer) [angl. adipogenesis]. Formation de la graisse dans l'organisme. ADIPONECROSE MULTINODULAIRE DISSEMINEE AIGUE NON RECIDIVANTE CHEZ L'ENFANT (P. Royer et coll., 1958) [angl. pseudoscleroma]. Affection cutanée rare survenant chez le petit enfant, apparaissant brutalement après un bref épisode infectieux des voies respiratoires. Elle est caractérisée par la présence de multiples nodules non inflammatoires, de la taille d'un grain de riz ou d'un pois, disséminés dans le tissu sous-cutané de tout le tronc; une polymicroadénopathie les accompagne parfois. Ils disparaissent en trois semaines. Leur origine semble, dans certains cas, streptococcique. ADIPOPEXIQUE, adj. (lat. adeps; gr. pêxis, fixation) (Gilbert) [angl. adipopexic]. Se dit de la fonction d'un organe qui fixe les graisses dans ses éléments (foie). ADIPOPHOBIE, s. f. (lat. adeps; gr. phobos, peur) (J. Decourt, 1969) [angl. adiphobia]. "Crainte obsédante et angoissante que certaines personnes, surtout des femmes, ont d'être ou de devenir trop grosses". ADIPOSALGIE, s. f. (lat. adeps; gr. algos, douleur) (E. Faber, 1907) [angl. adiposalgia]. Syn. panniculalgie. Sensibilité spontanée ou provoquée, mais limitée, du tissu cellulaire sous-cutané avec induration au niveau des points douloureux. On l'observe surtout chez les femmes obèses menant une existence sédentaire. ADIPOSE ou ADIPOSITE, s. f. (lat. adeps, graisse) [angl. adiposis]. Etat morbide caractérisé par la surcharge graisseuse du tissu cellulaire. - adipose douloureuse. V. Dercum (maladie de). - adiposité pâle (Marañon). Obésité survenant chez certaines femmes minces et asthéniques au moment de la ménopause: elle est localisée à la partie inférieure du corps dont la peau est fine, infiltrée et froide. Elle serait en relation avec une insuffisance hypophysaire et surrénale. - adiposité pléthorique (Marañon). Obésité survenant chez certaines femmes robustes au moment de la ménopause; elle est localisée à la partie supérieure du corps et s'accompagne d'une tendance à l'hypertension, au diabète et à la virilisation. Elle serait en relation avec un fonctionnement exagéré de l'hypophyse et de la surrénale. ADIPOSOGENITAL (syndrome). V. Babinski-Frölich (syndrome de). ADIPOSOGENITALE (dystrophie). Obésité survenant pendant l'adolescence, accompagnée de retard du développement génital. Elle se différencie du syndrome adiposogénital par son origine simplement alimentaire (avec parfois prédisposition familiale) et son heureuse évolution. ADIPOSO-HYPERGENITAL (syndrome) (Nobécourt). Macrogénitosomie précoce (v. ce terme) avec obésité. ADIPSIE, s. f. (gr. a- priv.; dipsa, soif) [angl. adipsia]. Disposition naturelle chez certains sujets qui restent un temps plus ou moins long (jours, semaines) sans éprouver le besoin de boire. ADIURETINE, s. f. V. vasopressine. ADJUVANT, ANTE, adj. (lat. adjuvo, j'aide) [angl. adjuvant]. Auxiliaire. - s. m. Thérapeutique d'appoint. - a. de Freund. v. Freund (adjuvant de). ADN. Acide désoxyribonucléique (v. ce terme). ADNc. Acide désoxyribonucléique complémentaire. V. complémentaire. ADN-POLYMERASE ARN-DEPENDANTE. V. polymérase H. ADOLESCENCE, s. f. [angl. adolescence]. Période de la vie intermédiaire entre l'enfance et l'âge adulte, contemporaine de la puberté et située entre 12 et 15 ans. ADP. Acide adénosine diphosphorique (v. ce terme). ADRENALINE, s. f. (lat. ad, près de; ren, rein) (isolée par Furth et Abel en 1898) [angl. epinephrine, adrenaline]. Hormone sécrétée par la substance médullaire de la glande surrénale et que l'on a pu obtenir par synthèse (Takamine, 1901). L'a, sympathicomimétique parfait, est le médiateur chimique des nerfs adrénergiques: elle stimule les récepteurs a et b. Elle accélère le cœur, augmente la force et l'amplitude de ses battements, contracte les vaisseaux (mais dilate les artères coronaires et celles des muscles squelettiques), élève la tension artérielle et la glycémie, inhibe les musculatures bronchiques et intestinales, accroît les sécrétions et provoque la mydriase. Normalement le sang contient, par litre, 0,5 à 1 µg d'a., et l'élimination urinaire de l'a. est inférieure à 20 µg par 24h (inférieure à 55 nmol/j). V. catécholamine, sympathine et récepteurs adrénergiques et sympathiques.
ADRENALINEMIE, s. f. [angl. adrenalinemia]. Présence d'adrénaline dans le sang. ADRENALINIQUE, adj. Qui se rapporte à l'adrénaline. ADRENALINOGENE, adj. [angl. adrenalinogen]. Qui produit l'adrénaline. ADRENALINOLYTIQUE, adj. V. adrénolytique. ADRENARCHE, s. f. (adrenal, en angl. la glande surrénale, du lat. ad, près de et ren, rein; gr. arkhê, commencement) [angl. adrenarche]. Déclenchement de la sécrétion, par le cortex surrénal, des hormones androgéniques; il précède la puberté et survient sous l'influence des hormones hypophysaires. ADRENERGIE, s. f. (adrénaline; gr. ergon, travail) [angl. adrenergy]. "Libération d'hormones adrénalitiques à partir de deux systèmes différenciés: la médullosurrénale et les fibres post-ganglionnaires du système orthosympathique" (Guy Duchesnay). - Terme employé parfois comme synonyme de sympathicotonie. ADRENERGIQUE, adj. (H. H. Dale) [angl. adrenergic]. Qui se rapporte à la libération d'adrénaline, ou qui agit par l'intermédiaire de l'adrénaline. - nerfs a. Syn. nerfs noradrénergiques. Nom donné aux fibres post-ganglionnaires sympathiques qui, sous l'effet de l'excitation, libèrent à leur extrémité distale un mélange d'adrénaline et de noradrénaline. - récepteur a. V. ce terme. ADRENOCORTICOTROPE-(hormone) ou ADRENOCORTICOTROPHINE (ACTH). Corticostimuline (v. ce terme). - épreuve à l'hormone a. V. Thorn (épreuve de). ADRENO-LEUCODYSTROPHIE, s. f. (Siemerling et Creutzfeldt, 1923; Schaumburg, 1972) [angl. adrenoleukodystrophy]. Variété de leucodystrophie associant une insuffisance surrénale à une démyélinisation du cerveau. C'est une maladie héréditaire transmission récessive liée au sexe, frappant les jeunes garçons. Les manifestations nerveuses sont au premier plan: asthénie, troubles du comportement, affaiblissement des facultés mentales, baisse de la vision, puis atteinte pyramidale modérée. Cette maladie est toujours mortelle, au milieu d'un syndrome de décérébration. L'insuffisance surrénale est d'importance variable; elle se traduit parfois seulement par de la mélanodermie. Elle est associée à une insuffisance testiculaire. C'est dans la corticosurrénale plus que dans l'encéphale que l'on trouve les inclusions cellulaires typiques (Schaumburg) d'acides gras à très longues chaînes issues d'un trouble métabolique du cholestérol. Cette maladie est proche du groupe des scléroses cérébrales diffuses. V. adréno-myéloneuropathie. Et Migeon (syndrome de). ADRENOLYTIQUE, adj. [angl.. adrenolytic]. Syn. adrénalinolytique. Qui s'oppose à l'action de l'adrénaline. ADRENO-MYELONEUROPATHIE (Griffin, 1977) [angl. adenomyeloneuropathy]. Variété d'adréno-leucodystrophie (v. ce terme) caractérisée essentiellement par une paraplégie spasmodique associée à une neuropathie périphérique et, accessoirement, par des troubles endocriniens (insuffisances surrénale et testiculaire). ADRENOPAUSE, s. f. (angl. adrenal; gr. pausis, cessation) [angl. adrenopause]. Ralentissemnt des fonctions du cortex surrénal, survenant vers la cinquantaine; il porte électivement sur la sécrétion des hormones androgéniques. ADRENOPRIVE, adj. (lat. ad, près de; ren, rein; privare, priver) [angl. adrenoprival]. Lié à l'insuffisance surrénalienne. ADRENOSTERONE, s. f. [angl. adrenosterone]. Syn. corps ou composé G de Reichstein. Hormone extraite de la corticosurrénale, et rattachée au groupe des hormones mâles. ADRENOTHERAPIE, s. f. Emploi thérapeutique de l'adrénaline. ADRENOTROPHINE, s. f. (Houssay). Corticostimuline (v. ce terme). ADS. Action dynamique spécifique des aliments (v. ce terme). ADSON (manœuvre d'). 1° [angl. Adson's maneuver]. Manœuvre qui diminue ou fait disparaître le pouls radial, en cas de compression de l'artère sous-clavière dans le défilé costo-claviculaire: elle consiste dans l'élévation du menton avec rotation de la tête du côté malade et inspiration profonde. - 2° V. Kleyne (manœuvre de). ADSORPTION, s. f. (lat. ad; sorbere, boire) [angl. adsorption]. Fixation d'une substance libre (molécule, atome, ion) à la surface d'une autre substance par une liaison chimique soit faible (a. dite physique ou physisorption), soit forte (a. dite chimique ou chimisorption). V. élution. ADVENTICE, s. f. (lat. adventitius, supplémentaire) [angl. et NA tunica adventitia vasorum]. Tunique externe conjonctive d'un conduit. ADYNAMIE, s. f. (gr. a- priv.; dunamis, force) [angl. adynamia]. Epuisement neuromusculaire qui caractérise certaines maladies et en particulier certaines formes des pyrexies. ADYNAMIE EPISODIQUE HEREDITAIRE (Ingrid Gramstorp, 1956) [angl. adynamia episodica hereditaria, Gamstorp's disease]. Syn. maladie de Gamstorp. Maladie héréditaire de type dominant, débutant dans l'enfance, voisine de la paralysie périodique familiale (v. ce terme), mais s'en distinguant par l'hyperkaliémie évoluant parallèlement aux crises et par le caractère plus fréquent, plus bref et moins sévère des crises paroxystiques qui peuvent atteindre les nerfs crâniens; son pronostic est toujours favorable. AEDES, s. m. (gr. aêdês, désagréable) [angl. Aedes]. Genre de moustique de la famille des Culicidés. V. ce terme. AEREMIE, s. f. (gr. aêr, air; haïma, sang) (Silberstern, 1907) [angl. aeremia]. V. caissons (maladie des). AERIUM, s. m. Etablissement de cure au grand air, destiné aux enfants soumis à une contamination tuberculeuse, mais ne relevant pas du préventorium (V. ce terme et sanatorium). AEROBACTER, s. m. V. Entérobacter. AEROBIE, adj. (gr. aê, air; bios, vie) (Pasteur) [angl. aerobic]. Se dit des microbes qui ont besoin pour vivre de la présence d'oxygène libre. De façon plus générale, se dit de tout phénomène ou métabolisme tributaire de l'oxygène. AEROBIOLOGIE, s. f. [angl. aerobiology]. Etude des rapports entre les êtres vivants et l'atmosphère. AEROBIOSE, s. f. [angl. aerobiosis]. Conditions nécessaires pour le développement des microbes aérobies. AEROCOCCUS, s. m. Terme synonyme de Streptococcus dans certaines classifications. AEROCOLIE, s. f. (gr. aêr; côlon, côlon) [angl. aerocolia]. Accumulation de gaz dans le côlon, principalement dans l'angle splénique. AERODONTALGIE, s. f. (gr. aêr, air; odous, odontos, dent; algos, douleur). V. barodontalgie. AEROEMBOLISME, s. m. [angl. aeroembolism]. V. caissons (maladie des). AEROGASTRIE, s. f. (gr. aêr; gastêr, estomac) [angl. aerogastria]. Présence de gaz dans l'estomac, déterminant parfois la distension de cet organe. AEROGENE, adj. (gr. aêr; génês, qui est engendré) [angl. aerogen]. D'origine aérienne. - P. ex.: contagion aérogène de la tuberculose par le poumon. AEROLEIE, s. f. (lat. aer; ileum). Présence de gaz dans l'iléon, partie de l'intestin grêle située entre le jéjunum et le gros intestin. AEROMONAS, s. m. Genre de bactérie appartenant à la famille des Vibrionaceæ, et dont certaines espèces sont responsables d'infections opportunistes. AEROPHAGIE, s. f. (gr. aêr; phagein, manger) (Bouveret, 1891) [angl. aerophagia]. Déglutition volontaire ou non d'une certaine quantité d'air qui pénètre dans l'œsophage et l'estomac. Elle est physiologique à tout âge, mais l'exagération de ce phénomène chez les névropathes et les dyspeptiques détermine des éructations en salve et peut provoquer la dilatation de l'œsophage et de l'estomac. AEROPHOBIE, s. f. (gr. aêr; phobos, peur) [angl. aerophobia]. Crainte morbide de l'air. Phobie des courants d'air, du grand vent, observée souvent dans la rage. AEROPLETHYSMOGRAPHE, s. m. (gr. aêr; plêthusmos, accroissement; graphê, inscription) [angl. aeroplethysmograph]. Appareil destiné à enregistrer les changements de volume du thorax pendant la respiration. AEROSOL, s. m; [angl. aerosol]. Système composé de particules très fines solides ou liquides tenues en suspension dans l'air ou dans un gaz: brouillard, fumées, etc. (Nom donné par analogie avec les solutions colloïdales ou sols). AEROSOLTHERAPIE, s. f. emploi thérapeutique de certains médicaments réduits en aérosols: le brouillard ainsi formé, inhalé, pénètre profondément dans les voies respiratoires; le médicament y produit une action locale et peut aussi être absorbé par l'organisme. AEROSPORINE, s. f. (Ainsworth, 1946). Syn. polymyxine. Substance élaborée par le Bacillus aerosporus, possédant une action antibiotique contre de nombreux germes Gram -. Son usage est limité par sa toxicité. AEROTONOMETRE, s. m. (gr. aêr; tonos, pression; métron, mesure) (Pflüger) [angl. aerotonometer]. Appareil destiné à mesurer la tension des gaz dans le sang et les autres liquides de l'organisme. AERTRYCKE (bacille d'). V. Salmonella typhimurium. æSTHESIOGENE, adj. V. esthésiogène. adj. V. esthésiogène.æSTHESIOGENIE, s. f. V. esthésiogènie. s. f. V. esthésiogènie.æSTHESIOMETRE, s. m. V. esthésiomètre. s. m. V. esthésiomètre.æTIOCHOLANOME, s. f. [angl. ætiocholanolone]. Hormone mâle extraite de l'urine. C'est un des 17 cétostéroïdes, dérivé de la testostérone. V. androgènes (hormones).
AETOPATHOLOGIE, s. f. (gr. aetos, âge; pathos, maladie; logos, discours). Etude anatomopathologique de lésions caractéristiques de certaines époques de la vie. AFFECT, s. m. (terme angl. to affect, affecter). Réaction psychique immédiate, devant certaines situations intéressantes, agréables ou désagréables: selon le cas, et respectivement il s'agira d'attention, de recherche ou de fuite. L'a. représente l'aspect élémentaire de l'affectivité. AFFECTION, s. f. (lat. afficere, affaiblir) [angl. affection]. "Processus morbide envisagé dans ses manifestations actuelles, abstraction faite de ses causes. C'est dans ce sens que Landouzy a préconisé le terme de pathie comme suffixe après le nom de l'organe" (H. roger). P. ex.: cardiopathie. AFFEKT-EPILEPSIE, s. f. [angl. affecktepilepsie]. V. épilepsie affective. AFFERENT, ENTE, adj. (lat. ad, vers; ferre, porter) [angl. afferent]. Qui s'approche de; centripète; qui amène un fluide ou un influx nerveux vers un organe. V. efférent. AFFRONTEMENT, s. m. Action d'affronter les lèvres d'une plaie pour en faciliter la cicatrisation. AFFRONTER, v. Mettre en contact les deux lèvres d'une plaie. AFFUSION, s. f. (lat. affundere, verser sur) [angl. afflusion]. Moyen thérapeutique qui consiste à verser en nappe et d'une faible hauteur une certaine quantité d'eau sur une partie quelconque du corps. AFIBRINEMIE, s. f. V. afibrinogénémie. AFIBRINOGENEMIE, s. f. [angl. afibrinogenemia]. Syn. afibrinémie. Absence totale de fibrinogène dans le plasma sanguin. L'a. entraîne un syndrome hémorragique. Elle peut être due à un défaut de synthèse du fibrinogène (a. constitutionnelle - v. plus bas - ou, plus rarement acquise), à un excès de destruction (fibrinolyse ou protéolyse) ou à une consommation excessive (coagulation intra-vasculaire disséminée: v. ce terme). - a. totale congénitale (Rabe et Salomon, 1920). Maladie exceptionnelle, héréditaire, transmise selon le mode autosomique probablement récessif, caractérisée par des hémorragies provoquées répétées apparaissant généralement dès la naissance. Le sang est incoagulable par l'absence totale de fibrinogène, tous les autres facteurs d'hémostase existant normalement. Cette affection évolue presque toujours vers la mort avant l'âge de 20 ans. Elle est due à un défaut de synthèse du fibrogène. V. dysfibrinogénémie. AFP ou a FP. Abréviations d'alpha-fœto-protéine. V. ce terme.
AFZELIUS (syndrome d'). [angl. Afzelius' syndrome]. V. cils immobiles (syndrome des). Ag. Abréviation d'antigène. Ag (antigène ou système). V. groupes sanguins. ou V. groupes sanguins.Ag d. Abréviation d'agent delta.
AGALACTIE, ou à tort, AGALAXIE, s. f. (gr. a- priv.; gala, aktos, lait) [angl. agalactia]. Absence de la sécrétion lactée après l'accouchement. AGAMMAGLOBULINEMIE, s. f. (gr. a-priv.; gammaglobuline; haïma, sang) (Bruton, 1952) [angl. agammagobulinemia]. Absence de gammaglobulines dans le sang. - Ce terme désigne un groupe de maladies dues à une carence de l'immunité humorale, dont certaines gammaglobulines, les immunoglobulines, sont le support. 1° Une a; congénitale type Bruton (1952), maladie héréditaire récessive liée au sexe, atteignant seulement les garçons. Elle se manifeste, chez le nourrisson, par des infections bactériennes graves et récidivantes des voies respiratoires et digestives et de la peau dues à une absence d'immunité par défaut de synthèse des anticorps sériques. Dans le sérum, le taux des trois immunoglobulines est très bas, ainsi que celui des agglutinines naturelles. Le caractère histologique essentiel est l'absence de lymphocytes B (plasmocytes: aplasmocytose) alors que la lymphocyte globale est normale. - 2° Des a. idiopathiques acquises tardives dont le tableau clinique est identique et qui seraient peut-être des formes congénitales d'expression tardive. - 3° Des a. secondaires à certaines maladies du sang (leucémie lymphoïde chronique, myélome) et à certains états entraînant une erreur d'apport ou une déperdition de protéines. Il existe en outre des a. dissociées où seules manquent 1 ou 2 immunoglobulines (v. dysgammaglobulinémie). - a. congénitale type Suisse ou type Glanzmann. V. alymphocytose congénitale. - V. immunité, carence immunitaire, cellule immunocompétente, alymphocytose, ataxie-télangiectasies, dysglobulinémie. AGAMONTE, s. m. (gr. a- priv.; gamos, union). V. schizonte. AGANGLIONOSE, s. f. (gr. a, privatif; ganglion, glande) [angl. aganglionosis]. Absence congénitale des ganglions nerveux du tube digestif. V. mégacolon. AGAR ou AGAR-AGAR, s. f. [angl. agar]. Algue de la famille des Floridées, commune dans les mers du Japon. Elle renferme un produit colloïde (gélose), et elle est utilisée pour faire des milieux de culture solides, que l'on nomme agar ou gélose. ou s. f. [angl. agar]. Algue de la famille des Floridées, commune dans les mers du Japon. Elle renferme un produit colloïde (gélose), et elle est utilisée pour faire des milieux de culture solides, que l'on nomme agar ou gélose.AGASTRIE, s. f. (gr. a- priv.; gastêr, estomac) (H. Annes Dias, 1938) [angl. agastria]. Absence de l'estomac à la suite de résection totale. Ag e. V. antigène Australia. AGE, s. m. (ancien français aage) [angl. age]. Temps écoulé depuis la naissance d'un individu. - Premier â. Les deux premières années de la vie. - Deuxième â. Période de l'existence allant du 2° au 5° anniversaire. - Troisième â. Terme imprécis désignant les personnes retraitées valides. - Quatrième â. Personnes d'âge très avancé, invalides, complètement dépendantes du milieu. AGE MENTAL, (psychiatrie) [angl. mental age]. Terme servant à fixer le niveau intellectuel d'un enfant. Il correspond à l'âge réel de l'enfant normal moyen capable d'exécuter correctement le test le plus compliqué auquel répond sans faute l'enfant examiné. AGENESIE, s. f. (gr. a- priv.; génésis, génération) [angl. agenesia]. 1° impuissance; impossibilité d'engendrer. - 2° Arrêt partiel de développement frappant l'embryon et provoquant certaines atrophies d'ordre tératologique et des malformations. - 3° (anthropologie). Syn. homogénésie agénésique. Nom donné par Broca aux croisements dont les produits sont absolument inféconds entre eux et avec des individus de l'une ou de l'autre race mère. AGENITALISME, s. m. (lat. a- priv.; genitalis, génital) [angl. agenitalism]. Etat d'un individu privé de la sécrétion interne des ses glandes sexuelles. V. eunuchisme. AGENOSOME, s. m. (gr. a- priv.; génnan, engendrer; sôma, corps) (Isidore Geoffroy St-Hilaire) [angl. agenosomus]. Monstre chez lequel les organes génitaux et urinaires sont nuls ou très rudimentaires. AGENT DELTA (d). (Rizzetto, 1975-1977). Syn. antigène delta, Agd, AgHD, HDV, Virus D., virus delta, virus de l'hépatite D [angl. delta agent]. Particules d'acide ribonucléique de faible poids moléculaire mesurant 35 à 37 nm, présente, liée à l'antigène HBs, chez certains sujets atteints d'hépatite B. Son association avec le virus de cette hépatite, dans les formes aiguës et chroniques actives de la maladie, est un indice de particulière gravité. On discute des rapports de cet agent avec le virus des hépatites non A - non B et avec celui du syndrome immunodéficitaire acquis (SIDA). Cette particule se comporte en antigène et suscite la production d'anticorps antidelta. V. antigène Australia.
AGGLUTINATION, s. f. (lat. agglutinare, coller à) [angl. agglutination]. Groupement en petits amas distincts de corps figurés (microbes, hématies) porteurs d'un antigène et en suspension dans un liquide, survenant lorsqu'on y ajoute quelques gouttes du sérum d'un sujet vacciné contre la maladie causée par ce microbe ou atteint de cette maladie. Les bacilles, immobiles, forment des amas qui tombent au fond du tube. Les cultures stérilisées jouissent de la même propriété (v. sérodiagnostic) et leur manipulation est sans danger. L'a. a été observée également sur les hématies (hémagglutination: v. ce terme). Cette réaction d'a. permet d'identifier un antigène (p. ex. d'un microbe, ou de globules rouges: groupe sanguin) ou d'affirmer la présence d'un anticorps (sérodiagnostic) que l'on recherche avec l'anticorps ou l'antigène correspondant. AGGLUTINATION DE GROUPE. V. coagglutination. AGGLUTINATION DES HEMATIES TRYPSINISEES (test d'), AGGLUTINATION EN MILIEU ALBUMINEUX ou EN SERUM ALBUMINE (test d'). Méthodes destinées à mettre en évidence, dans le sérum, certains anticorps incomplets (v. ce terme et hématies trypsinisées, procédé des). AGGLUTINATION PASSIVE [angl. passive agglutination]. Agglutination (v. ce terme) dans laquelle des particules inertes, servant de support à des antigènes solubles artificiellement fixés sur elles, sont agglutinées lorsqu'elles sont mises en contact avec les anticorps correspondant à cette antigènes. V. hémagglutination passive. AGGLUTININE, s. f. [angl. agglutinin]. Nom donné à des substances spécifiques (anticorps) contenues dans certains sérums, substances qui provoquent l'agglutination, soit de certains microbes (bactério-agglutinine), soit des globules rouges (hémo-agglutinine ou hémagglutinine), qui renferment l'agglutinogène correspondant. - Il existe plusieurs espèces d'hémo-agglutinines: les plus anciennement connues sont les a. a et b, qui agglutinent respectivement les hématies contenant les agglutinogènes A et B (antigènes érythrocytaires du système ABO); selon les individus, elles peuvent être seules ou associées dans le sérum ou être absentes de celui-ci (v. groupes sanguins). Ces deux a. existent spontanément et sont dites régulières ou naturelles. On décrit aussi des a. irrégulières (v. ce terme).
AGGLUTININE ANTI-GALLUS (lat. gallus, coq) [angl. anti-Gallus agglutinin]. Anticorps sérique agglutinant les globules rouges de poulet, découvert chez des malades atteints de pneumonie atypique primitive. AGGLUTININE CHAUDE [angl. warm agglutinin]. V. anticorps chaud. AGGLUTININE COMPLETE [angl. complete agglutinin]. V. anticorps complet. AGGLUTININE FROIDE. (Amzel et Hirszfeld, 1925) [angl. cold agglutinin]. Syn. cryo-agglutinine irrégulière non spécifique, contenue dans le serum de certain sujets, capable d'agglutiner entre 0° et 20° les hématies de ces sujets (auto-agglutinine froide) et celles des personnes du même groupe O. Elles existent chez quelques individus du groupe A1 et au cours de certaines maladies (pneumonie atypique à virus, fièvre récurrente et quelques affections hémolytiques, hépatiques et parasitaires); v. anticorps froid et agglutinines froides (maladie des). AGGLUTININE DE GROUPE. [angl. group agglutinin]. Syn. coagglutinine. Anticorps apparaissant dans le sérum d'un sujet atteint ou convalescent d'une maladie infectieuse et agglutinant, avec le microbe de la maladie, les microbes voisins. V. coagglutination. AGGLUTININE INCOMPLETE [angl. incomplete agglutinin]. V. anticorps incomplet. AGGLUTININE IRREGULIERE [angl. immune agglutinin]. Anticorps sérique dirigé contre les globules rouges possédant certains antigènes indépendants du système ABO et dont les groupes sanguins (rares) ne sont pas toujours recherchés dans les examens de routine - Les uns, "naturels", existent dans tout sérum (p. ex.: l'anti Lewis ou l'anti P1); ils sont rares. D'autres (agglutinines immunes ou immun-anticorps), plus fréquents, apparaissent à la suite de l'introduction d'un antigène étranger, à la suite de certaines grossesses ou de transfusions: p. ex. ceux de groupe Rh ont des systèmes Duffy, Kell ou MNS. V. donneur dangereux, iso-immunisation, Rhésus (facteur). AGGLUTININE SPECIFIQUE [angl. major agglutinin]. Anticorps apparaissant dans le sérum d'un sujet atteint ou convalescent d'une maladie infectieuse et agglutinant uniquement le microbe de la maladie, ou l'agglutinant à une dilution beaucoup plus forte que le microbes voisins. AGGLUTININE O et AGGLUTININE H [angl. O, H, agglutinin]. A. correspond aux antigènes bactériens O et H (v. antigène). AGGLUTININES FROIDES (maladie des) [angl. cold agglutinin disease]. Syn. hémoglobinurie et acrocyanose paroxystiques avec agglutinines froides à un titre élevé. Affection survenant surtout chez la femme après 50 ans, caractérisée par l'apparition, sous l'influence du froid, de troubles vasomoteurs des extrémités (syndrome de Raynaud, avant tout) et, plus rarement, d'accès d'hémolyse intravasculaire avec ou sans hémoglobinurie. Entre ces crises persiste parfois une anémie chronique qui peut s'accompagner de subictère et de splénomégalie. Le sérum contient des agglutinines froides à un taux élevé, responsable de l'auto-agglutination des hématies (immunoglobulines M:IgM avec chaînes légères kappa), un anticorps froid incomplet et souvent une hémolysine froide. L'évolution est chronique, souvent invalidante, très rarement mortelle; cependant elle prend parfois une allure qui rapproche la maladie des a. f. de la macroglobulinémie de waldenström et des hémopathies lymphoïdes malignes. A côté de cette forme idiopathique, existent des formes associées à d'autres hémopathies. Cette maladie est une variété d'anémie hémolytique auto-immune (v. ce terme). AGGLUTINOGENE, s. m. [angl. agglutinogen]. Nom donné à des substances (antigènes) possédées par certains microbes ou certains globules rouges (hémagglutinogènes), quirendent ces microbes ou ces globules agglutinables par des sérums contenant les agglutinines correspondantes. Les globules rouges possèdent plusieurs espèces d'a.: les plus anciennement connus sont l'a. A et l'a. B qui peuvent selon les individus, être isolés ou associés dans les hématies, ou en être absents: d'où division des individus en quatre catégories ou groupes sanguins (v. ce terme); les a. M, N et P (v. groupes sanguins); l'a. Rh et les a; voisins (v. Rhésus, facteur). Ag HBc. V. antigène Australia. Ag Hbe. V. antigène Australia. Ag HBs. V. antigène Australia. AG HC. V. hépatite virale. AG HD. V. agent delta. AGLOBULIE, s. f. (gr. a- priv.; globule) [angl. aglobulia]. Nom donné quelquefois à la diminution du nombre total des globules rouges. V. anémie. AGLOSSIE, s. f. (gr. a- priv.; glôssa, langue) [angl. aglossia]. Absence congénitale de la langue. AGLOSSIE-ADACTYLIE (syndrome) [angl. aglossia-adactylia syndrome]. Ensemble de malformations non héréditaires comportant essentiellement une absence totale ou subtotale de la langue et un manque de développement des extrémités, surtout des doigts; d'autres anomalies peuvent être associées: des dents, de la voûte palatine, du cœur, des viscères abdominaux. V. Hanhart (syndrome d'). AGLYCONE, s. m. [angl. aglycone]. V. hétéroside. AGMINE, EE, adj. (lat. agminari, aller en troupe). [angl. agminate]. Se dit de plusieurs organes élémentaires de même espèce réunis les uns aux autres. AGNATHIE, s. f. (gr. a- priv.; gnathos, mâchoire) [angl. agnathia]. Absence congénitale de la mandibule. AGNOSCIE, s. f. (gr. a- priv.; gignôskô, je reconnais) [angl. agnosia]. V. agnosie. AGNOSIE, s. f. (gr. agnôsia, ignorance) [angl. agnosia]. "trouble de la reconnaissance des objets, inexplicable par un déficit sensoriel et traduisant un déficit intellectuel spécialisé" (J. Delay). Il existe des a. pour tous les organes des sens (cécité, surdité, verbale). Ce terme est ordinairement employé dans le sens d'a. tactile. - a. auditive. Trouble de l'audition portant électivement sur la compréhension des perceptions sensorielles élémentaires, celles-ci étant à peu près normalement entendues. Il est dû à une atteinte du cortex cérébral: il ne s'accompagne pas de troubles de l'intelligence, mais généralement de troubles du langage. - a. auditive verbale congénitale. V. audimutité. - a. digitale [angl. finger agnosia]. Difficulté ou impossibilité, pour un malade, de distinguer les doigts de sa main ou de celle de l'observateur; v. Gerstmann (syndrome de). - a. d'extensité. V. amorphognosie. - a. d'intensité. V. ahylognosie. - a. perceptive. A. tactile caractérisée par un trouble dans la perception des sensations. - a. sémantique. Syn. asymbolie tactile. A. tactile caractérisée par l'impossibilité de construire, avec les éléments fournis par la palpation d'un objet, le schéma de cet objet, nécessaire pour en comprendre la nature et l'usage. C'est une forme d'astéréognosie. V. pariétal (syndrome) et analgognosie. - a. spatiale [angl. spatial agnosia]. Impossibilité de localiser un objet dans l'espace; désorientation; perte de la mémoire topographique (lésions de l'écorce du lobe occipital). - a. visuelle ou optique [angl. visual agnosia]. Perte des représentations visuelles, des images-souvenirs, observée dans la cécité psychique (v; ce terme); elle est due à une lésion de lobe occipital. AGNOSO-APRAXIE, s. f. [angl. agnosia-apraxia]. Apraxie associée à une agnosie tactile plus ou moins accentuée (apraxie idéatoire ou idéo-motrice). AGONIE, s. f. (agônia, combat) [angl. agony]. Période de transition entre la vie et la mort, caractérisée par un affaiblissement de la circulation entraînant une irrigation cérébrale insuffisante et la diminution ou l'abolition de l'intelligence. AGONISTE, adj. et s. m. (gr. agônistês, combattant) (physiologie) [angl. agonist]. Se dit d'un muscle dont l'action produit le mouvement désiré. Plus généralement, phénomène ou substance qui concourt à produire l'effet recherché, qui accroît celui-ci. AGORAPHOBIE, s. f. (gr. agora, place; phobos, peur) (westphal, 1872) [angl. agoraphobia]. Syn. kénophobie. Peur des espaces; appréhension de traverser les places, les ponts, accompagnée souvent d'angoisse et de vertige. AGRAMMATISME, s. m. (gr. a- priv.; grammata, lettres) [angl. agrammatism]. 1° Vice de prononciation résultant de l'omission d'une ou de plusieurs lettre d'un mot. - 2° (Kussmaul, 1876); Syn. aphasie syntactique (Head). Défaut de construction grammaticale des phrases aboutissant à un style télégraphique. AGRANULOCYTOSE, s. f. (W. Schultz, 1922) [angl. agranulocytosis]. Syn. aneutrophilie, granulocytopénie maligne, maladie de Schultz. Disparition des leucocytes granuleux du sang. - ce terme, proposé d'abord pour désigner une affection autonome presque toujours mortelle, caractérisée par une angine ulcéro-nécrotique, un syndrome infectieux grave et un syndrome hématologique spécial (leucopénie considérable avec disparition presque totale des polynucléaires neutrophiles), s'applique aussi à un état (syndrome agranulocytaire) qui peut se rencontrer dans un grand nombre d'infections (septicémie), d'intoxications ou à la suite d'un traitement radioactif intense ou prolongé. Elle est parfois accompagnée de myéloblastose, d'anémie ou d'hémorragies (v. panmyélophtisie). AGRANULOCYTOSE GENETIQUE INFANTILE. V. agranulocytose infantile héréditaire de von Kostmann. AGRANULOCYTOSE HYPERPLASIQUE DU TYPE ROHR. V. Rohr (agranulocytose hyperplasique du type, ou moelle de). AGRANULOCYTOSE INFANTILE HEREDITAIRE DE VON KOSTMANN (1956) [angl. Kostmann's disease]. Syn. agranulocytose génétique infantile (von Kostmann), maladie de von Kostmann: Maladie familiale héréditaire, à transmission autosomique récessive, rare décrite chez le nourrisson en Suède et caractérisée par un arrêt de la maturation des leucocytes granuleux au stade promyélocytaire. Cette affection facilite le développement d'infections, souvent cutanées, qui peuvent entraîner la mort. AGRAPHIE, s. f. (gr. a- priv.; graphein, écrire) (Ogle, 1867) [angl. agraphia]. Syn. aphasie motrice graphique. Impossibilité d'exprimer les idées et les sentiments en se servant de mots écrits ou de signes. Elle peut porter sur l'expression des sentiments par les signes musicaux (agraphie musicale). V. amnésie graphocinétique. AGRAVITE, s. f. (gr. a- priv.; gravitas, pesanteur) [angl. weigthtlessness]. Syn. apesanteur. Etat d'un corps qui n'est pas soumis à la pesanteur. AGREGABILITE, s. f. faculté de pouvoir s'agréger, se grouper en amas. V. agrégation des hématies et agrégation des plaquettes. AGREGANT, ANTE, adj. Qui provoque ou favorise l'agrégation des globules rouges ou des plaquettes dans les vaisseaux sanguins. AGREGAT D'HEMATIES [angl. red cell aggregate]. Amas d'hématies empilées en rouleaux se formant parfois dans les artérioles et les capillaires lorsque la circulation se ralentit. AGREGAT DE PLAQUETTES [angl. platelet aggregate]. Amas de plaquettes qui se sont accolées et unies les unes aux autres. V. agrégation des plaquettes. AGREGATION DES HEMATIES [angl. sludging of red cells]. Le fait, pour les globules rouges, de se grouper, de se réunir en petits amas dans les vaisseaux; il est lié au ralentissement de la circulation et provoque l'obstruction des artérioles et des capillaires. Il peut être localisé (zones ischémiées) ou généralisé (états de choc). AGREGATION LEUCOCYTAIRE (test d') (Rouveix, 1980) [angl. leukocytes aggregation test]. Méthode néphélémétrique d'évaluation de l'hypersensibilité à médiation cellulaire (v. ce terme), permettant de doser de très faibles quantités de lymphokines (v. ce terme). AGREGATION DES PLAQUETTES [angl. platelet aggregation]. Le fait, pour les plaquettes, de se grouper, de s'accoler les unes aux autres dans les vaisseaux et de s'unir entre elles par des filaments d'actine, de myosine et de fibrine. C'est le dernier stade de l'hémostase primaire (phase plaquettaire de l'hémostase), qui succède à l'adhésion et au "release". L'a. (facilitée par les catécholamines, l'ADP, le facteur plaquettaire n° 4, la thromboxane et la présence de calcium) d'abord réversible, devient plus ou moins vite irréversible (formation d'un clou plaquettaire aidée par la présence de traces de thrombine. V. thrombus blanc). Le processus de coagulation va ensuite se poursuivre grâce aux facteurs plasmatiques. V. adhésion plaquettaire et prostacyline. AGRESSOLOGIE, s. f. (lat. aggressio, attaque; gr. logos, science) (M. Mosinger, 1947). "Etude des chocs d'origine exogène et endogène, traumatique, physique, chimique, infectieuse ou neuropsychique" AGRYPNIE, s. f. (gr. agrupnîa, insomnie) (inusité). Insomnie. AGRYPNODE, adj. (gr. agrupnos, qui ne dort pas) [angl. agrypnotic]. V. coma vigil. AGUEUSIE, s. f. (gr. a- priv.; geusis, goût) [angl. ageusia]. Diminution ou abolition du sens du goût. AH (espace) [angl. AH interval]. Distance qui sépare, sur l'électrocardiogramme endocavitaire auriculo-ventriculaire (v. H, onde), l'onde A, onde auriculaire rapide, de l'onde H, due à l'activité du faisceau de His, normalement de 70 millisecondes. Son allongement isolé traduit un ralentissement de la conduction nodale: c'est un bloc supra-hissien (v. ce terme). AHLQUIST (hypothèse ou théorie d'). V. récepteur adrénergique ou sympathique. AHRENS (maladie d'). V. hyperlipidémie, type 4. AHYLOGNOSIE, s. f. (gr. a- priv.; hulê, matière; gnôsis, connaissance) [angl. ahylognosia]. Syn. anhylognosie, agnosie d'intensité. Impossibilité de reconnaître, par le toucher, la matière constituant les différents objets. AÏ CREPITANT ou DOULOUREUX (nom dû à la brusque douleur provoquée par le moindre mouvement). V. synovite crépitante. AICARDI (syndrome d') (1969) [angl. Aicardi's syndrome]. Syndrome pédiatrique rare, observé dans le sexe féminin et de mauvais pronostic, associant spasmes en flexion, agénésie du corps calleux et lacunes chorio-rétiniennes. AIGU, UË, adj. (lat. acutus, aigu) [angl. acute]. 1° D'évolution courte (maladie). P. ex. appendicite a., œdème pulmonaire a. V. subaigu et chronique. 2° Intense et localisé (douleur). AINE, s. f. (lat. inguen, aine) (NA inguen, pl. inguina) [angl. groin]. Région unissant les faces antérieures de la paroi abdominale et de la cuisse. V. inguinal. AÏNHUM, s. m. [angl. ainhum]. Affection des pays chauds, considérée comme une trophonévrose, et caractérisée par l'amputation spontanée d'un orteil (généralement le cinquième). L'a. ne s'observe que dans la race noire et ne frappe que le sexe masculin. AINS. Initiales d'Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien. V. inflammation et arachidonique (acide). AIR (mal de l'). V. transports (mal des). AIR COMPLEMENTAIRE. V. Volume de réserve inspiratoire. AIR COURANT. V. volume courant. AIR DE RESERVE. V. volume de réserve expiratoire. AIR RESIDUEL. V. volume résiduel. - a. r. fonctionnel. V. capacité résiduelle fonctionnelle. AIR TRAPPING. (angl.) V. index de rapidité de l'air. AIS. Initiales d'Anti-Inflammatoire Stéroïdien. V; inflammation et arachidonique (acide). AISSELLE, s. f. (lat. axilla, aisselle) (NA axilla) [angl. axilla, armpit]. Espace creux situé sous l'épaule, entre la face latérale du thorax et la face interne du bras, contenant de nombreux vaisseaux et nerfs. V. axillaire. AIT. Abréviation d'Accident Ischémique (cérébral) Transitoire. V. accident vasculaire cérébral. AJMALINE (épreuve à l') (Cl. Guérot et coll., 1972) (cardiologie). Epreuve pharmacologique réalisée au cours de l'enregistrement endocavitaire des potentiels du faisceau de His, pour dépister l'origine cardiaque d'une syncope. L'ajmaline, injectée dans une veine, ralentit la conduction auriculo-ventriculaire, surtout dans la partie distale des voies de conduction. L'allongement de l'espace HR (du potentiel du faisceau de His au début du ventriculogramme), faible chez le sujet sain, atteint le double, ou plus, de la normale en cas de bloc auriculo-ventriculaire paroxystique. Cette épreuve provoque même parfois un bloc auriculo-ventriculaire complet ou de haut degré. - l'ajmaline est un alcaloïde dérivé de Rauwolfia serpentina, utilisé dans le traitement des arythmies, surtout ventriculaires. AKATHISIE, s. f. V; acathésie. AKINESIA ALGERA (Mœbius 1891) [angl. akinesia algera]. Syn. syndrome de Mœbius. "syndrome caractérisé par des sensations douloureuses se produisant à l'occasion des mouvements volontaires, douleurs qui s'expliquent par aucune lésion locale et qui rentrent dans le groupe des algies centrales" (Déjerine). AKINESIE, s. f. (gr. a- priv.; kinêsis, mouvement) [angl. akinesia]. V. acinésie. - pris aussi dans le sens d'immobilisation. P. ex.: a. palpébrale dans les opérations sur le globe oculaire. AKINETIQUE (crise) (lennox); Syn. attaque ou crise statique (Ramsay Hunt). Forme mineure de l'épilepsie (petit mal), caractérisée par la perte soudaine et brève du tonus de posture avec chute de la tête en avant et, si la crise est généralisée, chute brutale. V. épilepsie akinétique. AKOASME ou ACHOASME, s. m. (gr. akhoê, oreille, audition) [angl. akoasma]. Nom proposé par Wernicke pour désigner l'ensemble des hallucinations auditives élémentaires (perception de sons indéfinis) et différenciées (sons rapportés à des objets déterminés). AKUREYRI (maladie d'). [angl. akureyri's disease]. Encéphalomyélite épidémique de cause imprécise, décrite en 1948 dans la ville d'A. en Islande. Elle se manifeste par de la fièvre, un syndrome méningé, des douleurs et de la faiblesse dans certains groupes musculaires, des paresthésie, parfois de la diarrhée. Son évolution est presque toujours bénigne. ET AL. (lat. et alii, et les autres). Locution utilisée dans les références bibliographiques des textes anglo-saxons, et signifiant: et coll. (et collaborateurs). ALA. Abréviation de d-aminolévulinique acide. V. porphyrine.
ALACRYMIE, s. f. (gr. a, privatif; lat. lacryma, larme). Absence de sécrétion de larmes. ALACTASIE, s. f. [angl. lactase deficiency]. Absence de lactase: v. ce terme et lactose (intolérance au). ALAGILLE (syndrome d') (1975). [angl. Alagille's syndrome]. Association chez l'enfant d'un ictère cholestatique dû à une hypoplasie des canalicules biliaires intra-hépatiques, de malformations vertébrales, d'un retard des développements physique, mental et sexuel, et d'un souffle cardiaque. ALAISE, s. f. V. alèze. ALAJOUANINE (syndrome d') (1930). (Théophile A., neurologue français.) [angl. Alajouanine's syndrome]. Association de malformations bilatérales comportant une paralysie des VI° et VII° paires crâniennes et un pied bot. ALALIE, s. f. (gr. a- priv.; lalein, parler). V. aphémie. - alalie congénitale ou idiopathique. V. audimutité. ALALINE AMINOTRANSFERASE. s. f. V. transaminase. ALARME (réaction d') (Selye) [angl. alarm reaction]. V. adaptation (syndrome d'). ALASTRIM, s. m. (du portugais alastar, qui se développe rapidement et intensément) [angl. alastrim]. Syn. milkpox, para-variole. Maladie contagieuse et épidémique se rencontrant principalement aux Antilles, dans les autres parties de l'Amérique, dans l'Afrique du sud où on la connaît sous le nom d'amass et aux Indes, ayant des symptômes qui rappellent à la fois ceux de la variole et ceux de la varicelle, et frappant surtout les Noirs. Elle est considérée, par certains, comme une fièvre éruptive particulière, mais semble bien être une forme légère de la variole (varioloïde) survenant chez les sujets non ou insuffisamment vaccinés. ALAT. Alanine-aminotransférase. V. transaminase. ALBEE (opération d') [angl. Albee's operation]. Intervention pratiquée dans le traitement du mal de Pott et dans celui de certaines scolioses. Elle a pour but de provoquer l'ankylose d'un segment du rachis, au moyen d'un long greffon osseux placé entre les deux moitiés des apophyses épineuse des vertèbres, préalablement fendues. ALBERS-SCHÖNBERG (maladie d'). V. ostéopétrose. ALBINI (nodosités d'). V. Cruveilheir (nodosités de). ALBINIE, s. f. (terme ancien) ou ALBINISME, s. m; (albus, blanc) [angl. albinism]. Absence congénitale de pigment, partielle ou générale, parfois limitée au globe oculaire. Elle est due à une anomalie héréditaire du métabolisme de la mélanine transmise selon le mode dominant autosomique (a. partiel v. piébaldisme), le mode récessif autosomique (a. généralisé ou oculo-albinisme) ou le mode récessif lié au sexe (a. oculaire). ALBINOS, s. m. [angl. albinos]. Individu atteint d'albinisme. ALBRIGHT (acidose tubulaire chronique d'). V. acidose rénale hyperchlorémique. (A. médecin américain 1900-1969). ALBRIGHT (dystrophie ou ostéodystrophie héréditaire d') V. ostéodystrophie héréditaire d'Albright. ALBRIGHT (maladies et syndromes d'). 1° (1937) [angl. Albright's syndrome]. Syn. syndrome de Mac Cune-Albright-sternberg (Mc C., 1937). Variété de dysplasie fibreuse des os (v. ce terme) à localisations multiples, unilatérales ou à prédominance unilatérale, avec pigmentation cutanée en aires disséminées du côté de la lésion osseuse et troubles endocriniens (puberté précoce dans le sexe féminin). - 2° V; Seabright-Bantam (syndrome des) et ostéodystrophie héréditaire d'Albright. - 3° V. acidose rénale hyperclorémique. - 4° V. Klinefelter (syndrome de). ALBRIGHT (tubulopathie d'). V. acidose rénale hyperchlorémique. ALBRIGHT (type). V. hyperparathyroïdie, hyperparathyroïdisme et ostéodystrophie héréditaire d'Albright. ALBRIGHT-BUTLER-BLOOMBERG (syndrome d'). V. rachitisme hypophosphatémique familial. ALBUGINEE, s. f. (lat. albugo, taie) [NA et angl. tunica albuginea]. Enveloppe conjonctive blanchâtre et dense de certains organes génitaux (testicule, corps caverneux et spongieux, ovaire). ALBUGINITE, s. f. [angl.albuginitis]. Inflammation de l'albuginée. ALBUGO, s. m. (lat. albus, blanc) [angl. albugo]. 1° Trouble trophique des ongles, caractérisé par la formation de petites tâches blanches, transversales, striées ou non. - 2° Taches blanches de la cornée dues à l'accumulation de granulations graisseuses dans son épaisseur. ALBUMINE, s. f. [angl. albumin]. Variété de protéide simple (holoprotéide) soluble dans l'eau. Les a. existent dans le sérum sanguin (sérum a.), l'œuf (ovalbumine), le lait, le protoplasma. ALBUMINEMIE, s. f. (albumine; gr. haïma, sang). Présence et taux de la sérum-albumine dans le plasma sanguin (55% des protéines plasmatiques). ALBUMINIRACHIE, s. f. Présence d'albumine dans le liquide céphalorachidien. Terme parfois employé, à tort, comme syn. de protéinorachie (v. ce terme). ALBUMINURIE, s. f. [angl. albuminuria]. Présence d'albumine dans l'urine. On en avait fait parfois le synonyme de mal de Bright. Actuellement, le terme d'a. est remplacé par celui de protéinurie, plus exact car, parmi les protéines parfois contenues dans l'urine, se trouvent, outre l'albumine proprement dite (sérum-albumine), les diverses globulines plasmatiques. - a. cicatricielle (Bard) ou résiduale (J. Teissier). A. isolée, séquelle d'une néphrite ancienne. - a. clinostatique. [angl. hypostatic albuminuria]. A. observée parfois dans la position couchée chez les femmes enceintes; elle est attribué à l'uterus gravide pesant, dans cette position, sur le pédicule rénal et le comprimant. - a. intermittente cyclique. V. Pavy (maladie de).- a. orthostatique (Tessier, 1885) ou de posture (Stirling) [angl. orthostatic albuminuria]. Variété d'albuminurie intermittente, dans laquelle l'albumine apparaît uniquement dans la station debout. Elle s'observe parfois chez les jeunes gens ne correspond à aucune lésion rénale et disparaît avec l'âge. L'a. orthostatique peut aussi se montrer au début ou à la fin des néphrites. ALBUMOSE, s. f. [angl. albumose]. Produit de la digestion incomplète des matières albuminoïdes constituant des substances intermédiaires entre les syntonines et les peptones. Elle ne coagule pas par la chaleur, mais par l'acide nitrique à froid. V. Bence Jones (eéaction de). V. albumosurie. ALBUMOSURIE, s. f. [angl. albumosuria]. Syn. hémialbumosurie, propeptonurie. Présence dans l'urine de propeptone ou albumose. - L'a. est observée dans les myélomes multiples (v. Kahler, maladie de) et accessoirement dans les leucémies, l'ostéomalacie et les cancers secondaires du squelette. En fait, il s'agit de la présence, dans l'urine, d'une chaîne légère d'une immunoglobuline monoclonale (v. protéine de Bence Jones). ALCALINIMETRIE, s. f. [angl. alkalimetry]. Dosage de l'alcalinité d'un liquide organique et en particulier du sang. ALCALINOPHAGIE, s. f. (Hayem). Usage immodéré du bicarbonate de sodium que font certains malades atteints d'hyperchlorhydrie douloureuse. V. lait et des alcalins (syndrome du). ALCALINOTHERAPIE, s. f. [angl. alkalitherapy]. Emploi thérapeutique des sels alcalins et en particulier du bicarbonate de sodium. ALCALOIDE, s. m. (arabe: al Kali, potasse: gr. eidos, forme) [angl. alkaloid]. Terme générique désignant une substance organique azotée d'origine végétale, à caractère alcalin, de structure chimique complexe, peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool, et douée d'une action puissante, souvent toxique, sur l'organisme (p. ex.: atropine, caféine, colchicine, morphine, quinine...). ALCALOSE, s. f. [angl. alkalosis]. Rupture de l'équilibre acidobasique du plasma dans le sens d'une augmentation de l'alcalinité; le pH devient supérieur à 7,40. Cette rupture se traduit par l'abaissement du rapport: acide carbonique/bicarbonates du plasma. Celui-ci peut être dû à la diminution du CO2 dissous du plasma (a. gazeuse ou respiratoire par élimination exagérée de CO2: hyperventilation pulmonaire) ou à l'augmentation des bicarbonates (a. non gazeuse, fixe ou métabolique par élimination d'acides - vomissements - ou par absorption excessive de bicarbonates). Lorsque, grâce aux mécanismes régulateurs de l'organisme (tampons), l'autre terme du rapport évolue parallèlement à celui qui est perturbé, la valeur du rapport et le pH sanguin ne changent pas: l'a. est compensée. Si les mécanismes régulateurs sont débordés, le pH s'élève (a. décompensée). On devrait, en bonne logique, réserver le terme d'a. à l'a. décompensée. V. tampon. ALCALOSE COMPENSEE [angl. compensated alkalosis]. V. alcalose. ALCALOSE DECOMPENSEE [angl. uncompensated alkalosis]. V. alcalose. ALCALOSE FIXE [angl. metabolic alkalosis]. V. alcalose. ALCALOSE GAZEUSE [angl. gaseous alkalosis]. V. alcalose. ALCALOSE METABOLIQUE [angl. metabolic alkalosis]. V. alcalose. ALCALOSE NON GAZEUSE [angl. metabolic alkalosis]. V. alcalose. ALCALOSE RESPIRATOIRE [angl. compens alkalosis]. V. alcalose. ALCAPTONE, s. f. [angl. alcaptone]. Syn. acide homogentisique. Produit de dégradation incomplète d'acides aminés aromatiques, la phénylalanine et la tyrosine. ALCAPTONURIE, s. f. (Bœdecker, 1859) [angl. alcaptonuria]. Présence dans l'urine de l'alcaptone. Les urines alcaptonuriques réduisent la liqueur de Fehling; laissées à l'air et à la lumière, elles noircissent et, en quelques jours, peuvent devenir noires comme de l'encre. L'a., anomalie enzymatique héréditaire transmise selon le mode récessif, même s'observer chez les sujets bien portants. Elle est due à l'absence d'oxydase homogentisique. Elle est très fréquente dans l'ochronose. ALCOOL, s. m. (arabe al-cohol, substance subtile) [angl. alcohol]. Tout corps chimique comportant un radical -OH non fixé directement sur un noyau aromatique comme les phénols. Employé seul, ce terme désigne l'alcool éthylique (C2H5OH). ALCOOL ETHYLIQUE [angl. ethanol]. Syn. éthanol. V. alcool. ALCOOLAT, s. m. [angl. alcoholate]. Médicament qui résulte de la distillation de l'alcool éthylique sur une ou plusieurs substances aromatiques. ALCOOLATURE, s. f. [angl. alcoholature]. Médicament obtenu en faisant macérer parties égales d'alcool éthylique et d'une plante fraîche. ALCOOLE, s. m. [angl. alcoholic tincture]. Syn. teinture alcoolique. Médicament obtenu en faisant dissoudre dans l'alcool éthylique (solution, macération, lixiviation) les principes actifs de substances médicinales. Les teintures de substances végétales sont au cinquième (1 de substance pour 5 d'alcool). Les teintures de substances animales sont au dixième. "Les teintures simples des drogues héroïques, c'est-à-dire très actives, doivent être préparées par lixiviation avec de l'alcool à 70°, et de telle façon que le poids de la teinture obtenue soit égal à dix fois le poids de la substance employée" (Codex 1908). ALCOOLEMIE, s. f. (alcool; gr. haïma, sang) [angl. alcoholemia]. Présence passagère d'alcool éthylique dans le sang à la suite d'ingestion de boisson alcoolique. - Une a. supérieure à 0,80 g par litre (17,3 mmol/l) engage ou aggrave la responsabilité de l'auteur d'un accident, d'un délit ou d'un crime (loi du 9 juillet 1970). ALCOOEPILEPSIE, s. f. (Bratz). Variété d'épilepsie engendrée directement par l'alcool éthylique. Les accès épileptiques surviennent d'abord pendant l'ivresse, puis à la suite d'ingestion de doses d'alcool ne déterminant pas l'ivresse. Ils diffèrent du mal comitial par un ictus psychique plus lent, et disparaissent complètement par l'abstinence. Ils diffèrent aussi de l'épilepsie habituelle des buveurs qui est définitive et persiste quand le malade a cessé de boire. ALCOOLISATION DES NERFS (Sicard). Injection d'alcool éthylique dans un tronc nerveux (névralgie faciale, causalgie, etc.). ALCOOLISME, s. m. (Huss, 1852) [angl. alcoholism, ethylism]. Syn. éthylisme. Ensemble des accidents morbides a. chronique. - a. fœtal. V. fœtopathie alcoolique. ALCOOLODEPENDANCE, s. f. Pharmacodépendance vis-à-vis de l'alcool éthylique. ALCOOLOGIE, s. f. (alcool, gr. logos, discours). Etude de l'alcool éthylique et de ses effets sur l'organisme). ALCOOLOMANIE, s. f. (alcool; gr. mania, folie) [angl. alcoholomania]. Période latente de l'intoxication alcoolique chronique, pendant laquelle l'alcool éthylique ne manifeste son action que par l'accoutumance et le besoin. ALCOOLOTHERAPIE, s. f. (alcool; gr. thérapéia, traitement). Emploi thérapeutique de l'alcool éthylique, quel que soit son mode d'administration. ALCOOTEST, s. m. Appareil servant à apprécier le degré d'alcoolémie d'après la teneur en alcool du gaz expiré. - Le sujet soumis à l'examen (qui porte aussi le nom d'a.) doit souffler dans l'appareil: les cristaux de bichromate de potassium qu'il contient changent de couleur en fonction de la richesse en alcool de l'air rejeté. V. alcoolémie, éthylomètre et éthylotest. ALCOYLANT, adj. et s. m. [angl.alkylating]. Syn. alkylant. Se dit d'un corps chimique possédant une ou plusieurs chaînes de la série alcoyle (v. ce terme) (ou alkyle) avides de se combiner avec certains groupements protéiques (nucléoprotéides en particulier) qu'il transforme. Quelques-uns sont utilisés en chimiothérapie comme antimitotiques (moutardes à l'azote: cyclophosphamide); ils bloquent la division cellulaire en empêchant le dédoublement des chromosomes (formés d'acide désoxyribonucléique, ADN). V. antimitotique. ALCOYLATION, s. f. [angl. alkylation]. Syn. alkylation. Combinaison d'un groupement protéique avec un alcoylant (v. ce terme). ALCOYLE, s. m. (chimie). [angl. alkyl]. Radical constitué par un alcool ayant perdu un hydroxyle (ou bien par un hydrocarbure ayant perdu un atome d'hydrogène). ALCOYLE, EE, adj. Syn. alkylé. Qui a subi l'action d'un alcoylant (v. ce terme). ALDER (anomalies d') [angl. Alder's anomaly]. Présence, dans les leucocytes polynucléaires neutrophiles et éosinophiles, de grosses granulations basophiles. ALDOLASE, s. f. [angl. aldolase]. Enzyme présente dans les tissus du fœtus, avec 3 variétés (isozymes, v. ce terme): l'a. A qui existe seule dans les muscles, mais aussi - isolément dans le foie et l'a. C propose au cerveau. Les différentes a., dans la chaîne des dégradations du glycogène ou du glucose, scindent le fructose 1-6 diphosphate (ou ester de Harden et Young) en deux trioses phosphates: le dihydroxyacétone phosphate et le phosphoglycéraldéhyde. Elles peuvent aussi (surtout l'a. B) agir sur le fructose 1-phosphate. Les a. ne se retrouvent qu'à l'état de traces chez l'adulte (V. aldolasémie). Elles réapparaissent dans le foie et dans le sérum sanguin au cours des hépatites aiguës et surtout des cancers hépatiques (a. A et C). Leur taux sérique s'élève aussi de façon très transitoire au début de l'infarctus du myocarde. V. antigènes fœtaux, alpha-fœto-protéine, dérépression et fructose (idiosyncrasie ou intolérance héréditaire au). ALDOLASEMIE, s. f. [angl. aldolasemia]. Présence et taux d'aldolase dans le sérum sanguin (normalement 1,3 à 8,2 mU/ml ou 12 à 75 nmol/s/l). ALDOSTERONE, s. f. (ainsi nommée à cause de la fonction 18-aldéhyde qui la caractérise) (isolée par Simpson, Tait, Reichstein et Wettstein en 1953; synthétisée par Wettstein en 1954) [angl. aldosterone]. Syn. électrocortine, 18-oxo-corticostérone, 11-b-oxy-18-oxocortexone. Hormone minéralcorticoïde sécrétée par la zone glomérulée de la corticosurrénale; elle règle dans l'organisme, le bilan du Na+ et du K+ dont elle contrôle les échanges au niveau de la partie distale du tube rénal. L'excès d'a. provoque une déplétion du potassium qui s'élimine en abondance par l'urine et dont le taux sanguin diminue, une rétention du sodium dans les cellules où il remplace le potassium éliminé, une augmentation limitée des liquides extracellulaires et une alcalose métabolique. La quantité d'a. sécrétée en 24 heures est de 10 à 200 µg. Elle s'accroît si la natrémie et le volume sanguin diminuent, par l'intermédiaire d'une hypersécrétion de rénine et d'angiotensine. Une augmentation de la volémie freine par contre la production de rénine et donc d'aldostérone. V. hyperaldostéronisme.
ALDOSTERONEMIE, s. f. Présence d'aldostérone dans le sang. Son taux normal est de 2 à 25 ng par 100 ml de plasma (en moyenne 6,6). ALDOSTERONISME, s. m. [angl. aldosteronism]. V. hyperaldostéronisme. - a. primaire. V. Conn (syndrome de). ALDOSTERONURIE, s. f. [angl. aldosteronuria]. Présence d'aldostérone dans l'urine. Son taux normal est de 5 à 12 µg par 24h. et celui de son produit de dégradation, la tétrahydroaldostérone, est de 40 à 60 µg. ALDRICH (syndrome d') (1954). V. Wiskott-Aldrich (syndrome de). ALEP (bouton d'). V. bouton d'Orient. ALESE, s. f. alèze. ALEUCEMIQUE (lymphadénie) (gr. a- priv.; leukos, blanc; haïma, sang) [angl. aleukemic]. V. leucémie et lymphadénie. ALEUCIE, s. f. Extrême leucopénie (v. ce terme) [angl. aleukia]. - a. congénitale. V. dysgénésie réticulaire. - a. hémorragique. V. panmyélophtisie. ALEXANDER (maladie d') (1949) [angl. Alexander's disease]. Affection rare caractérisée par un déficit global de toutes les fonctions du système nerveux, apparaissant dés les premiers mois de la vie et évoluant vers la mort dans un tableau dominé par une profonde arriération mentale. Le volume du crâne est augmenté et il existe une gliose diffuse de l'ensemble du cerveau et de la moelle avec dégénérescence fibrinoïde des astrocytes. ALEXANDER (maladie, syndrome ou pseudo-hémophilie d') (1953) [angl. Alexander's disease]. Syn. angiohémophilie A. Affection hémorragique grave, très rare, se manifestant peu de temps après la naissance et dans laquelle le temps de saignement est allongé et le facteur VIII déficient. On l'a identifiée à la maladie de von Willebrand (v. ce terme). ALEXIE, s. f. (gr. a- priv.; lexis, mot). V. cécité verbale. - a. musicale. V. cécité musicale. ALEXINE, s. f. (gr. alexein, repousser) (Buchner, 1889). V. complément. ALEXIPHARMAQUE, s. m. (gr. alexein, repousser; pharmakon, venin) [angl. alexipharmac]. Antidote (désuet). ALEXITHYMIE, s. f. (gr. alexein, repousser; thumos, âme) (Sifneos, Nemiah) [angl. alexithymia]. Etat d'inhibition irrationnelle s'accompagnant de difficulté à exprimer des sentiments. ALEZE, ALESE ou ALAISE, s. f. (à l'aise) [angl. aleze, draw sheet]. Pièce de toile destinée à protéger le lit des malades. ALGESIMETRE, s. m. (gr. algêsis, douleur; métron, mesure) [angl. algesimeter]. Appareil permettant de mesurer l'intensité de l'excitation nécessaire pour faire naître une impression douloureuse. ALGESIOGENE, adj. (gr. algêsis; génnan, engendrer) [angl. algesiogenic]. V. algogène. ALGIDE, adj. (lat. algidus, qui place) [angl. algid]. Se dit d'une maladie ou d'un syndrome s'accompagnant d'algidité. - période algide du choléra. - accès algide de certaines fièvres intermittentes pernicieuses. - collapsus algide. V. collapsus. ALGIDITE, s. f. [angl. algidity]. Etat morbide caractérisé par le refroidissement avec sensation de froid et tendance au collapsus, sans que la température centrale participe nécessairement à l'abaissement de la température périphérique. - a. progressive des nouveau-nés. V. athrepsie. ALGIE, s. f. (gr. algos, douleur) [angl. pain]. Douleur d'un organe ou d'une région, ne correspondant pas à une lésion anatomique évidente. P. ex.: algies hystériques, algies hypochondriaques. - Employé comme suffixe [angl. algia], ce mot implique l'idée d'une douleur sans lésion évidente. P. ex.: arthralgie, névralgie. - algies diffusantes post-traumatiques (Leriche). Syndrome caractérisé par l'apparition, à la suite d'un traumatisme insignifiant et en dehors de toute infection, de douleurs à type de brûlure, continues avec paroxysmes, qui débordent bientôt la zone blessée et diffusent à tout le membre et même au-delà. Elles s'accompagnent de troubles trophiques de la peau et des phanères, de décalcification squelettique et parfois de troubles psychiques. Ce syndrome serait d'origine sympathique (à rapprocher de la névrite ascendante, de la mélotrophose traumatique, de l'ostéoporose algique post-traumatique, du syndrome extenso-progressif et de l'atrophie de Sudeck; v. ces termes). - a. sympathique. V. sympathalgie. - a. sympathique de la face. V. névralgisme facial. ALGIQUE, adj. (gr. algos) [angl. algetic]. Qui est en rapport avec la douleur. - fièvre a. Fièvre résultant d'une excitation douloureuse. ALGODYSTROPHIE SYMPATHIQUE [angl. sympathetic algodystrophy]. Syn. algoneurodystrophie. Ensemble de syndromes douloureux vasomoteurs et trophiques d'origine sympathique. Au membre supérieur, il comprend: le syndrome épaule-main, certaines périarthrites isolées de l'épaule, certaines douleurs isolées de la main, l'ostéoporose algique post-traumatique, la causalgie de Weir-Mitchell. Au membre inférieur, les localisations les plus fréquentes touchent les pieds, les genoux, plus rarement les hanches. ALGOGENE, adj. (gr. algos, douleur; génnan, engendrer) [angl. algogenic]. Syn. algésiogène. Qui provoque la douleur. ALGOHALLUCINOSE, s. f. Douleur que les amputés ressentent dans leur membre absent. V. amputés (illusion des). ALGOLAGNIE, s. f. (gr. algos; lagnéia, coït) [angl. algolagnia]. Perversion du sens génital qui a besoin, pour être excité, d'être associé à une douleur ressentie (a. passive ou masochisme) ou infligée à autrui (a. active ou sadisme). ALGOMANIE, s. f. (gr. algos; mania, folie) (Lemesle). Manie de la douleur; penchant qu'ont certains individus à rechercher la douleur. ALGOMERASTHENIE, s. f. (gr. algos; méros, cuisse; asthénie). V. jambes sans repos (syndrome des). ALGOMETRIE, s. f. (gr. algos, douleur; métron, mesure) [angl. algometry]. Mesure de l'intensité d'une douleur. ALGONEURODYSTROPHIE, s. f. V. algodystrophie sympathique. ALGOPARALYSIE, s. f. [angl. painful paralysis]. Paralysie accompagnée de phénomènes douloureux. ALGOPARESTHESIE, s. f. [angl. painful paresthesia]. Paresthésie douloureuse. ALGOPAREUNIE, s. f. (gr. algos; pareunos, compagnon de lit). V. dyspareunie. ALGOPHILIE, s. f. (gr. algos; philia, amitié) [angl. algophilia]. Recherche morbide des sensations douloureuses; on l'observe au cours de certains délires mystiques et de la mélancolie. L'absence de tout caractère érotique la distingue du masochisme. ALGOPHOBIE, s. f. (gr. algos; phobos, peur) [angl. algophobia]. Crainte exagérée de la douleur. ALGORITHME, s. m. (du nom du mathématicien arabe du IXe siècle al Kharezmi ou al Korismi) (mathématiques) [angl. algorithm]. Ensemble des règles pratiques permettant d'effectuer un calcul. P. ex.: la manière de poser une addition, une multiplication, ou la façon d'effectuer un calcul sur un ordinateur. Par extension, graphique dichotomique (arbre de décision). ALIBERT (maladie d'). V. mycosis fongoïde. ALIBOUR (eau d'). Orthographie incorrecte. V. Dalibour (eau de). "ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES" (syndrome d') (titre du roman de Lewis Carroll) [angl. "Alice in wonderland" syndrome]. Variété de dépersonnalisation (v. ce terme) accompagnée d'impression de petitesse ou gigantisme, observée notamment dans la schizophrénie, certaines lésions cérébrales et diverses intoxications. ALIENATION, s. f. ou ALIENATION MENTALE (lat. alienus, étranger) (Pinel) [angl. insanity]. Syn. folie. Terme générique qui a d'abord désigné tous les troubles de l'esprit rendant le sujet - étranger à son milieu - incapable de vivre normalement en société. Il a ensuite été appliqué à toutes les maladies mentales. Actuellement, les termes d'aliénation mentale et d'aliéné sont employés "dans un sens plus restrictif et plus particulier: ils sont restés termes légaux sur le terrain administratif et judiciaire et s'emploient dans les cas où des mesures d'internement, de protection ou d'assistance spéciale s'imposent" (Ant. Porot). V. psychose. ALIENE, EE, adj. et s. [angl. insane]. Qui est atteint(e) d'aliénation. ALIENISTE, s. m. V. psychiatre. ALIMENT, s. m. [angl. food, aliment]. Substance qui, introduite dans l'organisme, sert à la nutrition. ALKYLANT, adj. et s. m. V. alcoylant. ALKYLATION, s. f. V. alcoylation. ALKYLE, adj. V. alcoylé. ALLACHESTHESIE, s. f. (gr. allakhê, ailleurs; aïsthêsis, sensibilité) [angl. allachesthesia]. Perception d'une sensation en un point éloigné du lieu excité. On l'observe en cas de lésion du faisceau spinothalamique et après les cordotomies antérolatérales pour douleurs irréductibles. ALLAITEMENT, s. m. Alimentation lactée d'un nourrisson, soit par du lait de femme (a. maternel ou de nourrice - angl. breast feeding, a. au sein), soit par du lait d'origine animale (vache) naturel ou préparé industriellement (a. artificiel), administré au biberon (angl. bottle feeding). ALLAN (syndrome d'). Maladie héréditaire caractérisée par l'association d'une microcéphalie avec débilité mentale, d'une diplégie spasmodique, d'une hypoplasie cérébelleuse, d'une atrophie optique et d'une aminoacidurie. ALLANTIASIS, s. f. (gr. allâs, saucisse). V. botulisme. ALLANTOIDE, s. f. (gr. allas, allantos, saucisse; eidos, forme) [angl. allantois]. Diverticule de l'intestin embryonnaire dont la paroi, contenant des vaisseaux sanguins, contribue à former le cordon ombilical et le placenta. ALLELE, s. m. (gr. allêlôn, l'un l'autre) (génétique). Syn. allélomorphe, gène allélomorphique. Nom donné à deux gènes d'une paire de chromosomes, formant paire eux-mêmes, ayant des emplacements (locus) identiques sur chacun de ces deux chromosomes et possédant tous deux la même fonction, mais chacun l'exerçant d'une manière différente. - a. multiples. V. polyallélie. ALLELOGNATHIE, s. f. (gr. allêlôn, l'un l'autre; gnathos, mâchoire). Rapport existant entre les deux mâchoires (anthropologie). V. articulé dentaire. ALLELOMORPHE, s. m. ou ALLELOMORPHIQUE (gène) (gr. allêlon; morphê, forme, figure) (génétique). V. allèle. ALLEN (épreuve ou test d'). [angl. Allen's test]. Manœuvre permettant de situer une oblitération artérielle sur l'artère radiale ou sur l'artère cubitale. Après une ou deux minutes d'exercice du bras malade levé, le patient abaisse et présente sa main devenue livide, dont le médecin comprime au poignet les artères radiale et cubitale. La recoloration des doigts, lors de la libération de l'une puis de l'autre artère, précise le siège de l'oblitération. ALLEN (triade d') (1955) [angl. Allen's triad]. Augmentation de la dyspnée, accélération du rythme cardiaque et fièvre: l'apparition de ces trois symptômes, chez un malade en insuffisance cardiaque, doit faire soupçonner une embolie pulmonaire. ALLEN ET DOISY (test d'). [angl. Allen-Doisy test]. Production de l'œstrus, chez des rates castrées, par injection de folliculine ou de produits analogues; on la met en évidence en recherchant, sur les frottis vaginaux, l'apparition de cellules kératinisées. ALLEN ET MASTERS (syndrome d') (1955) [angl. Allen-Masters syndrome]. Syn. syndrome du col en joint universel, syndrome de déchirure du ligament large. Syndrome survenant chez une femme jeune le plus souvent après un accouchement, et caractérisé par des douleurs pelviennes spontanées, une dyspareunie profonde et de l'asthénie. Le toucher vaginal montre une rétroversion utérine dont la réduction est très douloureuse, et une mobilité anormale du col sur le corps utérin. Ce syndrome est dû à une déchirure de la face postérieure du ligament large: la suture de celle-ci amène la guérison. ALLENOLIQUE (acide). V. œstrogène de synthèse. ALLERGENE, s. m. [angl. allergen]. Syn. réactogène. Substance (antigène) déterminant l'allergie (le terme d'allergie étant pris dans le sens d'augmentation de la sensibilité). - Les a., d'origine animale ou végétale, sont les substances dont la pénétration dans l'organisme provoque les crises d'asthme de nature anaphylactique, ainsi que l'apparition de certaines dermatoses (prurigo, lichen, urticaire, eczéma). ALLERGENIQUE, adj. [angl. allergenic]. Qui se rapporte à un allergène. ALLERGIDE, s. f. Nom donné aux manifestations cutanées de l'allergie. - a. cutanées nodulaires ou a. nodulaires dermiques de Gougerot. V. trisymptôme de Gougerot. ALLERGIE, s. f. (gr. allos, autre; ergo, réaction) (von Pirquet, 1906) [angl. allergia, allergy]. Toute modification de l'organisme provoquée par l'apparition, en son sein, d'une substance capable de se comporter comme un antigène, soit que l'individu devienne plus sensible à un deuxième contact avec cet antigène, dans le cas d'anaphylaxie, soit qu'il réagisse d'une manière atténuée, dans le cas d'immunité. V. réagine. - Actuellement, ce terme est employé pour désigner, de façon plus restrictive, l'état d'un organisme apte à présenter des manifestations pathologiques lors d'une rencontre avec un antigène auquel il est sensible (conflit antigène-anticorps): accidents d'hypersensibilité immédiate, d'anaphylaxie, d'atopie (v. ces termes et immunité) - a. atopique. V. atopie. - a. cellulaire. V. hypersensibilité différée ou retardée (réaction d'). - a. différée ou retardée. V. hypersensibilité différée ou retardée (réaction d'). - a. humorale. V. hypersensibilité immédiate (réaction d'). - a. tuberculinique. V. Koch (phénomène de). ALLERGIQUE, adj. [angl. allergic]. Qui se rapporte à l'allergie. - maladie a. Maladie provoquée par la sensibilité de l'organisme à une substance étrangère. P. ex.: asthme, urticaire, eczéma, certaines gastrites et colites, migraines, etc. ALLERGOGRAPHIE, s. f. (allergie; gr. graphein, écrire) [angl. allergometry]. Méthode consistant à répéter et à mesurer les tests cutanés d'allergie ou de réceptivité (cuti-réactions, intradermo-réactions) et à représenter par une courbe leur intensité et leur durée. ALLERGOLOGIE, s. f. (allergie; gr. logos, discours) [angl. allergology]. Etude de l'allergie et de ses manifestations morbides. ALLERGOLOGUE, s. m. Médecin spécialisé dans l'étude des maladies allergiques. ALLESCHERIASE, s. f. [angl. allescheriasis]. Affection due à un champignon du genre Allescheria, forme sexuée du Monosporium. C'est un syndrome de monosporiose (v. ce terme). ALLIESTHESIE, s. f. (gr. allos ou lat. alius, autre; gr. aïsthêsis, sensation) (M. Cabanac, 1968). Variations de l'impression agréable ou désagréable produite par un stimulus externe en fonction de l'état interne (température, poids, différentes constantes du milieu intérieur, etc.) du sujet qui le reçoit. ALLIS (signe d'). [angl. Allis' sign]. Flaccidité anormale du fascia lata, du côté atteint, observée dans les fractures du bassin. ALLO-ANTICORPS, s. m. V. iso-anticorps. ALLO-ANTIGENE, s. m. V. iso-antigène. ALLO-ANTISERUM, s. m. V. iso-antisérum. ALLOCHIRIE, s. f. (gr. allos, autre; kheir, main) (Obersteiner). V. alloesthésie. ALLOCINESIE, s. f. (gr. allos, autre; kinêsis, mouvement) [angl. allocinesia]. Trouble de la moitié, consistant dans le fait de mouvoir un membre lorsqu'on veut faire agir le membre symétrique. ALLODROMIE, s. f. (gr. allos; dromos, parcours) (cardiologie) [angl. allodromy]. Terme employé par Donzelot, Milovanovich et Kaufmann pour "désigner toute anomalie de parcours du vectogramme que n'explique ni la situation du cœur, ni la dilatation de ses cavités, ni l'hypertrophie de ses parois". - a. de conduction. Déformation du vectogramme due à un cheminement anormal du processus d'excitation (blocs de branche). ALLOESTHESIE, s. f. (gr. allos; aïsthêsis, sensibilité) [angl. allochiria]. Syn. allochirie. Trouble de la sensibilité caractérisé par la localisation en un point symétrique des sensations perçues à un endroit quelconque du revêtement cutané (transfert de la perception). Le sujet piqué au bras droit accuse une douleur au point symétrique du bras gauche. ALLOGENIQUE, adj. (gr. allos; génnan, engendrer). V. homologue, 3°. ALLOGREFFE, s. f. V. homogreffe. ALLO-IMMUNISATION, s. f. V. iso-immunation. ALLOPATHIE, s. f. (gr. allos, autre; pathos, maladie) [angl. allopathy]. "Méthode de traitement dans laquelle on fait usage de médicaments dont l'action sur l'homme sain produit des phénomènes morbides autres que ceux qu'on observe chez le malade" (Littré). ALLOPOLYPLOIDIE, s. f. (gr. allos; polyploïde) (génétique) [angl. allopolyploidy]. V. tétraploïde. ALLOPSYCHOSE, s. f. (gr. allos; psychose) (Wernicke) (inusité) [angl. allopsychosis]. Nom donné aux psychoses caractérisées par des troubles dans la perception des phénomènes extérieurs au malade. ALLOPURINOL, s. m. (DCI). V. uricofrénateur. ALLORYTHMIE, s. f. (gr. allos; rhuthmos, rythme) (Sommerbrodt) [angl. allorhythmia]. Nom par lequel on a désigné les diverses arythmies périodiques du cœur et du pouls, telles que le pouls bi ou trigéminé, le rythme couplé, etc. ALLOSOME, s. m. V. gonosome. ALLOSTERIE, s. f. (gr. allos; stéréos, solide) (J. Monod et F. Jacob, 1961; J. Monod et J.P. Changeux, 1965) [angl. allosterism]. Propriétés de certaines protéines qui modifient leurs formes et leurs activités sous l'influence de petites molécules (effecteurs allostériques) qui se fixent sur elles et, en quelque sorte, leur transmettent des signaux. Ainsi seraient activées, ou inhibées, les enzymes. ALLOSTETRAPLOIDE, adj. (gr. allos; tétraploos, quadruple) (génétique) [angl. allotetraploid]. V. tétraploïde. ALLOTRANSFUSION, s. f. V. transfusion. ALLOTRIODONTIE, s. f. (gr. allotrios, étranger; odous, dent) [angl. allotriodontia]. "Implantation anormale des dents" (Littré). ALLOTRIOPHAGIE, s. f. (gr. allotrios, étranger; phagein, manger). V. pica. ALLOTRIOSMIE, s. f. (gr. allotrios, étranger; osmê, odeur) [angl. allotriosmia]. Trouble de l'olfaction, consistant en sensations olfactives paradoxales, l'odeur perçue étant autre que celle de la substance soumise à l'odorat. P. ex.: le pain sentira le bois brûlé. - Lorsque l'a. est limitée à certaines odeurs, on la nomme parfois daltonisme olfactif. ALLOTYPE, s. m. (gr. allos; autre; tupos, forme) [angl. allotype]. Immunoglobuline dont les caractères spécifiques diffèrent selon les groupes d'individus d'une même espèce. V. allotypie, idiotype et isotype. ALLOTYPIE, s. f. (Jacques Oudin, 1956-1966) (immunologie) [angl. allotypy]. Existence de différences de détail dans la structure d'une même protéine sérique (une immunoglobuline p. ex.) chez divers groupes d'individus d'une même espèce. Il en résulte des variétés différentes, ou allotypes (v. ce mot) de cette protéine. V. idiotypie et isotypie. ALMEIDA (maladie d'). V. blastomycose brésilienne. ALOGIE, s. f. (gr. a- priv.; logos, langage) (Broca, 1868) [angl. alogia]. Aphasie résultant de l'absence d'idées; idiotie aphasique. ALOPECIE, s. f. (gr. alôpêx, renard, parce que le renard est sujet à une maladie qui lui fait tomber tous les poils. Littré) [angl. alopecia]. Syn. psilose. Chute générale ou partielle des cheveux ou des poils. - a. en aires. V. pelade. - a. par grattage. V. trichotillomanie. - a. mucineuse de Pinkus. V. mucinose folliculaire. ALPERS (maladies ou syndrome d') (1931) [angl. Alpers' disease]. 1° Affection parfois familiale, caractérisée anatomiquement par la dégénérescence de la substance grise du cerveau (cortex et noyaux gris) et du cervelet, avec accumulation de lipides dans la microglie et prolifération des astrocytes; cliniquement par l'apparition, dès l'enfance, d'une déchéance mentale, de contractures avec myoclonies et convulsions, de choréo-athétose et d'ataxie. L'évolution est rapidement mortelle. Il s'agit peut-être d'une maladie à virus lent (v. ce terme). - 2° V. inaccessibilité. ALPHA (onde et rythme) (onde et rythme a). V. rythme alpha.
ALPHA-1-ANTITRYPSINE, s. f. [angl. alpha-1-antitrypsin]. Glycoprotéine de faible poids moléculaire élaborée par le foie et présente dans le sérum sanguin; elle est en grande partie responsable du pouvoir inhibiteur du sérum vis-à-vis de nombreuses enzymes, et surtout de la trypsine. Son taux sérique est abaissé au cours de certaines affections pulmonaires chroniques (Laurell et Erikson, 1963) et de certaines maladies de foie (Sharp, 1969): hépatite néonatale, cirrhoses; dans ce cas, le protoplasme des cellules hépatiques contient des globules d'alpha-1-antitrypsine. ALPHA-ADRENERGIQUE, adj. [angl. alpha-adrenergie]. V. alphastimulant. ALPHABOQUANT, ANTE, adj. [angl. alphablocking]. Syn. alpha-inhibiteur, alphalytique. Qui paralyse les récepteurs adrénergiques a (v. ce terme). On considère que certains ont une action non sélective (la phentolamine), que d'autres sont des antagonistes a1 (la prazosine) ou bien a2 (la yohimbine).
ALPHACHYMOTRYPSINE, s. f. [angl. alphachymotrypsin]. Ferment résultant de l'activation du chymotripsinogène (v. ce mot) par la trypsine dans le duodénum, et dont le rôle est le même que celui de la trypsine. A cause de son pouvoir protéolytique et fibrinolytique, il a été utilisé comme anti-inflammatoire pour hâter la résorption d'un œdème ou d'un hématome, ou pour améliorer localement la circulation sanguine ou lymphatique. ALPHAFŒTOPROTEINE, s. f. (AFP) (découverte en 1944 par Pedersen chez les bovidés et retrouvée en 1956 par Bergstrand et Czar chez l'homme) [angl. alphafetoprotein]. Syn. fétuine (Pedersen), alphaglobuline, embryospécifique, antigène embryonique ou fœtospécifique. Variété de glycoprotéine, de type alpha-1-globuline qui, normalement, est synthétisée uniquement pendant la vie fœtale, probablement dans le foie, et disparaît définitivement du sérum quelques jours après la naissance. On la trouve en outre chez 60 à 80 % des sujets atteints de cancer primitif du foie, parfois aussi au cours de l'évolution d'autres cancers (cancers des glandes génitales à cellules embryonnaires, tératoblastomes, plus rarement cancers du tube digestif, de la vésicule biliaire, du rein) et d'autres maladies du foie (hépatite virale, cirrhose, hémochromatose) et aussi chez la femme enceinte. - V. antigènes fœtaux, dérépression et antigène tumoral. ALPHAGLOBULINE EMBRYOSPECIFIQUE. V. alphafœtoprotéine. ALPHA-INHIBITEUR, adj. V. alphabloquant. ALPHALIPOPROTEINE, s. f. [angl. alphalipoprotein]. V. lipoprotéine. ALPHALYTIQUE, adj. V. alphabloquant. ALPHAMIMETIQUE, adj. [angl. alphamimetic]. Qui imite l'action des récepteurs adrénergiques a (v. ce terme) et, par extension, qui les stimule. V. alphastimulant.
ALPHARECEPTEUR, s. m. V. récepteur alpha-adrénergique. ALPHASTIMULANT, ANTE, adj. [angl. alpha-adrenergic stimulating agent]. Syn. alpha-adrénergique. Qui excite les récepteurs adrénergiques a (v. ce terme). Certains ont une action globale: l'adrénaline (qui est aussi un bêtastimulant), la noradrénaline (qui stimule l'ensemble des récepteurs a). D'autres sont considérés comme ayant une action plus sélective; a1 (la phényléphrine, le métaraminol) ou a2 (la clonidine). V. sympathicomimetique.
ALPHAVIRUS, s. m. [angl. Alphavirus]. Genre du virus de la famille des Togaviridæ (v. ce terme), autrefois classé parmi les Arbovirus du groupe A. Ils sont responsables des encéphalites équines américaines, de la fièvre O'Nyong-Nyong, de la chikungunya (v. ces termes et virus Ross River). ALPORT (syndrom d') (Williamson, 1961; Alport, 1927) [angl. Alport's syndrome]. Syn. néphropathie familiale avec surdité, néphrite chronique héréditaire (Perkoff, 1951), maladie congénitale héréditaire des reins avec surdité (R.E. Klotz, 1959), néphropathie hématurique familiale (Dickinson, 1895; M. Morin, 1958), néphropathie hématurique héréditaire avec surdité, néphropathie bilatérale familiale (Poli, 1953). Syndrome associant: 1° une néphrite chronique interstitielle avec sclérose glomérulaire centripète et pyélonéphrite chronique, se traduisant parfois, dès les premières années de la vie, par une protéinurie et des hématuries récidivantes, et évoluant généralement vers une insuffisance rénale mortelle; 2° une surdité progressive apparaissant plus tardivement; 3° des malformations oculaires (cataracte, sphérophakie, lenticone) inconstantes. Il s'agit d'un syndrome héréditaire; la tare rénale, plus grave chez l'homme, serait transmise selon le mode autosomique dominant et la surdité, inconstante et plus fréquente chez l'homme, serait transmise selon le mode récessif. - On a rapproché de ce syndrome des cas d'hématurie familiale bénigne, sans surdité (Mc Conville, 1966), transmise selon le mode autosomique dominant, caractérisée par des hématuries microscopiques récidivantes et n'évoluant pas vers l'insuffisance rénale. ALSTROM (syndrome d') (1959) [angl. Alström-Hollgren syndrome]. Syndrome héréditaire à transmission autosomique récessive associant obésité, cécité par dégénérescence pigmentaire de la rétine, surdité de perception, diabète sucré et parfois hypogonadisme. Il est voisin du syndrome de Laurence-Moon-Biedi et du syndrome de Prader, Labhart, Willi et Fanconi (v. ces termes). ALT. Abréviation d'alanine-aminotransférase, V. transaminase. ALTERNANCE DU CŒUR. V. pouls alternant. ALTERNANCE ELECTRIQUE (cardiologie) [angl. electrical alternance]. Succession régulière, observée sur l'électrocardiogramme, de complexes ventriculaires d'amplitudes différentes. ALTERNANCE MORBIDE. Alternance observée entre deux ou plusieurs affections différentes. Les a. m. existent surtout entre les dermatoses et les affections viscérales. P. ex.: eczéma et crises d'asthme, érythrodermie et albuminurie, etc. ALTERNANCE OCULAIRE. Aptitude des deux yeux à fixer un objet chacun à son tour, quand l'autre œil est ouvert. V. fixation. ALTERNARIOSE, s. f. [angl. alternariosis]. Mycose exceptionnelle due à un champignon du genre Alternaria. Elle évolue chez des malades immuno-déprimés et provoque des lésions cutanées érythémato-squameuses qui peuvent s'ulcérer. ALTERNE (folie). V. folie intermittente ou périodique. ALTERNE (hémiplégie, paralysie ou syndrome). V. hémiplégie alterne. ALTITUDE (mal d') (décrit en 1590 par le père Jésuite José d'Acosta après son voyage au Pérou). [angl. altitude sickness]. Syn. mal des montagnes. Malaise que l'on observe chez les sujets qui s'élèvent rapidement à des altitudes où ils n'ont pas l'habitude de vivre (il peut débuter dès 2 000 mètres). Il consiste en céphalée, nausées, accélération du cœur et de la respiration et exagération de l'amplitude des mouvements respiratoires. On a incriminé l'acapnie, la diminution de la pression barométrique ou l'anoxémie. ALUMINIUM (intoxication par l'). V. encéphalopathie des dialysés. ALUMINOSE, s. f. [angl. aluminosis]. Pneumoconiose provoquée par l'inhalation de poussière d'argile (silicate d'alumine), de bauxite, d'émeri, etc. Elle est accompagnée des mêmes lésions que la silicose. ALVEOLAIRE, adj. [angl. alveolar]. Qui a rapport aux alvéoles dentaires ou pulmonaires. - cancer a. du poumon. Syn. adénomatose alvéolaire ou pulmonaire (Swan, 1949), cancer encéphaloïde du poumon (Malassez, 1876), épithéliomatose alvéolaire. Variété rare de cancer pulmonaire caractérisée histologiquement par la prolifération régulière, formant parfois des papilles le long des parois alvéolaires, de cellules cylindriques mucipares d'aspect bénin; et cliniquement par une toux, des douleurs thoraciques, parfois une expectoration muqueuse très abondante et surtout par une dyspnée qui évolue rapidement vers l'insuffisance respiratoire et cardiaque mortelle. - point a. Nom donné en craniométrie au milieu du bord antérieur de l'arcade alvéolaire du maxillaire supérieur. ALVEOLE, s. m. ou f. (lat. alveolus, petit vase) [angl. alveolus, pl. alveoli]. Elément anatomique ayant la forme d'une petite cavité. - a. dentaire [angl. dental a.]. Cavité osseuse où s'implante une dent. - a. pulmonaire [angl. pulmonary a.]. Dilatation terminale d'une bronchiole; unité fonctionnelle du poumon ou s'effectuent les échanges gazeux. ALVEOLITE, s. f. [angl. alveolitis]. 1° V. périostite alvéolodentaire. - 2° Inflammation des alvéoles pulmonaires quelle qu'en soit la nature (pneumonie, tuberculose, cancer, etc.). ALVEOLYSE, s. f. [angl. alveolysis]. Destruction des alvéoles dentaires. - Terme pris souvent comme syn. de pyorrhée alvéolo-dentaire. ALVIN, INE, adj. (lat. alvus, bas-ventre) [angl. alvine]. Qui provient de la partie terminale de l'intestin. - déjections, évacuations alvines. ALYMPHOCYTOSE, s. f. [angl. alymphocytosis]. Absence de lymphocytes. ALYMPHOCYTOSE CONGENITALE. [angl. congenital alymphocytosis]. Maladie congénitale très rare, héréditaire récessive, caractérisée par une diminution considérable du taux des lymphocytes dans le sang (lymphopénie) et dans tous les organes lymphoïdes qui, ainsi que le thymus, sont atrophiés. Elle se manifeste dès les premiers mois de la vie et elle évolue toujours rapidement vers la mort du fait d'infections récidivantes cutanées, respiratoires et intestinales, d'origine microbienne, virale ou mycosique. Le taux des immunoglobulines, comme celui des plasmocytes, est parfois normal (a. pure, aplasie normo-plasmocytaire et normo-globulinémique: Nézelof et Lamy, 1964; v. Nézelof, syndrome de); le plus souvent ils sont abaissés. Cette maladie, qui ressemble aux accidents qui suivent l'ablation du thymus chez l'animal nouveau-né (v. maladie homologue), est en rapport avec un déficit immunitaire sévère, mixte, cellulaire et humoral. On en décrit deux formes: l'une, à transmission récessive autosomique, l'agammaglobulinémie congénitale type Suisse ou type Glanzmann ou lymphocytophtisie essentielle de Glanzmann (G. et Riniker, 1950) ou maladie de Glanzmann ou de Glanzmann-Riniker; et l'autre à transmission récessive liée au sexe: l'alymphoplasie thymique (Rosen, 1962) ou aplasie thymique héréditaire ou athymolymphoplasie (Gitlin, 1966) ou syndrome de Gitlin ou aplasie thymolymphocytaire (Veslot, 1966). Dans cette seconde forme, la lymphopénie serait moins accentuée que dans la première. Ces déficits immunitaires sont dus à une atteinte primitive des cellules souches de la moelle osseuse qui donnent naissance aux lymphocytes T et B. V. immunité, carence immunitaire, agammaglobulinémie, ataxie-télangiectasies. ALYMPHOPLASIE, s. f. [angl. alymphoplasia]. Absence de développement du tissu lymphoïde. - a. thymique. V. alymphocytose congénitale. ALZHEIMER (maladie d') (1906) [angl. Alzheimer's disease]. Variété la plus fréquente de démence présénile, caractérisée anatomiquement par une atrophie de l'écorce cérébrale localisée surtout aux régions pariéto-temporo-occipitales, des lésions de l'hippocampe et une dilatation des ventricules cérébraux ; et cliniquement par une démence massive avec gros troubles de la mémoire, désorientation temporo-spatiale, aphasie, apraxie, agnosie, hypertonie extrapyramidale et crises épileptiques. La mort survient dans la cachexie en quelques années. La maladie d'A. semble en relation avec un déficit du cerveau en neurotransmetteurs surtout cholinergiques. Mais peut-être s'agit-il d'une maladie à virus lent (v. ce terme); on la classe parfois parmi les encéphalopathies spongiformes. V. Pick (maladie) AMACRINE, adj. V. Cellule amacrine. AMARIL, ILE, adj. (espagnol : amarillo, jaune) [angl. amaril]. Qui a rapport avec la fièvre jaune. - groupe a. Ensemble de formes de la fièvre jaune : f. j. épidémique urbaine, f. j. endémique de brousse, rurale ou selvatique (v. fièvre jaune). - typhus a. V. fièvre jaune. - virus a. AMASS, s. m. V. alastrim. AMASTIE, s. f. V. amazie AMASTIGOTE, adj. (gr a, privatif: mastix, mastigos, fouet) [angl. amastigote]. dépourvu de flagelle. - forme a. Syn. forme leishmania. Stade évolutif intracellulaire de certains parasites flagellés (Leishmania, Trypanosome). V. épimastigote, protomastigote, trypomastigote. AMAUROSE, s. f. (gr. amauroô, j'obscurcis) [angl. amaurosis]. Perte complète de la vue, sans altération des milieux de l'œil. - a. avec excavation. V. Graefe (maladie de von). - a. congénitale ou tapétorétinienne de Leber. V. Leber (amaurose congénitale ou tapétorétinienne de). AMAZIE ou AMASTIE, s. f. (a- priv. ; mazos ou mastos, mamelle) [angl. amastia]. Absence congénitale de la glande mammaire AMBARD (constante uréo-sécrétoire d') (1910) [angl. Ambard's formula]. Syn. coefficient ou constante uréosécrétoire. Constante permettant de chiffrer "la manière dont le rein, à un moment donné et étant donnée la quantité d'urée existant alors dans le sang, l'élimine par l'urine". Elle est chez l' homme de 0,07 et traduit l'état fonctionnel et non anatomique du rein. Cette épreuve fonctionnelle rénale n'est plus utilisée ; elle est remplacée par l'étude de la clairance de l'urée. AMBIDEXTRE, adj. (lat. ambo, les deux ; dexter, à droite) [angl. ambidextrous]. Qui se sert aussi habilement de sa main gauche que de sa main droite. V. droitier et gaucher. AMBIGU, s. m. (lat. ambiguus, de ambigere, douter). Individu atteint de malformation génitale (hypospadias vulviforme), chez lequel l'examen des organes génitaux externes et internes (par laparotomie) ne permet pas de préciser le sexe réel. AMBIVALENCE, s. f. (lat. ambo, l'un et l'autre ; valere, valoir) [angl. ambivalence]. "Apparition simultanée de deux sentiments opposés à propos de la même représentation mentale" (Bleuler, 1911). C'est un des symptômes de la schizophrénie AMBLYOPIE, s. f. (gr. amblus, affaibli ; ôps, œil) [angl. amblyopia]. Diminution de l'acuité visuelle. - a. crépusculaire. V. héméralopie. AMBLYOSCOPE, s. m. (gr. amblus, affaibli ; skopein, voir) [angl. amblyoscope]. Syn. synoptophore, v. ce terme. AMBOCEPTEUR, s. m. (lat. ambo, les deux ; capere, prendre) (Ehrlich) [angl. amboceptor]. V. sensibilisatrice. dans la théorie de l'immunité d' Ehrlich, la substance sensibilisatrice servirait d'intermédiaire entre le complément et l'antigène, et les réunirait, grâce aux deux récepteurs qu'elle possède. AMBOINE, (bouton d'). V. verruga. AMBOSEXUEL, ELLE, adj. (lat. ambo, les deux ; sexus, sexe). Qui se rapporte à la fois au sexe masculin et au sexe féminin. AMBULANCE, s. f. (lat. ambulare, parcourir) [angl. ambulance]. Véhicule aménagé destiné au transport des malades. ALZHEIMER (maladie d') (1906) [angl. Alzheimer's disease]. Variété la plus fréquente de démence présénile, caractérisée anatomiquement par une atrophie de l'écorce cérébrale localisée surtout aux régions pariéto-temporo-occipitales, des lésions de l'hippocampe et une dilatation des ventricules cérébraux ; et cliniquement par une démence massive avec gros troubles de la mémoire, désorientation temporo-spatiale, aphasie, apraxie, agnosie, hypertonie extrapyramidale et crises épileptiques. La mort survient dans la cachexie en quelques années. La maladie d'A. semble en relation avec un déficit du cerveau en neurotransmetteurs surtout cholinergiques. Mais peut-être s'agit-il d'une maladie à virus lent (v. ce terme); on la classe parfois parmi les encéphalopathies spongiformes. V. Pick (maladie) AMACRINE, adj. V. Cellule amacrine. AMARIL, ILE, adj. (espagnol : amarillo, jaune) [angl. amaril]. Qui a rapport avec la fièvre jaune. - groupe a. Ensemble de formes de la fièvre jaune : f. j. épidémique urbaine, f. j. endémique de brousse, rurale ou selvatique (v. fièvre jaune). - typhus a. V. fièvre jaune. - virus a. AMASS, s. m. V. alastrim. AMASTIE, s. f. V. amazie AMASTIGOTE, adj. (gr a, privatif: mastix, mastigos, fouet) [angl. amastigote]. dépourvu de flagelle. - forme a. Syn. forme leishmania. Stade évolutif intracellulaire de certains parasites flagellés (Leishmania, Trypanosome). V. épimastigote, protomastigote, trypomastigote. AMAUROSE, s. f. (gr. amauroô, j'obscurcis) [angl. amaurosis]. Perte complète de la vue, sans altération des milieux de l'œil. - a. avec excavation. V. Graefe (maladie de von). - a. congénitale ou tapétorétinienne de Leber. V. Leber (amaurose congénitale ou tapétorétinienne de). AMAZIE ou AMASTIE, s. f. (a- priv. ; mazos ou mastos, mamelle) [angl. amastia]. Absence congénitale de la glande mammaire AMBARD (constante uréo-sécrétoire d') (1910) [angl. Ambard's formula]. Syn. coefficient ou constante uréosécrétoire. Constante permettant de chiffrer "la manière dont le rein, à un moment donné et étant donnée la quantité d'urée existant alors dans le sang, l'élimine par l'urine". Elle est chez l' homme de 0,07 et traduit l'état fonctionnel et non anatomique du rein. Cette épreuve fonctionnelle rénale n'est plus utilisée ; elle est remplacée par l'étude de la clairance de l'urée. AMBIDEXTRE, adj. (lat. ambo, les deux ; dexter, à droite) [angl. ambidextrous]. Qui se sert aussi habilement de sa main gauche que de sa main droite. V. droitier et gaucher. AMBIGU, s. m. (lat. ambiguus, de ambigere, douter). Individu atteint de malformation génitale (hypospadias vulviforme), chez lequel l'examen des organes génitaux externes et internes (par laparotomie) ne permet pas de préciser le sexe réel. AMBIVALENCE, s. f. (lat. ambo, l'un et l'autre ; valere, valoir) [angl. ambivalence]. "Apparition simultanée de deux sentiments opposés à propos de la même représentation mentale" (Bleuler, 1911). C'est un des symptômes de la schizophrénie AMBLYOPIE, s. f. (gr. amblus, affaibli ; ôps, œil) [angl. amblyopia]. Diminution de l'acuité visuelle. - a. crépusculaire. V. héméralopie. AMBLYOSCOPE, s. m. (gr. amblus, affaibli ; skopein, voir) [angl. amblyoscope]. Syn. synoptophore, v. ce terme. AMBOCEPTEUR, s. m. (lat. ambo, les deux ; capere, prendre) (Ehrlich) [angl. amboceptor]. V. sensibilisatrice. dans la théorie de l'immunité d' Ehrlich, la substance sensibilisatrice servirait d'intermédiaire entre le complément et l'antigène, et les réunirait, grâce aux deux récepteurs qu'elle possède. AMBOINE, (bouton d'). V. verruga. AMBOSEXUEL, ELLE, adj. (lat. ambo, les deux ; sexus, sexe). Qui se rapporte à la fois au sexe masculin et au sexe féminin. AMBULANCE, s. f. (lat. ambulare, parcourir) [angl. ambulance]. Véhicule aménagé destiné au transport des malades. AMBULANT, ANTE, adj. [angl. ambulatory]. - érysipèle a. Erysipèle qui s'étend de proche en proche. V. érysipèle erratique. AMBULATOIRE, adj. (lat. ambulare, se promener) [angl. ambulatory]. Qui peut s'accompagner de déambulation ; qui permet de marcher ; qui n'exige pas l'hospitalisation. - automatisme a. V. automatisme. - fièvre typhoïde a. V. typhus ambulatorius. - méthode a. V. appareil de marche. AMEGACARYOCYTOSE, s. f. [angl. amegakaryocytosis]. Absence de mégacaryocytes. AMELIE, s. f. (gr. a- priv. ; mélos, membre) [angl. amelia]. Difformité congénitale, caractérisée par l'absence des quatre membres. AMELOBLASTOME, s. m. (vieux français : amel, émail ; gr. blastos, germe). V. adamantinome. AMELOME, s. m. (vieux français : amel, émail ; suffixe. gr. oma, tumeur) [angl. enameloma]. V. adamantinome. AMELOPATHIE, s. f. (vieux français : amel, émail ; gr. pathê, maladie). Maladie de l'émail dentaire. AMENORRHEE, s. f. (gr. a-priv. ; mên, mois ; rhein, couler) [angl. amenorrhea]. Absence du flux menstruel, en dehors de l'état de grossesse, chez une femme en période d'activité génitale. - a. primaire. Absence d'apparition des règles chez une jeune fille ayant dépassé l'âge de la puberté. Elle peut être due à une anomalie des voies génitales, ou à une cause endocrinienne (hypophysaire, plus rarement ovarienne) ; dans ce dernier cas, elle s'accompagne de persistance de caractères morphologiques infantiles (eunuchisme féminin) ou de pseudohermaphrodisme. - a. secondaire. A. survenant chez une femme jusque-là normalement réglée. Elle peut être due à une maladie générale (tuberculose, anémie, diabète), à une affection endocrinienne (myxœdème, maladies de Basedow, d'Addison, de Cushing, acromégalie), à une affection utérine, ovarienne ou hypothalamo-hypophysaire. AMENORRHEE-GALACTORRHEE (syndrome) [angl. lactation-amenorrhea syndrome]. Syndrome caractérisé, chez une femme jeune, par l'association d'une sécrétion lactée et une absence de règles. On l'observe soit, de façon anormalement prolongée, après un accouchement (v. Chiari-Frommel, syndrome de), soit indépendamment de toute grossesse (v. Argonz-del Castillo, syndrome de). Il est dû à une production anormale de prolactine, souvent liée à une tumeur de l'hypophyse ou de la région hypothalamique. V. hyperprolactinémie. AMES (test de). [angl. Ames' test]. Epreuve permettant de savoir si une substance est mutagène, et donc potentiellement carcinogène. elle est positive si l'on remarque un accroissement du développement de certaines bactéries, en culture sur milieu spécial, après adjonction de la substance considérée. AMETROPIE, s. f. (gr. a- priv. ; métron, mesure ; ôps, œil) [angl. ametropia]. Nom donné à tous les troubles de la réfraction dus à une mauvaise mise au point de l'image sur la rétine : hypermétropie et myopie (amétropies axiles), et astigmatisme (amétropie de courbure). AMH. Abréviation du terme anglais : Anti-Mullerian Hormone. V. antimullérienne (hormone). AMIBE, s. f. (gr. amoïbaïos, changeant) [angl. amœba, plamœbae]. Organisme rudimentaire, appartenant au règne animal (protozoaire, rhizopode), formé d'une seule cellule et se déplaçant au moyen de pseudopodes. AMIBIASE, s. f. [angl. amebiasis]. maladie parasitaire due à une protozoaire, Entamœba dysenteriœ, qui se localise d'abord au niveau du gros intestin en donnant lieu à un syndrome dysentérique (dysenterie amibienne), mais qui peut atteindre ensuite d'autres viscères : foie, poumons, reins, rate et même cerveau, siège possibles d'abcès amibiens. - a. chronique. Forme observée en France depuis la guerre de 1914-18, caractérisée par une colite chronique avec diarrhée irrégulière et quelquefois constipation et due à diverses variétés d'amibes. - a. cutanée. Localisation de l'a. au niveau de la peau, tantôt prenant la forme d'une ulcération torpide, consécutive à l'ouverture d'un abcès amibien (phagédénisme cutané amibien, de Ménétrier et Touraine, 1908), tantôt n'étant qu'une simple dermatose sous la dépendance directe ou indirecte d'une rectite amibienne (M. Castex et Borda, 1938). - a. intestinale. Localisation de l'a. au niveau du côlon, donnant lieu à des manifestations aiguës (dysenterie amibienne) ou chroniques. V. Endolimax et Entamœba. AMIBOCYTE, s. m. (amibe ; gr. kutos, cellule) [angl. amœbocyte]. cellule animale ou végétale, revêtant la forme et possédant les caractères des amibes. AMIBOÏDE, adj. [angl. amœboid], qui ressemble aux amibes. - mouvements a. Mouvements analogues à ceux des amibes. AMIBOÏSME, s. m. [angl. amœboidism]. Syn. amoebisme. Propriété dont jouissent certains éléments cellulaires de l'organisme (leucocytes, cellules migratrices) d'émettre des pseudopodes et de se déplacer comme des amibes (diapédèse). AMIDE, s. m. (ammoniac ; acide) [angl. amide]. Composé organique dérivé d'un acide par substitution d'un radical -NH2 à un radical - OH. P. ex. amide nicotinique. V. antipellagreuse (vitamine). AMIMIE, s. f. (gr. a- priv. ; mimos, mime) [angl. aminia]. Perte plus ou moins complète de l'utilisation des gestes, soit comme symboles directs d'un sentiment, soit comme symboles indirects d'une idée. - a. réceptive. Trouble de la compréhension des gestes. - a. motrice. Trouble de leur exécution. - a. musicale. Impossibilité de jouer d'un instrument. V. amnésie mimocinétique. AMINE, s. f. [angl; amine]. Base organique azotée dérivant de l'ammoniaque. Elle entre notamment dans la composition des acides aminés et des catécholamines. AMINE (acide) [angl. aminoacid]. Syn. amino-acide. Nom générique des acides organiques possédant une fonction amine (- NH2). Ils se combinent entre eux pour former les peptides (v. ce terme), éléments constituants des protéines. AMINEMIE, s. f. (Lœper, 1937). Syn. baso-aminémie. Présence dans le sang de bases aminées. AMINO-ACIDE, s. m. V. aminé (acide) AMINO-ACIDEMIE, s. f. [angl. amino acidemia]. Présence dans le sang d'acides aminés ; leur taux normal est de 300 à 350 mg par litre de plasma. - épreuve de l'a. -a. provoquée. L'ingestion de gélatine, chez un sujet dont les sucs digestifs contiennent leur quantité normale de trypsine, provoque une élévation du taux de l'a. -a. ; celle-ci ne se produit pas en l'absence de trypsine. AMINO-ACIDOPATHIE, s. f. [angl. aminoacidopathy]. Nom générique des maladies enzymatiques caractérisées par une perturbation du métabolisme des acides aminés. P. ex. : la tyrosinose, l'hyperlysinémie, l'histidinémie, l'oligophrénie phénylpyruvique, la cystinurie-lysinurie familiale, la leucinose, etc. V. amino-acidurie. AMINO-ACIDURIE, s. f. [angl. aminoaciduria]. Présence d'acide aminés (leucine, tyrosine, etc.) dans l'urine. L'a. -a. normale est de 300 à 900 mg par 24h. Elle est augmentée (hyperamino-acidurie) dans certaines maladies, de façon globale (dans les syndromes de De Toni-Debré-Fanconi et de Lowe, dans les maladies de Wilson et de Hartnup, p. ex.) ou élective (dans l'oligophrénie phénylpyruvique, dans la cystinurie-lysinurie familiale, etc.). V. amino-acido-pathie. AMINOGLUCOSIDES, ou AMINOGLYCOSIDES, s. m. pl. V. aminosides. d-AMINOLEVULINIQUE (acide). V. porphyrine.
AMINOPHERASE, s. f. V. transaminase. AMINOPOLYPEPTIDASE, s. f. [angl. aminopolypeptide]. ferment sécrété par la muqueuse intestinale et qui a pour effet de décomposer les polypeptides ayant une fonction animée libre en dipeptides. C'est un des constituants de l'érepsine. AMINOPTERINE, s. f. [angl. aminopterin]. V. antifolique. AMINOPTERINIQUE (crise). Ensemble d'accidents graves hémorragiques (épistaxis, hémorragies digestives, purpura avec éléments bulleux et nécrotiques) provoqués par l'administration d'aminoptérine au cours des leucémies aiguës. Cette crise est transitoire et précède généralement l'amélioration clinique et hématologique. AMINOSIDES, s. m. pl. [angl. aminoglycoside]. Syn. aminoglucosides, aminoglycosides et (autrefois) oligosaccharides. famille d'antibiotiques (v. ce terme) qui agissent en brouillant le code génétique des ribosomes bactérions, ce qui entraîne la production de protéines anormales et l'arrêt de la croissance des bactéries. Ils sont toxiques pour le rein et l'appareil auditif. cette famille comprend essentiellement la streptomycine, la gentamycine, la kanamycine, la néomycine et la framycétine, ces deux dernières réservées à l'usage local. V. ribosome. AMINOTRANSFERASE, s. f. V. transaminase AMIODARONE. (DCI) [angl. amiodarone]. V. poumon d'amiodarone. AMITOSE, s. f. AMITOSIQUE (division). [angl. amitosis]. Syn. division acinétique, d. de Remak. Division directe des cellules (amibes, leucocytes). Le noyau, au cours de la division, présente constamment le même aspect et ne semble pas prendre une part active au dédoublement de la cellule. s. f. [angl. amitosis]. Syn. division acinétique, d. de Remak. Division directe des cellules (amibes, leucocytes). Le noyau, au cours de la division, présente constamment le même aspect et ne semble pas prendre une part active au dédoublement de la cellule.AMM. Abréviation d'autorisation de mise sur le marché. AMMONIEMIE, s. f. [angl. ammoniemia]. Présence dans le sang de carbonate d'ammoniaque. Son taux normal est rès faible, inférieur à 0,3 mg/l ou à 18 µmol/l dans le sang veineux. Il augmente (hyperammoniémie) dans les ictères graves et les comas hépatiques. Il peut aussi s'élever dans certaines maladies enzymatiques avec perturbation du mécanisme de synthèse de l'urée. L'hyperammoniémie provoque des troubles digestifs et nerveux graves. AMMONIOGESE, S. f. (ammoniaque ; gr. génésis, production) (Polonovski) (physiologie). Première partie du cycle de l'ammoniaque dans l'organisme, consistant dans la formation, au niveau de tous les tissus, d'ammoniaque dissimulée aussitôt sous forme de composés ammoniogènes. La deuxième partie de ce cycle est l'ammoniophanérèse. - a. rénale. Synthèse, dans la cellule du tube rénal, de l'ammoniaque à partir de la glutamine. Les ions ammonium excrétés par le rein se combinent aux anions d'acides forts qui seront ainsi éliminés sous forme de sels d'ammonium au lieu de l'être sous forme de sels de sodium. C'est un des mécanismes de la régulation de l'équilibre acidobasique : dans l'acidose, cette substitution d'un sel acide d'ammonium à des sels neutres de sodium s'accroît et évite la chute de la réserve alcaline ; elle diminue dans l'alcalose. AMMONIOPHANERESE, s. f. (ammoniaque ; gr. phanéros, apparent) (Polonovski) (physiologie). Deuxième partie du cycle de l'ammoniaque dans l'organisme, faisant suite à l'ammoniogenèse ; elle consiste dans la libération, au niveau de certains organes (surtout le rein), de l'ammoniaque contenu dans les composés ammoniogènes du sang. AMMONIURIE, s. f. [angl. ammoniuria]. Elimination d'ammoniaque par l'urine. AMNESIE, (gr. a- priv. ; mnasthaï, se souvenir) [angl. amnesia]. Perte totale ou partielle de la mémoire. L'a. est dite d'évication quand le rappel des souvenirs antérieurement fixés est impossible ; systématique quand elle frappe un groupe d'idées ; localisée ou lacunaire quand elle se rapporte à une période de temps donnée ; parcellaire quand elle porte sur des faits de fragmentaires très localisées. Elle est dite rétrograde quand elle comprend les faits qui ont précédé un événement pris comme point de repère ; antograde (Charcot) (syn. ecmnésie) quand elle comprend ceux qui l'ont suivie ; dans ce cas le sujet oublie les événements dès qu'ils se sont produits. Cette dernière est appelée aussi a. de fixation (impossible de fixer le souvenir). L'a. est rétro-antérograde quand elle porte à la fois sur les faits qui précèdent et sur ceux qui suivent immédiatement certains événements soudains (traumatisme grave, émotion violente) ; elle est anté-rétrograde quand l'impossibilité de faire de nouvelles acquisitions se complique de l'abolition des souvenirs en allant des plus récents aux plus anciens (sénilité). L'a. est enfin générale quand le sujet perd tous les souvenirs de sa vie passée. - a. graphocinétique. Perte de la mémoire des mouvements graphiques ; agraphie. - a. logophonique. Perte de la mémoire des sons, des mots ; surdité verbale. - a. logosémiotique. Perte de la mémoire des signes graphiques ; cecité verbale. - a. mimocinétique. Perte de la mémoire des gestes ; amimie. - a. phonocinétique. Perte de la mémoire des mouvements articulateurs de la parole ; aphasie motrice ou aphénie. AMNESIE IMMUNITAIRE ou IMMUNOLOGIQUE [angl. immunologic amnesia]. Absence de mémoire immunologique (v. ce terme). l'organisme ne formant pas d'anticorps, il en résulte une déficience des défenses de l'organisme ; celle-ci peut entraîner, chez le nourrisson, une évolution rapidement mortelle par infections récidivantes. V. carence immunitaire. ou [angl. immunologic amnesia]. Absence de mémoire immunologique (v. ce terme). l'organisme ne formant pas d'anticorps, il en résulte une déficience des défenses de l'organisme ; celle-ci peut entraîner, chez le nourrisson, une évolution rapidement mortelle par infections récidivantes. V. carence immunitaire.AMNESIQUE, adj. [angl. amnesic]. Qui concerne l'amnésie. - s. m. ou f. Sujet qui a perdu la mémoire. AMNESTIQUE, adj. [angl. amnestic]. Qui fait perdre la mémoire. AMNIOCENTESE, s. f. (amnios ; kentein, piquer) [angl. amniocentesis]. Syn. ponction amniotique. Ponction de l'utérus gravide pratiquée, généralement de la 15e à la 20e semaine (a. précoce), ou au cours du 3e trimestre de la grossesse, après la 34e semaine (a. tardive), par voie suprasymphysaire, dans le but de prélever du liquide amniotique. L'examen de celui-ci, et des cellules fœtales qu'il contient qu'il contient, permet de dépister l'iso-immunisation fœto-maternelle et aussi de préciser le sexe nucléaire du fœtus, sa maturité et, éventuellement, sa souffrance, ainsi que l'existence possible, chez lui, d'anomalies chromosomiques ou enzymatiques responsables de maladies héréditaires ou de graves malformations. V. grossesse à risque élevé. AMNIO-ENDOSCOPIE, s. f. V. endo-amnioscopie. AMNIOFOETOGRAPHIE, S. f. Radiographie du contenu de l'utérus gravide, après ponction du liquide amniotique et injection dans celui-ci d'un produit de contraste. On peut voir ainsi le siège de l'insertion du placenta, le contour externe du fœtus et même son transit digestif, car il déglutit le liquide opaque. Ce procédé permet de diagnostiquer certaines malformations fœtales, l'iso-immunisation Rh, le dépassement du terme de la grossesse et la mort du fœtus. Cet examen, qui n'est pas sans danger, déclenche en règle assez vite l'expulsion de l'œuf. Il a été supplanté par l'échographie. V. amniographie et fœtographie. AMNIOGRAPHIE, s. f. (amnios ; gr. graphein, inscrire) (Menes, Millet et Holly, 1930) [angl. amniography]. Radiographie de la cavité amniotique opacifiée grâce à un liquide de contraste introduit par ponction de l'utérus gravide. V. amniofœtographie. AMNION NODOSUM (gr. amnion, amnios) (décrit en 1897 par von Franque sous le nom d'Amnion Knotchen) (obstétrique) [angl. amnion nodosum]. Anomalie de la plaque choriale placentaire, qui est revêtue de très nombreuses petites nodosités ; elle s'accompagne constamment d'oligo-amnios et très souvent de malformations fœtales (surtout rénales). AMNIOS, s. m. [angl. amnion]. Membrane limitant la cavité amniotique qui contient le liquide amniotique et l'embryon ; elle tapisse la face interne du placenta et du chorion. AMNIOSCOPE, s. m. [angl. amnioscope]. V. amnioscopie. AMNIOSCOPIE, s. f. (amnios ; gr. skopein, examiner) [angl. amnioscopy]. Examen du liquide amniotique par transillumination des membranes au pôle inférieur de l'œuf. Il est destiné à dépister, en fin de grossesse, des signes de souffrance fœtale. L'endoscope (amnioscope), introduit dans le canal cervical de l'utérus, montre normalement un liquide clair et opalescent avec des flocons de vernix casaosa ; un liquide rougeâtre, en cas de mort du fœtus in utero ; un liquide vert, par mélange de méconium, en cas de souffrance fœtale ; un liquide jaune, par présence de bilirubine, dans les incompatibilités sanguines. AMNIOTIQUE, adj. [angl. amniotic]. Qui a rapport à l'amnios. - brides ou maladie amniotiques. Syn. complexe ADAM. Brides fibreuses unissant tantôt deux points de la paroi amnioitique, tantôt cette paroi à l'embryon ; elles seraient cause des amputations congénitales ou des sillons observés parfois à la naissance sur des doigts ou des orteils. V. ulcéreuse (maladie - intra-utérine). AMNIOTITE, s. f. [angl. amniotitis]. Inflammation de l'amnios. Cause probable de l'hydramnios et des brides amniotiques. AMOEBICIDE, adj. (amibe ; lat. cœdere, tuer) [angl. amoebicidal]. Qui tue les amibes. AMOEBISME, s. m. V. amiboïsme. AMOEBOME, s. m. [angl. amœboma]. Pseudo-tumeur inflammatoire d'origine amibienne. AMOK, s. m. (terme malais) [angL. amok]. Folie meurtrière, faisant suite à un état dépressif, décrit en Malaisie, V. raptus. AMORPHISME DES DENTS. [angl. amorphism]. Modification de la forme des dents, généralement d'origine syphilitique (dents en tricorne, en cheville, en hache). amorphognosie, s. f. (gr. a- priv. ; morphognosie). Syn. agnosie d'extensité. Impossibilité de reconnaître, par le toucher, la forme des différents objets. AMP, AMP CYCLIQUE, AMPc. V. adénosine monophosphorique (acide). AMPERE, s. m. (Ampère, physicien français, 1775-1836) [angl. ampere]. Symbole A. Unité de base du système international (v. ce terme) pour l'intensité du courant électrique. AMPHETAMINE, s. f. [angl. amphetamine]. Phényl-1-ami-no-2-propane. Médicament excitant le système nerveux central et accroissant les activités physique et psychique. AMPHIARTHROSE, s. f. (gr. amphi, des deux côtés ; arthron, articulation) [angl. amphiarthrosis]. Articulation peu mobile où les surfaces osseuses sont unies par du fibrocartilage. P. ex. les articulations intervertébrales. AMPHIBOLE (stade) (gr. amphibolos, ambigu) (Wunderlich) [angl. amphibolic stage). période de la fièvre typhoïde, prenant place entre le stade d'état et la défervescence, et caractérisée par ce fait que la température, très élevée le soir, descend le matin au voisinage de la normale ; d'où l'incertitude du pronostic, la maladie paraissant encore grave le soir, et au contraire prsque achevée le matin. AMPHIDILOïDE, adj. (gr. amphi, des deux côtés ; diploos, double) (génétique). V. tétraploïde. AMPHIMIXIE, s. f. (gr. amphi, des deux côtés ; mixis, mélange) [angl. amphimixis]. Processus suivant lequel la fécondation a lieu au moyen de la réunion de deuxx cellules, l'une mâle, l'autre femelle, provenant de deux individus différents. AMPHOLOPHOTRICHE, s. m. (gr. amphô, deux ; lophos, crinière ; thrix, cheveu) (Ellis). Variété de bacilles ayant une houppe de cils vibratiles à chacune de leurs extrémités. V. amphotriche. AMPHOLYTE, adj. et s. m. (gr. amphô, deux ; lutos, ésolu) [angl. ampholyte]. Se dit d'un corps pouvant se comporter tantôt comme un acide, tantôt comme une base. AMPHOMIMETISME, s. m. Nom donné par Danielopolu à l'action de certaines substances (ion Ca, ion K, adrénaline) qui, sans être amphotropes, ont néanmoins une action analogue à celle qui est exercée par ces substances. V. amphotropisme. AMPHOPHILE, adj. [angl. amphophilic]. Se dit des éléments figurés qui se colorent aussi bien par les couleurs acides que par les couleurs basiques. - granulations a. ou pseudo-éosinophiles. AMPHORIQUE, adj. (amphore) [angl. amphoric]. Se dit de certains sons stéthoscopiques qui rappellent le bruit obtenu en soufflant dans une cruche vide. - bourdonnement a. V. amphorisme. - résonance a. Variété de tintement métallique. - respiration ou souffle a. V. amphorisme. AMPHORISME, s. m. Syn. souffle amphorique, bourdonnement amphorique (Laënnec). "Bourdonnement tout à fait semblable à celui que l'on produit en soufflant dans une carafe ou dans une cruche" (Laënnec). On l'entend à l'auscultation en cas de pneumothorax ou de grandes cavités gazeuses du poumon. - a. vertical. A. perçu seulement dans la position assise ou debout. AMPHORO-METALLIQUE (syndrome). [angl. amphorometallic syndrome]. Ensemble de symptômes perçus à l'auscultation chez un malade poteur d'un pneumothorax : souffle amphorique (ou bourdonnement amphorique de Laënnec), retentissement métallique des bruits (voix, toux, râles), tintement métallique. AMPHOTERICINE B, s. f. V. antifongique. AMPHOTONIE, s. f. (gr. amphô, deux ; tonos, ressort) (Danielopolu, 1924) [angl. amphotomy]. Hypertonie portant à la fois sur les deux systèmes qui commandent la vie végétative : le sympathique et le vague. AMPHOTRICHE, s. m. (gr. amphô, deux ; thrix, cheveu) (Ellis) [angl. amphotrichous]. Variété de bacilles munis d'un cil vibratile à chacune de leurs extrémités. V. ampholophotriche. AMPHOTROPISME, s. m. (gr. amphô ; trépein, tourner). Nom proposé par Danielopolu et Carniol pour désigner l'action simultanée de certaines substances dites amphotropes sur les deux groupes de nerfs antagonistes, sympathique d'une part, vague d'autre part. AMPICILLINE, s. f. (DCI) [angl. ampicillin]. Pénicilline (v. ce mot) semi-synthétique. AMPLIATION, s. f. (lat. ampliare, augmenter) [angl. ampliation]. "Augmentation de dimensions dans tous les sens de la cavité thoracique pendant l'inspiration, de l'abdomen pendant la grossesse ou par l'accumulation de liquide dans la péritonie, etc." (Littré). AMPLIFICATEUR DE BRILLANCE ou DE LUMINANCE. [angl. intensifier screen]. Appareil permettant de transformer une image optique en image électronique. Il est utilisé en radioscopie pour augmenter la luminosité et la précision d'une image recueillie directement sur un écran fluorescent et la projeter sur un écran de télévision. Une telle image est obtenue avec un faisceau de rayons X de faible intensité et n'expose le malade qu'à une irradiation légère ; elle peut être transmise à distance, observée, photo- ou cinématograhiée. ou [angl. intensifier screen]. Appareil permettant de transformer une image optique en image électronique. Il est utilisé en radioscopie pour augmenter la luminosité et la précision d'une image recueillie directement sur un écran fluorescent et la projeter sur un écran de télévision. Une telle image est obtenue avec un faisceau de rayons X de faible intensité et n'expose le malade qu'à une irradiation légère ; elle peut être transmise à distance, observée, photo- ou cinématograhiée.AMPOULE, s. f. (pharmacie) [angl. ampule]. Petit récipient cylindrique et hermétique en verre, dont une ou les deux extrémités sont éffilées, et dans lequel on conserve des médicaments liquides ou des solutés stérilisés, prêts à l'emploi sous forme injectable ou buvable. AMPULLOME VATERIEN (P. Carnot, 1928). Tumeur développée au niveau de l'ampoule de Vater. AMPUTATION, s. f. [angl. amputation]. Opération qui consiste dans l'ablation d'un membre, d'un segment de membre ou d'une partie saillante (langue, sein, verge). AMPUTATION (syndrome respiratoire d'). V. insuffisance respiratoire. AMPUTATION CONGENITALE [angl. congenital amputation]. Malformation consistant en une section complète d'un membre (doigt, orteil) ou en un sillon formant section incomplète. Elle serait due soit un processus analogue à celui de l'aïnhum, soit à l'enroulement d'une bride amniotique, soit à la maladie ulcéreuse intra-utérine (v. ce terme). AMPUTATION SPONTANEE [ANGL. spontaneous amputation]. Syn. trophonévrose autocopique. Séparation d'un membre ou d'une partie de ce membre (doigt, orteil), survenant soit sur le fœtus (a. congénitale), soit chez l'adulte (aïnhum), sans qu'on en connaisse exactement la cause. AMPUTE, EE, adj. et s. m. [angl. amputee]. Qui a subi l'ablation d'un membre ou d'un segment de membre. - illusions des a. [angl. phantom limb]. Syn. membre fantôme. Sensations généralement douloureuses que les amputés localisent dans leur membre absent. V. algohallucinose. AMSLER (épreuve d'). [angl. Amsler's test]. procédé de dépistage rapide d'anomalies du champ visuel, utilisant un carré quadrilé à fond blanc (grille d'A.) dont le patient décrit et localise les éventuelles déformations (métamorphopsies) ou absence de perception (scotome). AMSLER ET HUBER (épreuve d'). (ophtalmologie) [angl. Amsler-Huber test]. Mesure de l'apparition progressive de la fluorescence de l'humeur acqueuse, à la suite de l'injection intraveineuse de fluorescéine. AMSTELODAMENSIS (typus) (lat. Amstelodamum, Amsterdam) (Cornelia de Langue, 1933) [angl. typus amstelodamensis, Cornelia de Lange's syndrome]. Syn. typus degenerativus amstelodamensis, maladie ou syndrome de Cornelia de Lange. Variété de chondrodystrophie caractérisée par l'association d'un nanisme avec acromicrie et déformations faciales (front bombé, racine du nez écrasée, saillie du maxillaire supérieur et hypoplasie du maxillaire inférieur), d'arriération mentale, d'augmentation de volume de foie et de rate, de quelques signes d'hirsutisme (cheveux abondants et implantés bas) et parfois de syndactylie avec incurvation des cinquièmes doigts en crochets. La mort survient généralement au cours des premières années. AMUSIE, s. f. (gr. a- priv. ; mousa, musique) [angl. amusia]. Trouble de la faculté musicale, de même nature que l'aphasie et coïncidant souvent avec elle. - a. motrice. Impossibilité de chanter un air. - a. réceptive ou sensorielle. V. surdité musicale. AMUSSAT (signe d'). Signe permettant de distinguer une hernie crurale d'une hernie inguinale : la première siège au-dessous d'une ligne droite menée de l'épine iliaque antéro-supérieure à l'épine du pubis, la seconde, au-dessus. AMYELOCYTEMIQUE, adj. (gr. a- priv. ; myélocyte ; gr. haïma, sang). Caractérisé par l'absence de myélocytes dans le sang. AMYGDALE, s. f. (gr. amugdalê, amande) [angl. tonsil]. Organe (généralement lymphoïde) en forme d'amande. P. ex. a. palatine (v. amygdalectomie) ; a. pharyngienne (v. adénoïdes, végétations) ; a. linguale ; a. cérébelleuse. (NA tonsilla palatina, lingualis, cerebelli). AMYGDALECTOMIE, s. f. (gr. amugdalê, amygdale ; ektomê, ablation) [angl. amygdalectomy]. Syn. tonsillectomie. Ablation totale des deux amygdales palatines. - On donne parfois le nom d'a. partielle à l'amygdalotomie. AMYGDALITE, s. f. [angl. amygdalitis]. Inflammation des amygdales. - a. chancriforme. V. Vincent (angine de). AMYGDALOTOME, s. m. (gr. amugdalê, amygdale ; temnô, je coupe) [angl. amygdalotome]. Syn. tonsillotome. Instrument destiné à pratiquer la section des amygdales. AMYGDALOTOMIE, s. f. [angl. amygdalotomy]. Syn. tonsillotomie. Section des amygdales. AMYGDALOTRIPSIE, s. f. (gr. amugdalê ; tribô, je broie) [angl. Amygdalotrpsis]. Procédé d'ablation des amygdales hypertrophiées qui consiste à les écraser entre les mors d'une pince spéciale. AMYLACE, EE, adj. (gr. amulon, amidon) [angl. amylaceous]. Qui renferme de l'amidon. - corps a. V. amyloïde. AMYLASE, s. f. [angl. amylase]. Syn. ferment amylolytique. ferment du suc pancréatique et de la salive qui transforme l'amidon et le glycogène en dextrines et en maltose au cours de la digestion intestinale. Son poids moléculaire est de 45 000 d. AMYLASEMIE, s. f. Présence d'amylase dans le sang. Le taux normal est de 4 à 25 unités par litre de sérum. L'a. est anormalement élevée dans les pancréatites aiguës. AMYLASURIE, s. f. Présence d'amylase dans l'urine. Son taux normal est de 24 à 76 U/ml ; il évolue parallèlement à celui de l'amylasémie. AMYLOGENE, adj. Qui provoque l'amylose. AMYLOïDE, adj. (gr. amulon ; eidos, forme) [angl. amyloid]. Qui ressemble à l'amidon. - substance a. Substance amorphe, colorée en brun acajou par l'iode, et donnant une biréfringence verte en lumière poloarisée après coloration par le rouge Congo. Ce n'est pas, comme l'avait cru Virchow, un corps voisin de l'amidon, mais une protéine avant en microscopie électronique une structure fibrillaire en feuillets plissés de type bêta. Il existe plusieurs type chimique de s. a. correspondant aux différentes variétés cliniques d'amyloïdose, notamment les protéines AL (formes primitives et secondaires), AFp (neuropathie amyloïde portugaise. - v. ce terme). AMYLOïDE (dégénérescence, infiltration ou maladie) (Virchow, 1853) [angl. amylosis, amyloid degeneration] Syn. amyloïdisme, amyloïdose, amylose, dégénérescence chondroïde (Policard), cireuse (Christensen, 1844) ou lardacée (Rokitanski, 1842), leucomatose (Lancereaux) ; bëtafibrillose (Glenner). infiltration de fifférents organes et tissus par la substance amyloïde (v. ce terme). La maladie a. classique se manifeste par une hépatosplénomégalie avec œdèmes, albuminurie élevée et augmentation des a2-globulines plamatiques. Elle est le plus souvent secondaire à une tuberculose, une suppuration prolongée, un cancer, un rhumatisme chronique ou une collagénose. Mais il existe aussi des amyloïdoses systématisées (maladie de Kônigstein-Lubarsch, v. ce terme), localisées, voire monosymptomatiques, pouvant intéresser le foie, la rate ou les reins, mais surtout la peau (amyloïdose de Gutmann-Freudenthal, v. ce terme), le cœur, les muscles, le système nerveux (neuropathie amyloïde, v. ce terme), le tube digestif. Elles sont le plus souvent primitives ou associées à un myélome multiple. L'évolution des amyloïdoses est pratiquement toujours mortelle. Un mécanisme immunitaire local favoriserait les dépôts de substance amyloïde.
AMYLOÏDISME, s. m. AMYLOÏDOSE, s. f., V. amyloïde (dégénérescence). AMYLOÏDOSE CUTANEE TYPE GUTMANN-FREUDENTHAL (1925-26) [angl. lichen amyloidosis]. Syn. lichen amyloïde (Freudenthal). Variété d'amyloïdose localisée à la peau, caractérisée par son aspect papulo-nodulaire ou infiltré, plus ou moins lichénifié et pigmenté. Elle siège sur les membres inférieurs. C'est une affection très prurigineuse, mais bénigne, indépendante de la maladie amyloïde classique. AMYLOÏDOSE FAMILIALE PRIMITIVE. V. neuropathie amyloïde. AMYLOÏDOSE TYPE LUBARSCH. V. Königstein-Lubarsch (maladie de). AMYLOSE, s. f. V. amyloïde (dégénérescence). AMYODYSPLASIE, s. f. (J. Hall, 1980) (gr. a , priv. ; mus, muscle ; dus, indiquant une difficulté ; plassein, façonner) [angl. amyodysplasia]. Variété d'arthrogrypose (v. ce terme) non familiale, accompagnée seulement d'une discrète dysmorphie faciale. AMYOPLASIE CONGENITALE. [angl. amyoplasia congenita]. 1° a. c. de Sheldon. V. arthrogrypose multiple congénitale. - 2° a. c. de Krabbe. Syn. hypoplasie musculaire généralisée. Maladie héréditaire familiale transmise selon le mode dominant, caractérisée par une atrophie musculaire généralisée sans contracture, manifeste dès la naissance. AMYOTOMIE, s. f. (gr. a- priv. ; mus, muscle ; tonos, ressort). V. myatonie. AMYOTONIE CONGENITALE ou A. D'OPPENHEIM. V. myatonie congénitale. AMYOTONIE GENERALISEE. V. Förster (maladie ou syndrome de). AMYOTROPHIE, s. f. (gr. a- priv. ; mus ; trophê, nourriture) [angl. amyotrophia]. Syn. myatrophie. Diminution de volume de muscles ; fonte musculaire. On n'applique généralement ce terme qu'aux muscles striés de la vie de relation. - a. d'Aran-Duchenne. V. atrophie musculaire progressive. - a. type Charcot-Marie. V. Charcot-Marie ou Charcot-Marie-Tooth (amyotrophie de). - a. neutrale. V. acropathie amyotrophiante. - a. neurogène familiale pseudo-myopathique de la seconde enfance ou a. neurogène juvénile précoce pseudo-myopathique. V. Kugelberg-Welander (syndrome de). - a. péronière. V. Charcot-Marie ou Charcot-Marie-Tooth (amyotrophie de). - a. primitive progressive. V. atrophie musculaire progressive. - a. spinale infantile. V. Werdnig-Hoffmann (amyotrophie de). - a. forme Werdnig-Hoffmann. V. Werdnig-Hoffmann (amyotrophie, forme). - a. de type Zimmerlin. V. Zimmerlin (amyotrophie ou myopathie de type). AMYXIE, s. f. (gr. a- priv. ; muxa, mucus) (E. Schütz, 1909) [angl. amyxia]. Absence de la sécrétion muqueuse. Ce terme devrait remplacer amyxorrhée. AMYXORRHEE, s. f. (gr. a- priv. ; muxa ; rhein, couler) (Kaufmann) [angl. amyxorrhea]. Insuffisance ou absence complète de la sécrétion de mucus (estomac). AN..., préfixe (gr. a, privatif). Indique la privation, le manque de. ANA (gr. ana). Syn. aa. Terme employé dans la rédaction des ordonnances et qui, placé après l'énumération de deux ou de plusieurs substances, signifie : de chaque. ANABOLISANT, ANTE, adj. [angl. anabolic]. Qui favorise l'anabolisme (v. ce terme). ANABOLISME, s. m. (gr. ana, indiquant une idée de répartition ; ballein, lancer) (Duncan Bulkley) [angl. anabolism]. Transformation des matériaux nutritifs en tissu vivant. C'est la première phase du métabolisme. ANABOLITE, s. m. [angl. anabolin]. Produit formé au cours de l'anabolisme (v. ce terme). ANACHLORHYDRIE, s. f. (gr. ana- priv. ; chlorhydrie). [angl. anachlorhydria]. Syn. achlorhydrie. Absence complète d'acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique. ANACHLORHYDROPEPSIE, s. f. (gr. ana- priv. ; chlorhydrie ; pepsis, coction). V. achylie. ANACINESIE, s. f. (gr. ana, qui exprime l'idée de recommencer ; kinêsis, mouvement). Rééducation motrice. ANACLITIQUE, adj. (gr. anaklitos, étendu en arrière) [angl. anaclitic]. Qui se repose sur quelqu'un, ou sur quelque chose ; qui en déprnd. - Se dit en particulier du jeune enfant dépendant des soins maternels. - dépression a. V. arriération affective (syndrome d'). ANACOUSIE, s. f. (gr. ana ; akouein, entendre) (de Parrel et Burguet, 1913). Rééducation auditive. ANACROTE (onde) (gr. ana, en haut ; krotos, battement) (Landois, 1872) (cardiologie) [angl. anacrotic wave]. Soulèvement observé sur la ligne ascendante du carotidogramme (v. ce terme) dans certains cas pathologiques, en particulier au cours du rétrécissement de l'orifice aortique. Il est situé à une distance variable du sommet de la courbe, d'autant plus loin que la sténose est plus serrée. L'existence de ce soulèvement caractérise l'anacrotisme ; le pouls présentant cette particularité est dit anacrote. ANACROTISME, s. m. [angl. anacrotism]. V. anacrote (onde). ANADEMIE, s. f. (gr. ana, sur ; dêmos, pays, peuple). Terme proposé par M. Baltazard (1960) pour désigner les maladies épidermiques (v. épidémie) non contagieuses ; p. ex. les maladies par carence, les cas humains de maladies infectieuses animales, etc. ANA-ENDOTOXINE, s. f. Endotoxine ayant perdu sa virulence par l'action du formol et de la chaleur, mais ayant gardé ses propriétés antigéniques et pouvant être utilisée comme vaccin. ANAEROBIE, adj. et s. m. (gr. an- priv. ; aêr, air ; bios, vie) (Pasteur) [angl. anaerobic]. se dit des microbes qui ne peuvent vivre au contact de l'air. ANAEROBIOSE, s. f. [angl. anaerobiosis]. Conditions nécessaires pour le développement des microbes anaérobies. ANAGENE, adj. gr. ana, vers le haut ; génnan, produire) [angl. anagen]. V. trichogramme. ANAKHRE. V. goundou. ANAL (stade) (anus) (psychanalyse) [angl. anal stage]. Syn. stade sadique anal. Deuxième phase de la libido infantile (entre 2 et 4 ans), qui succède au stade oral et précède le stade phallique. "Le plaisir sexuel est alors lié de façon prédominante aux fonctions excrétoires" (P. Marchais). ANALBUMINEMIE, s. f. (gr. an- priv. ; albumine ; haïma, sang) (Bennhold, 1954) [angl. analbuminemia]. Absence (ou très forte diminution : hypo-albuminémie) de sérum-abumine dans le sang. C'est une anomalie très rare, héréditaire probablement à transmission autosomique récessive, cliniquement muette ou révélée par des œdèmes dus à un abaissement de la pression oncotique du plasma. ANALEPSIE, s; f. (gr. analambanein, reprendre) [angl. analepsia]. Rétablissement des forces chez un convalescent. ANALEPTIQUE, adj. et s. m. [angl. analeptic]. Se dit des médicaments et des aliments qui rétablissent les forces et stimulent le fonctionnement des différents appareils de l'organisme. ANALGESIE, s. f. (gr. an- priv. ; algêsis, douleur) [angl. analgesia]. Abolition de la sensibilité à la douleur. ANALGESIQUE. [angl. analgesic]. 1° adj. Qui diminue ou supprime la douleur. V. antalgique. - 2° s. m. Médicament possédant cette propriété. Les a. antipyrétiques agissent non seulement contre la douleur, mais aussi contre la fièvre et les phénomènes inflammatoires. Les a. narcotiques ont, outre leur action antalgique, un effet sédatif, euphorisant ou anxiolytique qui peut entraîner une pharmacodépendance (v. ce terme et stupéfiant) : ce sont les alcaloïdes de l'opium et leurs dérivés synthétiques ; ils sont inscrits au tableau B. ANALGIE, s. f. (gr. an- priv. ; algos, douleur) [angl. analgesia]. Insensibilité totale à la douleur. - Fanconi a décrit une a. congénitale héréditaire et récessive. ANALGOGNOSIE, s. f. (gr. an- priv.; algos ; gnôsis, connaissance) (Pieron, 1952). Impossibilité de localiser une douleur normalement ressentie, de reconnaître sa nature et sa cause et d'y réagir. V. asymbolie à la douleur, hémiagnosie douloureuse. L'a. survient au cours des lésions du lobe pariétal (v. pariétal, syndrome). Elle s'oppose à l'nalgothymie (v. ce terme). ANALGOTHYMIE, s. f. (gr. an- priv. ; algos ; thumos, âme). Indifférence affective à une douleur parfaitement perçue, localisée et identifiée. Elle s'oppose à l'analgognosie (v. ce terme). ANALLERGIE, s. f. (Dujarier). Terme qui serait plus exact qu'anergie pour désigner la disparition du pouvoir allergique. ANALYSEUR, s. m. (Pavlov) [angl. analysor]. Ensemble du récepteur sensible ou sensoriel périphérique et du centre cortical qui intervient dans la réception sensorielle. P. ex. a. cutané, visuel, auditif. ANAMNESE, s. f. ou ANAMNESTIQUES, s. m. pl. (gr. ana, derechef ; mnasthaï, se souvenir) [angl. anamnesia]. Renseignements que fournit le malade lui-même ou son entourage sur le début de sa maladie jusqu'au moment où il se trouve soumis à l'observation du médecin. V. antécédents. ANAMORPHOSE, s. f. (gr. ana, sur ; morphê, forme) (R. Baron) (morphologie) [angl. anamorphosis]. Aspect des lignes générales des individus avec leurs variations en long ou en large (longilignes et brévilignes). ANANCASTIQUE ou ANANKASTIQUE, adj. (gr. anan-kastikos, obligatoire) [angl. anancastic]. Obsessionnel. ANAPEIRATIQUE, adj. (gr. anapeirân, recommencer) [angl. anapeiratic]. Se dit d'une paralysie consécutive à la répétition fréquente des mêmes mouvements. Elle complique parfois les crampes professionnelles (crampes des écrivains). ANAPHASE, s. f. (gr. ana, de bas en haut ; phasis, aspect) [angl. anaphase]. troisième stade de la division cellulaire, au cours duquel les chromosomes se dédoublent, se séparent et se dirigent vers les pôles de la cellule. V. mitose. ANAPHRODISIAQUE, adj. et s. m. (gr. an- priv. ; Aphroditê, Vénus) [angl. anaphrodisiac]. Se dit des substances qui passent pour calmer les désirs sexuels. ANAPHRODISIE, s. f. (gr. an- priv. ; Aphroditê, Vénus) [angl. anaphrodisia]. Faiblesse ou absence du désir sexuel. ANAPHYLACTIQUE, adj. [angl. anaphylactic]. Qui concerne l'anaphylasie. - choc a; V. choc. ANAPHYLACTOÏDES (états). [angl. anaphylactoid]. Nom sous lequel quelques auteurs proposent de grouper des modifications humorales analogues à celles de l'anaphylaxie et qui en sont peut-être de simples modalités, telles que l'intolérance, l'hypersensibilisation, l'idiosyncrasie et la colloïdoclasie. ANAPHYLATOXINE ou ANAPHYLOTOXINE, s. f. (Friedberger, 1910) [angl. anaphylatoxin]. Substance produite dans le sérum lors de l'activation de complément (fractions C3 et C5) par des complexes immuns ou par certaines substances colloïdales (dextrane, levures, endotoxines des bactéries Gram-, venin de cobra). Il existe deux a. , C3a et C5a, l'une provenant de la fraction C3 du complément, et l'autre de la fraction C5. L'a. libère l'histamine par dégranulation des mastocytes et des basophiles et augmente ainsi la perméabilité vasculaire et contracte les fibres musculaires lisses. Son injection intraveineuse déclenche aussitôt un choc mortel, le choc anaphylatoxinique, comparable au grand choc anaphylactique ; son injection sous-cutanée provoque une rougeur immédiate. Le sérum contient normalement une a-globuline capable d'inactiver les deux a.
ANAPHYLAXIE, s. f. (gr. ana, contraire de ; phulaxis, protection) (Portier et Richet, 1902) [angl. anaphylaxis]. Syn. (inusité) paraphylaxie (Danielopolu). Augmentation de la sensibilité de l'organisme à une substance étrangère (antigène) après que celle-ci y a été introduite ; c'est le contraire de l'immunité (ce terme étant pris dans son sens restrictif de protection de l'organisme). Cet état d'a. n'apparaît qu'un certain temps (2 ou 3 semaines) après le premier contact avec l'antigène ; celui-ci peut avoir été introduit par injection (v. injection préparante) ou par les voies digestives ou percutanée. Un contact ultérieur avec le sujet ainsi sensibilisé, des accidents parfois simplement désignés par le mot d'anaphylaxie (hypersensibilité immédiate ou de type 1). V. injection déchaînante et choc anaphylactique. - Les termes d'hypersensibilité et d'allergie sont parfois employés dans le sens d'anaphylaxie (v. hypersensibilité et allergie). ANAPHYLAXIE ALIMENTAIRE. A. succédant à l'ingestion de diverses substances alimentaires habituellement inoffensives. ANAPHYLAXIE PASSIVE. [angl. passive anaphylaxis]. Hypersensibilité conférée à un sujet neuf par l'injection du sérum d'un sujet préalablement sensibilisé. ANAPHYLAXIE PASSIVE (épreuve d'). V. Prausnitz-Küstner (épreuve de). ANAPHYLAXIE RESPIRATOIRE. A. déterminée par l'inhalation de certaines substances telles que le pollen des graminées qui jouent le rôle d'antigènes (rhume des foins). ANAPHYLAXIE DE TYPE AGREGE. Terme parfois employé pour désigner les réactions dues aux complexes immuns. ANAPHYLOTOXINE, s. f. V. anaphylatoxine. ANAPLASIE, s. f. (gr. anaplasis, terme employé par Hippocrate pour désigner la réduction d'une fracture ou d'une luxation) [angl. anaplasia]. Syn. cataplasie. Processus par lequel certaines cellules perdent une partie de leurs caractères propres, sans pourtant retourner à l'état de cellules primitives. ANAPLASMOSE, s. f. [angl. anaplasmosis]. "Nom générique donné aux maladies produites par des protozoaires du genre Anaplasma (groupe des Piroplasmes). Ces maladies sévissent dans l'ancien et le nouveau Monde sur les bovidés et les ovidés" (Edm. Sergent). ANAPLASTIE, s. f. (gr. anaplassein, refaire) [angl. anaplasty]. Réparation d'une partie mutilée, le plus souvent par autogreffe. V. ce mot. ANARAXIE, s. f. (gr. an- priv. ; arassein, frapper) [angl. anaraxia]. Absence d'affrontement des dents antagonistes (téra tologie). ANARCHIE VENTRICULAIRE (Clerc et R. Lévy) [angl. ventricular prefibrillation]. Succession paroxystique ou continue de battements cardiaques irréguliers, généralement rapides, que les tracés électriques dessinent sous forme de complexes tellement atypiques et variables qu'ils défient toute description systématisée (état préfibrillatoire). ANARRHENIE, s. f. (gr. an- priv. ; arrên, enos, mâle). Syndrome caractérisé, chez l'homme, par l'atrophie des organes génitaux, l'absence des caractères sexuels secondaires, des troubles de la croissance et du psychisme. Il est dû au défaut de la sécrétion testiculaire au moment de la puberté. V. hypogénitalisme. ANARTHRIE, s. f. (gr. an- priv. ; arthron, articulation) (Pierre Marie) [angl. anarthria]. Syn. aphasie motrice sous-corticale (Déjerine). Trouble du langage consistant uniquement dans l'impossibilité d'articuler les sons. Le malade atteint d'a. comprend ce qu'on lui dit ; il peut lire, mais ne peut prononcer le mot qu'il lit ; il peut écrire, il peut aussi indiquer par des pressions de main ou tout autre signe le nombre des syllabes contenues dans le mot qu'il ne peut prononcer. L'a. est due à une lésion cérébrale en foyer siégeant dans la zone du noyau lenticulaire. ANASARQUE, s. f. (gr. ana, autour ; sarx, chair) [angl. anasarca]. Œdèmes généralisés, sous-cutanés et viscéraux,accompagnés d'épanchements dans les séreuses. ANASARQUE FŒTO-PLACENTAIRE DE SCHRIDDE (1910) [angl. Schridde's disease]. Syn. hydrops universus congenitalis, maladie de Schridde. Anasarque volumineux, avec ascite, hépato- et splénomégalie considérables, presque toujours observée chez des prématurés de 7 mois, soit morts-nés, soit morts pendant le travail ou ne vivant que quelques heures. Le placenta est gros et œdémateux. L'examen du sang montre un nombre considérable d'hématies nucléées (érythroblastes), une forte leucocytose avec présence de myélocytes et de myéloblastes. Cette affection est une forme de maladie hémolytique du nouveau-né. V. érythroblastose. On a décrit plus récemment (E. Potter, 1943) des formes d'a.f.p. non immunologiques de causes diverses (cardiopathies fœtales principalement). ANASCITIQUE, adj. [angl. anascitic]. Qui n'est pas accompagné d'ascite. ANASPADIAS, s. m. (gr. ana, en haut ; spaô, je divise) [angl. anaspadias]. Malformation de l'urètre, dont le méat s'ouvre à la face dorsale du gland ou de la verge. ANASPONGIOCYTOSE, s. f. (gr. an- priv. ; spongos, éponge ; kutos, cellule). Disparition complète des graisses labiles contenues normalement dans les spongiocytes, cellules de la zone fasciculée de la corticosurrénale. On l'observe en cas de déchéance profonde de tout l'organisme. ANASTAPHYLOTOXINE, s. f. Anatoxine staphylococcique. V. anatoxine. ANASTOMOSE, s. f. (gr. ana, avec ; stoma ,bouche) [angl. anastomosis]. Communication entre deux vaisseaux et, par extension, entre deux conduits de même nature, et entre deux nerfs. Elle peut être naturelle ou établie chirurgicalement. - a. de Blalock-Taussig. V. Blalock-Taussig (opération de). - a. cavo-pulmonaire. V. cavo-pulmonaire. - a. fistulo-digestive. Abouchement, dans le but thérapeutique, d'une fistule pancréatique dans le tube digestif (estomac, intestin). a. latéro-latérale. A. dans laquelle l'orifice de communication est établi sur les faces latérales de chacun des deux conduits. - a. latéro-terminale ou termino-latérale. A. dans laquelle l'extrémité d'un conduits est implantée sur un orifice pratiqué dans la face latérale de l'autre. - a. de Potts. V. Potts. V. Potts, Gibson et Smith (opération de). - a. thermino-terminale. A. dans laquelle les deux extrémités. - a. de Waterston. V. Waterston (opération de). ANATOMIE, s. f. (gr. ana ; temnein, couper) [angl. anatomy]. Science consacrée à l'étude de la structure des êtres vivants. -a. anthropologique. Etude des variations morphologiques existant entre les races humaines. - a. artistique [angl. artistic a.]. Etude de l'aspect extérieur du corps humain (formes, proportions, attitudes) destinée aux arts plastiques et à la danse. - a. comparée [angl. comparative a.]. Etude des rapports existant entre l'a. humaine. - a. descriptive [angl. descriptive a.]. Etude morphologique séparée de chaque organe. - a. fonctionnelle. Etude des relations morphologiques et physiologiques des différents organes. - a. topographique [angl. topographic a.]. Etude des rapports des différents organes entre eux. ANATOMIE MICROSCOPIQUE. V. histologie. ANATOMIE PATHOLOGIQUE [angl. anatomopathology]. Syn. anatomopathologie. Etude des modifications structurales des organes, résultant des actions et des réactions morbides. ANATOMO-CLINIQUE (méthode) (Laënnec). Méthode d'observation médicale dont l'objet est de "reconnaître sur le vivant, à l'aide de signes précis, tirés de l'examen physique, les modifications pathologiques des organes profonds" (Achard). ANATOMOPATHOLOGIE, s. f. V. anatomie pathologique. ANATOXINE, s. f. (gr. ana, contraire de ; toxine) (G. Ramon, 1923) [angl. anatoxin]. Produit obtenu en additionnant une toxine de formol et en la maintenant à l'étuve pendant quelques semaines. La toxine perd ses propriétés toxiques et conserve ses propriétés immunisantes. P. ex. : a. diphtérique, a. tétanique. V. toxoïde, vaccin antidiphtérique et vaccin antitétanique. ANATOXINO-SEROTHERAPIE, s. f. Procédé d'immunisation combinant l'immunité passive rapidement obtenue par les injections de sérum et l'immunité active, plus lente, mais plus durable, provoquée par les injections d'anatoxine. ANATOXINOTHERAPIE, s. f. V. anatoxithérapie. ANATOXIQUE, adj. [angl. anatoxic]. "qui n'est plus toxique, après l'avoir été" (G. Ramon). - vaccin a. Vaccin constitué par une anatoxine. ANATOXITHERAPIE, s. f. (G. ramon). Syn. anatoxinothérapie. Emploi thérapeutique des anatoxines. ANAUDIE, s. f. (gr. anaudiê, impuissance à parler, Hippocrate ; de an, priv ; audê, voix). V. aphémie. ANAUTOGENE, adj. (gr. an- priv. ; autos, soi-même ; génnan, engendrer) (Roubaud) [angl. anautogenous]. Se dit d'un moustique qui ne peut pondre qu'après avoir pris un repas sanguin. ANAVACCIN, s. m. Syn. vaccin anatoxique. vaccin préparé avec une anatoxine (v. ce terme). ANAVENIN, s. m. [angl. anavenin]. Venin transformé en antigène inoffensif par l'action combinée du formol et de la chaleur ; transformation analogue à celle de la toxine et présentant les mêmes avantages pratiques. ANAVIRULENT, ENTE, adj. "Qui n'est plus virulent" (G. Ramon). - vaccin a. Syn. anavirus-vaccin. Vaccin constitué par un anavirus (v. ce terme). ANAVIRUS, s. m. (G. Ramon, 1942). Virus (de la vaccine ou de la fièvre aphteuse) ayant perdu sa virulence par l'action du formol et de la chaleur, mais ayant gardé ses propriétés antigéniques et pouvant être utilisé, comme le virus, pour la production, chez le cheval, d'un sérum spécifique. ANAVIRUS-VACCIN, s. m. V. anavirulent. ANCHIPODE, adj. et s. m. (gr. ankhi, proche ; pous, podos, pied) [angl. anchipodia]. Variété d'ectrourie (v. ce terme) dépourvue de soudure des membres inférieurs. ANCONE, EE, adj. (gr. ankôn, coude) [angl. anconeal]. Relatif au coude. - muscle a. Muscle situé à la face postérieure du coude, tendu de l'humérus à l'ulna, extenseur de l'avant-bras. ANDERSEN (maladie d') (1956) [angl. Andersen's disease]. Syn. glycogènose type IV. Variété de maladie glycogénique (v. ce terme) caractérisée par l'accumulation dans l'organisme, et surtout dans le foie, d'un glycogène anormal. Elle est due à l'absence d'une enzyme glycogénolytique, l'amylo (1-4 ¯ 1-6) transglucosidase (enzyme branchante). C'est une maladie héréditaire, transmise selon le mode autosomique récesssif.
ANDERSEN (syndrome ou triade d') (1938). Association de bronchectasie, de fibrose kystique du pancréas et d'avitaminose A. V. mucoviscidose. ANDERSON (maladie d') (1961) [angl. Anderson's disease]. Maladie héréditaire rare, à transmission autosomique récessive, caractérisée par un trouble de l'absorption intestinale des graisses. Elle se manifeste, chez le nourrisson, par une diarrhée graisseuse chronique avec météorisme abdominal, pâleur et hypotrophie considérable. le taux sanguin des lipides est réduit, surtout celui des lipoprotéines b et a et du cholestérol. Il s'agit d'un trouble primitif de la synthèse des chylomicrons, et sa caractéristique anatomique est une infiltration lipidique de l'épithélium intestinal. C'est une variété d'hypo-béta-lipoprotéinémie ; elle diffère de l'a-béta-lipoprotéinémie (v. ce terme) par ses caractères sériques, par l'absence d'acanthocytose et de troubles neurologiques.
ANDERSON (syndrome d') (1930). Variété très rare de tumeur extrapancréatique avec hypoglycémie, survenant chez l'adulte jeune ; la tumeur est corticosurrénale, preque toujours maligne ; elle entraîne des signes d'hypercorticisme (syndrome de Cushing, virilisme) et, tardivement une hypoglycémie avec accidents nerveux allant parfois jusqu'au coma. Le mécanisme de l'hypoglycémie est mal connu. V. Doege et Potter (syndrome de) et Nadler, Wolfer et Elliot (syndrome de). ANDOGSKY (syndrome d') (1914) [angl. Andogsky's syndrome]. Cataracte sous-apsulaire apparaissant au cours de l'évolution d'une névrodermite ou d'un eczéma. ANDR...,préfixe (gr. anêr, andros, homme, en tant que personne mâle). Préfixe indiquant un rapport avec le sexe masculin. V. anthropo-. ANDRADE (maladie de Corino). V. neuropathie amyloïde. ANDROBLASTOME, s. m. [angl. androblastoma]. Tumeur testiculaire rare, développée aux dépens des cellules de Sertoli. Elle est généralement bénigne. ANDROGAMONE, s. f. [angl. androgamone]. V. gamone. ANDROGENE, adj. (gr. anêr, andros, homme ; génnan, engendrer) [angl. androgenic]. Qui provoque l'apparition des caractères sexuels masculins ANDROGENES (hormones) [angl. androgen]. Syn. hormones mâles ; et inusités : hormones androgéno-protéiques, hormones azotées ou N (Albright), testocorticoïdes ou testocorticostéroïdes (Selye). Hormones stéroïdes (v. 17-cétostéroïdes) qui provoquent le développement des caractères sexuels masculins et qui stimulent l'anabolisme protéique et le métabolisme lipidique. Elles sont sécrétées avant tout par le testicule, accessoirement par la zone réticulée de la corticosurrénale et même (très peu) par l'ovaire. Le testicule, sous l'influence de la gonadostimuline hypophysaire, produit essentiellement la testostérone (v. testiculaires, hormones), l'hormone masculinisante la plus puissante. Les hormones d'origine corticosurrénale ont un pouvoir androgène plus faible : ce sont la déhydro-épi-androstérone (DHA) et surtout son sulfate, l'adrénostérone, le 11-b- hydroxy-androstènedione, l'androstènedione ; leur sécrétion est réglée par la corticostimuline. L'androstérone, l'iso-androstérone, la déhydro-androstérone, la déhydro-iso-androstérone, l'aétiocholanome, l'androstène, l'androstadiène sont des formes d'élimination urinaire des hormones androgènes. V. androstane et gonadostimuline.
ANDROGENESE, s. f. (gr. anêr, andros, homme ; génésis, création) [angl. androgenesis]. développement d'un embryon à partir d'un spermatozoïde normal fécondant un ovule dont les chromosomes ont été annihilés par extirpation sous l'influence des seuls chromosomes paternels, sans apport d'hérédité maternelle. V. andromérogonie. ANDROGENICITE, s. f. [angl. androgenicity]. faculté de produire ou d'utiliser les hormones androgènes. ANDROGENIE, s. f. Présence d'hormones masculinisantes (androgènes) dans l'organisme. V. hyperandrogénie. ANDROGENIQUE, adj. Qui se rapporte aux hormones masculinisantes. - hormone a. V. androgène (hormone). - insuffisance a. V. hypoandrogénie. - syndrome a. V. virilisme. ANDROGENOPROTEIQUES (hormones). V. androgènes (hormones). ANDROGENOTHERAPIE, s. f. Emploi thérapeutique des hormones mâles (androgènes). ANDROGYNE, adj. et s. m. (gr. anêr, andros ; gunê, femme). 1° Hermaphrodite. - 2° V. androgynoïde. ANDROGYNIE, s. f. [angl. androgynism]. Pseudo-hermaphrodisme partiel chez l'homme. Les sujjets qui présentent cette malformation sont des cryptorchides qui ont certains caractères extérieurs de la femme ; mais le scrotum est soudé et la verge se termine par un gland perforé. ANDROGYNOIDE, s. m. (gr. anêr, andros ; gunê ; eidos, forme) [angl. androgynoid]. Syn. androgyne. Individu du sexe masculin (cryptorchide), chez lequel le segment inférieur de l'appareil génital a évolué suivant le type féminin ANDROÏDE, adj. (gr. anêr ; eidos, forme) [angl. android]. Syn. viriloïde. Qui présente des caractères masculins. - obésité a. V. obésité. ANDROLOGIE, s. f. (gr. anêr, andros ; logos, discours) [angl. andrology]. Etude de l'homme et plus particulièrement des maladies spéciales à l'homme, par analogie avec gynécologie. ANDROMASTIE, s. f. (gr. anêr ; mastos, mamelle). Atrophie des mamelles chez la femme. ANDROMEROGONIE, s. f. (gr. anêr ; méros, partie ; gonê, génération) [angl. andromerogony]. Développement d'un œuf fécondé dont le pronucléus femelle a été extirpé avant sa fusion avec le pronucléus mâle. Il se développe sous l'influence exclusive des chromosomes paternels. V. mérogonie et androgenèse. ANDROPAUSE, s. f. [angl. male climacteric]. Par analogie avec ménopause, ensemble des manifestations organiques et psychiques survenant chez l'homme entre 50 et 70 ans. ANDROPHORE, adj. (gr. anêr, andros, homme ; phoros, de phérô, je porte). V. diandrique. ANDROSTADIENE, s. f. Hormone mâle, peu active, extraite de l'urine : c'est un des 17-cétostéroïdes. V. androgènes (hormones). ANDROSTANE, s. m. Carbure d'hydrogène dont dérivent les hormones androgènes. ANDROSTANEDIOL, s; m. [angl. androstanediol]. Hormone androgène extraite de l'urine de taureau et d'étalon. ANDROSTENE, s. f. [angl. androstene]. Hormone mâle, peu active, extraite de l'urine. C'est un des 17-Cétostéroïdes. V. androgènes (hormones). ANDROSTENEDIONE, s. f. [angl. androstenedione]. Corps dérivé du cholestérol et qui représenterait l'une des étapes de la formation des hormones mâles. C'est un des 17-cétostéroïdes (v. ce terme et androgènes, hormones). ANDROSTERONE, s. f. (Butenandt, 1931) [angl. androsterone]. Hormone extraite de l'urine d'homme, et favorisant le développement de la puberté chez l'homme. C'est un dérivé de la véritable hormone mâle, la testostérone, et un des 17-cétostéroïdes (v. ce terme et androgènes, hormones). ANDROTERMONE, s. f. [angl. androtermone]. V. termone. ANELECTROTONUS, s. m. (Du Bois-Reymond) [angl. anelectrotonus]. Etat électrique, à l'anode ou pôle positif, d'un nerf soumis au passage d'un courant continu : son excitabilité et sa conductibilité sont diminuées à la fermeture et pendant le passage du courant ; son excitabilité est augmentée à l'ouverture du courant (a. de rupture). ANELYTRIE, s. f. (gr. an-, priv.; élutron, vagin). Absence congénitale de vagin. ANEMIE, s. f. (gr. an-, priv.; haïma, sang) [angl. anemia]. Appauvrissement du sang, caractérisé par la diminution notable d'un, de plusieurs, ou de tous ses éléments (anémie totale, anémies partielles). - Ce mot s'applique généralement, quant il est employé sans épithète, à une anémie partielle caractérisée par la diminution du nombre des globules rouges, ou, plus exactement "par la diminution de la quantité d'hémoglobine contenue dans l'unité de volume de sang, le volume plasmatique n'étant pas augmenté" (Jean Bernard). - Il est employé aussi pour désigner l'état de l'organisme privé de sang, et à ce point de vue, l'anémie peut être générale ou locale. - l'a. est dite hémophtisique, quand elle est due à la destruction exagérée des hématies, et myélophtisique quand elle résulte de l'arrêt de leur formation par insuffisance du tissu myéloïde (Pappenheim). ANEMIE ACHRESTIQUE (gr. akhrêstos, inutile) (Wilkinson et Israels) [angl. achrestic anemia]. Syn. maladie de Wilkinson. Anémie grave dans laquelle les mégaloblastes, très abondants dans la moelle osseuse, ne se transforment pas en normoblastes. Elle serait due à l'absence d'utilisation, par l'organisme, du principe antianémique. Elle diffère de la maladie de Biermer par l'absence d'achylie gastrique. Sa terminaison est fatale en quelques mois. ANEMIE D'ADDISON. V. Biermer (anémie de). ANEMIE AGASTRIQUE (Morawitz, 1930) [angl. agastric anemia]. Anémie, généralement hypochrome, survenant après gastrectomie. ANEMIE AIGUE CURABLE DU NOUVEAU-NE (M. Lelong et R. Joseph, 1938-1944) [angl. acute benign anemia of the newborn]. Syn. anémie aiguë du nouveau-né, type Lelong-Joseph. Anémie intense, apparaissant brusquement du 5e au 20e après la naissance, s'accompagnant de réticulocytose et d'érythroblastose; le foie et la rate sont normaux. L'évolution se fait vers la guérison. Sa cause est inconnue. ANEMIE AIGUE FEBRILE (Brill, 1926). V. Lederer-Brill (anémie de). ANEMIE APLASTIQUE (a- priv.; plassein, former). Syn. anémie arégénérative, anémie médullaire [angl. aplastic anemia]. Forme d'anémie caractérisée par l'absence de réaction de l'appareil hématopoïétique et l'évolution rapidement fatale. ANEMIE AREGENERATIVE. V. anémie aplastique. ANEMIE AREGENERATIVE CHRONIQUE ET CONGENITALE. V. Blackfan-Diamond (anémie de). ANEMIE DE BIERMER. V. Biermer (anémie de). ANEMIE DE BLACKFAN-DIAMOND. V. Blackfan-Diamond (anémie de). ANEMIE DE BRILL. V. Lederer-Brill (anémie ou maladie de). ANEMIE DES BRIQUETIERS. V. ankylostomasie. ANEMIE CARENTIELLE. V. anémie nutritionnelle. ANEMIE DE COOLEY. V. Cooley (anémie, maladie ou syndrome de). ANEMIE CRYPTOGENETIQUE ou CRYPTOGENIQUE. V. cryptogénétique ou cryptogénique. ANEMIE DREPANOCYTAIRE. V. anémie à hématies falciformes. ANEMIE ELLIPTOCYTIQUE. V. ovalocytose, 2°. ANEMIE ENZYMOPRIVE ou PAR ENZYMOPATHIE. V. anémie hémolytique enzymoprive ou enzymopathie. ANEMIE ERYTHROBLASTIQUE [angl. erythroblastic anemia]. Anémie caractérisée par l'abondance particulière d'érythroblastes dans le sang. V. érythroblastose et splénomégalie myéloïde. ANEMIE ERYTHRODYSGENESIQUE. V. Blackfan-Diamond (anémie type). ANEMIE ESSENTIELLE ou A. ESSENTIELLE DES JEUNES FILLES. V. chlorose. ANEMIE FAMILIALE PERNICIOSIFORME. V. Fanconi (maladie de). ANEMIE DE FAMINE. V. anémie de Wills. ANEMIE DE FANCONI. V. Fanconi (maladie de). ANEMIE FERRIPRIVE [angl. asiderotic anemia]. Syn. anémie sidéropénique. Variété la plus importante d'anémie hypochrome (v. ce terme); elle est due à un manque de fer par défaut d'apport ou d'absorption, ou par perte ferrique (hémorragie). ANEMIE DES GEOPHAGES (ainsi nommée en raison de la géophagie des malades, déjà signalée par Hippocrate). Variété d'anémie, ou plutôt d'érythroblastose de la seconde enfance, qui diffère de l'anémie type Cooley par la moindre importance des déformations crâniennes. V. géophagie. ANEMIE GLOBULAIRE. V. anémie hyperchrome. ANEMIE GRAVE ERYTHROBLASTIQUE DU NOUVEAU-NE (Ecklin 1918-19) [angl. Ecklin's anemia]. Syn. anémie ou maladie d'Ecklin. A. débutant avec la vie, caractérisée par un taux bas d'hémoglobine et une abondance particulière de réticulocytes, une érythroblastose et une leucocytose modérées. Elle est accompagnée souvent d'ictère et se confond alors avec l'ictère grave familial du nouveau-né, bien que n'ayant pas toujours une terminaison fatale. Elle est une forme de la maladie hémolytique du nouveau-né. V. érythroblastose. ANEMIE DE HAYEM-FABER. V. anémie hypochrome. ANEMIE A HEMATIES FALCIFORMES (décrite par Dresbach, 1904, et par Herrick, 1910; nommée par Mason, 1922). [angl. sickle-cell anemia]. Syn. anémie drépanocytaire, drépanocytose, sicklémie, hémoglobinose S, maladie de Herrick, syndrome de Dresbach. Variété d'anémie hémolytique avec érythroblastose, héréditaire, familiale, apparaissant dès l'enfance. Elle a été décrite aux Etats-Unis d'Amérique chez les Noirs; elle est fréquente en Afrique occidentale et équatoriale et dans le sud de l'Inde (anciennes communautés Veddites). C'est une hémoglobinose (v. ce terme) dans laquelle l'hémoglobine des hématies est constituée à 90 ou 95 % par une hémoglobine anormale, l'hémoglobine S due au remplacement, dans la chaîne b, du 6e acide aminé, l'acide glutamique, par un autre, la valine. Cette anémie doit son nom à la forme allongée, en croissant, que prennent de nombreux globules rouges (drépanocytes), surtout sous l'influence de l'anoxie qui provoque la précipitation de l'hémoglobine et des hématies et la formation de thromboses. La présence de la tare, dans les globules rouges des deux parents, détermine la forme homozygote de la maladie. Cette forme est grave, souvent mortelle, du fait de l'anémie importante et aussi des thromboses multiples responsables des accidents vasculaires coronariens et cérébraux, des douleurs abdominales, ostéo-articulaires et, partiellement, des ulcères de jambe. La forme hétérozygote, dans laquelle la tare n'existe que chez l'un des parents reste souvent latente, parfois révélée lors d'une poussée d'anoxie. La résistance au paludisme de ces malades est remarquable.
ANEMIE HEMOGLOBINIQUE. V. anémie hypochrome. ANEMIE HEMOLYTIQUE [angl. hemolytic anemia]. Anémie due à la destruction des globules rouges anormalement fragiles ou dissous par un facteur d'agression apparu dans le plasma du malade. Elle peut évoluer de façon aiguë: anémie de Lederer-Brill, maladie hémolytique du nouveau-né, infections, intoxications ou parasitoses hémolytiques; de façon chronique ou subaiguë: ictères hémolytiques acquis ou congénitaux, maladie de Marchiafava-Micheli, thalassémie, anémie à hématies falciformes. V. ictère hémolytique. ANEMIE HEMOLYTIQUE AIGUE (Lederer, 1925). V. Lederer-Brill (anémie de). ANEMIE HEMOLYTIQUE AUTO-IMMUNE ou A AUTO-ANTICORPS [angl. autoimmune hemolytic anemia]. Variété d'anémie hémolytique acquise dans laquelle l'hémolyse est due à la production, par le malade, d'auto-anticorps spécialement agressifs contre les antigènes de ses propres hématies. Ces auto-anticorps sont des immunoglobulines G et M (IgG et IgM). Ce sont généralement des anticorps incomplets, décelables par le test de Coombs. Cette maladie survient chez le jeune enfant ou vers la soixantaine; certaines prédispositions génétiques ont été signalées. Cliniquement, il s'agit soit d'une hémolyse brutale avec anémie intense, soit, plus souvent, d'un ictère hémolytique, soit encore de formes latentes avec accès de troubles vasomoteurs et d'hémoglobulinurie déclenchés par le froid. L'a.h.a.-i. peut survenir au cours d'une affection virale (pneumopathie, mononucléose infectieuse, maladie des inclusions cytomégaliques, etc.), d'une maladie lympho-réticulaire maligne, d'un lupus érythémateux aigu disséminé, d'une collagénose, d'une cirrhose, d'une polyarthrite rhumatoïde, de tumeur de l'ovaire, de l'absorption de médicaments (a-méthyldopa entre autres). Il est difficile de savoir si ces affections sont la cause de l'a.h.a.-i. ou si elles lui sont simplement associées: ce sont elles qui commandent généralement le pronostic, plus que l'importance de l'hémolyse. Enfin il existe des a.h.a.-i. idiopathiques d'évolution chronique (parmi lesquelles la maladie des agglutinines froides et la très rare hémoglobinurie paroxystique a frigore, v. ces termes) dont le pronostic, le plus souvent bénin, peut être aggravé par l'apparition secondaire d'une hémopathie maligne. V. anémie hémolytique immunologique et auto-immunité. Le traitement comprend transfusions et corticothérapie.
ANEMIE HEMOLYTIQUE ENZYMOPRIVE ou PAR ENZYMOPATHIE [angl. enzymopenic hemolytic anemia]. Syn. érythro-enzymopathie. Variété d'anémie hémolytique héréditaire non sphérocytaire (v. Thompson, maladie de) à transmission dominante liée au sexe. Elle est due à l'absence, dans le globule rouge, d'une des enzymes nécessaires à son métabolisme: soit d'une enzyme du cycle du glutathion (glucose-6-phosphogluconate - déshydrogénase ou G-6-PD surtout, 6-phosphogluconate - déshydrogénase ou 6-PGD, glutathion réductase, glutathion réductase, glutathion synthéase, glutathion peroxydase), soit d'une enzyme du cycle glucidique - voie d'Embden-Meyerhof - (pyruvate-kinase ou PK surtout, hexokinase, triose-phosphate-isomérase, glycéraldéhyde - -phosphate-déshydrogénase, diphosphoglycéromutase, etc.). Le tableau clinique est celui d'une anémie hémolytique (v. ictère hémolytique) congénitale chronique; un déficit latent en G-6-PD peut favoriser l'apparition d'un ictère hémolytique aigu toxique (favisme; médicaments tels qu'antipaludéen - primaquine -, sulfamide, antipyrétique, etc.) ou infectieux. Cette anémie est plus fréquente chez les Noirs d'Afrique et d'Amérique, les Mongols et chez les habitants des pays riverains de la Méditerranée centrale et orientale. ANEMIE HEMOLYTIQUE HEREDITAIRE NON SPHEROCYTAIRE. V. Thompson (maladie de). ANEMIE HEMOLYTIQUE IMMUNO-ALLERGIQUE. V. anémie hémolytique immunologique. ANEMIE HEMOLYTIQUE IMMUNOLOGIQUE [angl. immunohemolytic anemia]. Variété d'anémie hémolytique acquise dans laquelle la destruction des globules rouges est due à l'action d'anticorps sériques spécifiques. Ceux-ci peuvent être des anticorps produits par le sujet lui-même (auto-anticorps: v. anémie hémolytique auto-immune); ou même espèce (iso- ou allo-anticorps) introduits dans l'organisme du malade. Certaines a.h.i., dites immuno-allergiques (hémolyse immuno-allergique) sont provoquées par l'absorption de médicaments (pénicilline et céphalosporine, beaucoup plus rarement quinine, quinidine, phénacétine, amidopyrine, sulfamides, isoniazide, rifampicine, etc.). La manière dont ces médicaments déclenchent la réaction immunologique qui produit l'hémolyse est encore mal connue. ANEMIE HEMOLYTIQUE MICRO-ANGIOPATHIQUE (Brain, Dacie et Hourthane, 1962) [angl. microangiopathic hemolytic anemia]. Variété d'anémie hémolytique, le plus souvent accompagnée de thrombopénie, caractérisée par une hémolyse intravasculaire avec fragmentation des hématies et lésions artériolo-capillaires. On groupe sous ce nom: le purpura thrombocytopénique thrombotique (v. ce terme) et les syndromes hémolytiques et uréniques (v. néphroanémiques, syndromes). Il peuvent apparaître au cours d'une toxémie gravidique, d'une collagénose, de cancers disséminés, d'hypertension artérielle maligne, d'allergies médicamenteuses, de maladies microbiennes ou virales. ANEMIE HEMOLYTIQUE PERINATALE [angl. perinatal hemolytic anemia]. Destruction des hématies de l'enfant avant ou après sa naissance due à une incompatibilité fœto-maternelle (v. ce terme). Elle se traduit par la mort du fœtus in utero, par l'anasarque fœto-placentaire ou par la maladie hémolytique du nouveau-né. V. ces termes, érythroblastose, anémie grave érythroblastique du nouveau-né, ictère nucléaire du nouveau-né. ANEMIE HYPERCHROME ou HYPERCHROMIQUE. Syn. anémie globulaire. Variété d'anémie dans laquelle le chiffre des hématies est beaucoup plus abaissé que le taux de l'hémoglobine; la valeur globulaire est augmentée. - a. hyperchrome mégalocytique. V. Biermer (anémie de). ANEMIE HYPOCHROME HYPERSIDEREMIQUE. Anémie hypochrome avec élévation du taux du fer sérique et augmentation de la saturation de la sidérophiline. Elle est due à une perturbation de la synthèse de l'hémoglobine: soit par trouble congénital de la formation de la globine (thalassémie: v. ce terme); soit par trouble de la formation de l'hème, due à une intoxication (plomb, isoniazide, chloramphénicol) ou idiopathique (anémie sidéro-achrestique, anémie pyridoxinosensible - exceptionnelle - liée à un trouble congénital de la vitamine B6, anémies sidéroblastiques acquises, réfractaires à tout traitement). Dans tous les cas, le fer, inutilisé pour la synthèse de l'hémoglobine, s'accumule dans le sérum et les tissus (hémochromatose et sidéroblastose). ANEMIE HYPOCHROME ou HYPCHROMIQUE [angl. hypochromic anemia]. Syn. a. hémoglobinique. Anémie par manque d'hémoglobine. Elle est caractérisée par la diminution de la teneur et de la concentration en hémoglobine des globules rouges, que le nombre de ceux-ci soit ou non réduit. La valeur globulaire est abaissée. L'a. h. peut être due à plusieurs causes: les a. ferriprives (v. ce terme) sont les plus nombreuses, beaucoup plus fréquentes chez la femme que chez l'homme. Elles s'accompagnent chez l'adulte de troubles cutanéomuqueux (atrophies linguale et gastrique, dysphagie, koïlonychie, anachlorhydrie). Elles sont presque toujours secondaires à de petites hémorragies répétées (surtout digestives), plus rarement à des troubles nutritionnels, endocriniens, à la grossesse, à la tuberculose; elles sont exceptionnellement primitives: chlorose essentielle des jeunes filles (v. chlorose), a. h. essentielle de l'adulte (syn. syndrome de Knud Faber, 1909, chlorose tardive de Hayem, anémie de Hayem-Faber), a. h. des prématurés. L'a. h. peut être due à un manque de protides (v. anémie protéiprive) ou à un trouble dans la synthèse de l'hémoglobine: hémoglobinopathies (surtout thalassémie), a. h. hypersidérémique (v. ce terme), avitaminoses. ANEMIE HYPOCHROME HYPOSIDEREMIQUE ou SIDEROPENIQUE. V. anémie ferriprive. ANEMIE HYPOPLASTIQUE DU PETIT ENFANT, A. H. CONGENITALE, A. H. IDIOPATHIQUE, A. H. PERMANENTE. V. Blackfan-Diamond (anémie type). ANEMIE HYPOPLASTIQUE AVEC POUCES ANORMAUX (syndrome de l') (Aase et Smith, 1969). Maladie héréditaire très rare qui semble transmise selon le mode récessif, caractérisée par l'association d'une anémie hypoplastique congénitale et d'une anomalie des pouces qui comportent 3 phalanges; un nanisme, d'autres malformations cardiaques ou osseuses peuvent coexister. ANEMIE IDIOPATHIQUE (Addison, 1865). V. Biermer (anémie de). ANEMIE D'IMERSLUND-NAJMAN-GRASBECK. V. Imerslund-Najman-Gräsbeck (anémie ou maladie de). ANEMIE INFANTILE PSEUDO-LEUCEMIQUE ou A.I. SPLENIQUE (von Jacksch, 1888; Hayem, 1889, et son élève Luzet, 1891) [angl. von Jacksch's anemia]. Anémie survenant chez des enfants au-dessous de deux ans, accompagnée d'une importante splénomégalie, et souvent d'une hépatomégalie modérée et de fièvre. Son évolution est généralement mortelle en quelques mois. Le nombre des hématies est très abaissé et la quantité d'hémoglobine encore plus diminuée. Il existe, en outre, de nombreuses hématies nucléées (érythroblastes), et une leucocytose avec prédominance, tantôt des myélocytes, tantôt des lymphocytes. La moelle osseuse et la rate présentent une réaction myéloïde intense. Cette entité nosologique est en voie de démembrement; de nombreuses observations anciennes d'a. i. ps-l. étant actuellement rangées parmi les leucémies et les autres syndromes méloprolifératifs, les myéloscléroses, les anémies hémolytiques héréditaires (thalassémie, anémie à hématies falciformes) ou les anémies secondaires à une infection ou à une intoxication. ANEMIE ISOCHROME [angl. isochromic anemia]. Syn. a. normochrome, a. orthochrome. Variété d'anémie dans laquelle le taux de l'hémoglobine est abaissé, le chiffre des hématies aussi et dans les mêmes proportions; la valeur globulaire est normale. ANEMIE DE LEDERER ou DE LEDERER-BRILL. V. Lederer-Brill (anémie ou maladie de). ANEMIE LEUCO-ERYTHROBLASTIQUE. V. splénomégalie myéloïde. ANEMIE LEVUROCURABLE. V. Wills (anémie de). ANEMIE DE LUCY WILLS (1926). V. Wills (anémie de Lucy). ANEMIE MACROCYTAIRE ou MACROCYTIQUE. V. a. mégalocytaire. ANEMIE MACROCYTAIRE DE NUTRITION. V. Wills (anémie de Lucy). Syn. anémie de famine, a. lévurocurable, a. macrocytaire de nutrition, a. tropicale. Anémie nutritionnelle (v. ce terme) décrite aux Indes, observée au cours des famines et des guerres et due à des carences multiples (vitamines, protéines, fer, etc). C'est une anémie macrocytaire et mégaloblastique, avec asthénie, amaigrissement, œdèmes et troubles digestifs importants. ANEMIE MALIGNE INTERMEDIAIRE (P. Chevallier, 1936). Variété d'a. pernicieuse caractérisée par sa marche continue. ANEMIE MEDITERRANEENNE. V. Cooley (syndrome ou anémie de). ANEMIE MEGALOBLASTIQUE [angl. megaloblastic anemia]. Anémie avec présence d'érythroblastes de grande taille (mégaloblastes) dans le sang. Les a. m. comprennent l'anémie pernicieuse (maladie de Biermer), certaines anémies nutritionnelles (par carence en acide folique, p. ex.) et la maladie de Di Guglielmo. - a. m. par malabsorption sélective de la vitamine B12. V. Imerslund-Najman-Gräsbeck (anémie ou maladie de). ANEMIE MEGALOCYTAIRE ou MEGALOCYTIQUE [angl. megalocytic anemia]. Syn. anémie macrocytaire ou macrocytique. Anémie avec présence, dans le sang, d'hématies de grande taille. Les a. m. comprennent l'anémie de Biermer et certaines anémies nutritionnelles. ANEMIE MICROCYTAIRE ou MICROCYTIQUE [angl. microcytic anemia]. Anémie avec présence de microcytes (microcytose) dans le sang circulant; la microcytose est habituelle au cours des anémies hypochromes ferriprives et de la thalassémie. ANEMIE MICROCYTIQUE DREPANOCYTAIRE (ou MICROCYTEMIE) DE SYLVESTRONI ET BIANCO (1948) [angl. Silvestroni-Bianco disease]. Syn. anémie microdrépanocytaire, thalasso-drépanocytose. Variété d'hémoglobinose due à l'association de deux tares hétérozygotes; l'un des parents apportant la tare thalassémique (présence d'hémoglobine fœtale F) et l'autre la tare drépanocytaire (présence d'hémoglobine anormale S). Elle est caractérisée cliniquement par une anémie hémolytique sévère avec splénomégalie, crises douloureuses abdominales et articulaires, et présence, dans le sang, d'hématies falciformes. V. thalassémie. ANEMIE MICRODREPANOCYTAIRE. V. anémie microcytique drépanocytaire de Silvestroni et Bianco. ANEMIE DES MINEURS. V. ankylostomasie. ANEMIE AVEC MYELEMIE ET SPLENOMEGALIE. V. splénomégalie myéloïde. ANEMIE NORMOCHROME. V. anémie isochrome. ANEMIE DU NOUVEAU-NE, TYPE LELONG-JOSEPH. V. anémie aiguë curable du nouveau-né. ANEMIE NUTRITIONNELLE [angl. nutritional anemia]. Syn. anémie carentielle. Anémie provoquée par l'absence d'éléments nécessaires à l'hématopoïèse, que ces éléments manquent dans l'alimentation (carence d'apport en fer, en protéines, en vitamines) ou ne puissent être absorbés (a. des stéatorrhées, a. des gastrectomisés, etc.) ou utilisés (au cours des maladies de foie, des glandes endocrines, de la grossesse, de certaines parasitoses: bothriocéphale). Elle revêt le type de l'anémie hypochrome, généralement ferriprive, ou de l'anémie macrocytique et mégaloblastique. ANEMIE ORTHOCHROME. V. anémie isochrome. ANEMIE OSTEOSCLEROTIQUE ou OSTEOSCLEREUSE [angl. osteosclerotic anemia]. Anémie secondaire à une ostéopétrose grave; ou anémie provoquant secondairement une ostéopétrose symptomatique (v. ostéopétrose). Terme parfois comme syn. de splénomégalie myéloïde. ANEMIE OVALOCYTIQUE. V. ovalocytose, 2°. ANEMIE PARABIERMERIENNE. Terme désignant un certain nombre d'anémies qui ressemblent à l'anémie de Biermer par la présence d'une mégaloblastose médullaire et leur curabilité par la vitamine B12 ou l'acide folique, mais qui en diffèrent par l'existence d'une cause connue capable d'entraver l'apport, la sécrétion ou l'absorption des facteurs anti-anémiques (gastrectomie, sprue, cancer gastrique, certaines lésions intestinales, bothriocéphalose, carence alimentaire). ANEMIE PERNICIEUSE (Biermer, 1868) [angl. pernicious anemia of pregnancy]. V. Biermer (anémie de). - a. p. gravidique (Aubertin). Variété d'a. p. survenant après le 4e mois de la grossesse, caractérisée par l'absence d'achlorhydrie et de complications nerveuses et par sa résistance au traitement par le foie. - a. p. juvénile. V. Hoffbrand (anémie pernicieuse juvénile type I de) et Hoffbrand (anémie pernicieuse juvénile vraie, type II de). ANEMIE DU PEROU. Variété d'anémie pernicieuse propre à certaines vallées des Andes, dans laquelle les hématies contiennent de fins bâtonnets azurophiles qui seraient, pour les uns, des restes nucléaires, et pour d'autres, des parasites: Bartonella bacilliformis (v. verruga). ANEMIE PHAGOCYTAIRE [angl. Malin's syndrome]. Syn. syndrome de Malin. Anémie d'évolution rapidement mortelle, caractérisée par la présence, dans le sang, d'un grand nombre de phagocytes (poly- et mononucléaires) qui détruisent les globules rouges. ANEMIE PLASTIQUE [angl. plastic anemia]. Forme d'anémie dans laquelle l'organisme réagit et dont l'évolution est irrégulière; on en décrit deux variétés: l'a. p. orthoplastique, où les hématies nucléées revêtent le type de normoblastes, et l'a. p. métaplastique, où les hématies nucléées revêtent le type de mégaloblastes et même parfois d'hématies primordiales. ANEMIE PRELEUCOBLASTIQUE. Anémie apparaissant comme premier symptôme d'une leucémie aiguë. ANEMIE PROTEIPRIVE. Anémie avec abaissement du taux des protéines sanguines. C'est une anémie macrocytaire modérée avec concentration globulaire en hémoglobine fortement abaissée; la déficience en hémoglobine est liée au manque de protides. On l'observe parfois, associée à une carence en facteur antipernicieux et en fer, après une gastrectomie totale (R. Fauvert, 1952) ou au cours des grands syndromes de dénutrition. ANEMIE REFRACTAIRE (Rhoads et Baker, 1938) [angl. refractory anemia]. Syn. insuffisance médullaire qualitative primitive ou idiopathique, insuffisance médullaire primitive à moelle riche, dysérythropoïèse acquise, dysmyélopoïèse acquise idiopathique, dysplasie médullaire. Terme sous lequel on réunit diverses anémies caractérisées par l'impossibilité, pour les formes jeunes des cellules sanguines de la lignée rouge et aussi parfois de la série granulocytaire, qui prolifèrent abondamment dans la moelle osseuse, d'évoluer normalement: il s'agit d'une insuffisance qualitative de l'érythropoïèse, d'un véritable avortement intramédullaire de ces formes jeunes. Ces maladies ont un commun: leur origine obscure, leur apparition chez des sujets âgés, leur résistance à la thérapeutique et leur fréquente évolution vers la leucémie. On range dans ce cadre: l'anémie sidéroblastique aiguë idiopathique, l'anémie réfractaire avec myéloblastose partielle (v. ces termes) et un certain nombre d'affections voisines difficiles à classer. ANEMIE REFRACTAIRE AVEC MYELOBLASTOSE PARTIELLE (B. Dreyfus, 1970). Syn. insuffisance médullaire qualitative avec myéloblastose partielle, leucémie oligoblastique (Jean Bernard, 1975). Variété d'anémie réfractaire (v. ce terme) individualisée par l'inefficacité de la production des leucocytes granuleux dans la moelle osseuse. En effet celle-ci est anormalement riche en myéloblastes et en myélocytes, tandis que la leucocytose sanguine est très modérément augmentée et que le sang ne contient que de rares granulocytes jeunes; l'anémie est normocytaire et normochrome. L'évolution lente, est toujours mortelle par aggravation de l'insuffisance médullaire qui entraîne celle de l'anémie, des hémorragies, des infections favorisées par la neutropénie, ou par la survenue d'une leucémie. ANEMIE SIDERO-ACHRESTIQUE ou SIDEROBLASTIQUE ACQUISE IDIOPATHIQUE [angl. idiopathic refractory sideroblastic anemia]. Variété d'anémie réfractaire (v. ce terme) caractérisée par l'inefficacité de l'érythropoïèse. La moelle osseuse est, en effet, très riche en érythroblastes, surtout en mégaloblastes basophiles, avec des granulations ferrugineuses en couronne (sidéroblastes), mais le sang est anémique (de 7 à 10 g d'hémoglobine pour 100 ml) et les hématies, fragiles, de grande taille, normo- ou hypochromes et souvent de forme anormale, ont aussi des grains de fer. Le taux du fer sérique et le coefficient de saturation de la sidérophiline sont élevés. L'évolution est lente et la mort survient par défaillance cardiaque, hémochromatose, infection intercurrente ou transformation en leucémie aiguë myéloblastique. ANEMIE SIDERO-ACHRESTIQUE ou SIDEROBLASTIQUE HEREDITAIRE (Heilmeyer, 1957) [angl. hereditary sideroblastic anemia]. Syn. anémie ou syndrome de Rundles et Falls. Anémie hypochrome hypersidérémique (v. ce terme) primitive, héréditaire, à transmission récessive liée au sexe, frappant les sujets jeunes, caractérisée par une diminution modérée du nombre des hématies, leur déformation (microcytose surtout), la présence de sidéroblastes contenant des grains de fer, un abaissement important du taux de l'hémoglobine, un syndrome hémolytique et un trouble du métabolisme du fer qui, non utilisé pour la synthèse de l'hémoglobine, provoque une augmentation du fer sérique, avec saturation presque totale de la sidérophiline, qui aboutit à une hémochromatose mortelle. ANEMIE SIDEROPENIQUE. V. anémie ferriprive. ANEMIE SPHEROCYTAIRE. V. microsphérocytose et ictère hémolytique congénital. ANEMIE TROPICALE. V. Wills (anémie de Lucy). ANENCEPHALIE, s. f. (gr. an- priv.; enképhalos, encéphale) [angl. anencephalia]. Monstruosité caractérisée par l'absence d'encéphale. ANENCEPHALOMYELIE, s. f. [angl. amyelencephalia]. Monstruosité caractérisée par l'absence du cerveau et de la moelle. ANEPHRIQUE, adj. (gr. a- priv.; néphros, rein) [angl. anephric]. Dépourvu de rein. ANERGIE, s. f. (gr. an- priv.; ergon, action) (von Pirquet) [angl. anergia]. Disparition de l'allergie et, par suite, disparition de la faculté de réaction vis-à-vis d'une substance pour laquelle l'organisme était antérieurement en état d'allergie. Ainsi la cutiréaction à la tuberculine est négative chez le tuberculeux atteint de rougeole; elle devient de nouveau positive quand la rougeole est guérie. L'a. est la conséquence d'une perturbation de l'immunité cellulaire, les lymphocytes thymodépendants ne reconnaissant plus l'antigène auquel ils ont été sensibilisés, ne sécrétant et ne diffusant plus le facteur de transfert. V. ce terme et cellules immunocompétentes. - D'après V. de Lavergne, ce terme devrait avoir un sens plus général et signifier "l'état d'un organisme incapable de se défendre". ANERGISANT, ANTE, adj. Qui provoque l'anergie. - maladie anergisante. ANERYTHROBLEPSIE, s. f. (gr. an- priv.; éruthros, rouge; blépsis, vue). V. anérythropsie. ANERYTHROPOIESE, s. f. (gr. an- priv.; éruthros, rouge; poïein, faire) [angl. anerythropoiesis]. Insuffisance de la moelle osseuse à faire des érythrocytes. V. anhématopoïèse. ANERYTHROPSIE, s. f. (gr. an- priv.; éruthros; ospis, vue) [angl. anerythropsia]. Syn. anérythroblepsie, anomalie de Dalton, protanopie. Non-perception de la couleur rouge, la première des trois couleurs fondamentales. Daltonisme pour le rouge. C'est une variété de dichromasie. V. dichromate, protanope et daltonisme. ANESTHESIE, s. f. (gr. â- priv.; aïsthêsis, sensibilité) [angl. anesthesia]. "Privation générale ou partielle de la faculté de sentir] (Littré). Elle peut être due à un état morbide, ou provoquée par un médicament. - a. artificielle. A. tantôt limitée à une région du corps et due à l'action d'un agent anesthésiant sur les terminaisons des nerfs (a. locale et régionale), sur leurs troncs (a. tronculaire) ou sur leurs racines sensitives (rachianesthésie); tantôt générale, s'accompagnant de narcose, et due à l'absorption de l'anesthésique par l'appareil respiratoire ou par l'appareil digestif (voie buccale ou rectale) ou bien due à son introduction directe dans la circulation par voie intraveineuse. L'a. enfin peut être obtenue par l'emploi simultané de plusieurs de ces méthodes (v. a. de base et anocie-association). - a. de base. [angl. basal anesthesia]. Méthode destinée à provoquer, avant une intervention chirurgicale, une torpeur qui évitera au malade l'angoisse de l'anesthésie et de l'opération; cette torpeur est provoquée par l'administration buccale, rectale ou parentérale de produits tels que les barbituriques, les opiacés, la chlorpromazine, etc. C'est une prémédication très poussée. - a. caudale. [angl. caudal anesthesia]. A. loco-régionale réalisée par l'introduction, dans la partie inférieure de l'espace épidural, à travers l'hiatus sacré, d'une solution anesthésique. Elle est utilisée en chirurgie périnéale, en obstétrique, et dans le traitement des sciatiques. - a. de contact. [angl.surface anesthesia]. A. locale obtenue par application directe de la solution anesthésique sur la région à insensibiliser (muqueuse naso-pharyngée, trachéale, cornée, etc.). - a. douloureuse. [angl. anesthesia dolorosa]. Hyperalgésie combinée à l'anesthésie tactile dans le même territoire nerveux. - a. épidurale. [angl. epidural anesthesia]. A. loco-régionale obtenue par l'introduction dans l'espace épidural (compris entre la dure-mère et les parois du canal rachidien), d'une solution anesthésique qui baigne les racines sensitives et motrices. Selon le lieu de l'injection on obtient une anesthésie thoracique, lombaire ou caudale. - a. péridurale. V. a. épidurale. - a. rachidienne. rachinesthésie. - a. en selle. [angl. saddle block]. A. des fesses, de la face postérieure des cuisses, du périnée, des organes génitaux observée en cas d'atteinte des nerfs de la queue de cheval. V. queue de cheval (syndrome de la). ANESTHESIOLOGIE, s. f. (anesthésie; gr. logos, discours) [angl. anesthesiology]. Etude de l'anesthésie artificielle et de ses applications médico-chirurgicales. ANESTHESIQUE, adj. et s. m. [angl. anesthetic]. Se dit d'une substance médicamenteuse employée pour obtenir une insensibilité locale ou générale. ANESTHESITE, s. m. ou f. [angl. anesthetist]. Personne chargée de provoquer et d'entretenir l'anesthésie locale ou générale au cours d'une opération. ANESTRUS, s. m. V. anoestrus. ANETODERMIE ERYTHEMATEUSE (gr. anétos, lâche; derma, peau) (Jadassohn, 1892) [angl. anetoderma]. Syn. dermatite atrophiante maculeuse (Oppenheim, 1910). Dermatose caractérisée par une éruption généralisée de taches atrophiques, violacées ou nacrées, déprimées et molles à la palpation. Elles siègent surtout sur les faces d'extension des membres, les flancs et le dos. A côté de cette forme, on décrit le type Schweninger et Buzzi (1891) caractérisé par l'existence, sur la ceinture scapulaire, le tronc, la face d'extension des membres supérieurs, de très petites papules, blanchâtres et flasques, qui évoluent très vite vers l'atrophie et dont le centre se laisse facilement déprimer. ANEUPLOIDE, adj. (gr. an- priv.; euploos, favorable) (génétique) [angl. aneuploid]. Se dit de cellules dont les mitoses se sont effectuées de manière atypique et qui comportent un nombre anormal de chromosomes. V. sexe nucléaire. ANEUPLOIDIE, s. f. [angl. aneuploidy]. Etat des cellules aneuploïdes (v. ce terme). ANEUPLOIDISATION, s. f. Apparition d'aneuploïdie. ANEURINE, s. f. [angl. aneurin]. Syn. thiamine ou vitamine antinévritique. Vitamine B1. Elle joue, comme coenzyme de la carboxylase, un rôle important dans la respiration cellulaire, dans l'assimilation des hydrates de carbone, dans la nutrition du système nerveux et peut-être dans le métabolisme des lipides. Sa carence provoque le béribéri humain et la polynévrite aviaire. ANEURINOTHERAPIE, s. f. Emploi thérapeutique de l'aneurine (vitamine B1). ANEUSOMIE, s. f. (gr. an- priv.; eu, bien; sôma, corps) (génétique) [angl. aneusomy]. Terme générique désignant toute anomalie quantitative de chromosome ou de gène. ANEUTROPHILIE, s. f. Absence de polynucléaires neutrophiles. V. agranulocytose. ANEVRISME (selon l'Académie Française) ou (mieux, selon Littré) ANEVRYSME, s. m. (gr. anerusma, de aneurunein, dilater) [angl. aneurysm]. Syn. artériectasie. Tumeur circonscrite développée dans le trajet d'une artère par dilatation des parois. Le sang circulant y forme des caillots. ANEVRISME (faux) [angl. false aneurysm]. Masse sanguine formée au contact d'une plaie artérielle par le sang qui s'est échappé du vaisseau. Cet hématome organisé communique avec celui-ci par un collet. V. hématome anévrismal diffus ou pulsatile. ANEVRISME PAR ANASTOMOSE. V. anévrisme cirsoïde. ANEVRISME ARTERIOVEINEUX ou ARTERIOSO-VEINEUX [angl. arteriovenous fistula]. Communication permanente d'une artère et d'une veine avec sac anévrismal (a. variqueux, a. a. proprement dit), ou sans dilatation des vaisseaux (phlébartérie simple de Broca, varice anévrismale, fistule artérioveineuse). - a. a. pulmonaire (Charton, 1897) [angl. pulmonary arteriovenous fistula]. Communication pathologique entre des branches de l'artère pulmonaire et des veines pulmonaires, simple (fistule) ou avec poche multilobée (angiome ou hémangiome pulmonaire). C'est une malformation, longtemps latente mais évolutive, souvent multiple et produisant un shunt veino-artériel. Dans 2/3 des cas, elle s'accompagne des manifestations de l'angiomatose hémorragique familiale (v. ce terme). ANEVRISME CIRSOIDE (gr. kirsos, varice; eidos, forme) [angl. cirsoid aneurysm]. Syn. anévrisme par anastomose (Bell), angiome rameux, tumeur cirsoïde, tumeur érectile pulsatile, varice artérielle (Dupuytren). Dilatation avec allongement des troncs, rameaux et ramuscules d'un ou de plusieurs départements artériels et veineux, établissant une communication anormale et facile entre le système artériel et le système veineux. ANEVRISME DIFFUS. V. hématome anévrismal diffus ou pulsatile. ANEVRISME DISSEQUANT [angl. dissecting aneurysm]. Cavité développée dans l'épaisseur de la paroi artérielle, sur une longueur plus ou moins grande, aux dépens de la tunique moyenne du vaisseau, entre les tuniques interne et externe décollées par le sang provenant d'une rupture de la tunique interne. - a. d. de l'aorte. V. dissection aortique. ANEVRISME FUSIFORME [angl. fusiform aneurysm]. Dilatation cylindrique d'un segment d'une artère, se continuant insensiblement en fuseau, en amont et en aval, avec le vaisseau normal. ANEVRISME MILIAIRE. V. miliaire. ANEVRISME MYCOTIQUE (gr. mukês, champignon) [angl. mycotic aneurysm]. Terme créé par Osler, en 1885, pour désigner les anévrismes dus à une localisation bactérienne sur les parois du vaisseau au cours d'une endocardite infectieuse subaiguë. Il est employé depuis dans de sens, bien qu'il prête à confusion avec les affections mycosiques. - a. m. primaire (Crane, 1937). A. bactérien indépendant de tout foyer infectieux endocardique, vasculaire ou de voisinage. ANEVRISME DE PESTALOZZI. V. Pestalozzi (anévrisme de). ANEVRISME DE RASMUSSEN. V. Rasmussen (anévrisme de). ANEVRISME SACCIFORME [angl. saccular aneurysm]. Poche limitée, appendue à la paroi d'une artère, développée aux dépens de cette paroi, et communiquant avec l'artère par un canal étroit, le collet. ANEVRISME VARIQUEUX. V. anévrisme artérioveineux. ANEVRISME VENTRICULAIRE [angl. ventricular aneurysm]. Distension de la paroi d'un ventricule cardiaque (pratiquement toujours le gauche) au niveau de la cicatrice d'un infarctus. ANEVRISMECTOMIE, s. f. (anévrisme; gr. ektomé, ablation) [angl. aneurysmectomy]. Résection d'un anévrisme. - a. ventriculaire. V. ventriculoplastie. ANEVRISMORRAPHIE, s. f. (anévrisme; gr. raphê, suture) (Matas, 1888) [angl. aneurysmorrhaphy]. Syn. endoanévrismorraphie, opération de Matas. Méthode de traitement des anévrismes par voie endovasculaire. - a. oblitérative ou oblitérante. [angl. obliterative endo-aneurysmorraphy]. Opération pratiquée dans le cas d'anévrisme fusiforme et consistant, après ouverture du sac, dans la suture des orifices vasculaires et l'oblitération du sac par des points de capiton. - a. reconstructive. [angl. reconstructive endo-aneurysmorrhaphy]. Opération pratiquée dans les cas d'anévrisme fusiforme et consistant à réséquer une partie de la poche et à reconstituer la paroi artérielle avec la partie restante du sac. - a. restaurative ou restauratrice. [angl. restorative endo-aneurysmorraphy]. Opération pratiquée dans le cas d'anévrisme sacciforme et consistant à fermer l'orifice de communication et à oblitérer le sac. ANEXOSMOTIQUE, adj. (gr. an- priv.; ex, hors; ôsmos, action de pousser). Qui agit en diminuant les sécrétions ou en modérant la motricité de l'intestin. ANF. Initiales de Atrial Natriuretic Factor, en angl. facteur natriurétique auriculaire (v. ce terme). ANGEIO... Syn. angio. (gr. angéion, vaisseau). Préfixe signifiant vasculaire. ANGEIOLOGIE, s. f. (gr. angéion, vaisseau; logos, science) [angl. angiology]. Syn. angiologie. Etude des vaisseaux et de leurs maladies. ANGEITE ALLERGIQUE [angl. hypersensitivity angeitis]. Syn. vascularite allergique. Terme sous lequel on groupe un certain nombre de syndromes aux aspects cliniques variés, mais qui ont en commun: 1° l'aspect des lésions des petits vaisseaux (artérioles, veinules, capillaires): nécrose fibrinoïde des parois (angéite nécrosante) et infiltration périvasculaire polymorphe où prédominent des polynucléaires altérés (angéite leucocytoclasique); 2° leur pathogénie: des complexes immuns, peut être apparus à l'occasion d'infections, précipitent dans les vaisseaux et se déposent sur leur endothélium. Parmi ces syndromes, on distingue: des formes cutanées (trisymptôme de Gougerot et angéites cutanéo-viscérales: angéite d'hypersensibilité de Zeek, purpura hyperglobulinémique de Waldenström, cryoglobulinémie mixte, syndrome de Mac Duffie, peut être purpura rhumatoïde, syndrome de Kawasaki); la périartérite noueuse; les granulomatoses allergiques (syndrome de Churg et Strauss et syndrome de Wegener); les artérites à cellules géantes (artérite temporale, pseudo-polyarthrite rhizomélique, maladie de Takayashu). V. ces différents termes et complexe immun. ANGEITE ALLERGIQUE DE WINKELMANN. V. angéite d'hypersensibilité de Zeek. ANGEITE ou ANGIITE, s. f; (gr. angéion) [angl. angeitis]. Syn. vascularite, vasculite. Nom générique désignant toutes les inflammations vasculaires (artérite, phlébite, lymphangite, etc.). ANGEITE CUTANEE VISCERALE NECROSANTE. V. angéite d'hypersensibilité de Zeek. ANGEITE FAMILIALE. Nom parfois donné à l'angiomatose hémorragique familiale (v. ce terme). ANGEITE GRANULOMATEUSE ALLERGIQUE [angl. Churg and Strauss syndrome]. Syn. maladie ou syndrome de Churg et Strauss (1951). Affection apparaissant dans les suites d'un asthme, caractérisée anatomiquement par des granulomes contenant histiocytes, cellules épithélioïdes et cellules géantes, à évolution nécrosante, siégeant en dehors des vaisseaux et sur ceux-ci: sur les artérioles du cœur, du tube digestif, des voies biliaires, des reins, de la rate, sur les artères pulmonaires et sur les veines; et cliniquement par de l'asthme avec importante éosinophilie sanguine, de la fièvre, un amaigrissement, des manifestations nerveuses périphériques et cutanées, des douleurs abdominales, des hémorragies digestives et une défaillance cardiaque. Biologiquement, s'observent un syndrome inflammatoire, fréquemment la présence de complexes immuns circulants et du facteur rhumatoïde, et surtout l'augmentation des IgE totales sériques. L'évolution, par poussées, aboutit à la mort en quelques années. Les corticoïdes et les immunodépresseurs en ont amélioré le pronostic. Cette affection entre dans le cadre des angéites allergiques. (v. ce terme). ANGEITE D'HYPERSENSIBILITE DE ZEEK (Z., 1952). Syn. angéite allergique de Winkelmann, angéite cutanéo-viscérale nécrosante, vascularite allergique systémique de Mc Coombs. Variété d'angéite allergique (v. ce terme) particulière du fait: des circonstances de son apparition (après l'absorption de médicaments, surtout de sulfamides, ou l'injection de sérum sanguin), de la prédominance des manifestations cutanées (purpura, éruptions érythémateuses ou maculo-papuleuses), de la localisation des lésions sur les artérioles et les veinules pulmonaires, et de son évolution souvent rapide vers la mort (en moins d'un mois). ANGEITE LEUCOCYTOCLASIQUE. V. angéite allergique. ANGEITE NECROSANTE [angl. necrotizing angeitis]. V. angéite allergique. ANGIECTASIE, s. f. (gr. angéion, vaisseau; ektasis, dilatation) [angl. angiectasia]. Nom générique désignant toutes les dilatations vasculaires. ANGIECTOPIE, s. f. (gr. angéion; ectopie) [angl. angiectopia]. Situation anormale d'un vaisseau. ANGINE, s. f. (gr. ankô, j'étrangle) [angl. angina]. Inflammation de l'isthme du gosier et du pharynx. Elle comprend de nombreuses variétés suivant le siège et la nature de l'infection (a. tonsillaire, a. pharyngienne, a. diphtérique, etc.). - Il est tout à fait exceptionnel de désigner, par le mot angine, comme le faisaient les anciens médecins, une série d'affections très différentes les unes des autres, et n'ayant pour caractère commun que la gêne respiratoire avec angoisse (p. ex.: a. laryngée œdémateuse). Seule persiste actuellement la locution: angine de poitrine. ANGINE COUENNEUSE. V. angine pseudo-membraneuse. ANGINE DE DECUBITUS (cardiologie). V. angine de poitrine (angor de décubitus). ANGINE DIPHTERIQUE [angl. diphterial tonsillitis]. A. due au bacille de Lœffer. V. diphtérie. ANGINE HERPETIQUE [angl. herpetic angina]. A. caractérisée par l'apparition sur la muqueuse du pharynx et surtout des amygdales de vésicules d'herpès. ANGINE-INFARCTUS PULMONAIRE (syndrome) (Lemierre et Aussanaire, 1943). Forme larvée de septico-pyohémie, due le plus souvent au Fusobacterium necrophorum, caractérisée simplement par l'apparition, au décours d'une angine phlegmoneuse, d'un infarctus pulmonaire évoluant rapidement vers la guérison. ANGINE INSTABLE (cardiologie). V. état de mal angineux. ANGINE LARYNGEE ŒDEMATEUSE (Trousseau). Œdème de la glotte. ANGINE DE LUDWIG. [angl. Ludwig's angina]. V. Ludwig (angine de). ANGINE A MONOCYTES ou MONOCYTAIRE (Schultz et Baader). V. mononucléose infectieuse. ANGINE PHLEGMONEUSE [angl. phlegmonous angina]. Phlegmon ou abcès de l'amygdale; on comprend parfois sous cette dénomination l'abcès rétropharyngien. ANGINE DE POITRINE (Rougnon, Heberden, 1768) [angl. angina pectoris]. Syn. angor pectoris, maladie d'Heberden ou de Rougnon-Heberden, sténocardie. V. angor. Syndrome caractérisé par des crises de douleurs constrictives violentes siégeant dans la région précordiale, irradiant dans le bras gauche et s'accompagnant d'une angoisse poignante avec sensation de mort imminente. Ces douleurs sont provoquées par l'effort, surtout par la marche (angor d'effort). Elles sont presque toujours due à l'athérosclérose des artères coronaires (angor coronarien). - angor aigu coronarien fébrile (C. Lian et Puech, 1928). Angor caractérisé par un tableau clinique analogue à celui de l'infarctus du myocarde et des signes électrocardiographiques d'ischémie sans onde de nécrose (v. infarctus du myocarde rudimentaire). - angor de décubitus [angl. decubitus angina]. Angine de poitrine dont les crises surviennent spontanément la nuit; ces crises, de durée plus longue que celles de l'angor d'effort, indiquent souvent l'imminence de l'infarctus du myocarde. V. état de mal angineux. - angor instable. V. état de mal angineux. - angor intriqué (R. Froment). Angor coronarien coexistant avec des douleurs d'origine digestives ou rachidienne. - angor névrosique. Douleurs précordiales souvent nocturnes accompagnées de cris et de tremblement, survenant chez des jeunes femmes nerveuses dont le cœur est sain. - angor réflexe. Angor dû à la répercussion sur le plexus cardiaque ou sur les artères coronaires saines, d'une douleur d'origine extracardiaque (digestive, p. ex.). - angor spastique. Angor du à la contraction segmentaire d'une artère coronarienne. Survenant spontanément, affectant en général l'aspect clinique de l'angor type Prinzmetal (v. ce terme). Mise en évidence lors de la coronarographie, ou d'une épreuve de provocation (v. méthylergométrine, test au maléate de), le spasme coronarien, rapidement réversible grâce à l'absorption ou la perfusion d'un dérivé nitré, sera en règle l'objet d'un traitement médical préventif par les inhibiteurs calciques (v. ce terme). V. aussi angor et antiangineux. ANGINE DE PRINZMETAL (cardiologie). V. angor type Prinzmetal. ANGINE PSEUDO-MEMBRANEUSE [angl. pseudomembranous angina]. Syn. angine couenneuse. Nom générique donné à toutes les angines s'accompagnant d'un exsudat pseudo-membraneux. Ces angines sont dues le plus souvent au bacille de Lœffler (diphtérie), plus rarement au streptocoque, au pneumocoque ou au staphylocoque (pseudo-diphtérie). ANGINE PULTACEE. V. pultacée. ANGINE PUSTULEUSE. V. herpangine. ANGINE SCROFULEUSE (Isambert, 1877). V. isambert (maladie d'). ANGINE STYLOïDIENNE. V. stylalgie. ANGINE DE TORNWALDT. V. Tornwaldt (angine de). ANGINE ULCERO-MEMBRANEUSE ou DE VINCENT. V. Vincent (angine de). ANGINE ULCERO-NECROTIQUE DE HENOCH [angl. angina necrotica]. Angine survenant au début d'une scarlatine grave, surtout chez le jeune enfant. Elle est caractérisée par une plaque grisâtre nécrosée dont la chute laisse une ulcération à fond sanieux, tendant à creuser en profondeur. Le pronostic de cette angine est toujours sévère. ANGINE DE VINCENT. V. Vincent (angine de). ANGIO... V. angéio. ANGIOBLASTOME, s. m. [angl. angioblastoma]. Syn. angioréticulome, hémangioblastome (Cushing et Bailey, 1928). Tumeur vasculaire rencontrée au niveau des centres nerveux ( le plus souvent dans la fosse cérébrale postérieure), développée aux dépens des vaiseaux et comprenant du tissu nerveux entre les pelotons vasculaires. - Certains auteurs donnent ce nom à un angiome riche en cellules vasoformatrices d'aspect embryonnaire capable d'évoluer comme une tumeur maligne. ANGIOCARDIOGRAMME, s. m. [angl. angiiocardiogram]. Image radiologique obtenue par l'angiocardiographie; les premiers clichés montrent la veine cave supérieure, l'oreillette et le ventricule droits, l'artère pulmonaire (dextro-angiocardiogramme); sur les derniers apparaissent l'oreillette et le ventricule gauches ainsi que l'aorte (lévo-angio-cardiogramme). ANGIOCARDIOGRAPHIE, s. f. (gr. angéion; kardia, cœur; graphein, inscrire) (Castellanos, Pereiras et Garcia, de la Havane, 1937) [angl. angiocardiography]. Enregistrement, à une cadence rapide, d'une série de radiographies des cavités du cœur et des gros vaisseaux de la base après injection d'une substance opaque aux rayons X dans les veines ou directement dans les cavités cardiaques droites, à l'aide d'une sonde introduite par voie veineuse (cardioangiographie). - a. au gaz carbonnique. V. carboxy-angiographie. - a. ou cardio-angiographie sélective. A. d'une partie des cavités cardiaques, de l'artère pulmonaire ou de l'aorte. exclusivement opacifiées par l'injection in situ du produit de contraste, au cours du cathétérisme cardiaque. ANGIOCARDIOPNEUMOGRAPHIE, s. f. (gr. angéion, vaisseau; kardia, cœur; pneumôn, poumon; graphein, inscrire) [angl. angiocardiopneumography]. Radiographie des cavitées du cœur, des gros vaisseaux du thorax et des branches de l'artère pulmonaire après injection d'une substance opaque aux rayons X. ANGIOCHOLECYSTITE, s. f. [angl. angiocholecystitis]. Inflammation de la vésicule et des voies biliaires. ANGIOCHOLECYSTOGRAPHIE, s. f. (gr. angéion; kolê, bile; kustis, vessie; graphein, inscrire). V. cholangiographie. ANGIOCHOLITE, s. f. (gr. angéion, vaisseau; kolê, bile) [angl. angiocholitis]. Inflammation des voies biliaires. ANGIODERMITE NECROTIQUE ATHEROMATEUSE (D. Colomb 1963). [angl. necrotic angiodermatitis]. Syn. gangrène en plaques superficielles. Plaque nécrotique cutanée, noire, très douloureuse, survenant chez la femme âgée, souvent hypertendue; elle est consécutive à une oblitération artérielle locale: il s'agit d'un infarctus cutané des membres inférieurs évoluant soit vers la cicatrisation, soit vers une forme serpigineuse. Sa parenté avec l'ulcère hypertensif de Martorell (v. ce terme) est discutée. ANGIODERMITE PIGMENTEE ET PURPURIQUE (M. Favre, 1924) [angl. purpura pigmentosa chronica]. Altération de la peau siégeant à la face interne de la partie inférieure de la jambe. C'est une plaque brune ou chamois (dermite ocre), plus ou moins étendue et régulière qui lors des poussées aiguës, souvent douloureuses, prend une teinte violet sombre, purpurique. C'est une forme de capillarite qui est souvent à l'origine d'ulcère de jambe. V. dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot et Blum. ANGIODYSPLASIE, s. f. (gr. angéion; dysplasie) [angl. vascular dysplasia]. Anomalie vasculaire par trouble de développement. - a. systématisée. Terme sous lequel certains auteurs groupent de nombreuses affections, aux manifestations très diverses (parmi lesquelles une atteinte des parois vasculaires par trouble de leur développement embryonnaire), mais ayant en commun une atteinte du tissu conjonctif (maladies de système): entre autres les phacomatoses, les angiomatoses, l'élastorrhexie, certaines maladies métaboliques et des anomalies artérielles telles que les coarctations et dissections aortiques, les anévrismes, etc. ANGIODYSPLASIE OSTEODYSTROPHIQUE. V. klippel-Trenaunay (syndrome de). ANGIO-ENCEPHALOGRAPHIE, s. f. [angl. cerebral angiography]. Radiographie du vaisseau (artères, capillaires et veines) après injection, dans le système circulatoire, d'une substance opaque aux rayons X. ANGIO-ENDOTHELIOME, s. m. [angl. angio-endothelioma]. Variété d'angiome, d'évolution maligne, dont les cellules, de type embryonnaire, se multiplient et forment un endothéliome. ANGIOFLUOROGRAPHIE, s. m. (gr. angéion, vaisseau; fluorescence; gr. graphein, écrire) [angl. angiofluorography]. Photographie du fond d'œil après injection intraveineuse de fluorescéine, destinée à mettre en évidence les vaisseaux rétiniens et choroïdiens. ANGIOFLUOROSCOPIE, s. f. (gr. angéion; fluorescence; gr. skopein, examiner). Syn. épreuve à la fluorescéine, fluoroscopie atérielle. Méthode employée pour étudier la valeur de la circulation artérielle d'un membre, fondée sur l'apparition d'une fluorescence cutanée, sous lumière de Wood, après injection intraveineuse, ou intra-artérielle de fluorescéine. En pratique, on mesure le temps qui sépare l'apparition de la fluorescence au niveau d'une papule histaminique préalablement créée à la cuisse, et l'apparition de la fluorescence au niveau d'une autre papule à la racine du gros orteil; s'il est supérieur à 20 secondes, la capacité circulatoire de la jambe est médiocre (v. angioscopie directe). Méthode peu employée actuellement. ANGIOGLIOME, s. m. [angl. angioglioma]. Angioblastome dans lequel le tissu intervasculaire est de type glial, surtout astrocytaire. ANGIOGRAPHIE, s. f. (gr. angéion; graphein, inscrire) [angl. angiography]. Radiographie des vaisseaux après injection d'un liquide opaque aux rayons X. ANGIOGRAPHIE CEREBRALE. V. angio-encéphalographie. ANGIOGRAPHIE DIGITALE. V. angiographie numérique. ANGIOGRAPHIE FLUORESCEINIQUE ou EN FLUORESCENCE. Enregistrement de l'image des vaisseaux après injection intra-artérielle ou intraveineuse de fluorescéine. - L'a. f. permet en particulier l'étude précise des vaisseaux rétiniens lors d'une rétinographie. ANGIOGRAPHIE NUMERIQUE ou NUMERISEE (1981) [angl. digital angiography]. Syn. angiographie digitale (inspiré de l'angl.: digital, numérique). Procédé radiologique d'examen des vaisseaux sanguins opacifiés dans lequel l'image, recueillie sur un écran d'amplificateur de brillance par une caméra, est transformée en un signal électrique, puis convertie en une série de chiffres par un ordinateur. L'image est ensuite restituée avec accentuation des contrastes des vaisseaux opacifiés et effacement des ombres des tissus voisins. Cette méthode a l'avantage de fournir de bonnes images par introduction intraveineuse du produit de contraste, évitant ainsi la ponction et le cathétérisme artériels. ANGIOHAMARTOME, s. m. V. hamartome. ANGIOHEMOPHILIE, s. f. (gr. angéion; hémophilie) (schumann, 1956). Syn. hémophilie vasculaire. Affection caractérisée, comme l'hémophilie, par des hémorragies répétées, comme l'hémophilie, par des hémorragies répétées, mais qui diffère de cette maladie par l'absence de caractère familial et les résultats des examens de sang. Le temps de coagulation est normal (malgré la diminution des facteurs anti-hémophiliques A ou B), le temps de saignement est allongé, la résistance des capillaires est très diminuée et les capillaires paraissent normaux. Elle est améliorée par un facteur plasmatique, la fraction I de Cohn. Il s'agit très probablement d'une forme de la maladie de von Willebrand (v. ce terme). - a. A. V. Alexander (syndrome d'). ANGIOHYPOTOMIE CONSTITUTIONNELLE (Ferra-nini). V. hypotension artérielle permanente. ANGIOïDES DE LA RETINE (stries). Anomalies bilatérales du fond d'œil caractérisées par un réseau de lignes grisâtres ou vineuses rayonnant à partir de la zone juxtapapilaire, et sous-jacent aux vaisseaux rétiniens. Son extension lente mais inexorable aboutit à la formation d'un cercle péripapillaire et à la perte de la vue. C'est stries sont en rapport avec une altération des fibres élastiques et s'observent dans le syndrome de Grœnblad-Strandberg et dans l'élastorrhexie (v. ces termes). ANGIO-IMMUNOBLASTIQUES (adénopathies). V. adénopathies angio-immunoblastiques. ANGIOKERATOMA CORPORIS DIFFUSUM DE FABRY (1898) [angl. Fabry's syndrome]. Syn. angiokératose de Fabry (Siguier et Duperrat, 1956), maladie de Fabry. Maladie héréditaire à transmission récessive liée au sexe, débutant dans l'adolescence par des acroparesthésies, des douleurs rhumatoïdes, puis caractérisée par de très nombreuses papules minuscules purpuriques, télangiectasiques ou squameuses, groupées en nappes au niveau du bassin, accompagnées souvent de troubles oculaires (kératite). A l'âge adulte apparaissent une insuffisance rénale ou des manifestations cardiovasculaires (cardiomégalie, défaillance cardiaque, troubles du rythme surtout) qui entraînent la mort vers la cinquantaine. C'est une lipoïdose avec surcharge des cellules de la plupart des organes en céramido-trihexosides, due à l'absence du catabolisme de ce glycolipide. V. sphingolipidose. ANGIOKERATOME, s. m. [angl. angiokeratoma]. Syn. télangiectasie verruqueuse, verrue télangiectasique. "Dilatation vasculaire, marquée par un point rouge de la taille d'une tête d'épingle à celle d'un pois fin, sur laquelle se développe un processus kératosique plus ou moins apparent et parfois véritablement verruqueux" (P. de Graciansky et S. Boulle). L'a. peau siéger à la face (a. hémorragique de la face), à la langue, au scrotum. - Les a. de Mibelli (syn. lymphangiectasies des mains et des pieds) siègent nombreux, sur le dos des orteils et des doigts et aux genoux: ils surviennent chez des adolescents atteints d'acroasphyxie et disparaissent en quelques mois. ANGIOKERATOSE DE FABRY. V. angiokeratoma corporis diffusum de Fabry. ANGIOLATHYRISME, s. m. [angl. angiolathyrism]. Lésions vasculaires du lathyrisme (v. ce terme). ANGIOLEUCITE, s. f. (gr. angéion; leukos, blanc). V. lymphangite. - a. totale (Chassaignac). Suppuration simultanée des trois territoires lymphatiques (réticulaire, tronculaire, ganglionnaire). ANGIOLIPOME, s. m. (gr. angéion; lipos, graisse) (Coyne) [angl. angiolipoma]. Angiome infiltré dans le tissu cellulo-adipeux. ANGIOLITHE, s. m. (gr. angéion; lithos, pierre) [angl. angiolith]. Nom donné à des concrétions calcaires qui se trouvent parfois à l'intérieur des angiomes caverneux. ANGIOLITHIQUE (sarcome). Variété de sarcome, décrite par Cornil et Ranvier, siégeant dans la boîte crânienne ou le canal médullaire, et caractérisée par la présence de concrétions calcaires d'origine vasculaire (analogues aux phlébolithes). V. endothéliome méningé. ANGIOLOGIE, s. f. V. angéiologie. ANGIOLUPOIDE, s. m. (Brocq et Pautrier, 1909) [angl. angiolupoid]. Lésion de la face caractérisée par des plaques rouges, plus ou moins saillantes, arrondies ou ovalaires, larges de 2 cm à 2,5 cm, parcourues par de fines télangiectasies et formées de tissu tuberculeux analogue à celui du lupus vulgaire. C'est une tuberculose cutanée atypique pour les uns; pour d'autres, une variété de sarcoïdes et l'a. entrerait dans le cadre de la maladie de Besnier-Boeck-Schaumann. ANGIOMA SERPIGINOSUM D'HUTCHINSON-CROCKER [angl. angioma serpiginosum]. Capillaire cutanée chronique caractérisée par la présence de télangiectasies linéaires, annulaires ou serpigineuses disposées symétriquement sur les membres inférieurs. ANGIOMATOSE, s. f. [angl. angiomatosis]. Maladie générale caractérisée par la formation d'angiomes multiples soit à la surface des téguments, soit dans la profondeur des organes. ANGIOMATOSE CEREBRALE ou ENCEPHALIQUE [angl. cerebral angiomatosis]. A. due à l'existence d'angiomes calcifiés (radiographie) situés à la face interne du crâne, dans les régions temporale et occipitale. Elle se manifeste cliniquement par de l'arriération mentale et très souvent des crises d'épilepsie. - Elle est parfois associée à de l'a. de la face (naevi) (a. encéphalotrigéminée; a. neurocutanée). V. Sturge-Weber-Krabbe (maladie de) et Lindau (maladie de). ANGIOMATOSE ENCEPHALO-TRIGEMINEE. V. Sturge-Weber-Krabbe (maladie de) et angiomatose cérébrale. ANGIOMATOSE HEMORRAGIQUE FAMILIALE ou A. HEREDITAIRE HEMORRAGIQUE (Rendu, 1896) [angl. Rendu-Osler-Weber disease]. Syn. angéite familiale, hémangiomatose familiale, telangiectasia hereditaria hœmorragica (Osler, 1901), maladie de Rendu-Osler. Affection héréditaire transmise selon le type dominant autosomique, débutant dans le jeune âge et se prolongeant pendant toute l'existence, caractérisée par des épistaxis à répétition, seul symptôme jusqu'à l'âge de 25 ans environ, époque à laquelle apparaissent des angiomes sur la peau et les muqueuses (surtout à la face), angiomes qui sont l'origine de nouvelles hémorragies. Elle peut s'accompagner d'angiomes viscéraux, d'anévrismes artérioveineux pulmonaires et d'atteinte hépatique. Tous les tests de l'hémostase sont normaux. ANGIOMATOSE DE LEBER. V. Leber (angiomatose de). ANGIOMATOSE NEUROCUTANEE. V. Sturge-Weber-Krabble (maladie de) et angiomatose cérébrale. ANGIOMATOSE NEURORETINIENNE. V. Bonnet, Dechaume et Blanc (syndrome de). ANGIOMATOSE OPTICO-RETINO-MESENCEPHALIQUE. V. Bonnet, Dechaume et Blanc (syndrome de). ANGIOMATOSE DE LA RETINE. V. Hippel (maladie de von). ANGIOMATOSE RETINO-CEREBELLEUSE. Maladie de von Hippel-Lindau. V. Lindau (maladie de). ANGIOME, s. m. (gr. angéion) [angl. angioma]. Syn. (inus) angionome, angiose. Production pathologique circonscrite constituée par une agglomération de vaisseaux sanguins (hémangiome) ou lymphatiques (lymphangiome) de nouvelle formation, hyperplasiés et ectasiés. Ce n'est pas une tumeur, mais une malformation du système vasculaire. - a. aranéen. V. a. stellaire. - a. caverneux. Syn. cavernome, tumeur érectile (Dupuytren), fongus hématode [angl. cavernous angioma]. A. formé par un système lacunaire analogue au système caverneux des organes érectiles. - a. cutané caverneux. V. a. tubéreux. - a. cutané simple. V. a. plan. - a. lipogène. Nom donné par Virchow aux angiomes caverneux nés dans le tissu adipeux. - a. nodulaire. V. tache rubis. - a. phlébogène. Nom donné par Virchow aux angiomes caverneux développés aux dépens des vasa vasorum des veines. - a. plan. Syn. a. simple cutané, nævus flammeus, tache de vin, envie. A. cutané se présentant sous l'aspect d'une tache rouge ou violacée, de taille variable, pâlissant à la pression. - a. du poumon. V. anévrisme artérioveineux pulmonaire. - a. racémeux. V. a. simple. - a. rameux. V. anévrisme cirsoïde. - a. sénile. V. tache rubis. - a. serpigineux de Hutchinson-Crocker. V. angioma serpiginosum d'Hutchinson-Crocker. - a. simple. Syn. a. racémeux [angl. simple angioma]. A. dans lequel les vaisseaux de nouvelle formation, qui constituent la tumeur, sont semblables aux vaisseaux normaux. - a. stellaire (Besnier et Doyon). Syn. a. aranéen, nævus télangiectasique, nævus araneus [angl. nevus araneus]. A. siégeant généralement au visage, formé d'un minuscule point rouge vif saillant d'où irradient de fines télangiectasies. Il est formé d'ectasies capillaires et ne doit pas être confondu avec l'étoile vasculaire ni avec la tache rubis. - a. tubéreux. Syn. a. cutané caverneux. A. formant une petite tumeur plus ou moins saillante, molle, érectile, rouge ou violacée. ANGIOPATHIE DYSORIQUE. V. angiopathie amyloïde cérébrale. ANGIOPLASTIE, s. f. (gr. angéion; plassein, former) [angl. angioplasty]. Opération destinée à réparer ou à remodeler un vaisseau: suture, désobstruction, élargissement à l'aide d'une pièce, etc. V. angioplastie transluminale percutanée et photoathérolyse. ANGIOPLASTIE TRANSLUMINALE PERCUTANEE [angl. percutaneous transluminal angioplasty]. Procédé de dilatation d'une artère rétrécie par une plaque d'athérome ou une malformation. Sous contrôle radioscopique télévisé, une sonde à ballonnet est introduite par voie percutanée dans la lumière de l'artère, en amont de la sténose, elle est poussée jusqu'à son niveau. Le ballonnet, gonflé dans la zone sténosée, écrase la plaque d'athérome malléable et rétablit un calibre artériel suffisant. Cette méthode a été appliquée d'abord aux artères des membres inférieurs (1964), puis aux artères sous-clavières, rénales, digestives et aux artères coronaires (A. Grüntzig, 1977); enfin, à des sténoses congénitales: coarctation aortique, sténoses pulmonaires. ANGIOPNEUMOGRAPHIE, s. f. (gr. angéion; pneumôn, poumon; graphein, inscrire) (Egas Moniz, Lopo de Carvalho et Almeida Lima, 1931) [angl. angiopneumography]. Radiographie des vaisseaux pulmonaires dans lesquels on injecte sous l'écran une substance opaque aux rayons X à l'aide d'une sonde introduite dans une veine cave supérieure. Actuellement l'a. se confond avec l'angiocardiographie (v. ce terme). ANGIORETICULITE, s. f. Inflammation des vaisseaux et du système réticulo-endothélial. ANGIORETICULOME, s. m. V. angioblastome. ANGIORRAPHIE, s. f. (gr. angéion; raphê, suture) [angl. angiorrhaphy]. Suture vasculaire; anastomose. ANGIOSARCOMATOSE DE KAPOSI. V. sarcomatose multiple hémorragique de Kaposi. ANGIOSARCOME, s. m. [angl. angiosarcoma]. Sarcome où la prolifération cellulaire dérive des éléments conjonctifs des vaisseaux sanguins (périthéliome). ANGIOSCINTIGRAPHIE, s. f. V. gamma-angiographie. ANGIOSCLEROSE, s. f. [angl. angiosclerosis]. Nom générique désignant les scléroses vasculaires et englobant à la fois l'artériosclérose et la phlébosclérose. ANGIOSCOPE, s. m. (gr. angéion, vaisseau; skopein, examiner) [angl. angioscope]. Variété de fibroscope (v. ce terme) adaptée à l'examen intravasculaire. ANGIOSCOPIE, s. f. (gr. angéion; skopein, examiner) [angl. angioscopy]. Examen des vaisseaux. V. angioscope. - a. rétinienne. Examen, à l'aide de l'ophtalmoscope, des vaisseaux du fond de l'œil. ANGIOSCOTOME, s. m. (gr. angéion, vaisseau; skotos, obscurité) [angl. angioscotoma]. Syn. scotome vasculaire. Zone limitée du champ visuel, dépourvue de perception lumineuse, et correspondant à un vaisseau rétinien. ANGIOSE, s. f. V. angiome. ANGIOSPASME, s. m. (gr. angéion; spaô, je contracte) [angl. angiospasm]. Spasme des vaisseaux s'accompagnant d'une ischémie du territoire considéré. - a. orthostatique (de Mayer et Van Bogaert). Augmentation du tonus de la paroi des grosses artères provoquées, chez l'homme, par le passage de la position couchée à la position verticale. ANGIOSPASMODIQUE (syndrome) (Hirtz, 1901) [angl. angiospastic syndrome]. Ensemble des accidents déterminés par le spasme des vaisseaux survenant soit dans les membres, soit dans les viscères, ou frappant une région plus ou moins limitée. P. ex.: la maladie de Raynaud. ANGIOSPASTIQUE, adj. [angl. angiospastic]. Se dit d'une affection qui s'accompagne de spasme des vaisseaux. La maladie de M. Raynaud peut être considérée comme une affection des extrémités à forme angiospastique. ANGIOSTENOSE, s. f. (gr. angéion, vaisseau; sténos, étroit) [angl. angiostenosis]. Rétrécissement des vaisseaux. ANGIOSTERROMETRIE, s. f. (gr. angéion; sterros, solide; métron, mesure) (J.L. Parrot). Mesure de la fragilité capillaire au moyen d'un appareil, l'angiosterromètre. ANGIOSTRONGYLOIDOSE, s. f. V. angiostrongylose. ANGIOSTRONGYLOSE, s. f. (gr. angéion, vaisseau; strongulos, rond) [angl. angiostrongyliasis]. Syn. angiostrongyloïdose, méningite à éosinophiles. Maladie observée en Extrême-Orient, en Australie et dans les îles du Pacifique, et provoquée par un ver parasite du rat, Angiostrongylus cantonensis. Elle se présente sous la forme d'une méningo-encéphalite à éosinophiles, d'évolution en général bénigne. ANGIOTENSINASE, s. f. [angl. angiotensinase]. Enzyme sérique capable de détruire rapidement l'angiotensine en la dégradant en 5 ou 6 acides aminés. ANGIOTENSINE, s. f. [angl. angiotensin]. Syn. angiotonine (Page), hypertensive (Houssay). Polypeptide issu des a2-globulines plasmatiques et produit par l'action de la rénine sur l'angiotensinogène ou hypertensinogène. L'A.I, décapeptide inactif, est transformée par une enzyme hépatique (enzyme de conversion, v. ce terme) en A.II, octopeptide actif, contenant 8 acides aminés. Cette dernière provoque une vasoconstriction intense des artérioles périphériques, surtout dans le territoire splanchnique, et une hypertension artérielle. Cette action (4 à 8 fois supérieure à celle de la noradrénaline) n'est pas modifiée par les sympathicolytiques ni par les adrénolytiques. L'a. II contracte la musculature lisse et l'utérus; elle stimule la production d'aldostérone par la corticossurénale. Sa synthèse a été effectuée en 1954 (Bumpus, Schwyser). Dans l'organisme, l'a. II est rapidement transformée à son tour en A. III, heptapeptide qui élève moins la pression artérielle que l'a. II et qui, comme celle-ci, stimule la sécrétion d'aldostérone. V. angiotensine (test à l'), rénine et rénine (activité - du plasma).
ANGIOTENSINE (test à l') (N. M. Kaplan et J.-C. Silah, 1964) [angl. angiotensin infusion test]. Syn. test de Kaplan. Etude de l'élévation de la pression artérielle sous l'influence d'une perfusion intraveineuse d'angiotensine. Elle permettrait de présumer la cause de certaines hypertensions. La dose test d'angiotensine est celle qui augmente la pression diastolique de 20 mm au-dessus de son chiffre de base. Elle est élevée, égale ou supérieure à 8 nanogrammes par minute et par kilo, chez ceux des hypertendus qui ont un taux d'angiotensine circulante endogène supérieure à la normale, et donc une résistance accrue à l'angiotensine injectée: c'est le cas de la plupart des hypertensions avec atteinte rénale bilatérale et souvent insuffisance rénale, et surtout celui des hypertensions par ischémie rénale unilatérale (dose-test souvent supérieure à 12 ng/kg/mn). La dose-test est égale ou inférieure à 6 ng/kg/mn chez les hypertendus dont le taux d'angiotensine circulante endogène est bas: presque tous ceux atteints d'hypertension essentielle; dans l'hypertension du syndrome de Conn, elle est encore plus abaissée: égale ou inférieure à 4 ng/kg/mn. - Cette différence de sensibilité au t. à l'a. permet aussi de distinguer si l'hyperaldostéronisme, fréquent au cours de l'hypertension, est primaire, comme dans le syndrome de Conn où la sécrétion exagérée d'aldostérone par l'adénome surrénal freine la production d'angiotensine, ou secondaire, comme dans l'hypertension par ischémie rénale où l'hypersécrétion d'aldostérone est la conséquence de l'activité excessive du système rénine-angiotensine. V. rénine (activité - du plasma) et hyperaldostéronisme. ANGIOTENSINEMIE, s. f. (angiotensine; gr. haïma, sang) [angl. angiotensinemia]. Présence d'angiotensine dans le sang. V. rénine (activité - du plasma). ANGIOTENSINOGENE, s. m. (angiotensine; gr. génnan, engendrer) [angl. angiotensinogen]. Syn. hypertensinogène, substrat plasmatique de la rénine. V. angiotensine et rénine. ANGIOTOMOGRAPHIE, s. f. Combinaison de deux techniques radiologiques: tomographie et angiographie (v. ces termes), permettant l'étude, par coupes radiologiques, de vaisseaux opacifiés par un produit de contraste. ANGIOTONINE, s. f. V. angiotensine. ANGIOTONOMETRE, s. m. (gr. angéion, vaisseau; tonos, tension; métron, mesure) [angl. angiotonometer]. Appareil destiné à mesurer la pression de l'artère centrale de la rétine. ANGLE (Classification d') [angl. Angle's classification]. Classification des malocclusions dentaires, établie selon les rapports des premières molaires entre elles. ANGLE ACETABULAIRE (radiologie). Angle mesuré sur une radiographie de face de l'articulation coxo-fémorale chez l'enfant. Il est défini par deux lignes: une horizontale passant par le cartilage en Y et une oblique, tangente au toit du cotyle. A la naissance, il est de 25° et il se ferme progressivement au cours des 3 premiers mois; à 1 an, il ne dépasse jamais 15°. ANGLE ALPHA (a) [angl. alpha angle]. 1° (électrocardiographie). Angle formé, dans le triangle d'Einthoven (v. ce terme), par le vecteur représentant l'axe électrique du cœur et par l'horizontale parallèle à D1; il exprime la direction de l'axe électrique. Normalement il est compris entre 0 et 100°. - 2° (ophtalmologie). Angle formé par l'axe optique et l'axe visuel (v. ces termes).
ANGLE D'ANOMALIE (ophtalmologie) [angl. angle of anomaly]. Différence existant entre l'angle objectif et l'angle subjectif, observée dans le strabisme (v. ce terme). Elle est nulle si la correspondance rétinienne (v. ce terme) est normale. ANGLE BASAL DE BOOGAARD. Repère radiologique. Il est formé, sur une radiographie de profil du crâne, par l'intersection de deux lignes droites, l'une joignant le point nasal au centre de la selle turcique, l'autre joignant ce centre à la lèvre antérieure du trou occipital. Normalement, il est compris entre 120 et 145 degrés. ANGLE DE BÖHLER. V. Böhler (angle de). ANGLE CARPIEN (radiologie). Angle mesuré sur les radiographies de face du poignet, formé par l'intersection de deux lignes droites, l'une tangente au semi-lunaire et au pyramidal, l'autre au semi-lunaire et au scaphoïde. Normalement et il est de 131,5 ± 7,2°
ANGLE CEREBELLO-OCCIPITO-VERTEBRAL DE SICARD (syndrome de l'). Syn. syndrome de Sicard. Syndrome caractérisé par l'existence, du côté de la lésion, d'une paralysie du sterno-cléido-mastoïdien et du trapèze, d'une anesthésie des deux premiers nerfs cervicaux, et d'un syndrome cérébelleux; il est dû à une atteinte du bulbe. ANGLE GAMMA (g) (ophtalmologie) [angl. gamma angle]. Angle formé par l'axe visuel et l'axe de fixation (v. ce terme).
ANGLE ILIAQUE (radiologie). Angle mesuré sur une radiographie de face du bassin, chez l'enfant. Il est défini par deux lignes: une horizontale passant par la cartilage en Y et une tangente au bord antérieur de l'aile iliaque. Il est normalement de 55° à un an. ANGLE KAPPA (k). (ophtalmologie). Angle formé par l'axe visuel et l'axe pupillaire (v. ce terme). ANGLE DE LOUIS. V. angle sternal ou de Louis. ANGLE OBJECTIF (ophtalmologie). V. angle strabique. ANGLE PONTO-CEREBELLEUX (syndrome de l') (Cushing, 1917) [angl. Cushing's syndrome]. Ensemble de symptômes provoqués par les tumeurs cérébrales siégeant à l'angle ponto-cérébelleux (neurinomes de l'acoustique): troubles auditifs (perception de bruits anormaux, puis surdité), spasmes, parésie et hypoesthésie de la face, suivis d'un syndrome cérébelleux du côté de la tumeur. Plus tard apparaissent des symptômes d'hypertension intracrânienne, des troubles de la déglutition et des signes pyramidaux du côté de la lésion. ANGLE STERNAL ou DE LOUIS [angl. sternal angle]. Anomalie du thorax: angle saillant en avant formé, chez certains sujets, par la rencontre du manubrium et du corps du sternum, et dont le sommet répond à la soudure de ces deux pièces osseuses. ANGLE STRABIQUE (ophtalmologie) [angl. squint angle]. Syn. angle objectif. Angle formé, dans le strabisme, par les axes visuels (v. ce terme). ANGLE SUBJECTIF (ophtalmologie) [angl. subjective squint angle]. Dans la correspondance rétinienne (v. ce terme) anormale, c'est l'angle de perception du sujet, par opposition à l'angle objectif, mesuré au synaptophore (v. ces termes). ANGOISSE, s. f. (gr. ankhô, j'étrangle) [angl. anguish]. Sensation de resserrement à la région épigastrique avec striction respiratoire et cardiaque, maladie général, constriction céphalique, accélération de la respiration et du pouls. Ces réactions neurovégétatives accompagnent des formes sévères d'anxiété (v. ce terme). On les observe dans les états mélancoliques, les obsessions, etc. - a. de castration. V. castration (angoisse de). ANGOPHRASIE, s. f. (Kussmaul, 1876) [angl. angophrasia]. Anonnement; vice du langage qui consiste à intercaler dans les phrases des voyelles répétées ou allongées, des diphtongues: â, e-e, eng ang, etc. ANGOR, s. m. ou ANGOR PECTORIS (gr. ankhô, j'étrangle). V. angine de poitrine. ANGOR ABDOMINAL ou ABDOMINALIS. 1° [angl. angina abdominis]. Douleur abdominale d'allure paroxystique et angoissante, observée dans l'aortite abdominale. - 2° V. angor intestinal. ANGOR AIGU CORONARIEN FEBRILE. V. angine de poitrine. ANGOR CORONARIEN. V. angine de poitrine. ANGOR DE DECUBITUS. V. angine de poitrine. ANGOR D'EFFORT. V. angine de poitrine. ANGOR INSTABLE. V. état de mal angineux. ANGOR INTESTINAL [angl. intestinal angina]. Syn. angor abdominal ou abdominalis, ischémie intestinale paroxystique. Crise douloureuse siégeant dans la région médiane de l'abdomen, survenant généralement après les repas, due à une insuffisance circulatoire intermittente de l'intestin. Celle-ci est provoquée par l'athérosclérose oblitérante de l'origine de l'artère mésentérique supérieure, souvent associée à une sténose du tronc cœliaque et de l'artère mésentérique inférieure. L'a. i. peut entraîner la mort par cachexie ou infarctus intestinal. ANGOR INTRIQUE. V. angine de poitrine. ANGOR NEVROSIQUE. V. angine de poitrine. ANGOR "DE NOVO". Angor d'apparition récente. ANGOR REFLEXE. V. angine de poitrine. ANGOR SPASTIQUE. V. angine de poitrine. ANGOR TYPE PRINZMETAL (P., 1959) [angl. Prinzmetal's variant angina pectoris]. Variété d'angine de poitrine caractérisée par des crises douloureuses très violentes, spontanées, prolongées, survenant plusieurs fois par jour, parfois à heure fixe, le matin et le soir, s'accompagnant, sur l'électrocardiogramme, d'une surélévation de ST très importante et transitoire. Dans la moitié des cas, les crises s'accompagnent de troubles du rythme passagers (extrasystoles, bloc auriculo-ventriculaire ou tachycardie ventriculaire) ; dans 1/3 des cas, cet angor évolue vers l'infarctus du myocarde. V. angine de poitrine et angor spastique. ANGSTRöM, s. m. Symbole å. (du nom du physicien suédois A. Angström, 1824-1874) [angl. angström]. Unité de longueur valant le dixième du nanomètre (v. ce mot).
ANGUILLULE DE L'INTESTIN. V. strongyloïdes. ANGUILLULOSE, s. f. [angl. strogyloidiasis]. Syn. strongyloïdose. Ensemble des accidents dus à l'infestation de l'organisme par Strongyloides stercoralis (anguillule de l'intestin). Le parasite pénètre à travers la peau, provoquant de l'urticaire et un érythème prurigineux. Puis apparaissent temporairement de la toux et des douleurs thoraciques qui traduisent le passage du parasite dans les poumons ; enfin des troubles digestifs, douleurs, diarrhée et constipation, avec anémie et éosinophilie. V. strongyloïdes. ANHEDONIE, s. f. (gr. an. priv. ; hêdonê, plaisir) [angl. anhedomia]. Absence de plaisir. ANHELATION, s. f. (lat. anhelatio) [angl. anhelation]. Respiration courte et fréquente. ANHIDROSE ou ANIDROSE, s. f. (gr. an- priv. ; hidrôs, sueur) [angl. anhidrosis]. Abolition ou diminution de la sécrétion sudorale. ANHIDROSE AVEC HYPOTRICHOSE ET ANODONTIE (Touraine, 1936) [angl. Christ-Siemens syndrome]. Syn. syndrome de Christ-Siemens (Ch., 1913 ; S., 1937), syndrome de Weech (1929). Affection caractérisée par la triade : absence des glandes sudoripares et sébacées, hypotrichose généralisée et l'absence de toutes ou de presque toutes les dents, à laquelle peuvent s'ajouter la rhinite atrophique avec nez en selle, la proéminence des arcades sourcilières et du menton, des malformations des ongles et des troubles intellectuels. Ce syndrome, héréditaire et récessif, se transmettrait seulement aux hommes par les femmes indemnes ou peu touchées. V. polydysplasie ectodermique héréditaire. ANHIDROTIQUE, adj. et s. m. [angl. anhidrotic]. Médicament qui diminue la sécrétion sudorale. ANHISTE, adj. (gr. an- priv. ; histos, tissu) [angl. anhistic]. Qui n'a pas de texture déterminée. ANHYDRASE s. f. CARBONIQUE [angl. carbonic anhydrase]. Enzyme catalysant la décomposition réversible de l'acide carbonique en eau et gaz (ou anhydride) carbonique. Elle est notamment présente dans les globules rouges et les cellules tubulaires rénales. V. diurétiques. ANHYLOGNOSIE, s. f. V. ahylognosie. ANICOTINOSE, s. f. V. pellagre. ANICTERIQUE, adj. (gr. an- priv. ; ikteros, ictère) [angl. anicteric]. Qui ne s'accompagne pas d'ictère. ANIDE, s. m. (gr. an- priv. ; eidos, forme) (I. Geoff. Saint-Hilaire) [angl. anideus]. Syn. acardiaque. Monstre unitaire omphalosite, caractérisé par une organisation très simple, à peine ébauchée, ne possédant généralement pas d'organe de circulation. ANIDEATION, s. f. V. asthénie psychique. ANIDROSE, s. f. V. anhidrose. ANILISME, s. m. [angl. anilism]. Intoxication par l'aniline. Elle peut être accidentelle ou professionnelle, aiguë ou chronique. - L'a. aigu est caractérisé par une céphalée violente. des douleurs généralisées, de la cyanose ; bientôt surviennent le refroidissement des extrémités, la paralysie, le coma et la mort ordinairement en 24 heures. - L'a. chronique s'accompagne de pâleur du visage, de cyanose intermittente des lèvres, de céphalée, d'asthénie, d'anorexie et de tendance au vertige. ANION, s. m. (gr. ana, en haut ; ion) [angl. anion]. Nom donné aux ions négatifs qui, au cours de l'électrolyse, semblent remonter le courant, d'où leur nom. V. ion. ANIRIDIE, s. f. (gr. an- priv. iris, iris) [angl. aniridia]. Absence congénitale de l'iris, ayant pour conséquence une grande diminution de l'acuité visuelle. cette affection héréditaire et transmise selon le mode dominant, est souvent compliquée de glaucome. ANISAKIASE, s. f. [angl. anisakiasis]. Infestation par les larves d'un parasite, l'Anisakis, ver nématode de la famille des Ascarididés. Ces larves se trouvent chez certains poissons (harengs, sardines) et l'homme se contamine en ingérant ceux-ci peu ou pas cuits (au Japon, en Hollande surtout). Ces larves vont alors infiltrer les parois du tube digestif, y provoquant phlegmons et granulomes éosinophiliques. Cliniquement l'a. se manifeste par des accidents abdominaux aigus ou par une tumeur au niveau de l'estomac, de l'iléon ou du côlon. ANISEICONIE, s. f. (gr. an- priv.; isos, égal ; eikôn, image) [angl. aniseikonia]. Anomalie dans laquelle chacun des deux yeux perçoit du même objet une image de dimensions différentes. ANISO..., préfixe (gr. an, priv ; isos, égal). Préfixe indiquant une notion d'inégalité, d'asymétrie. ANISOCHROMENIE (désuet) ou ANISOCHROMIE, s. f. (gr. an- priv.; isos, égal ; krôma, couleur ; haïma, sang) [angl. anisochromia]. Inégalité de coloration des globules rouges du sang. ANISOCORIE, s. f. (gr. an- priv.; isos, égal ; korê, pupille) [angl. anisocoria]. Inégalité pupillaire. ANISOCYTOSE, s. f. (gr. an- priv.; isos, égal ; kutos, cellule) [angl. anisocytosis]. Etat pathologique des globules rouges dans lequel ces éléments présentent des dimensions extrêmement variables au lieu d'avoir tous le même diamètre. - Ce terme est également appliqué aux grandes variations de diamètre que peuvent présenter les globules blancs. ANISOMENORRHEE, s. f. (gr. an- priv.; isos, égal ; mên, mois ; rhein, couler). Irrégularité du cycle menstruel. ANISOMETRIE, s. f. (gr. an- priv.; isos, métron, mesure). Inégalité de dimensions. - Terme employé surtout en parlant des globules rouges du sang. ANISOMETROPIE, s. f. (gr. an- priv.; isos, égal; métron, mesure; ôps, œil) [angl. anisometropia]. Inégalité du pouvoir réfringent des deux yeux. ANISOPHORIE, s. f. (gr. a- priv.; isos, égal; phoros, de phérein, porter) [angl. anisophoria]. Variété latente de strabisme. ANISOPHYGMIE, s. f. (gr. an- priv.; isos; sphugmos, pouls) (Loeper et Mougeot, 1921) [angl. anisophygmia]. Inégalité de l'amplitude des pulsations qui restent également espacées. ANISOSTHENIE, s. f. (gr. an- priv.; isos; sthénos, force) [angl. anisosthenia]. Inégalité du tonus dans des groupes musculaires devant agir synergiquement; asthénie dans un groupe et hypersthénie dans le groupe antagoniste. ANISOTROPE, adj. et s. m. (gr. an- priv.; isos; trépein, tourner) (optique) [angl. anisotropic]. Se dit des substances qui jouissent de la biréfringence. Examinés à la lumière polarisée, ces corps sont lumineux dans un champ obscur, quand les deux prismes de Nicol sont croisés. P. ex.: les segments sombres de la fibre musculaire. ANITE, s. f. (lat. anus) [angl. proctitis]. Inflammation de l'anus. - a. chancrelleuse (Ravaut et Bord). Condylomes d'origine chancrelleuse siégeant autour de l'anus. ANKYLOBLEPHARON, s. m. (gr. agkulê, frein; blépharon, paupière) [angl. ankyloblepharon]. Soudure partielle ou totale, congénitale ou acquise, des bords palpébraux. ANKYLOCHEILIE, s. f. (gr. agkulê, frein; kheilos, lèvre) [angl. ankylochilia]. Soudure accidentelle des lèvres sans perte de substance et sans adhérence aux mâchoires. ANKYLOGLOSSE, s. m. (gr. agkulê; glôssa, langue) [angl. ankyloglossia]. Adhérence vicieuse de la langue, d'origine acquise ou congénitale. ANKYLORRHINIE, s. f. (gr. agkulê; rhis, nez) [angl. ankylorrhinia]. Adhérence des parois des narines. ANKYLOSE, s. f. (gr. agkulôsis, courbure) [angl. ankylosis]. Diminution ou impossibilité absolue des mouvements d'une articulation naturellement mobile. ANKYLOSTOMASIE, s. f., ANKYLOSTOMIASE, s. f. ou ANKYLOSTOMOSE, s. f. (d'ankylostome, gr. agkulê, frein; stoma, bouche) (Perroncito) [angl. ankylostomasis]. Syn. anémie des mineurs, des briquetiers, uncinariose. Maladie provoquée par de petits nématodes (ankylostomes) qui se fixent en grand nombre à la muqueuse de l'intestin grêle et provoquent l'anémie par de nombreuses petites hémorragies répétées et par les substances hémolysantes qu'ils sécrètent. La pénétration du parasite se fait soit par la bouche, soit par la peau en déterminant une dermatose spéciale, caractérisée par des papulo-pustules et siégeant aux membres inférieurs. Cette dermatose constitue la phase préanémique de l'a. ANNEAU LIMITE (méthode de l'). V. diazoréaction limite et phosphovanillique (réaction). ANNEAU VASCULAIRE AORTIQUE. V. arcs aortiques (anomalie des). ANNEXITE, s. f. (Bouilly). V. salpingo-ovarite. - a. respiratoire. Nom proposé pour désigner l'inflammation des cavités groupées autour du rhinopharynx et communiquant avec lui: trompe d'Eustache, oreille moyenne et sinus de la face. ANNULITE, s. f. Inflammation d'un anneau, en particulier de l'anneau d'un orifice auriculo-ventriculaire du cœur. - a. mitrale. ANNULOPLASTIE, s. f. (lat. annulus, anneau; gr. plassein, modeler) [angl. annuloplasty]. Réparation d'un orifice annulaire anormal. - a. de Wooler (1962). Intervention conservatrice destinée à remédier à une insuffisance mitrale par dilatation de l'anneau mitral. L'a. diminue le calibre de l'anneau en raccourcissant par plicature l'attache de la petite valve (point faible de l'anneau, où la distension est maxima), les points d'appui étant pris sur les deux commissures. ANOBLEPSIE, s. f. (gr. anô, en haut; blepsis, regard). Symptôme caractérisé par la fixité du regard dirigé en haut, survenant par accès, et qui semble en rapport avec un syndrome parkinsonien fruste d'origine encéphalitique. V. oculogyre (crise). ANOCIE-ASSOCIATION, s. f. (gr. a- priv.; lat. nocere, nuire) [angl. anociassociation]. Syn. méthode de Crile. Association de l'anesthésie locale à l'anesthésie générale dans les grandes opérations afin d'éviter les réactions nerveuses que l'anesthésie générale ne supprime pas, mais dont elle empêche seulement les manifestations extérieures. ANODE, s. f. (gr. ana, en haut; odos, voie) [angl. anode]. Electrode positive. ANODIN, INE, adj. et s. m. (gr. an- priv.; odunê, douleur) [angl. anodyne]. Se dit des remèdes destinés à calmer la douleur. Et, par extension, indolore, bénin, sans danger. ANODONTIE, s. f. (gr. an- priv.; odous, odontos, dent) [angl. anodontia]. Absence de toutes ou de presque toutes les dents. ANODYNIE, s. f. (gr. an- priv.; odunê, douleur) [angl. anodynia]. Absence de douleur. ANOESTRUS, s. m. Absence complète de cycle œstral (v. ce terme). ANOMALOSCOPE, s. m. (gr. anomalos, irrégulier; skopein, examiner) [angl. anomaloscope]. Appareil d'optique destiné à reconnaître les défauts de perception chromatique, et construit sur le principe de l'égalisation de certaines lumières colorées. ANOMIE, s. f. (gr. a- priv.; lat. nomen, nom) [angl. anomia]. Variété d'aphasie consistant en la perte de la faculté de désigner les objets. ANONYCHIE, s. f. (gr. an- priv.; onux, ongle) [angl. anonychia]. Absence de tous les ongles ou de quelques-uns seulement; elle est habituellement congénitale et familiale. ANONYMOGRAPHIE, s. f. (anonyme; gr. graphein, écrire) (Locard). Rédaction et diffusion de lettres non signées, entreprises dans un but diffamatoire. ANOOPSIE, s. f. V. anopsie, 2°. ANOPHELE, s. m. [angl. anophele]. Moustique appartenant au genre Anopheles. ANOPHELES, s. m. (gr. an- priv.; ophêlos, utilité) [angl. Anopheles]. Genre de moustique de la famille des Culicidés. V. ce terme. ANOPHELISME, s. m. [angl. anophelism]. Syn. culicidisme. Présence, dans une région, de moustiques du genre Anophèles, vecteurs des parasites du paludisme. - a. résiduel. [angl. residual anophelism]. Syn. c. résiduel. Persistance des moustiques femelles dans les habitations pendant les périodes sèches, alors que les gîtes larvaires ont disparu. ANOPHTALMIE, s. f. (gr. a- priv.; ophthalmos, œil) [angl. anophtalmos]. Absence congénitale d'un œil. - Ce terme est inexact dans le sens où il est employé; il devrait désigner l'absence congénitale des yeux. C'est le terme monophtalmie qui exprime le sens attribué à anophtalmie. ANOPSIE, s. f. 1° (gr. an- priv.; ospis, vue) [angl. anopsia]. Privation de la vue. - a. des aviateurs ou phénomène de la vision noire. Cécité passagère se produisant au cours d'acrobaties ou de variations rapides de vitesse en plus ou en moins. - 2° (gr. anô, en haut; ôps, œil). Syn. anoopsie. Strabisme dans lequel le globe oculaire est devié en haut. ANORCHIDIE, s. f. (gr. an- priv.; orkhis, testicule) [angl. anorchia]. Absence congénitale de l'une ou des deux glandes spermatiques ou même d'une portion quelconque de l'appareil séminal. - On donne également ce nom à l'absence totale de la sécrétion interne du testicule. ANO-RECTO-GENITAL (syndrome). V. Jersild (syndrome de). ANOREXIE, s. f. (gr. an- priv.; orexis, appétit) [angl. anorexia]. Perte ou diminution de l'appétit. ANOREXIE HYSTERIQUE. V. anorexie mentale. ANOREXIE MENTALE (Huchard, 1883) [angl. hysteric apepsia]. Syn. a. hystérique (Lasègue, 1873), a. psychogène, cachexie cérébro-pituitaire (Gilbert Dreyfus et Mamou), cachexie psychogène ou psycho-endocrinienne de l'adolescence (J. Decourt), cachexie oligophagique d'origine psychonévrotique (J. Decourt), abiorexie (H. P. Klotz, 1955). Diminution ou abolition de l'alimentation par refus de la nourriture ou perte de l'appétit observés chez des malades présentant des troubles psychopathiques (oligophagie psychonévrotique, J. Decourt). Elle est surtout fréquente chez les jeunes filles de 15 à 20 ans et provoque une aménorrhée et un amaigrissement considérable qui peut aboutir à la cachexie. Ses rapports avec la maladie de Simmonds ont été discutés. V. abiorexie. ANOREXIE PSYCHOGENE. V. anorexie mentale. ANOREXIGENE, adj. (gr. an- priv.; orexis, appétit; génnan, engendrer) [angl. anorexiant]. Qui diminue l'appétit. - s. m. Médicament capable de réduire la sensation de faim, parfois employé dans les cures d'amaigrissement. ANORGANIQUE, adj. (gr. an- priv.; organon, organe) [angl. anorganic]. 1° Syn. inorganique. Se dit d'un phénomène qui est indépendant de toute lésion d'un organe; tel est le cas de certains souffles que l'auscultation du cœur fait entendre, alors que n'existe aucun signe de lésion orificielle ou myocardique, dont l'absence, d'ailleurs, est démontrée par l'évolution ultérieure et l'examen anatomique. Ces souffles a. ou innocents peuvent avoir leur origine dans le cœur lui-même et être dus à des modifications de la contraction cardiaque; ils peuvent aussi naître en dehors du cœur, et sont dits alors extracardiaques. A. n'est pas synonyme de fonctionnel. V. souffle anémique, s. anémospasmodique, s. anorganique pulmonaire, s. cardiopulmonaire. - 2° (chimie). Syn. minéral. Se dit d'un élément chimique non inclus dans une molécule contenant du carbone. P. ex. phosphore a. ou minéral. ANORTHOGRAPHIE, s. f. (gr. an- priv.; orthographia, orthographe) [angl. anorthography]. Trouble de l'écriture portant sur la correction orthographique des mots. ANOSMIE, s. f. (gr. an- priv.; osmê, odorat) [angl. anosmia]. Diminution ou perte complète de l'odorat. ANOSODIAPHORIE, s. f. (gr. nosos, maladie; adiaphoria, indifférence) (Babinski) [angl. anosodiaphoria]. Indifférence manifestée par un malade vis-à-vis de l'affection dont il est atteint. V. Anton-Babinski (syndrome d'). ANOSOGNOSIE, s. f. (gr. a- priv.; nosos, maladie; gnôsis, connaissance) (Babinski) [angl. anosognosia]. Méconnaissance, par un malade, de son affection, cependant évidente, telle qu'une hémiplégie. V. Anton-Babinski (syndrome d'). ANOSTEOGENESE, s. f. (gr. a- priv.; ostéon, os; génésis, formation) (Parenti, 1936) [angl. anosteogenesis]. V. achondrogenèse. ANOVAIRE, s. f. [angl. anovaria]. Absence ou aplasie plus ou moins complète de l'un ou des deux ovaires. - Par extension, insuffisance ovarienne; on en décrit des formes précoces ou primaires, tardives ou secondaires (v. aménorrhée, hypofolliculine et hypolutéinie). ANOVULATION, s. f. [angl. anovulation]. Absence de ponte ovarienne. ANOVULATOIRE, adj. [angl. anovulatory]. Qui empêche l'ovulation. - Sans ovulation. ANOXEMIE ou (désuets), ANOXHEMIE, ANOXYEMIE, s. f. (gr. an- priv.; oxus, oxygène; haïma, sang) (Jourdanet, 1861) [angl. anoxemia]. Diminution de la quantité d'oxygène contenu dans le sang (si elle est faible, on l'appelle hypoxémie). Cette diminution peut avoir différentes causes: dépression atmosphérique (mal d'altitude), anémie, anomalies ou altération de l'hémoglobine par certains toxiques (aniline, nitrites, sulfamides), empoisonnement par le CO, pneumopathies chroniques, cardiopathies congénitales avec shunt veino-artériel, insuffisance cardiaque, etc. Elle provoque l'anoxie. - épreuve d'a. [angl. anoxemia test]. Epreuve consistant à faire respirer un malade, pendant 20 minutes, dans une atmosphère pauvre en oxygène (10 % d'O2). En diminuant temporairement l'oxygénation du myocarde, cette épreuve peut faire apparaître passagèrement, en cas d'insuffisance coronarienne, des anomalies de l'électrocardiogramme qui n'existent pas dans les conditions normales. ANOXIE, s. f. (gr. an- priv.; oxus, oxygène) [angl. anoxia]. Diminution de la quantité d'oxygène distribuée aux tissus par le sang dans l'unité de temps; elle est la conséquence de l'anoxémie. Lorsque cette diminution est faible, elle est appelée hypoxie. ANSERINE (peau) (lat. anserinus, d'oie). Aspect de la peau au cours de la pellagre chronique: elle est rude, sèche, ridée, et ressemble à celle de la patte d'une oie. ANSERINE (réaction) (lat. anserinus, d'oie). V. chair de poule. ANTABUSE ®. Nom de marque, dans les pays anglosaxons, du disulfirame (DCI) commercialisé en France sous le nom d'Espéral ®. - effet A. Vasodilatation gênante provoquée lors de l'association de ce produit avec les boissons alcoolisées; effet utilisé lors des cures de désintoxication éthylique. V. flush. ANTAGONISTE, adj. et s. m. (gr. anti, contre; agônistês, combattant) (physiologie) [angl. antagonist]. Se dit de tout système, personnage, muscle, dent, phénomène, ou substance dont l'action s'oppose à celle d'un ou d'une autre. ANTALGIQUE, adj. et s. m. (gr. anti, contre; algos, douleur) [angl. antalgesic]. Se dit de tout ce qui calme la douleur. - attitude a. - médicament a. V. analgésique. ANTE MORTEM. Locution latine signifiant: avant la mort. ANTE-ALLERGIQUE, s. f. ou ANTE-ALLERGIQUE (période). Délai qui s'écoule entre la première administration de l'antigène ou la première infection et l'apparition de l'allergie. ANTEBACILLAIRE (phase ou période). Nom qui avait été donné à une phase de l'infection tuberculeuse pendant laquelle on ne trouve pas le bacille et qui se révèle cliniquement par un état subfébrile indéterminé, rhumatoïde ou grippal, par une manifestation cutanée (érythème noueux) ou par des troubles respiratoires bronchitiques ou congestifs. On la pensait due à la pénétration du "virus" tuberculeux. ANTECEDENTS, s. m. pl. [angl. antecedents, previous history]. Renseignements concernant l'histoire du patient, antérieure à la maladie considérée (a. personnels) et les maladies de sa famille (a. familiaux). V. anamnèse. ANTEDEVIATION DE L'UTERUS. Terme général qui comprend tous les déplacements en avant de l'utérus en totalité ou en partie. ANTEFLEXION DE L'UTERUS [angl. anteflexion of the uterus]. Déviation de l'utérus dans laquelle le fond de l'organe se trouve incliné en avant, tandis que le col garde sa situation normale. ANTEHYPOPHYSAIRE (Insuffisance). V. hypopituitarisme antérieur. ANTEPHYLACTIQUE, adj. Mot mal fait. V. prophylactique. ANTEPOSITION DE L'UTERUS [angl. anteposition of the uterus]. Déplacement en totalité de l'utérus qui se trouve porté en avant. ANTEPULSION, s. f. (lat. ante, devant; pellere, pousser). V. propulsion. ANTEROGRADE, adj. (lat. anterior, plus en avant; gradi, aller) [angl. anterograde]. Qui va dans le sens normal, vers l'avant, vers le futur. V. amnésie. ANTETRACTION, s. f. (lat. ante; trahere, entraîner) [angl. stooping attitude]. Flexion du corps en avant provoquée, chez certains malades (maladie de Parkinson), en station debout, par la contraction involontaire des muscles abdominaux. ANTEVERSION DE L'UTERUS [angl. anteversion of the uterus]. Déviation de l'utérus dans laquelle le fond de l'organe se trouve incliné en avant, tandis que le col remonte en arrière et s'appuie sur le rectum; l'utérus présente une grande rigidité qui l'immobilise dans cette position. ANTHELIX, s. m. (gr. ante, contre; helix, spirale) [AN et angl. anthelix]. Saillie semi-circulaire de la face latérale de l'auricule, située en arrière de la conque et en avant et en dessous de l'hélix. ANTHELMINTHIQUE, adj. (gr. anti, contre; helmins, ver) [angl. anthelminthic]. Syn. antihelminthique, vermifuge. Qui s'oppose aux vers. - s. m. Médicament destiné à provoquer l'évacuation ou la destruction des vers parasitant l'organisme humain. On utilise essentiellement contre les Nématodes, les dérivés du benzimidazole; contre les Trématodes, le Praziquantel; et contre les Cestodes, ce dernier médicament et le Niclosamide. ANTHRACOIDE, adj. (gr. anthrax, charbon; eidos, forme) [angl. anthracoid]. 1° Qui a la couleur du charbon. P. ex.: tumeur anthracoide ou mélanique. - 2° Qui ressemble à l'anthrax. - furoncle a. Petit anthrax. ANTHRACOSE, s. f. ou ANTHRACOSIS, s. f. (gr. anthrax, akos, charbon) [angl. anthracosis]. Infiltration des poumons par la poussière de charbon inhalée. Lorsque cette absorption devient particulièrement intense, elle donne naissance à une a. pathologique qui constitue une maladie professionnelle, la pneumoconiose anthracosique ou p. des houilleurs. L'inhalation de poussières de silice accompagne souvent celle du charbon: il s'agit alors de pneumoconiose à poussières mixte ou anthracosilicose. ANTHRACOSILICOSE, s. f; (gr. anthrax; lat. silex) [angl. anthracosilicosis]. Syn. pneumoconiose à poussières mixtes. Infiltration des poumons par des poussières de charbon et de silice. ANTHRACOTHERAPIE, s. f. (gr. anthrax, charbon; thérapétia, traitement) [angl. anthracotherapy]. Emploi thérapeutique du charbon. ANTHRACYCLINES, s. f. pl. [angl. anthracyclines]. Groupe d'antibiotiques antimitotiques (v. ce terme) dont la toxicité s'exerce notamment à l'égard du cœur. V. radicaux libres. ANTHRAX, s. m. (gr. anthrax, charbon) [angl. carbuncle]. Inflammation due au staphylocoque, qui débute dans l'appareil glandulaire pilosébacé, comme le furoncle, mais qui en diffère par la multiplicité des foyers bourbillonneux et par la tendance à la diffusion et à la mortification. ANTHROPO..., préfixe (gr. anthrôpos, homme, en tant qu'être humain). Préfixe indiquant un rapport avec le genre humain. V. andr... ANTHROPOGAMMAMETRIE, s. f. (gr. anthrôpos, homme; gamma [rayonnement]; métron, mesure). Mesure de la radioactivité (rayonnement gamma) qui, dans certaines circonstances, peut émaner de l'homme. ANTHROPOLOGIE, s. f. (gr. anthrôpos, homme; logos, discours) [angl. anthropology]. "Etude du groupe humain, envisagé dans son ensemble, dans ses détails et dans ses rapports avec le reste de la nature" (Broca). On applique plus spécialement ce terme à l'étude des types raciaux. ANTHROPOMETRIE, s. f. (gr. anthrôpos; métron, mesure) [angl. anthropometry]. Partie de l'anthropologie qui a pour but la mensuration des divers parties du corps. ANTHROPOMORPHISME, s. m. (gr. anthrôpos; morphê, forme) (par analogie avec l'usage des anciens qui prêtaient à leurs divinités des formes et des sentiments humains) [angl. anthropomorphism]. Tendance que beaucoup ont d'attribuer aux organismes animaux et végétaux des caractères et des sentiments analogues à ceux des hommes. ANTHROPOPHILIE, s. f. (gr. anthrôpos; philia, amitié) (parasitologie) [angl. anthropophilia]. Tendance de certains insectes (moustiques) à piquer l'homme. - indice d'a. [angl. anthropophilic index]. "Proportion des anophèles, d'une espèce ou d'une variété, chez lesquels on décèle, par les réactions de précipitation, la présence de sang humain, dans des circonstances données" (Edm. Sergent, L. Parrot et A. Catanei). ANTHROPOPHOBIE, s. f. (gr. anthrôpos; phobos, crainte) [angl. anthrophobia]. Appréhension angoissante (phobie) que certains névropathes éprouvent au milieu des foules ou en présence de certains individus. ANTHROPOZOONOSE, s. f. (gr. anthrôpos; zôon, animal; nosos, maladie). Maladie commune aux hommes et aux animaux vertébrés (p. ex. les arboviroses). ANTI..., (gr. anti, contre). Préfixe qui indique une action contraire (antisepsie, antiscorbutique), une propriété inhibitrice ou contrariante (anticorps, antivirus). ANTIACIDE, adj. [angl. antacid]. Qui s'oppose aux acides. - s. m. Médicament doué de cette propriété, exercée essentiellement vis-à-vis de l'acidité gastrique, qu'il inhibe ou neutralise. V. antiulcéreux. ANTIAGREGANT, adj. [angl. antisludge]. Qui s'oppose à la formation d'amas de globules rouges ou de plaquettes sanguines dans les vaisseaux. - s. m. Substance douée de cette propriété. - a. plaquettaire. Les principaux sont l'aspirine, divers autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, le dipyridamole et la ticlopidine. V. agrégation des hématies, agrégation des plaquettes. ANTIALDOSTERONE, adj. [angl. aldosterone inhibitor]. Qui s'oppose à l'action de l'aldostérone (v. ce mot). - s. m. Médicament ayant cette propriété. V. spironolactone. ANTIAMARIL, adj. [angl. antiamarilic]. Qui s'oppose à la fièvre (v. ce terme). V. vaccin a. ANTIANAPHYLAXIE, s. f. V. Besredka (méthode de). ANTIANDROGENE, adj. [angl. antiandrogen]. Qui s'oppose à l'action des androgènes. V. androgènes (hormones). ANTIANEMIQUE (principe). V. Castle (théorie de). ANTIANGINEUX, adj. Qui s'oppose à l'angine (de poitrine) - s. m. Médicament de l'insuffisance coronarienne. P. ex. les dérivés nitrés, certains bétabloquants et inhibiteurs calciques (v. ce terme), les sydnonimines, l'amiodarone. ANTI-ANTICORPS, s. m. [angl. antiantibody]. Anticorps capable de réagir (par exemple en les agglutinant) sur les protéines plasmatiques, et donc sur les anticorps. ANTIARYTHMIQUE, adj. [angl. antiarrhythmic]. Qui combat l'arythmie. - s. m. Médicament qui s'oppose aux irrégularités du rythme cardiaque. En dehors des digitaliques (v. cardiotonique), on en distingue 4 groupes (Vaughan-Williams, 1970): le 1er comporte des anesthésiques ou stabilisants de membrane; il est divisé en 3 sous-groupes (Harrison), selon l'effet sur la durée du potentiel d'action et sur celle de la période réfractaire effective; prolongées dans les sous-groupes A (quinidine, disopyramide, procaïnamide, ajmaline), raccourcies dans le sous-groupe B (lidocaïne, diphényl-hydantoïne, aprindine, méxilétine); dans le sous-groupe C (flécaïne, propafénone), pas d'effet sur la durée du potentiel d'action, période réfractaire effective prolongée. Le 2e groupe comprend la plupart des b-bloqueurs adrénergiques. dans le 3e sont classés les médicaments qui diminuent la sortie cellulaire du potassium: l'amiodarone, le sotalol (un b-bloquant) et le tosylate de brétylium. Enfin, dans le 4e groupe on range certains inhibiteurs calciques (vérapamil, bépridil).
ANTIATHEROGENE, adj. (gr. anti; athérome; génnan, engendrer) [angl. antiatherogen]. Qui empêche la production de l'athérome. ANTIBACTERIEN, adj. (gr. anti, contre; bactêria, bâton) [angl. antibacterial). Qui s'oppose aux bactéries - s. m. Substance douée de cette propriété. V. antibiotique. ANTIBIOGRAMME, s. m. [angl. antibiogram]. Résultat de l'étude de la sensibilité d'un microbe aux divers antibiotiques; il renseigne sur les activités bactériostatique et bactéricide de ces antibiotiques vis-à-vis du germe. V. résistance bactérienne aux antibiotiques. ANTIBIOMIMETIQUES, s. m. pl. (gr. anti. contre; bios, vie; miméomaï, j'imite). famille d'antibiotiques (v. ce terme) groupant des antibactériens de synthèse. Elle comprend les nitrofuranes, qui opposent à la synthèse des protéines microbiennes et sont surtout utilisés dans les infections urinaires; les dérivés de la quinoléine (quinolone), surtout antiseptiques, employés dans les infections intestinales et urinaires; la triméthoprime, généralement associée à un sulfamide; enfin les sulfamides (v. ce terme). ANTIBIOPROPHYLAXIE, s. f. Emploi de médicaments antibiotiques pour prévenir le développement d'une maladie infectieuse. ANTIBIOTHERAPIE, s. f. Emploi thérapeutique des substances antibiotiques. ANTIBIOTIQUE, adj. et s. m. (gr. anti, contre; bios, vie) [angl. antibiotic]. Qui s'oppose à la vie. Se dit de substances telles que la pénicilline et les sulfamides qui empêchent le développement de certains micro-organismes dans lesquels elles pénètrent et dont elles perturbent le métabolisme, ou qui les détruisent. - Le cadre des a., limité d'abord à des substances d'origine biologique produites par des champignons, s'est élargi et comprend actuellement d'autres corps possédant la même action antibactérienne, mais produits par synthèse. Selon leur formule chimique, la manière dont ils agissent sur les micro-organismes et leurs effets cliniques, on groupe les a. en dix familles les bêtalactamines, les aminosides (ou oligosaccharides), les phénicols, les tétracyclines,les polypeptides, les macrolides, les antituberculeux, les antifongiques, les antimitotiques et les antibiomimétiques (v. ces termes). - Enfin, on distingue les a. bactéricides (essentiellement les bêtalactamines, les aminosides, les polypeptides) et les a. bactériostatiques (tétracyclines, phénicols, macrolides). V. antivitamine, spectre d'un antibiotique, ribosome et antimitotique. ANTICANCEREUX, adj. Syn. antinéoplasique, antitumoral. Qui s'oppose au cancer - s. m. Médicament doué de cette propriété. V. antimitotique. ANTICARCINOGENETIQUE ou ANTICARCINOGENIQUE, adj. [angl. anticarcinogenic]. Qui s'oppose à la formation de cancer. ANTICETOGENE, adj. [angl. antiketogenic]. qui s'oppose à la formation de corps cétoniques. ANTICHOLERIQUE, adj. Qui s'oppose au choléra. V. vaccin a. ANTICHOLINERGIQUE, adj. [angl. anticholinergic]. Qui s'oppose à l'action de l'acétylcholine et paralyse les éléments glandulaires et musculaires innervés par les fibres cholinergiques (p. ex.: atropine, scopolamine). V. vagolytique. ANTICIPATION ANTEPOSITION (loi d') (Morel et Mott) (génétique) [angl. Mott's law of anticipation]. Loi d'après laquelle, chez l'homme, une mutation apparue pour la première fois à un certain âge apparaît, dans les générations suivantes, à un âge toujours moindre. Cette loi semble applicable aux maladies héréditaires. ANTICOAGULANT, adj. [angl. anticoagulant]. Qui s'oppose à la coagulation. - s. m. Médicament s'opposant à la coagulation du sang. On distingue en thérapeutique deux types d'a.: l'héparine (v. ce terme), anticoagulant complet rapidement actif par voie parentérale, contrôlée par des tests de coagulabilité globale comme le temps de Howell (v. ce terme), et les antivitamines k, administrés per os, qui agissent plus lentement et indirectement en inhibant la synthèse hépatique du complexe prothrombique; ce sont les dérivés de la coumadine et de l'indanedione. leur action est surveillée au laboratoire par le temps de Quick ou le thrombotest d'Owren (v. ces termes). ANTICOAGULANT CIRCULANT [angl. circulating anticoagulant]. Substance naturelle acquise, présente dans le sang; elle empêche la formation normale du caillot et apparaît dans certaines circonstances pathologiques. Il s'agit en général d'anticorps, dont certains sont spécifiques d'un facteur de coagulation (le plus souvent le facteur VIII - v. antithromboplastinogène - leur présence se traduit alors par un déficit isolé du facteur en question) - d'autres inhibent une phase de la coagulation entraînant alors une perturbation plus générale (antiprothrombinases - notamment observées dans le lupus érythémateux disséminé: anticoagulant lupique ou "lupus anticoagulant" de Conley et Hartmann). ANTICOAGULANT LUPIQUE (Conley et Hartmann, 1952) [angl. lupus anticoagulant]. Variété d'anticoagulant circulant observée dans le lupus érythémateux disséminé (v. ce terme). il s'agit d'une antiprothrombinase. ANTICODON, s. m. (génétique). Groupe de trois nucléotides situés à l'une des extrémités de l'ARN de transfert et par lequel celui-ci s'adapte au codon correspondant de l'ARN messager pour y fixer l'acide aminé dont il est porteur. V. nucléotide, codon, et ribonucléique (acide). ANTICOMPLEMENTAIRE, adj. [angl. anticomplementary]. Qui empêche l'action du complément. se dit d'un sérum ou d'un antigène qui fixe directement le complément en l'absence de sensibilisatrice, rendant ainsi impossible à pratiquer la réaction de fixation du complément. - pouvoir a. "présence dans un liquide biologique de substances capables de fixer et donc de consommer le complément" (A. P. Peltier). V. complément. ANTICONCEPTIONNEL, ELLE, adj. V. contraceptif. ANTICONVULSIVANT, adj. et s. m. V. anti-épileptique. ANTICOQUELUCHEUX, EUSE, adj. Qui s'oppose à la coqueluche. V. vaccin a. ANTICORPS, s. m. [angl. antibody]. Syn. paratope (Jerne). "Globulines sériques particulières ayant la propriété de se combiner d'une manière spécifique à certaines substances étrangères solubles ou cellulaires qui leur correspondent et sont appelées antigènes" (Ch. Salmon er R. André). Ce sont des immunoglobulines (v. ce terme). Les a., synthétisées par les plasmocytes et les lymphocytes B, apparaissent généralement après l'introduction d'antigènes dans l'organisme. Ils reconnaissent ces derniers et agissent sur eux en les immobilisant, en les agglutinant (agglutinines), en amenant leur destruction ou leur dissolution s'il s'agit d'éléments figurés (cytotoxines, lysines, hémolysines), en les neutralisant (a. neutralisants) s'il s'agit de virus, d'enzymes ou de toxines (antitoxines), ou enfin en les précipitant (précipitines) s'il s'agit de substances albuminoïdes. Les a. déclenchent le plus souvent l'attaque de l'antigène en activant le complément, agent destructeur présent à l'état inactif dans tout sérum; ce complément va se fixer sur l'antigène auquel s'est combiné l'anticorps (ou sensibilisatrice). les anticorps (a. sériques ou circulants) sont les agents de l'immunité humorale. Certains a. (hétéroanticorps) apparaissent dans le sérum à la suite de l'introduction, dans l'organisme, d'antigènes provenant de sujets d'espèces différentes. D'autres (iso-anticorps), à la suite de la pénétration d'un antigène provenant d'un individu de même espèce. D'autres (auto-anticorps) peuvent apparaître spontanément dans l'organisme sans apport d'antigène étranger. V. auto-antigène. enfin, certains a. existent spontanément dans le sérum (a. naturels): p. ex. les hémoagglutinines (v. agglutinine). V. sensibilisatrice, complément ANTICORPS (site) [angl. antibody site]. Partie de la molécule d'un anticorps capable de reconnaître l'antigène. Elle est située à la surface de cet anticorps. V. récepteur de membrane ou de surface. ANTICORPS ALLERGIQUE. Anticorps dont l'union avec l'antigène s'accompagne de manifestations morbides d'hypersensibilité. ANTICORPS ANTI-ACIDE DESOXYRIBONUCLEIQUE (ANTI-ADN) [angl. anti-DNA antibody]. V. anticorps antinoyaux. ANTICORPS ANTI-AU ou ANTI-AUSTRALIA [angl. Anti-Australia antibody]. Anticorps capable de neutraliser l'antigène Australia, ou plus précisément, l'antigène de surface du virus de l'hépatite B (Ag HBs): c'est l'anticorps anti-HBs (Ac HBs). V. antigène Australia. ANTICORPS ANTIDELTA. V. agent delta. ANTICORPS ANTI-DNA. V. anticorps anti-noyaux. ANTICORPS ANTI-DNP. V. anticorps antinoyaux. ANTICORPS ANTI-e. V. antigène Australia. ANTICORPS ANTI-HA. V. hépatite A. ANTICORPS ANTI-HBc. V. antigène Australia. ANTICORPS ANTI-HBe. V. antigène Australia. ANTICORPS ANTI-HBs. V. antigène Australia. ANTICORPS ANTI-HC. V. hépatite virale. ANTICORPS ANTILEUCOCYTAIRE [angl. leuko-antibody]. Syn. leuco-anticorps. Anticorps capable de détruire les leucocytes ; il en existe 3 variétés : les leuco-agglutinines, les leucolysines et les leuco-opsonines (v. ces termes). ANTICORPS ANTIMITOCHONDRIES [angl. antimitochondria antibody]. Variété d'anticorps anti-tissus (auto-anticorps) réagissant contre les antigènes de la membrane interne des mitochondries. Ils existent dans le sérum au cours de certaines maladies de foie (cirrhose biliaire primitive surtout, hépatite chronique active). V. anticorps anti-tissus. ANTICORPS ANTINOYAUX ou ANTINUCLEAIRE [angl. antinuclear antibody]. Syn. facteur antinucléaire (FAN), facteur lupique. Variété d'anticorps anti-tissus réagissant contre les antigènes situés à la surface des noyaux cellulaires. Le groupe des a. a. (qui appartient aux Ig G, aux Ig M et aux Ig A) comprend essentiellement : l'a. anti-acide désoxyribonucléique ou anti-ADN ou anti-DNA (Seligman, 1957 ; Ceppelini, 1957) pratiquement caractéristique du lupus érythémateux aigu disséminé et l'a. antinucléoprotéines ou anti-DNP (DésoxyriboNucléoProtéine), toujours présent dans cette maladie et parfois dans la polyarthrite rhumatoïde: c'est le facteur de Haserick responsable de la formation des cellules LE. Des a. a. existent aussi dans diverses maladies: hépatite chronique active, cirrhose, sclérodermie, mononucléose infectieuse, etc. Les a. a. sont très vraisemblablement des auto-anticorps. V. désoxyribonucléique (acide), désoxyribo-nucléoprotéine, Haserick (test de), anticorps anti-tissus. ANTICORPS ANTINUCLEOPROTEINES [angl. anti-DNP antibody]. V. anticorps anti-noyaux. ANTICORPS ANTIPLAQUETTAIRE [angl. antiplatelet antibody]. V. thrombo-anticorps. ANTICORPS ANTI-TISSUS [angl. antitissue antibody]. Anticorps réagissant contre les antigènes des tissus; généralement contre ceux du sujet qui a produit ces anticorps (auto-anticorps); parfois aussi contre ceux d'autres sujets de même espèce ou d'espèces différentes. Certains ne sont pas spécifiques d'un organe: les anticorps antinucléaires et les anticorps antimitochondries. D'autres, nombreux, n'attaquent qu'un seul type de tissu ou un seul viscère; parmi ceux-ci: les anticorps antithyroïdiens (v. Hashimoto, goitre de), les a. antimembranes glomérulaire et alvéolaire (v. Goodpasture, syndrome de), les a. anticanaux salivaires (v. Sjögren, syndrome de), les a. anti-estomac, antisurrénales, antimuscles, anti-épiderme, peut-être aussi le longacting thyroid stimulator, les a. antifoie, les a. antimyéline recherchés dans la sclérose en plaques, etc. Les a. a. -t. sont la conséquence (et non la cause) des maladies au cours desquelles leur présence est décelée; celle-ci constitue alors un élément important de diagnostic. V. auto-allergie et auto-antigène. ANTICORPS AUSTRALIE (ou Au). V. anticorps anti-Au ou anti-Australie. ANTICORPS BIVALENT [angl. bivalent antibody]. Anticorps dont la molécule peut fixer à sa surface deux molécules de l'antigène correspondant: il précipite en présence de cet antigène. Presque tous les anticorps sont bivalents: ce sont les anticorps complets (v. ce terme). ANTICORPS BLOQUANT [angl. blocking antibody]. Syn. anticorps inhibant. Anticorps qui s'oppose à l'action d'autres anticorps ou à celle des lymphocytes. Les anticorps facilitants et les anticorps incomplets agissent parfois comme anticorps bloquants. ANTICORPS CHAUD [angl. warm antibody]. Anticorps n'agissant qu'à 37°. ANTICORPS CIRCULANT [angl. circulating antibody]. V. anticorps. ANTICORPS COMPLET [angl. complete antibody]. Anticorps capable d'agglutiner les hématies placées simplement dans la solution salée à 7 ‰, à la température du laboratoire ou à une température plus froide. V. anticorps bivalent. ANTICORPS CYTODEPENDANT. Anticorps (Ig G) qui se fixe sur la cellule étrangère (antigène) et la rend vulnérable aux lymphocytes K en l'absence de complément. V. cytotoxicité: cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps. ANTICORPS F [angl. Forssman's antibody]. V. Forssman (phénomène de). ANTICORPS FACILITANT [angl. enhancing antibody]. V. facilitation immunitaire. ANTICORPS FORSSMAN [angl. Forssman's antibody]. V. Forssman (phénomène de). ANTICORPS FROID [angl. cold agglutinin]. Anticorps actif seulement au-dessous de 10°: ce peut être une agglutinine froide (v. ce terme) ou une hémolysine froide (v. hémoglobinurie paroxystique essentielle). ANTICORPS DE GREFFE. V. rejet de greffe (phénomène du). ANTICORPS DE GROUPE [angl. cross-matching antibody]. Anticorps réagissant contre les antigènes de toutes les bactéries ou de tous les virus appartenant à un même groupe. ANTICORPS HETEROPHILE [angl. heterophile antibody]. Anticorps réagissant sur tous les individus, et, d'une manière plus générale, sur tous les supports contenant l'antigène hétérophile (v. ce terme) correspondant. ANTICORPS HUMORAL. V. anticorps. ANTICORPS IMMUN [angl. immune antibody]. Syn. immun anticorps. Anticorps apparaissant dans le sang par iso-immunisation à la suite d'une grossesse hétérospécifique ou de transfusions. V. agglutinine irrégulière et donneur dangereux. ANTICORPS IMMUNITAIRE. Anticorps neutralisant l'antigène in vivo sans produire de réactions nuisibles à l'organisme. ANTICORPS INCOMPLET [angl. incomplete antibody]. Anticorps qui, mis en présence de son antigène (globule rouge, microbe), se fixe à la surface de celui-ci et le sensibilise, mais sans l'agglutiner ni l'hémolyser. L'agglutination (ou l'hémolyse) apparaît si l'on use d'artifices: réaction effectuée en milieu albumineux (plasma), avec des hématies préalablement traitées par un ferment protéolytique (trypsine), acidification, test de Coombs (v. ce terme et conglutination, test de; hématies trypsinisées, procédé des; hémolyse à l'acide, test d'; anticorps bloquant; anticorps monovalent). ANTICORPS INHIBANT. V. anticorps bloquant. ANTICORPS IRREGULIER. V. agglutinine irrégulière. ANTICORPS MONOCLONAUX (1975) [angl. monoclonal antibodies]. Anticorps issus d'une seule et même souche de lymphocytes (plasmocytes) et ayant tous des caractères rigoureusement identiques, en particulier la même étroite spécificité pour le même antigène. Les a. m. produits par les hybridomes (v. ce terme) sont utilisés pour identifier virus (p. ex. celui de l'herpès), cellules et tumeurs, dont les antigènes réagissent aux a. m. correspondants. Certains a. m. enfin, sont employés comme immunodépresseurs (v. ce terme et OKT). ANTICORPS MONOVALENT [angl. univalent antibody]. Anticorps dont la molécule ne peut fixer qu'une seule molécule de l'antigène correspondant; il ne précipite pas en présence de cet antigène. Les anticorps incomplets (v. ce terme) sont monovalents. ANTICORPS NATUREL. V. anticorps. ANTICORPS NEUTRALISANT. V. anticorps. ANTICORPS PRECIPITANT. V. précipitine. ANTICORPS REAGINIQUE. V. réagine. ANTICORPS REGULIER. V. agglutinine régulière. ANTICORPS SERIQUE. V. anticorps. ANTICORPS STIMULANT LA THYROIDE. V. stimulator (long-acting thyroïd). ANTICORPS DE TYPE. Anticorps réagissant seulement avec les antigènes d'un des types ou d'une des variétés, d'une bactérie ou d'un virus (p. ex. du virus grippal A1 ou A2). ANTIDEPRESSEUR, adj. [angl. antidepresseur]. Qui s'oppose aux états dépressifs. - s. m. Substance douée de cette propriété. Les médicaments a. comprennent essentiellement les dérivés imipraminiques (dont font partie les a. tricycliques) et les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase (v. ce terme et psychotrope). ANTIDIABETIQUE, adj. et s. m. [angl. antidiabetic]. "Qui s'oppose au diabète. - Les médicaments antidiabétiques sont l'insuline, les sulfamides antidiabétiques qui stimulent l'insulinosécrétion et les biguanides antidiabétiques qui réduisent la résistance de l'organisme à l'insuline" (Jean Sterne). ANTIDIPHTERIQUE, adj. [angl. antidiphteritic]. Qui s'oppose à la diphtérie. V. vaccin a. ANTIDIURETIQUE (hormone). V. vasopressine. ANTIDIURETIQUE (syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone) [angl. inappropriate ADH syndrome]. Syndrome caractérisé par une hémodilution avec baisse du taux du sodium et de la pression osmotique du plasma sanguin, tandis que, dans l'urine, le taux du sodium et la pression osmotique sont anormalement élevés. Il est dû à une hypersécrétion pathologique d'hormone antidiurétique (v. vasopressine). Sa forme pure est le syndrome de Schwartz-Bartter. On le rencontre également, associé à d'autres éléments, au cours de diverses maladies: nerveuses, pulmonaires, endocriniennes, cardiaques, hépatiques. ANTIDOPAMINERGIQUE, adj. [angl. antidopaminergic]. Qui s'oppose aux effets de la dopamine. ANTIDOTE, s. m. (gr. anti, contre; dotos, donné) [angl. antidote]. Contre-poison. ANTIDROMIQUE, adj. (gr. anti; dromos, course). - conduction a. [angl. antidromic conduction]. Se dit d'une conduction qui se ferait, dans une fibre nerveuse, en direction inverse du sens habituel (Langley). ANTI-EMETIQUE, adj. (gr. anti, contre; éméô, je vomis) [angl. antiemetic]. Qui s'oppose aux vomissements - s. m. Substance douée de cette propriété. ANTI-ENDOGENE, s. m. Anticorps provenant des endo-antigènes. V. auto-anticorps. ANTI-ENZYME, s. f. V. antiferment. ANTI-EPILEPTIQUE, adj. [angl. antiepileptic, anticonvulsive]. Syn. anticonvulsivant. Qui s'oppose à l'épilepsie - s. m. Médicament doué de cette propriété. P. ex. le phénobarbital, la phénitoïne, les benzodiazépines. ANTI-ESTROGENE, adj. V. anti-œstrogène et œstrogène. ANTIFERMENT, s. m. [angl. antiferment, antienzyme]. Syn. anti-enzyme. Substance (anticorps) capable de neutraliser spécifiquement l'activité diastasique d'un ferment. V. Kunitz, inhibiteur de. ANTIFIBRINOLYSINE, s. f. V. antiplasmine. ANTIFIBRINOLYTIQUE, adj. [angl. antifibrinolytic]. Qui s'oppose à la fibrinolyse - s. m. Substance douée de cette propriété. En thérapeutique, ce sont essentiellement les acides epsilon-anminocaproïque et tranexamique, qui inhibent l'activation du plasminogène, et, parmi les antiplasmines tissulaires, les inhibiteurs de Kunitz et de Frey. V. antiplasmine. ANTIFOLIQUE, adj. [angl. antifolic]. Dont l'action est opposée à celle de l'acide folique. - s. m. Nom donné à certains médicaments (aminoptérine) chimiquement voisins de l'acide folique et qui se comportent comme des antivitamines; ils provoquent l'aplasie de la moelle osseuse et ont été employés dans le traitement de la leucémie aiguë et aussi dans celui de certains cancers. V. antimétabolite et antimiotique. ANTIFONGIQUE ou ANTIFUNGIQUE, adj. et s. m. (gr. anti; lat. fungus, champignon) [angl. antifungal]. Syn. antimycotique. Qui s'oppose au développement des champignons. - Nom donné à une famille d'antibiotiques (v. ce terme) isolés des Streptomyces, actifs contre les champignons dont ils attaquent la membrane: ils les détruisent (fongicides) ou ils arrêtent leur croissance (fongistatiques). On les emploie localement (nystatine, etc.) ou par voie générale (anphotéricine B, griséofulvine). A côté de ces antibiotiques, il existe d'autres substances antifongiques d'origine chimique, tels les dérivés de l'imidazole, et de nombreux topiques. ANTIGENE, s. m. (gr. anti, contre; génnan, engendrer) [angl. antigen]. Toute substance qui, apparaissant dans un organisme qui ne la possédait pas, provoque chez celui-ci la formation d'un anticorps spécifique avec lequel elle peut se combiner de façon élective (v. antigénique, site). Un antigène peut aussi induire une réaction d'hypersensibilité retardée (ou à médiation cellulaire) ou une réaction de tolérance immunitaire (v. tolérogène et antigénicité). Les antigènes peuvent être des corps figurés vivants ou morts (cellules des tissus, élément d'une cellule, microbes) ou leurs produits d'élaboration (sécrétions cellulaires, toxines). Les a. sont généralement de grosses molécules protéiques, mais aussi glucidiques, nucléiniques, lipidiques associées alors à des protéines. Un a. est composé de deux éléments: une substance protéique et un haptène (v. ce terme). - Les a. assurent le caractère spécifique, individuel, des cellules qui les portent. V. anticorps, immunogène, immunité et hypersensibilité. ANTIGENE Au ou Au/SH. V. antigène Australia. ANTIGENE D. V. Rhésus ou RH (antigène ou facteur). ANTIGNE ANTISULPHOGLUCOPROTEINE. V. antigène tumoral. ANTIGENE AUSTRALIA ou AUSTRALIE (découvert en 1964 par B. S. Blumberg chez un arborigène australien) [angl. Australia antigen, HBs Ag]. Syn. Ag HBs, antigène SH (Serum Hepatitis) (Price, 1968) ou H (Hépatite), antigène d'hépatite et de certains individus sains, surtout de ceux ayant reçu de nombreuses transfusions sanguines ou soumis à des épurations rénales ou à des traitements immuno-dépresseurs. Cet antigène correspond au virus à ADN de l'hépatite B (virus B ou HB ou HBV). Vu au microscope électronique, ce virus se présente comme des particules: soit en forme de cocardes: ce sont les particules de Dane (v. ce terme) dont chacune est un virus B complet, infectant (virion); soit sous des formes sphériques ou tubulaires qui sont des fragments de l'enveloppe virale. En fait, le virus de l'hépatite B possède 3 antigènes: 1° l'antigène HBs (s = surface) (Ag HBs) (Blumberg, 1967), antigène de surface situé sur l'enveloppe du virus. C'est lui qui a été décrit d'abord sous le nom d'antigène Australia. L'apparition, tardive, de l'anticorps spécifique anti-HBs (Ac-HBs) annonce la guérison de l'hépatite. 2° l'antigène HBc (c = core = noyau en anglais) (Ag HBc) (Almeida, 1971) siège au centre de la particule de Dane, dans la nucléocapside. Il est associé à l'ADN et à une ADN polymérase; il commande la réplication du virus, dont témoigne la présence de son anticorps, Ac-HBc qui apparaît dans le sérum à la convalescence de l'hépatite aiguë. 3° l'antigène "e" (Ag e ou Ag HBe) (Magnius, 1975) est toujours associé au virus HB complet (particule de Dane); il est situé à sa surface et son abondance mesure celle des virus complets et leur pouvoir infectant. L'apparition de l'anticorps anti-HBe (Ac HBe) marque une évolution favorable de l'hépatite. La recherche de l'antigène Australie (Ag HBs), marqueur du virus, permet d'éliminer les donneurs de sang qui en sont porteurs, et qui peuvent transmettre l'hépatite B. Sa découverte est aussi à l'origine de la fabrication d'un vaccin contre cette maladie (Ph. Maupas, de Tours, 1975). - En dehors de l'hépatite B, l'Ag HBs et l'Ag "e" ont été trouvés chez des sujets atteints de diverses affections: périartérite noueuse, glomérulonéphrite, acrodermatite de Gianotti et Crosti et d'autres maladies comportant des anomalies immunologiques. V. icron, hépatite B, hépatite chronique active et agent delta. ANTIGENE CARCINOFŒTAL GLIAL. V. antigène tumoral. ANTIGENE CILIE. V. antigène H. ANTIGENE COMMUN. V. antigène hétérophile. ANTIGENE DELTA. V. agent delta. ANTIGENE DE DIFFERENCIATION. V. marqueurs de membrane ou de surface et différenciation (classes d'antigènes de). ANTIGENE DR. V. antigène Ia. ANTIGENE "e". V. antigène Australia. ANTIGENE E. V. fragment E. ANTIGENE EMBRYONIQUE. V. alpha-fœto-protéine. ANTIGENE ENDOGENE. V. endogène. ANTIGENE ERYTHROCYTAIRE [angl. blood-group antigen]. Antigène présent dans les globules rouges, et aussi dans les leucocytes et les différents tissus de l'organisme. Il existe plus de 130 a. e., mais deux seulement sont importants en pratique: l'a. A et l'a. B, dont la présence ou l'absence caractérise les groupes sanguins et commande les comptabilités sanguine et tissulaire. V. groupes sanguins, agglutinogène et histocompatibilité. ANTIGENE EXTERNE. V. antigène H. ANTIGENE F. V. Forssman (phénomène de). ANTIGENE FLAGELLAIRE. V. antigène H. ANTIGENE FŒTOSPECIFIQUE. V. alpha-fœto-protéine. ANTIGENE FORSSMAN. V. Forssman (phénomène de). ANTIGENE DE FREI. V. Frei (réaction de). ANTIGENE DE GREFFE. V. antigène tissulaire. ANTIGENE H. 1° (Hauch, en allemand: film, les formes ciliées de proteus formant une pellicule sur les milieux de culture solide) [angl. antigen]. Antigène microbien fixé sur les flagelles ou les cils du germe (a. flagellaire, cilié ou externe); il n'existe que sur les germes mobiles. - 2° V. antigène Australia. ANTIGENE HBc. V. antigène Australia. ANTIGENE HBe. V. antigène Australia. ANTIGENE HBs. V. antigène Australia. ANTIGENE HC. V. hépatite virale. ANTIGENE HETEROPHILE [angl. heterophile antigen]. Antigène présent dans des organismes vivants d'espèces différentes et provoquant toujours, quelle que soit son origine, la formation d'un anticorps doué des mêmes propriétés (anticorps hétérophile, v. ce terme). C'est un a. commun; l'a. F. en est un exemple. ANTIGENE D'HISTOCOMPATIBILITE. V. antigène tissulaire. ANTIGENE HLA [angl. HLA antigen]. Ces antigènes sont les plus importants des antigènes leuco-plaquettaires ou tissulaires; ils sont groupés dans le système HLA. V. ce terme et antigène tissulaire. ANTIGENE HY (Elchwald et Silmser, 1955; S. Wachtel et Ohno, 1975) (génétique) [angl. HY antigen]. Syn. déterminant Y. Substance (lipoprotéine) dépendant du chromosome Y, présente dans toutes ces cellules des mammifères du sexe masculin et qui, chez le fœtus, oriente la transformation des gonades primitives en testicules. Ceux-ci sécrètent alors une hormone qui empêche ces gonades primitives de poursuivre leur évolution naturelle vers le type ovarien, et qui dirige le développement de l'individu vers le type masculin. Sa recherche est la meilleure méthode de diagnostic du sexe génétique. V. transsexualisme. ANTIGENE Ia [angl. Ia antigen]. Antigène de groupe tissulaire découvert dans le système H-2 de la souris (homologue du système HLA de l'homme). Il se trouve surtout à la surface des lymphocytes B et intervient dans le déclenchement de l'immunité cellulaire et dans la coopération des deux sortes de lymphocytes, T et B. Peut-être est-il produit par le gène Ir: c'est par son intermédiaire que ce gène réglerait les réponses immunitaires. De tels antigènes existent probablement chez l'homme dans la série HLA-D (antigènes DR: D-related). V. gêne Ir, immunogénétique et système HLA. ANTIGENE LEUCOCYTAIRE (Jean Dausset, 1958) [angl. leukocyte antigen]. Antigène présent dans certaines sortes de globules blancs. ANTIGENE LEUCOPLAQUETTAIRE. Antigène présent dans les globules blancs et les plaquettes, et aussi dans la plupart des tissus de l'organisme. Ce sont des antigènes tissulaires (v. ce terme). ANTIGENE LW. V. Rhésus ou Rh (antigène ou facteur). ANTIGENE O (ohne Hauch, en allemand: sans film, les formes non ciliées de Proteus ne formant pas de pellicule) [angl. O antigen]. Antigène microbien fixé sur le corps même du germe (a. somatique). ANTIGENE PARTIEL. V. partigène. ANTIGENE PLAQUETTAIRE [angl. platelet antigen]. Antigène présent dans les plaquettes sanguines. ANTIGENE PRIVE [angl. private antigen]. Antigène rare que l'on trouve seulement chez un petit nombre d'individus. ANTIGENE PUBLIC [angl. public antigen]. Antigène commun à de très nombreux individus. ANTIGENE Rh, RHESUS ou Rho. V. Rhésus ou Rh (antigène ou facteur). ANTIGENE SH. V. antigène Australia. ANTIGENE SOMATIQUE. V. antigène O. ANTIGENE SPECIFIQUE DE LA PROSTATE [angl. prostate-specific antigen] (abrév. angl. PSA). Enzyme protéique caractéristique des affections prostatiques, plus sensible que la phosphatase acide prostatique, mais comme elle, non spécifique de leur malignité. Son taux normal, déterminé par radio-immunologie, est de 2,5 ng par ml de plasma. V. marqueurs tumoraux. ANTIGENE DE SURFACE [angl. surface antigen]. Antigène fixé sur la membrane cellulaire. les a. de s. y sont répartis irrégulièrement par plaques, en des sites particuliers. Les antigènes d'histocompatibilité, les antigènes tumoraux sont des a. de s. (v. antigène tissulaire). ANTIGENE SUTTER. V. groupes sanguins. ANTIGENE TISSULAIRE [angl. tissue antigen]. Syn. antigène d'histocompatibilité, de greffe ou de transplantation. Antigène présent sur toutes les cellules de l'organisme. Les a. t. marquent le caractère particulier de chaque individu et jouent un rôle essentiel dans sa défense; p. ex. en cas de greffe de tissu ou d'organe, les a. t. commandent l'acceptation ou le rejet de cette greffe. La greffe sera acceptée si receveur et donneur possèdent les mêmes a. t.; sinon elle sera rejetée. Les a. t. présents dans le greffon susciteront alors chez le receveur la formation d'anticorps responsables du rejet de la greffe: ce sont, dans ce cas, des antigènes d'histo-incompatibilité. Les a. t., de nature lipo-protéinique, dépendent des gènes d'histocompatibilité. Ils comprennent, outre les antigènes érythrocytaires du système ABO, les antigènes leucoplaquettaires, (essentiellement ceux du système HLA) et sont localisés à la surface des cellules. V. groupe tissulaire, histocompatibilité, système HLA, rejet de greffe (phénomène du). ANTIGENE DE TRANSPLANTATION. V. antigène tissulaire. ANTIGENE TUMORAL [angl. tumour antigen]. Antigène présent dans les tissus cancéreux: antigène des cellules leucémiques et des cellules sarcomateuses, alpha-fœto-protéine, antigène carcino-embryonnaire, antigène anti-sulfo-gluco-protéine, antigène carcino-fœtal glial, etc. La plupart de ces antigènes existent normalement chez l'embryon (v. antigènes fœtaux). Ils sont proches des antigènes tissulaires par leur siège à la surface de la membrane cellulaire et par les réactions immunitaires qu'ils provoquent. V. marqueurs tumoraux. ANTIGENE VI (facteur de virulence) [angl. VI antigen]. Variété d'a. somatique présent dans les germes qui viennent d'être extraits de l'organisme et ont leur virulence maxima. ANTIGENEMIE, s. f. (antigène; gr. haïma, sang) [angl. antigenemia]. Présence et taux d'antigène dans le sang. ANTIGENES (compétition des). Syn. compétition antigénique. Lorsque l'on injecte successivement, à 2 ou 3 jours d'intervalle, à un même sujet, 2 antigènes différents, la réponse immunitaire au deuxième antigène injecté est plus faible que celle provoquée par le premier. C'est un cas particulier d'immunodépression temporaire. ANTIGENES (synergie des) (G. Ramon). Accroissement de la production des anticorps par l'administration simultanée de plusieurs antigènes. P. ex.: l'efficacité des vaccinations associées qui fournissent plus d'anticorps que n'en provoquerait l'ensemble de ces vaccins injectés séparément. ANTIGENES CARCINOFŒTAUX ou CARCINO-EMBRYONNAIRES. V. antigènes fœtaux. ANTIGENES EMBRYONNAIRES. V. antigènes fœtaux. ANTIGENES FŒTAUX Syn. antigènes carcino-fœtaux, embryonnaires, carcino-embryonnaires ou oncofœtaux [angl. fetal antigens]. Variétés de glycoprotéines qui, normalement, existent seulement chez l'embryon. Chez l'adulte, on les trouve avant tout dans le sérum des cancéreux, d'où l'intérêt diagnostique et pathogénique de leur recherche. La mieux connue de ces substances antigéniques sécrétée par les cancers est l'alpha-fœto-protéine (v. ce terme). On a décrit également une gamma-fœto-protéine d'abord dans le cancer colique (Gold et Freedman, 1965), puis dans d'autres cancers et même au cours de maladies non cancéreuses: cirrhoses du foie, colites. V. marqueurs tumoraux. ANTIGENES ONCOFŒTAUX. V. antigènes fœtaux. ANTIGENETIQUE (pouvoir). V. bactériostatique. ANTIGENICITE, s. f. ANTIGENE, s. f. ou ANTIGENIQUE (potentiel) [angl. antigenicity]. Pouvoir de se comporter comme un antigène, c.-à-d. de provoquer la formation d'anticorps. - Pour certains, l'antigénicité serait aussi la faculté, pour l'antigène, de modifier le comportement immunologique vis-à-vis de lui-même, de l'organisme dans lequel il est introduit, sans pour cela, qu'il y ait forcément production d'anticorps; p. ex. en provoquant un état de tolérance immunitaire (v. ce terme). Elle diffère ainsi du pouvoir immunogène (v. immunogénicité). ANTIGENIQUE, adj. [angl. antigenic]. Qui se rapporte à un antigène. ANTIGENIQUE (compétition). V. antigènes (compétition des). ANTIGENIQUE (motif). V. antigénique (site ou déterminant). ANTIGENIQUE (site ou déterminant) [angl. antigenic determinant]. Syn. épitope (Jerne). Structure située à la surface d'une molécule d'antigène, capable de s'adapter électivement à une partie de l'anticorps correspondant (site anticorps). Un antigène possède généralement plusieurs sites récepteurs, chacun d'eux pouvant s'unir avec un anticorps spécifique différent. L'ensemble de ces structures forme le motif antigénique. V. récepteur de membrane, récepteur de reconnaissance, sensibilisation idiotope et fragment F ab. - s. a. Gm; s. a. Inv. V. immunoglobuline. ANTIGENOTHERAPIE, s. f. (Maurice Nicolle) [angl. antigenotherapy]. Emploi thérapeutique de toutes les substances qui peuvent engendrer des anticorps. Ce terme comprend la vaccinothérapie et la protéinothérapie. ANTIGLOBULINE, s. f. [angl. antiglobulin]. Globuline sérique agissant comme un anticorps vis-à-vis d'autres globulines (parmi celles-ci, des immunoglobulines) porteuses de sites antigéniques, et qui se comportent comme des antigènes. V. groupes sanguins - sériques -, immunoglobuline et Coombs (test de). ANTIGLOBULINE (test à l'). V. Coombs (test de). ANTIGOUTEUX, adj. Qui s'oppose à la goutte. - s. m. Médicament doué de cette propriété. P. ex. contre l'accès aigu, la colchicine, divers anti-inflammatoires non stéroïdiens; en traitement de fond, les hypo-uricémiants, qu'ils soient inhibiteurs de la synthèse de l'acide urique (allopurinol) ou uricosuriques (sulfinpyrazone). ANTIGRIPPAL, LE, adj. Qui s'oppose à la grippe. V. vaccin a. ANTIHELMINTHIQUE, adj. et s. m. V. anthelminthique. ANTIHEMOPHILIQUES (facteurs ou globulines ou substances). - facteur a. A.V. thromboplastinogène. - facteur a. B. V. ce terme. ANTIHISTAMINIQUE, adj. [angl. antihistaminic]. Qui s'oppose aux effets de l'histamine. V. récepteur histaminique. ANTIHISTAMINOTHERAPIE, s. f. [angl. antihistaminetherapy]. Emploi thérapeutique des substances qui s'opposent aux effets de l'histamine. L'a. est employée dans les maladies allergiques. ANTIHORMONE, s. f. (Collip, 1934) [angl. antihormone]. Substance qui s'oppose aux effets d'une hormone en agissant sur l'organe, le tissu ou la cellule électivement sensible à cette hormone (organe, tissu ou cellule-cible; v. récepteur). ANTIHYPERTENSEUR, adj. [angl. antihypertensive]. Qui s'oppose à l'hypertension - s. m. Médicament de l'hypertension artérielle. Les nombreux a. peuvent être classés en diverses familles: diurétiques; a. centraux (alphaméthyldopa, clonidine); bêtabloquants; alphabloquants (prasozine); divers autres sympatholytiques (réserpine, guanéthidine); inhibiteurs calciques (nifédipine et dérivés); inhibiteurs de l'enzyme de conversion (v. ce terme). ANTI-INFLAMMATOIRE, adj. et s. m. [angl. antiinflammatory]. V. inflammation et arachidonique (acide). ANTILEUCEMIQUE, adj. [angl. antileukemic]. Qui s'oppose aux leucémies - s. m. Médicament doué de cette propriété. V. antimitotique. ANTILUETIQUE, adj. (désuet) [angl. antiluetic]. Antisyphilitique. ANTILYSINE, s. f. Substance dont l'action s'oppose à celle des lysines. ANTIMALARIQUE, adj. V. antipaludéen. ANTIMENINGOCOCCIQUE, adj. Qui s'oppose à la méningococcie. V. vaccin a. ANTIMETABOLIQUE, adj. Qui entrave le métabolisme. V. antimétabolite. ANTIMETABOLITE, s. m. [angl. antimetabolite]. Substance entravant le métabolisme. En particulier, médicament (p. ex.: les sulfamides, les antifoliques, v. ces termes) dont la structure chimique ressemble à celle des éléments nécessaires au métabolisme cellulaire et qui, par compétition, se substituent à ces éléments et s'opposent ainsi à la multiplication et à la croissance des bactéries et à la construction et à la croissance des cellules (traitement des infections, des cancers et des leucémies). V. immuno-dépresseur et paramétabolite. ANTIMIGRAINEUX, adj. [angl. antimigraine]. Qui s'oppose à la migraine - s. m. Médicament doué de cette propriété. Le principal a. utilisé dans le traitement de la crise migraineuse est le tartrate d'ergotamine. ANTIMIOTIQUE, adj. Qui empêche la mitose. - s. m. [angl. antimitotic]. Syn. composé radiomimétique. Médicament qui, comme les rayons X et les radiations émises par les corps radio-actifs, empêche la division et donc la prolifération cellulaire; on utilise ces substances pour traiter les cancers et les leucémies. Ce sont des enzymes (asparaginase); les antimétaboliques (antifoliques [méthotrexate], antipurines [mercaptopurine], antipyrimidines [fluorouracile]; les alkylants (moutardes azotées [cyclophosphamide] - on en rapproche le cisplatine; certains antibiotiques (anthracyclines, actinomycine, mitomycine, bléomycine); des substances bloquant la mitose en métaphase (autrefois la colchicine et ses dérivés; actuellement les dérivés de la pervenche [vincristine, vinblastine]. On utilise également, dans le traitement de certains cancers, diverses hormones (androgènes, œstrogènes) et antihormones (anti-androgène, anti-œstrogènes, ou anti-glycocorticoïdes, tel l'OP'DDD. V. ribosome. ANTIMORBILLEUX, EUSE. adj. V. antirougeoleux. ANTIMULLERIEN (facteur ou principe). V. antimullérienne (hormone). ANTIMULLERIENNE (hormone) (A. Jost 1947) [angl. antimullerian hormone]. Hormone glycoprotéique synthétisée par les cellules de Sertoli (v. ce terme) du testicule fœtal. Elle est responsable de la régression des canaux de Müller (structures embryonnaires qui sont à l'origine de l'utérus et des trompes de Fallope). ANTIMYCOTIQUE, adj. (gr. anti, contre; mukês, champignon). V. antifungique. ANTIMYELITIQUE, adj. Qui s'oppose à la poliomyélite. V. vaccin a. ANTINAUPATIQUE, adj. (gr. anti, contre; naus, navire; pathê, affection). Qui s'oppose au mal des transports - s. m. Médicament doué de cette propriété. ANTINEOPLASIQUE, adj. (gr. anti, contre; néos, nouveau; plasis, formation) [angl. antineoplastic]. V. anticancéreux. ANTINEVROTIQUE, adj. V. tranquillisant. ANTINIDATOIRE, adj. Qui s'oppose à l'implantation de l'œuf fécondé dans l'utérus. V. contragestion. ANTI-ŒSTROGENE, adj. [angl. antioestrogen; américain antiestrogen]. Qui s'oppose aux effets des œstrogènes. V. ce terme. ANTIONCOGENE, s. m. [angl. antinocogen]. Gène dont l'action s'opposerait à celle des oncogènes (v. ce terme 2°). ANTIOURLIEN, ENNE, adj. Qui s'oppose aux oreillons. V. vaccin a. ANTIPALUDEEN, ENNE ou ANTIPALUDIQUE [angl. antimalarial]. adj. Syn. antimalarique. Qui s'oppose au paludisme (ou malaria). - s. m. Médicament doté de cette propriété. Ce sont essentiellement des schizonticides, quinine et dérivés. ANTIPARKINSONIEN, ENNE, adj. [angl. antiparkinsonian]. Qui diminue la rigidité ou le tremblement de la maladie de Parkinson. - s. m. Médicament possédant ces propriétés. Il en existe deux groupes principaux: les anticholinergiques et les dopaminergiques (et leurs agonistes). ANTIPELLAGREUSE (vitamine) [angl. antipellagra vitamin]. Vitamine PP (Préventive de la Pellagre), identifiée à l'amide nicotinique ou nicotinamide ou niacine. Elle joue, comme constituant essentiel de la cozymase, un rôle important dans la respiration cellulaire. Sa carence entraîne la pellagre classique ou des formes légères de pellagre, de l'anorexie, des troubles digestifs (aphtes, glossite), des troubles mentaux, des lésions cutanées, de la porphyrinurie, etc. La vitamine PP fait partie du groupe des vitamines B. ANTIPERISTALTIQUE, adj. (gr. anti, contre; péri, autour; stellein, resserrer) [angl. antiperistaltic]. Se dit des contractions qui se font de bas en haut dans l'intestin et l'estomac. ANTIPERNICIEUX (principe). V. Castle (théorie de). ANTIPHLOGISTIQUE, adj. (gr. anti, contre; phlos, ogos, flamme) [angl. antiphlogistic]. Qui combat l'inflammation. ANTIPLAQUETTAIRE, adj. [angl. antiplatelet]. Qui s'oppose à l'action des plaquettes, et en particulier à leur agrégation qui provoque la formation d'un thrombus blanc. ANTIPLASMINE, s. f. Syn. antifibrinolysine. Ferment sanguin qui, au cours de la coagulation normale, s'oppose à la dissolution du caillot. La fibrine peut gêner cette action. Certaines a. tissulaires (les inhibiteurs de Künitz, isolé du pancréas, et de Frey, isolé des parotides) sont employés en thérapeutique. V. antifibrinolytique. ANTIPNEUMOCOCCIQUE, adj. Qui s'oppose à la pneumococcie. V. vaccin a. ANTIPOLYURIQUE (hormone). V. vasopressine. ANTIPROGESTERONE, adj. [angl. antiprogesterone]. Qui s'oppose à la progestérone. - s. m. Médicament doué de cette propriété. Ce type d'anti-hormone est utilisé dans la contraception post-coïtale et l'interruption de la grossesse. V. contragestion, antinidatoire et progestérone. ANTIPROLACTINIQUE, adj. Qui s'oppose à l'action de la prolactine. ANTIPSYCHOTIQUE, adj. [angl. antipsychotic]. Qui s'oppose aux troubles mentaux. - s. m. Médicament qui possède ces propriétés. V. neuroleptique. ANTIPYRETIQUE, adj. (gr. anti, contre; puretos, fièvre) [angl. antipyretic]. Qui combat la fièvre. ANTIRABIQUE, adj. (lat. rabies, rage) [angl. antirabic]. Qui s'oppose à la rage. V. sérum a, vaccin a. ANTIRACHITIQUE, adj. [angl. antirachitic]. Se dit de tout ce qui s'oppose au rachitisme, soit pour le combattre, soit pour le prévenir. ANTIRENINE, s. f. [angl. antirenin]. Anticorps apparaissant, chez l'animal, à la suite d'injections répétées de rénine (v. ce terme) provenant d'un animal d'une autre espèce. Il peut remédier à certaines hypertensions artérielles expérimentales d'origine rénale. ANTIROUGEOLEUX, EUSE, adj. Syn. antimorbilleux. Qui s'oppose à la rougeole. V. vaccin a. ANTIRUBEOLEUX, EUSE, adj. Qui s'oppose à la rubéole. V. vaccin a. ANTISCORBUTIQUE, adj. et s. m. [angl. antiscorbutic]. Qui combat le scorbut. - vitamine a. V. ascorbique (acide). ANTISEPSIE, s. f. (gr. anti, contre; sêptikos, putréfié) [angl. antisepsis]. Méthode qui consiste à combattre ou prévenir les maladies septiques ou infectieuses, d'ordre médical aussi bien que chirurgical, en détruisant systématiquement les bactéries ou virus qui en sont la cause. - a. physiologique de l'organisme. V. auto-antisepsie et désinfection. ANTISEPTIQUE, adj. [angl. antiseptic]. Qui détruit les microbes et empêche leur développement. - s. m. Substance jouissant de cette propriété et que l'on utilise au niveau des tissus vivants. ANTISERUM, s. m. [angl. antiserum]. Syn. sérum précipitant. Sérum d'un animal préparé par l'injection d'antigène étranger, (hétéro- ou iso-antigène) et ayant élaboré des anticorps actifs contre cet antigène. V. précipitine. ANTISLUDGE, adj. et s. m. (angl.). V. antiagrégant. ANTISOMMEILLEUX, EUSE, adj. Qui est destiné à lutter contre la maladie du sommeil. ANTISPASMODIQUE, adj. et s. m. (gr. anti; spaô, je contracte) [angl. antispastic, anstispasmodic]. Syn. antispastique. Médicament destiné à combattre l'état spasmodique, c'est-à-dire les contractures, crampes et convulsions. ANTISPASTIQUE, adj. V. antispasmodique. ANTISTREPTOKINASE (ASK), s. f. [angl. antistreptokinase]. Substance inhibant l'action de la streptokinase (v. ce terme). ANTISTREPTOLYSINE O (ASL O), s. f. [angl. antistreptolysin O]. Anticorps neutralisant la streptolysine O. Il apparaît dans le sérum au cours des infections à streptocoques hémolytiques A, C ou G et au cours du rhumatisme articulaire aigu; sa recherche aide au diagnostic des formes atypiques de cette dernière maladie. On ne considère comme pathologiques que des taux d'a. excédant 200 unités par ml de sérum. ANTISUDORAL, adj. et s. m. (gr. anti; lat. sudor, sueur) [angl. antisudoral]. Qui lutte contre la production de la sueur. ANTISULFAMIDE, adj. et s. m. Nom donné à des substances qui s'opposent à l'action bactériostatique des sulfamides. La plus importante serait l'acide p. aminobenzoïque, facteur essentiel du métabolisme bactérien. V. Woods (phénomène d') et para-aminobenzoïque (acide). ANTISYPHLITIQUE, adj. [angl. antisyphilitic]. Syn. désuet antiluétique. Qui s'oppose à la syphilis - s. m. Médicament doué de cette propriété. Il s'agit essentiellement de la pénicilline. Le cyanure de mercure, l'arsenic, le bismuth et la malariathérapie sont abandonnés. ANTITACHYCARDIQUE, adj. Qui s'oppose à la tachycardie. V. stimulateur cardiaque et antiarythmique. ANTITETANIQUE, adj. [antitetanic]. Qui s'oppose à la tétanie ou au tétanos. V. sérum a. et vaccin a. ANTITHERMIQUE, adj. et s. m. (gr. anti; thermê, chaleur) [angl. antithermic]. Qui abaisse la température ou s'oppose à la production de chaleur. ANTITHROMBINE, s. f. [angl. antithrombin]. Substance qui existe dans le sang circulant, antagoniste des coagulants. Elle intervient, une fois le caillot constitué, pour neutraliser lentement la thrombine restant en excès. Elle serait formée principalement dans le foie, mais aussi dans d'autres organes. On distingue (Seegers, 1954): l'a. I, qui est la fibrine capable, par absorption, de fixer des quantités importantes de thrombine; l'a. II qui est le cofacteur de l'héparine; l'a. III qui inactive progressivement la thrombine adhérant transitoirement à la fibrine ou qui agit comme cofacteur de l'héparine, neutralisant alors aussi le facteur X (ou Stuart); l'a. IV, produit des réactions fibrinolytiques qui se développent après la formation de la fibrine. V. fibrine (produits de dégradation de la). ANTITHROMBOPLASTINOGENE, s. m. [angl. antithromboplastinogen]. Anticorps anticoagulant apparaissant exceptionnellement chez un hémophile à la suite de nombreuses transfusions de sang ou de plasma. Il empêche l'action du thromboplastinogène du sang transfusé. V. anticoagulant circulant. ANTITHROMBOTIQUE, adj. [angl. antithrombotic]. Qui s'oppose à la thrombose. - s. m. Médicament doué de cette propriété, tels certains dérivés hépariniques de bas poids moléculaires. ANTITHYROIDIEN, adj. [angl. antithyroid]. Qui s'oppose à l'action du corps thyroïde. - s. m. Substance qui empêche la formation des hormones thyroïdiennes. ANTITOXINE, s. f. (gr. anti; toxikon, poison) [angl. antitoxin]. Substance (anticorps) produite par l'organisme pour combattre les effets d'une toxine. Elle devient de plus en plus abondante à mesure que l'immunité devient plus forte; on la trouve dans le sérum. ANTITOXIQUE, adj. [angl. antitoxic]. Qui agit contre une toxine. - sérum a. V. sérum. - unité a. (Ehrlich) [angl. antitoxic unit]. "Dose de sérum capable de protéger contre 100 doses mortelles de toxine, la dose mortelle étant de 0,1 ml" (Dopter et Sacquépée). ANTITRAGUS, s. m. (gr. anti, contre; tragos, bouc) [NA et angl. antitragus]. Saillie de la face latérale de l'auricule, continuant vers le bas l'anthélix, et située en face et en arrière du tragus dont elle est séparée par l'incisure intertragique. ANTITUBERCULEUX, adj. et s. m. [angl. antituberculous]. Qui s'oppose au développement de la tuberculose. Vaccination a. V. BCG. - On donne ce nom à une famille d'antibiotiques (v. ce terme) ayant en commun leur activité contre le bacille de la tuberculose, mais différents par leur composition et leur mode d'action. Les principaux sont l'isoniazide, la rifampicine, l'éthambutol, le pyrazinamide, l'éthionamide et, le premier connu, un aminoside, la streptomycine. ANTITUMORAL, adj. Qui s'oppose aux tumeurs - s. m. Médicament doué de cette propriété. V. antimitotique. ANTITUSSIF, adj. (gr. anti, contre; lat. tussis, toux) [angl. antitussire]. Syn. béchique. Qui s'oppose à la toux -s. m. Médicament sédatif de la toux. ANTITYPHOIDIQUE, adj. [angl. antityphoid]. Qui s'oppose à la fièvre thyphoïde. V. vaccin a. ANTIULCEREUX, adj. Qui s'oppose à l'ulcère (en général, sous-entendu gastro-duodénal) - s. m. Médicament doué de cette propriété, par ex. les anti-acides, dont les représentants les plus récents sont les antihistaminiques H2 (v. récepteur histaminique). ANTIVARICELLEUX, EUSE, adj. Qui s'oppose à la varicelle. V. vaccin a. ANTIVENIMEUX (sérum). Sérum provenant de chevaux hyperimmunisés contre le venin de serpents de certaines régions (en France: vipères), utilisé pour l'immunisation passive spécifique. ANTIVIRAL, adj. [angl. antiviral]. Qui s'oppose aux virus - s. m. Substance douée de cette propriété. P. ex. l'amantadine, l'acyclovir, l'azidothymidine, l'interféron. (v. ces termes). ANTIVITAMINE, s. f. [angl. antivitamin]. Substance capable d'inhiber des doses proportionnelles de vitamine. V. antifolique et antivitamine K. ANTIVITAMINE K (AVK). Substance anticoagulante active par voie buccale, antagoniste de la vitamine K. Elle empêche la formation, dans le foie, d'enzymes nécessaires à la coagulation sanguine et dont la synthèse dépend de la vitamine K. Ces enzymes sont les facteurs II (prothrombine), VII (proconvertine), IX (facteur antihémophilique B), X (facteur Stuart): elles deviennent des protéines inefficaces, les PIVKA (protein induced by vitamin K antagonists). Les antivitamines K, utilisées en clinique, agissent lentement et de manière prolongée; leur action est nulle sur les plaquettes et les facteurs plasmatiques de contact. V. anticoagulant. ANTIXENIQUE, adj. (gr. anti; xénos, étranger) [angl. antixenic]. Qui s'oppose à des substances étrangères. ANTIXEROPHTALMIQUE, adj. [angl. antixerophthalmic]. Qui s'oppose à la xérophtalmie. - vitamine a. V. axérophtol. ANTON-BABINSKI (syndrome d') (A., 1898: B., 1914). Perte de la conscience d'une moitié du corps paralysé et insensible; le malade méconnaît son hémiplégie gauche, qui lui est indifférente. Ce trouble est lié à une lésion corticale du lobe pariétal droit; il s'accompagne parfois d'une hémianopsie. V. pariétal (syndrome), anosognosie, anosodiaphorie et hémiasomatognosie. ANTONOMASIE, s. f. (gr. antonomasia, expression contraire à l'idée) (Luys). Variété d'aphasie dans laquelle l'oubli des mots porte plus spécialement sur les substantifs. ANTONYME, s. m. (gr. anti, contre; onoma, nom) [angl. antonym]. Mot de signification opposée, contraire à celle d'un autre. P. ex. l'antonyme d'"antonyme" est "synonyme". ANTRECTOMIE, s. f. (lat. antrum; gr. ektomê, ablation) [angl. antrectomy]. Syn. antro-pylorectomie. Résection de l'antre du pylore, c'-à-d. de la portion horizontale de l'estomac précédant le pylore. V. Péan (opération de), 1°. ANTRITE, s. f. [angl. antritis]. Inflammation de l'antre mastoïdien, survenant au cours d'une otite moyenne. - Inflammation de l'antre du pylore. ANTRO-ATTICOTOMIE, s. f. V. attico-antrotomie. ANTRO-DUODENOSTOMIE, s. f. [angl. antroduodenostomy]. Opération qui consiste à mettre en communication l'antre pylorique et la 2° portion du duodénum; elle a été proposée en cas d'ulcère du bulbe duodénal. ANTROMASTOIDITE, s. f. [angl. antromastoiditis]. Inflammation de l'antre et de la mastoïde, succédant presque toujours à une otite moyenne. ANTROPYLORECTOMIE, s. f. V. antrectomie. ANTROPYLORITE, s. f. Inflammation de l'antre du pylore. ANTROSALPINGITE, s. f. [angl. otitis sclerotica]. Syn. otite sèche sclérémateuse (Duplay). Otite moyenne chronique survenant chez les arthritiques, caractérisée par un processus scléreux qui prend naissance dans la cavité de la caisse, gagne ensuite le labyrinthe et aboutit à la surdité. ANTROTOMIE, s. f. [angl. antrotomy]. Trépanation de l'apophyse mastoïde donnant accès à l'antre mastoïdien (cavité creusée dans l'épaisseur de l'apophyse et communiquant avec l'oreille moyenne). ANURIE, s. f. (gr. an- priv.; ouron, urine) [angl. anuria]. Absence d'urine dans la vessie. Elle est due à l'arrêt de la sécrétion rénale (anurie vraie ou sécrétoire) ou à un obstacle au cours de l'urine entre le rein et la vessie (fausse anurie ou a. excrétoire). ANUS, s. m. (du lat. anus) [NA et angl. anus]. Orifice terminal du tube digestif. ANUS ARTIFICIEL [angl. artificial anus]. Orifice anormal pratiqué sur l'intestin, généralement sur le gros intestin (v. colostomie), au niveau des téguments de l'abdomen, permettant une dérivation totale des matières, et intéressant la paroi d'une anse de telle sorte que les deux bouts d'intestin, séparés par une sorte d'éperon, s'ouvrent à la peau. ANUS CONTRE NATURE [angl. preternatural anus]. Ouverture anormale de l'intestin, siégeant en un point différent de l'anus ordinaire, et livrant continuellement passage à la plus grande partie ou à la totalité des matières (ce qui la distingue de la fistule stercorale); elle peut être congénitale, spontanée, chirurgicale (c'est un anus artificiel) ou accidentelle. ANUSCOPE, s. m. [angl. proctoscope]. Petit spéculum tubulaire destiné à l'examen du canal anal et de la partie inférieure du rectum. ANXIETE, s. f. (gr. ankhô, j'étrangle) [angl. anxiety]. Sentiment d'un danger imminent et indéterminé s'accompagnant d'un état de malaise, d'agitation, de désarroi et d'anéantissement devant ce danger. Dans les formes sévères, les réactions neurovégétatives caractéristiques de l'angoisse s'y ajoutent (v. angoisse). - L'inquiétude, l'anxiété et l'angoisse sont trois degrés d'un même état (Littré). - a. paroxystique pure (Brissaud, 1890). Variété d'angoisse essentielle attribuée à un trouble passager de l'irrigation bulbaire. Elle survient à l'improviste, surtout la nuit, s'accompagne de tremblements, de sueurs froides, de pâleur livide, et rappelle à la fois l'angine de poitrine, et l'asthme. - a. vestibulaire. A. provoquée chez les malades atteints d'altérations vestibulaires, par l'importance des troubles de leur équilibre. ANXIEUX, EUSE, adj. [angl. anxious]. Qui s'accompagne d'anxiété. P. ex.: agitation anxieuse, états anxieux. ANXIOGENE, adj. (anxiété; gr. génnan, engendrer). Qui provoque l'anxiété ou l'angoisse. ANXIOLYTIQUE, adj. (anxiété; gr. lutikos, qui dissout) [angl. anxiolytic]. Qui apaise l'anxiété ou l'angoisse. - s. m. Médicament possédant cette propriété, p. ex. les benzodiazépines (v. ce terme). AORTE, s. f. [lat. NA et angl. aorta]. Artère principale du corps, issue du ventricule gauche, irriguant la totalité de l'organisme à l'exclusion de la circulation fonctionnelle des poumons. AORTE A CHEVAL, ou AORTE BIVENTRICULAIRE [angl. overriding aorta]. V. dextroposition de l'aorte. AORTE A DROITE [angl. right aortic arch]. Malformation de la crosse aortique qui est formée par le 4e arc aortique droit (elle dérive normalement du 4e arc gauche). La crosse est située à droite de la trachée; l'aorte descendante se trouve généralement à gauche, après être passée en arrière de l'œsophage. AORTE PLICATUREE [angl. kinking of the aorta, buckling of the aorta (kink: coque d'un nœud; buckle, boucle]. Syn. pseudo-coarctation. Anomalie de l'aorte thoracique dont l'isthme est attiré en avant par un ligament artériel court. Au-dessus et en dessous de cette plicature, l'aorte, parfois élargie, décrit une sinuosité à convexité postérieure, une boucle, une "coque" qui donne sur les radiographies une image qui rappelle celle de la coarctation aortique. Cette anomalie n'entraîne aucune perturbation hémodynamique. AORTECTOMIE, s. f. (aorte; gr. ektomê, ablation) [angl. aortectomy]. Ablation d'une partie de l'aorte. AORTIQUE, adj. [angl. aortic]. Qui a rapport à l'aorte ou aux valvules situées à son orifice. - insuffisance a., rétrécissement a. V. ces termes. AORTITE, s. f. [angl. aortitis]. Inflammation des tuniques de l'aorte. AORTO-ARTERIOGRAPHIE, s. f. [angl. aorto-arteriography]. Radiographie de l'aorte et de ses branches après injection, dans l'appareil circulatoire, d'un liquide opaque aux rayons X. V. aortographie. AORTO-ARTERITE NON SPECIFIQUE. V. Takayashu (maladie ou syndrome de). AORTOGRAPHIE, s. f. (gr. aortê; graphê, écriture) (Castellanos, Pereiras et Garica, 1938) [angl. aortography]. Syn. aorto-artériographie. Radiographie de l'aorte après injection dans le vaisseau d'un liquide opaque aux rayons X. AORTOMYOCARDITE, s. f. [angl. aortomyocarditis]. Association de lésions myocardiques et aortiques. AORTOPLASTIE, s. f. (aorte; gr. plassein, former) [angl. aortoplasty]. Angioplastie (v. ce terme) aortique. V. isthmoplastie. AORTOTOMIE, s. f. (aorte; gr. tomê, section) [angl. aortotomy]. Ouverture chirurgicale de l'aorte. AOUTAT, s. m. V. rouget. A. P. Abréviation d'Assistance Publique (v. ce terme). APALLIQUE (syndrome) (lat. a- priv.; pallium, manteau) (Krestchmer, 1940). Suppression des fonctions du cortex cérébral d'origine traumatique (le plus souvent) ou infectieuse; elle se traduit par un coma vigil avec hypertonie, réflexes primitifs et absence de mouvements spontanés: c'est la rigidité de décortication (v. ce terme). APAREUNIE, s. f. (gr. a- priv.; pareunos, compagnon de lit) [angl. apareunia]. Impossibilité totale de copulation par malformation des organes génitaux féminins. APATHIE, s. f. (gr. a- priv.; pathos, affection) [angl. apathy]. Absence ou baisse de l'affectivité avec indifférence, absence de réaction aux stimulations psychiques, et inertie physique. Elle peut être constitutionnelle ou acquise, et de cause variable: hypothyroïdie, hypertension intracrânienne, démence, par ex. APC (virus). V. adénovirus. APEPSIE, s. f. (gr. a- priv.; pepsis, digestion) (Hayem) [angl. apepsia]. Trouble du processus chimique de la digestion, caractérisé par la disparition de la réaction fermentative du suc gastrique. APERISTALTISME, s. m. [angl. aperistalsis]. Absence du péristaltisme d'une partie ou de la totalité de l'intestin. APERT (maladie d') [angl. Apert's syndrome]. V. acrocéphalo-syndactylie. APERT (syndromes d') [angl. Apert's syndrome]. 1° V. acrocéphalo-syndactylie. - 2° Déformation congénitale de la cage thoracique en forme d'entonnoirs situés de chaque côté du sternum, coïncidant avec un souffle systolique au foyer pulmonaire et d'excellent pronostic. APERT ET CROUZON (syndrome d'). V. dyscéphalo-syndactylie. APERT ET GALLAIS (syndrome d') (1910-12). V. génito-surrénal (syndrome). APESANTEUR, s. f. V. agravité. APEX, s. m. (en lat. sommet) [angl. apex]. Extrémité pointue d'un organe conique ou pyramidal (poumon, cœur, etc.). APEX ORBITAIRE (syndrome de l') (Rollet, 1927) [angl. orbital apex syndrome]. Syn. syndrome de Rollet. Ensemble de symptômes caractérisé par un syndrome de la fente sphénoïdale (v. ce terme) associé à l'atteinte du nerf optique. Il en résulte, outre l'ophtalmoplégie et l'anesthésie dans le domaine du nerf ophtalmique, une atrophie optique aboutissant à la cécité unilatérale complète. APEXCARDIOGRAMME, s. m. V. apexogramme. APEXIEN, ENNE, adj. (lat. apex, sommet). [angl. apical]. Syn. apical. Qui a rapport à l'extrémité d'un organe de forme conique. APEXITE, s. f. [angl. apicitis]. Pétrosite limitée à la pointe du rocher. - Ce mot pourrait désigner une inflammation localisée au sommet ou à la pointe d'un organe plus ou moins conique comme le poumon. APEXO-AXILLAIRE, adj. Se dit d'un souffle, d'un roulement entendu à la pointe du cœur et irradiant vers l'aisselle. APEXOCARDIOGRAMME, s. m. (lat. apex, sommet; gr. kardia, cœur; gramma, écrit). V. apexogramme. APEXOGRAMME, s. m. (lat. apex; gr. gramma) (Chauveau et Marey, 1861) [angl. apexocardiogram]. Syn. apexocardiogramme, apexcardiogramme, cardiogramme, cardiogramme apexien. Courbe obtenue par l'enregistrement graphique du choc de la pointe du cœur à travers la paroi thoracique. Elle montre d'abord une petite onde a due à l'achèvement du remplissage du ventricule gauche lors de la systole auriculaire; puis une grande onde ventriculaire systolique commençant 0,02 sec. après le début de l'onde QRS de l'électrocardiogramme (point A), s'élevant très rapidement (segment AB), se continuant par un plateau (segment BC) et descendant rapidement (segment CD) jusqu'au point D (ou O), le plus bas de la courbe, qui correspond à l'ouverture de la valvule mitrale. Le tracé remonte ensuite pendant la diastole - au moment où le ventricule se remplit - d'abord rapidement (avec une petite onde E dite de remplissage ventriculaire rapide) puis lentement. APGAR (indice d') (Virginia Apgar, 1953) [angl. Apgar's score]. Chiffre permettant d'apprécier l'état de santé d'un nouveau-né, calculé dans les minutes qui suivent la naissance, en faisant intervenir la fréquence cardiaque, la respiration, la coloration de la peau, le tonus musculaire et la réaction à l'excitation des téguments. Chacun de ces éléments est affecté d'un coefficient de 0 à 2: un total de 10 indique un état excellent; un chiffre inférieur à 7, un état anormal. APHAGOPRAXIE, s. f. V. apractophagie. APHAKIE, s. f. (gr. a- priv.; phakos, lentille) [angl. aphakia]. Absence de cristallin, d'origine traumatique ou opératoire. APHAQUE, adj. [angl. aphakial]. Se dit de l'œil privé de cristallin. - s. m. Sujet dont l'œil est privé de cristallin. APHASIE, s. f. (gr. a- priv.; phasis, parole) [angl. aphasia]. Pour Trousseau, qui a créé ce terme en 1864, c'était l'impossibilité de traduire la pensée par des mots, malgré l'intégrité fonctionnelle de la langue et du larynx. - Depuis, le sens de ce terme a été étendu; il signifie maintenant le défaut d'adaptation du mot à l'idée, qu'il s'agisse d'une idée à transmettre (aphasie motrice), ou d'une idée à recevoir (aphasie sensorielle). D'une façon encore plus générale, l'aphasie est la perte de la mémoire des singes au moyen desquels l'homme échange ses idées avec ses semblables. APHASIE AMNESIQUE (Pitres) [angl. amnesic aphasia]. Léger degré de l'aphasie de Wernicke qui se limite à l'oubli plus ou moins marqué des substantifs. APHASIE DE BROCA [angl. Broca's aphasia]. Variété d'aphasie caractérisée essentiellement par la perte de l'expression motrice du langage (anarthrie, agraphie) avec atteinte modérée de la compréhension de la parole et de la lecture. Elle est souvent associée à des troubles intellectuels et à l'hémiplégie. Elle est due à une lésion siégeant dans les territoires, superficiel et profond, de l'artère sylvienne. APHASIE DE CONDUCTIBILITE. V. aphasie de Wernicke. APHASIE CONGENITALE. V. audimutité. APHASIE D'EVOLUTION. V. audimutité. APHASIE D'INTEGRATION. V. audimutité. APHASIE LETHOLOGIQUE. V. léthologique. APHASIE MOTRICE [angl. motor aphasia]. Impossibilité d'exprimer la pensée par la parole (aphémie ou aphasie motrice vocale), le chant (amusie motrice), l'écriture (agraphie ou aphasie motrice graphique), ou les gestes (amimie motrice) (v. ces mots). L'a. m. est rarement pure et se complique le plus souvent de troubles de la compréhension du langage, constituant alors l'aphasie de Broca (v. ce terme). V. amnésie phonocinétique. - a. m. d'évolution. audimutité. - a. m. sous corticale. V. anarthrie. APHASIE NOMINALE (Head) [angl. nominal aphasia]. Variété d'aphasie caractérisée par un défaut de compréhension et d'usage des mots (mot employé pour un autre). APHASIE OPTIQUE (Freund, 1888) [angl. optic aphasia]. Trouble du langage observé chez des aphasiques sensoriels; le malade ne peut nommer un objet soumis à son seul examen visuel, bien qu'il le reconnaisse; il prononce immédiatement son nom s'il le palpe, le goûte, le flaire. Elle s'accompagne souvent de cécité psychique. APHASIE DE RECEPTION. V. audimutité. APAHSIE SEMANTIQUE (Head) [angl. semantic aphasia]. Variété d'aphasie caractérisée par l'impossibilité d'adapter le mot au sens général de la phrase. APHASIE SENSORIELLE [angl. sensory aphasia]. Impossibilité de comprendre les sons émis (surdité verbale, surdité musicale, amusie réceptive), les signes écrits (cécité verbale et musicale) ou les gestes (amimie réceptive) (v. ces mots). - L'a. s. est rarement pure et se complique le plus souvent de troubles du langage parlé, constituant alors l'aphasie de Wernicke. APHASIE SYNTACTIQUE (Head). V. agrammatisme, 2°. APHASIE TOTALE [angl. total aphasia]. Association de l'aphasie de Wernicke avec celle de Broca. APHASIE VERBALE (Head) [angl. verbal aphasia]. Variété d'aphasie caractérisée par l'impossibilité de formuler les mots, oralement ou par écrit. APHASIE DE WERNICKE [angl. Wernicke's aphasia]. Syn. aphasie de conductibilité. Variété d'aphasie caractérisée essentiellement par des troubles sensoriels ou de compréhension du langage (surdité et cécité verbales) entraînant secondairement des troubles de la parole: le malade parle, mais mal (paraphasie, jorgonaphasie). Elle est souvent associée à de gros troubles intellectuels et à de l'hémianopsie. Elle est due à une lésion de la région temporo-pariétale gauche. APHEMESTHESIE, s. f. (gr. a- priv.; phêmê, parole; aïsthêsis, sensibilité) (Schaw, 1893) [angl. aphemestesia]. Défaut de compréhension du langage en général. APHEMIE, s. f. (gr. a- priv.; phêmi, je parle) (Broca, 1861) [angl. aphemia]. Syn. alalie, anaudie, aphasie motrice vocale, aphrasie, laloplégie, logoplégie. Impossibilité d'exprimer les idées et les sentiments en se servant de la parole. APHERESE, s. f. (gr; aphaïresis, suppression). Syn. hémaphérèse. V. ce terme, leucaphérèse et plasmaphérèse. APHLEGMASIQUE, adj. (gr. a- priv.; phlegmasia de phlegô, je brûle). Non inflammatoire. APHONIE, s. f. (gr. a- priv.; phônê, voix) [angl. aphonia]. perte plus ou moins complète de la voix, causée par une lésion ou une paralysie de l'organe de la phonation. APHOSPHATASIE, s. f. (Rathbun et Sobel) [angl. aphosphatasia]. Affection congénitale très rare caractérisée par une absence de phosphatase alcaline. Elle se traduit par un rachitisme ou une ostéomalacie vitamino-résistants avec insuffisance rénale et néphrocalcinose d'évolution mortelle. APHRASIE, s. f. (gr. a- priv.; phrasis, manière de parler) [angl. aphrasia]. 1° (Broca). V. aphémie. - 2° (A. de Fleury); V. paraphasie. APHRODISIAQUE, adj. (gr. Aphroditê, vénus) [angl. aphrodisiac]. Qui excite l'appétit génésique. - s. m. Substance possédant cette propriété. APHRODISIE, s. f. (gr. Aphroditê, vénus) [angl. aphrodisia]. Exagération morbide des désirs sexuels. APHTE, s. m. (gr. aptein, brûler) [angl. aphtha, pl. aphthae]. Petite ulcération superficielle siégeant sur la muqueuse buccale (sillon gingivo-labial, pointe et bords de la langue) et succédant à une vésicule. Son fond est jaunâtre, ses bords sont nets, entourés d'un liseré rouge. les a. sont douloureux, ils évoluent par poussées. Ils peuvent également siéger sur les muqueuse génitales. V. aphtose. - a. de Bednar ou a. du palais. V. Bednar (aphte de). APHTEUX, EUSE, adj. [angl. aphthous]. Qui se rapporte aux aphtes. - fièvre a. Syn. syndrome pied-bouche (traduction du terme anglais: foot and mouth disease). maladie éruptive épidémique et contagieuse, due à un virus, spéciale aux bovidés, caractérisée par le développement d'aphtes sur la muqueuse buccale, l'espace interdigité et les trayons. Des formes malignes s'accompagnent de localisation digestives, respiratoires et nerveuses. Elle peut se transmettre au mouton, au chien, au porc et exceptionnellement à l'homme. Chez ce dernier, elle est bénigne, et caractérisée, après un début fébrile, par une éruption de vésicules sur la muqueuse buccale, les mains et les pieds. - stomatite a. Eruption vésiculeuse siégeant sur la muqueuse buccale et laissant après elle des ulcérations superficielles. Elle s'accompagne parfois de phénomènes généraux (fièvre, céphalée, étourdissements) et de troubles gastro-intestinaux consistant surtout en diarrhée et en hémorragies. Elle a été considérée dans ces cas comme une maladie contagieuse, inoculable, analogue à la fièvre aphteuse des bovidés. APHTHONGIE, s. f. V. aphtongie. APHTONGIE, s. f. (gr. aphtongos, muet) (A. de Fleury) [angl. aphthongia]. Impossibilité de parler due au fait que le moindre assai provoque des crampes dans le territoire du nerf grand hypoglosse (muscle de la langue). APHTOSE, s. f. [angl. aphthosis]. affectation caractérisée par la présence d'aphtes sur les muqueuses buccale et génitale, évoluant par poussées récidivantes. On distingue la grande a. (A. Touraine, 1941): v. Behçet (maladie, syndrome ou trisyndrome de) et l'a. vulgaire, de pronostic bénin qui atteint aussi bien la femme que l'homme et n'a pas de répartition géographique particulière. L'a. vulgaire se différencie surtout de la grande a. par l'absence d'hypersensibilité cutanée. des formes de passage existent cependant entre les deux variétés V. aphteux: fièvre aphteuse. APHTOVIRUS, s. m. [angl. Aphtovirus]. Virus de la fièvre aphteuse du bétail. V. Picornaviridœ. APHYLAXIE, s. f. (Wright) [angl. aphylaxis]. Absence de phylaxie. APICAL, ALE, adj. (lat. apex, sommet). V. apexien. APICO-COSTO-VERTEBRAL DOULOUREUX (syndrome). V. Pancoast et Tobias (syndrome de). APICOLYSE, s. f. (lat. apex, sommet; gr. luein, délier) [angl. apicolysis]. Pneumolyse (v. ce terme) localisée à un sommet pulmonaire dont elle permet l'affaissement électif. APINEALISME, s. m. [angl. apinealism]. Syn. syndrome de Marburg (1909). Insuffisance de la sécrétion épiphysaire, à laquelle on attribuait autrefois la macrogénitosomie consécutive à une tumeur de la glande pinéale. APITUITARISME, s. m. [angl. apituitarism]. Suppression du fonctionnement de l'hypophyse. En clinique, elle réalise le syndrome de Sheehan (v. ce terme). APLAQUETTOSE, s. f. Diminution ou absence des plaquettes sanguines. APLASIA OSSEA MICROPLASTICA, A. PERIOSTALIS. V. dysplasie périostale. APLASIE, s. f. (gr. a- priv.; plassein, façonner) [angl. aplasia]. Arrêt du développement d'un tissu ou d'un organe survenant avant ou après la naissance. P. ex.: a. artérielle, a. médullaire, a. osseuse. APLASIE GERMINALE. V. Castillo, Trabucco et H. de la Balze (syndrome de Del). APLASIE MEDULLAIRE [angl. bone marrow aplasia]. Appauvrissement plus ou moins considérable de la moelle osseuse en cellules formatrices des 3 lignées myéloïdes normales: érythroblastique, granulocytaire et mégacaryocytaire. C'est une insuffisance médullaire quantitative, qui entrave toute l'hématopoïèse, l'aspect des cellules, dans la moelle, restant normal, ainsi, que leurs proportions respectives. Les causes principales des a. m. sont les intoxications (chloramphénicol, phénylbutazone, colchique; benzène, insecticides), les irradiations, les infections (hépatite virale, tuberculose). Il existe aussi des a. m. constitutionnelles (maladie de Fanconi, syndrome de Zinsser-Engman-Cole); mais le plus souvent la cause reste inconnue: ce sont les a. m. idiopathiques. La traduction clinique de l'aplasie médullaire est la panmyélophtisie (v. ce terme). APLASIE MONILIFORME [angl. aplasia pilorum intermittent]. Dystrophie familiale du système pileux, caractérisée par une alternance régulière de renflements et de rétrécissements des poils. APLASIE THYMIQUE. V. Di George (syndrome de). APLASIE THYMIQUE HEREDITAIRE. V. alymphocytose congénitale. APLASIE THYMO-LYMPHOCYTAIRE. V. alymphocytose congénitale. APLASIQUE ou APLASTIQUE (anémie). V. anémie aplasique. APLASMOCYTOSE, s. f. Absence de plasmocytes dans la moelle osseuse et le tissu lymphoïde. L'a. caractérise les états pathologiques liés à une carence de l''immunité humorale (les immunoglobulines étant surtout produites par les plasmocytes), c.-à-d. les agammaglobulinémies (v. ce terme et immunité). APLEY (signe d').Douleur provoquée témoignant d'une rupture méniscale; elle se recherche en décubitus ventral, genou fléchi à 90°, en comprimant le pied mis en rotation dans le sens opposé au ménisque atteint. APNEE, s. f. (gr. a- priv.; pnein, respirer) [angl. apnea]. Arrêt plus ou moins prolongé de la respiration. APNEES DU SOMMEIL (syndrome des) (Guilleminault, Tilkian et Dement, 1976) [angl. sleep apnea syndrome]. terme sous lequel on groupe différentes affections qui provoquent des troubles ventilatoires au cours du sommeil: respiration périodique et même arrêt respiratoire mortel. Les troubles sont parfois d'origine nerveuse centrale, beaucoup plus souvent d'origine obstructive, p. ex. par chute de la langue sur l'orifice laryngé. Ils constituent un élément essentiel du syndrome de Pickwick (v. ce terme);ils peuvent compliquer aussi des maladies très diverses: obésité simple, affections de la gorge, syndrome de Cheyne-Stokes d'origine cardiovasculaire, nerveuse ou métabolique, syndrome de Shy et Drager, etc. On a rapproché du syndrome des apnées du sommeil celui de la mort subite du nourrisson et la malédiction d'ondine. APNEUMATOSE ou APNEUMATOSIS, s. f. (gr. a- priv.; pneuma, atos, souffle). V. atélectasie. APNEUSIS, s. f. V. respiration apneustique. APNEUSTIQUE (respiration). V. respiration apneustique. APO..., préfixe (gr. apo). Préfixe indiquant la séparation, la dérivation. APOCRINE, adj. (gr. apokrinô, j'exclus) [angl. apocrine]. Se dit d'une glande dont le produit de sécrétion est expulsé avec une partie de la cellule dans laquelle il a été accumulé. Processus intermédiaire entre l'holocrine et le mérocrine (v. ces termes). APODIE, s. f. (gr. a- priv.; pous, podos, pied) [angl. apodia]. "Monstruosité caractérisée par l'absence de pieds" (Littré). APO-ENZYME, s. f. [angl. apoenzyme]. fraction protéique des enzymes hétéroprotéiniques. c'est elle qui donne à l'enzyme sa spécificité et détermine la vitesse de la réaction catalytique. l'autre partie de l'enzyme est la co-enzyme ou groupement prosthétique (v. ces termes, et enzyme). APOFERRITINE, s. f. [angl. apoferritin]. Protéine formée dans la muqueuse intestinale. Elle capte le fer contenu dans les aliments, ionisé et transformé en sel ferreux dans l'estomac, assure son passage à travers la muqueuse digestive et forme alors la ferritine (v. ce terme). APOGAMIE, s. f. (gr. apo, hors de: gamos, mariage) [angl. apogamy]. Syn. apomixie. mode de reproduction sans fécondation, dans lequel le développement part d'une seule cellule végétative. On l'observe chez les protistes (organismes animaux et végétaux unicellulaires). V. parthénogenèse. APO-INDUCTEUR, s. m. (génétique). protéine élaborée par les gènes régulateurs et nécessaire à la transcription de l'ARN-messager. APOLIPOPROTEINE, s. f. V. apoprotéine. APOMIXIE, s. f. (gr. apo, indiquant le contraire; mixis, mélange). V. apogamie. APONEVRECTOMIE, s. f. [angl. aponevrectomy]. Résection d'une aponévrose. - (Kocher). Opération pratiquée dans les cas de rétraction de l'aponévrose palmaire. Elle comprend l'excision du tissu scléreux et la réparation de la perte de substance. V. Dupuytren (maladie de). APONEVROSE, s. f. (gr. aponeurôsis, aponévrose) [NA et angl. aponeurosis]. Membrane fibreuse conjonctive blanchâtre et résistante, liée au muscle squelettique. les a. d'insertion sont les tendons des muscles plats, les a. de revêtement enveloppent les muscles ou les groupes musculaires (v. fascia). - a épicrânienne. V. galéa. APONEVROSITE, s. f. [angl. aponévrositis]. Inflammation d'une aponévrose. - a. plantaire. V. Ledderhose (maladie de). APONEVROTOMIE, s. f. (gr. aponeurôsis, aponévrose; tomê, section) [angl. aponeurotomy]. section chirurgicale d'une aponévrose. - a. plantaire. Section de l'aponévrose plantaire pratiquée dans les cas de pied creux. APOPHYLAXIE, s. f. (gr. apo, indiquant le contraire; phulassô, je protège) (Wright) [angl. apophylaxy]. diminution du pouvoir de défense de l'organisme. La phase apophylactique est la phase négative qui suit l'inoculation d'un vaccin bactérien. APOPHYSE, s. f. (gr. apo, hors de; phusis, croissance) [NA et angl. apophysis]. Syn. processus. Partie nettement saillante d'un os, protubérance osseuse. APOPHYSITE, s. f. ou APOPHYSOSE, s. f. [angl. apophysitis]. Dystrophie de croissance limitée à une apophyse osseuse. C'est une variété d'ostéochondrose. - a. calcanéenne postérieure. V. Sever (maladie de). - a. de croissance. V. apophysite tibiale antérieure. APOPHYSITE TIBIALE ANTERIEURE [angl. Schlatter-Osgood disease]. Syn. maladie de Lannelongue (1878), m. d'Osgood (1903), m. de Schlatter (1908), apophysite de croissance, ostéite apophysaire de croissance (lannelongue). Ostéochondrose du tubercule de Gerdy, le plus souvent bilatérale, se traduisant par une tuméfaction douloureuse et, sur les radiographies, par une fragmentation du noyau d'ossification. Cette affection, qui s'observe chez les garçons de 10 à 15 ans, guérit sans séquelles. APOPLECTIFORME, adj. [angl. apoplectiform]. Qui ressemble à l'apoplexie. - attaque a. Perte de connaissance subite, rappelant l'attaque d'apoplexie, mais guérissant en quelques heures ou quelques jours et ne laissant pas une hémiplégie permanente. On l'observe dans différentes maladies des centres nerveux (sclérose en plaques, paralysie générale). - surdité a. V. Ménière (syndrome de). APOPLECTIQUE, adj. [angl. apoplectic]. 1° Qui se rapporte à l'apoplexie ou qui est provoqué par elle. - attaque ou ictus a. V. apoplexie. - 2° Qui est prédisposé à l'apoplexie. APOPLEXIE, s. f. (gr. apoplêssô, je frappe de stupeur) [angl. apoplexy]. Syn. attaque ou ictus apoplectique. Suspension brusque et plus ou moins complète de toutes les fonctions du cerveau, caractérisée par la perte subite de la connaissance et de la motilité volontaire, avec persistance de la circulation et de la respiration. - L'a. étant due très souvent à une hémorragie cérébrale, on a pris ce mot comme synonyme d'hémorragie parenchymateuse (Rochoux, 1814), d'où les expressions: a. de la rétine, a. placentaire, a. pulmonaire, a. rénale, a. splénique. - le mot d'a. n'est plus guère utilisé que dans le langage populaire. APOPLEXIE BLANCHE (Ménétrier et Aubertin) [angl. leukemic apoplexy). Arrêt de la circulation dans un territoire vasculaire, dû à une thrombose des vaisseaux par des caillots blancs leucocytaires, au cours de la leucémie myéloïde. APOPLEXIE HYSTERIQUE (Debove et Achard, 1886) [angl. nervous apoplexy]. Forme du sommeil hystérique à début brusque, ne s'accompagnant que très rarement d'hémiplégie. APOPLEXIE SPINALE. V. ictus médullaire APOPLEXIE UTERO-PLACENTAIRE [angl. uterine apoplexy]. syn. syndrome de Couvelaire (1911). Syndrome survenant brutalement chez la femme enceinte au cours des derniers mois de la grossesse ou pendant le travail. Il est caractérisé anatomiquement par l'apparition d'un hématome décollant le placenta de la paroi utérine (hématome rétroplacentaire) qui est infiltrée de sang, l'apoplexie pouvant s'étendre aux annexes et même au foie et aux reins; et, cliniquement par une douleur abdominale, une métrorragie, une élévation tensionnelle transitoire précédant un état de choc avec albuminurie massive. Le pronostic est très grave pour le fœtus, sérieux pour la mère menacée d'hémorragie par afibrinogénémie et de nécrose corticale des reins. APOPROTEINE, s. f. [angl. apolipoprotein]. Syn. apolipoprotéine. fraction protéique des lipoprotéines (v. ce terme) formée surtout dans le foie; on en distingue (Alaupovic, 1972) 8 variétés; AI, AII, B, CI, CII, CIII, D, E. Il semble y avoir corrélation entre l'a. A et l'HDL cholestérol et entre l'a. B et le LDL cholestérol (v. cholestérol); le taux des a. A et B est abaissé dans l'insuffisance hépatique. APOZEME, s. m. (gr. apozein, faire bouillir) [angl. apostem]. Syn. tisane composée. décoction ou infusion de plusieurs substances végétales, à laquelle on ajoute divers autres médicaments. APPAREIL DE... V. au nom propre. APPAREIL DE MARCHE [angl. Walking splint]. Appareil destiné au traitement des fractures du membre inférieur et permettant au blessé de marcher en s'appuyant sur la jambe brisée (méthode ambulatoire) (Reclus, Pierre Delbet). APPENDICALGIE, s. f. (lat. appendix, icis, appendice; gr. algos, douleur) [angl. appendicalgia]. Douleur siégeant au niveau de l'appendice. APPENDICE VERMIFORME (lat. appendere, être appendu; vermiformis, en forme de ver) (NA appendix vermiformis) [angl. appendix vermiform]. Syn. a. iléocoecal, a. vermiculaire. prolongement tubulaire, mince et flexeux du caecum, et dont la situation par rapport à ce dernier peut être très favorable. APPENDICECTOMIE, s. f. (lat. appendix; gr. ektomê, ablation) [angl. appendicectomy]. Ablation chirurgicale de l'appendice vermiforme. APPENDICITE, s. f. (Reginald Fitz; Mac Burney, 1889) [angl. appendicitis]. Inflammation de l'appendice vermiforme du cæcum, tantôt aiguë, tantôt chronique. APPENDICOCELE, s. f. [angl. appendicocele]. hernie de l'appendice. APPENDICULAIRE, adj. [angl. appendicular]. qui a rapport à l'appendice vermiforme sain ou malade. - point a. Point de la paroi abdominale correspondant à l'appendice, et dont la pression est douloureuse en cas d'appendicite. La situation de ce point varie suivant les auteurs. V. Clado (point de), Lanz (point de), Lentzmann (point de), Mac Burney (point de), Munro (point de). - colique a. Douleur siégeant au niveau de l'appendice. APPETITION (loi d') [angl. appetition law]. Loi "formulant le rôle de l'affectivité comme stimulant constant et nécessaire de tout développement psychologique" (Ed. Pichon). APPROBATIVITE, s. f. Tendance à donner son assentiment immédiat aux propos d'un interlocuteur. APPRACTO-AGNOSIE, s. f. ou APRACTOGNOSIE, s. f. Apraxie associé à l'agnosie. APRACTOPHAGIE, s. f. (gr. a- priv; praxis, action; phagein, manger) [angl. apractophagia]. Syn. aphagopraxie. Apraxie alimentaire. Dysphagie du premier temps de la déglutition malgré l'intégrité des fonctions motrices, de la sensibilité et de la réflectivité. APRAGMATISME, s. m. (gr. a- priv; pragma, activité) [angl. apragmatism]. Absence d'activité efficace. APRAXIE, s. f. (gr. a- priv.; praxis, action) [angl. apraxia]. 1° (phénomène psychosensoriel). Perte de la compréhension de l'usage des objets usuels qui se traduit par des actes plus ou moins absurdes. - 2° (phénomène psychomoteur). Impossibilité de conformer les mouvements au but proposé, le sujet n'étant atteint ni de parésie ni d'ataxie. L'a. est toujours provoquée par des lésions du lobe pariétal. V. pariétal (syndrome). APRAXIE D'AIMANTATION (Denny-Brown: magnetic apraxia) [angl. magnetic apraxia]. Syn. collectionnisme, comportement de préhension manuelle (F. Lhermitte, 1968). Variété de réflexe de préhension automatique dans laquelle la main du malade est attirée par tout objet effleuré ou aperçu et tente de le saisir, parfois même de l'utiliser (comportement d'utilisation). Ce réflexe apparaît en cas de lésions du lobe frontal du cerveau. V. grasping-reflex. APRAXIE CONSTRUCTIVE ou GEOMETRIQUE (Kleist) [angl. constructional apraxia]. Variété d'a. dans laquelle le malade, tout en reconnaissant la forme des objets, ne peut ni les reproduire, ni faire le moindre assemblage (construction en pièces de bois, puzzle). APRAXIE CORTICALE. V. a. motrice. APRAXIE IDEATOIRE DE PICK [angl. ideational apraxia]. Variété d'a. apparaissant dans les actes compliqués. "C'est essentiellement l'incapacité, consécutive aux altérations psychiques, d'établir un plan adéquat au but à poursuivre" (Déjerine). Elle traduirait un trouble des fonctions psychiques plus profond que l'a. idéomotrice. APRAXIE IDEOMOTRICE [angl. ideomotor apraxia]. Syn. a. transcorticale (Heilbronner). Variété d'a. apparaissant dans les actes simples; le malade ne peut se figurer (a. d'évocation) ou exécuter (a. d'exécution) le geste à accomplir. APRAXIE D'INNERVATION. V. apraxie motrice. APRAXIE A LA MARCHE (Gertsmann et Schilder) [angl. Lipmann's apraxia]. Impossibilité d'effectuer les mouvements nécessaires pour marcher, alors qu'il n'existe aucune paralysie; elle a été observée dans les lésions du lobe frontal. APRAXIE MOTRICE (Lipmann) [angl. motor apraxia]. Syn. a. corticale (Heilbronner), a. d'innervation (Kleist) Variété d'a. due à une altération du centre de projection. APRAXIE OCULOMOTRICE DE COGAN et APRAXIE OCULO-MOTRICE CONGENITALE. V. Cogan (syndromes de) 2°. APRAXIE REPULSIVE [angl. repellent apraxia]. Variété d'a. caractérisée par des mouvements de retrait inappropriés déclenchés par le contact. APRAXIE TRANSCORTICALE. V. a. idéomotrice. APROCTIE, s. f. (gr. a- priv.; prôktos, anus) [angl. aproctia]. Absence congénitale d'anus. APROPERDINEMIE, s. f. (gr. a- priv.; properdine; haïma, sang). Absence de properdine dans le sang. APROSEXIE, s. f. (a- priv.; prosékhein, être attentif) (Guye, 1887) [angl. aprosexia]. Syndrome caractérisée par la diminution de la mémoire, l'impossibilité de fixer l'attention, l'inaptitude au travail et la paresse intellectuelle. APROSODIE, s. f. (Monrad-Krohn). Monotonie de la parole, observée au cours de la maladie de Parkinson, caractérisée par la disparition de l'accent tonique des syllabes, du changement de rythme des phrases et des modifications de ton. APROSOPIE, s. f. (gr. a- priv.; prosôpon, visage) [angl. aprosopia]. Absence congénitale de la face. APRT. Abréviation d'adénine phospho-riboxyl-transférase (v. ce terme). APSAC. Abréviation du terme anglais: Anisoylated Plasminogen Streptokinase Activator Complex substance. Fibrinolytique associant la streptokinase et la plasminogène acylé. APTYALISME, s. m. (gr. a- priv.; ptualon, salive) (Hutchinson et Hadden, 1889) [angl. aptyalia]. Syn. asialie, xérostomie. Diminution notable, pouvant aller jusqu'à la suppression, de la salivation. V. Gougerot-Houwer-Sjögren (syndrome de). APUD. V. cellule APUD. APUDAMYLOïDE, s. m. [angl. apudamyloid]. Amyloïde provenant de polypeptides hormonaux sécrétés par des apudomes (v. ces termes). APUDOMATOSE, s. f. [angl. apudomatosis]. Syn. neuro-apudomatose, adénomatose pluri-endocrinienne. Affection caractérisée par l'existence de plusieurs apudomes (v. ce terme). APUDOME, s. m. [angl. apudoma]. Tumeur développée aux dépens des cellules APUD (v. ce terme). La plupart des a. sont sécrétants et beaucoup, qui sont d'origine endocrinienne, produisent des polypeptides ou des amines semblables aux hormones auxquelles donnent normalement naissance les cellules dont ils décrivent. C'est le cas des adénomes de l'hypophyse et des cellules de Langerhans du pancréas, des carcinomes thyroïdiens, des phéochromocytomes, des chémodectomes, des carcinoïdes du grêle. d'autres a. sécrètent des hormones différents de celles de leurs glandes d'origine. Et certaines tumeurs, de structure non endocrinienne (p. ex. le cancer du poumon à petites cellules) peuvent également produire des hormones. Le cadre des a. groupe donc des tumeurs dissemblables, mais qui ont une origine embryologique commune: la crête neurale. Il comprend les cas d'adénomes endocriniens multiples (v. adénomatose pluri-endocrinienne et Sipple, syndrome de) et, pour certains auteurs, les diverses phacomatoses qui peuvent d'ailleurs coexister avec des tumeurs endocrinniennes sécrétantes (p. ex. maladie de Recklinghausen et phéochromocytome). V. phacomatose et Schwartz-Bartter (syndrome de). APURINIQUE, adj. Dépourvu de purine. - régime a. Régime privé de nucléoprotéine, corps dont la dégradation dans l'organisme produit des purines et de l'acide urique; il est prescrit dans la goutte. APYRETIQUE, adj. (gr. apurétos ou apurektos, sans fièvre) [angl. apyretic]. Qui ne s'accompagne pas de fièvre. APYRETOGENE, adj. (gr. a- priv.; purétos, fièvre; génnan, engendrer) [angl. apyrogenic]. Qui ne provoque pas de fièvre; dépourvu de substance pyrétogène. On emploie parfois à tort, dans ce sens, le terme apyrogène. APYREXIE, s. f. (gr. apurexia) [angl. apurexia]. Absence de fièvre. APYROGENE, adj. (gr. a- priv.; pur, feu; génnan, engendrer) [angl. apyrogenic]. Terme employé à tort comme syn. d'apyrétogène (v. ce mot). AQRS, AQRST. V. axe électrique du cœur. AQUARIUM (maladie des) (Viailler et coll., 1972). Mycobactériose cutanée voisine du granulome des piscines, et due comme ce dernier à Mycobacterium marinum. Elle est habituellement localisée aux mains des sujets entretenant des aquariums contenant des poissons exotiques contaminés. AQUEDUC CEREBRAL (lat. aqua, eau; ducere, conduire) (NA aqueductus mesencephali) [angl. cerebral aqueduct]. Syn. a. du mésencéphale; ancien: a. de Sylvius. Canal traversant le mésencéphale et reliant en haut le III° et en bas le IV° ventricule. AQUEDUC DE SYLVIUS (syndrome de l') [angl. Sylvian aqueduct syndrome]. Syn. syndrome péri-aqueducal, syndrome de Koerber, Salus et Elschnig (K., 1903; E., 1913). Association d'un syndrome de Parinaud, d'une abolition des réflexes photomoteurs et d'un nystagmus retractorius (v. ces termes). Elle est due à une lésion de la calotte pédonculaire autour de l'aqueduc de Sylvius. V. pédonculaires (syndromes) et aqueduc cérébral. AQUOCAPSULITE, s. f. V. kératite ponctuée. ARACHIDONIQUE (acide) [angl. arachidonic acid]. Acide gras non saturé, à 20 atomes de carbone, dérivé des phospholipides des membranes cellulaires. Il est dégradé par la cyclo-oxygènase en prostaglandines, prostacycline et thromboxane A2 et par la lipo-oxygénase en leucotriènes (v. ces termes). - Les médicaments anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) inhiberaient la formation d'acide arachidonique et donc de tous ses dérivés, tandis que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et l'aspirine bloqueraient seulement l'action de la cyclo-oxygénase, n'entravant pas la production des leucotriènes. V. inflammation. ARACHNIDISME, s. m. (gr. arakhnê, araignée) (E. Bogen, de Los Angeles, 1926) [angl. arachnidism]. Affection causée par la morsure des araignées appartenant au genre Lathrodectus. Elle consiste en une douleur très vive au point piqué, se généralisant à tout le corps et s'accompagnant de convulsions, de contractures musculaires, de cyanose, d'ictère, de dyspnée; elle peut aboutir à la mort. ARACHNITIS, s. f. V. arachnoïdite. - a. chronique. Nom donné par Bayle à la paralysie générale progressive. ARACHNODACTYLIE, s. f. (gr. arakhnè, araignée; daktulos, doigt) (Achard, 1902) [angl. arachnodactyly]. Syn. acromacrie. Longueur exagérée des doigts et des orteils avec gracilité des os, sans trouble nerveux, ni rétraction tendineuse, et rappelant l'aspect des pattes d'araignée. V. dolichosténomélie et Marfan (syndrome de). ARACHNOIDE, s. f. (gr. arakhnê, araignée; eidos, forme) [NA et angl. arachnoidea]. Membrane molle, avasculaire, intermédiaire entre la dure-mère et la pie-mère. L'espace sous-arachnoïdien, situé entre cette dernière et l'a. contient le liquide céphalorachidien. V. méninges. ARACHNOIDITE, s. f. [angl. arachnoiditis]. Syn. arachnoïdo-piemérite séreuse cérébrale (H. Claude, 1933). Inflammation subaiguë ou chronique de l'arachnoïde avec formation d'adhérentes limitant souvent des kystes où s'accumule le liquide céphalorachidien. V. méningite séreuse. ARACHNOIDOCELE, s. f. (gr. arakhnê, araignée; eidos, forme; kêlê, hernie) [angl. arachnoidocele]. Hernie de l'espace sous-arachnoïdien. V. selle turcique vide (syndrome de la). ARACHNOIDO-PIEMERITE. V. arachnoïdite. ARAN (cancer vert d') (1854). V. chlorome. ARAN (lois d') (1844) [angl. Aran's laws]. Lois d'après lesquelles se produisent les fractures de la base du crâne. - 1° La plupart des fractures de la base sont des irradiations de fractures de la voûte. - 2° Le trait de fracture va de la voûte à la base par le plus court chemin. - 3° A une région donnée de la voûte correspond une région conjuguée de la base qui se fracture si on percute la première. ARAN-DUCHENNE (amytrophie d'). V. atrophie musculaire progressive. ARAN-DUCHENNE (muscles du groupe). Muscles des éminences thénar et hypothénar, interosseux, fléchisseurs des doigts et cubital antérieur. ARAN-DUCHENNE (syndrome d') [angl. lower brachial plexus paralysis]. Syn. paralysie radiculaire inférieure du plexus brachial. Syndrome provoqué par l'atteinte du tronc primaire inférieur du plexus brachial (8° racine cervicale et 1re racine dorsale). Il est caractérisé par une paralysie flasque avec atrophie des muscles du groupe Aran-Duchenne (v. ce terme), avec abolition du réflexe cubito-pronateur et troubles des réactions électriques; et par une hypoesthésie en bande le long du bord interne du bras, de l'avant-bras et de la main. ARAN-DUCHENNE (type). V. atrophie musculaire progressive. ARBOR (virus). V. Arborivus. ARBOVIROSE, s. f. (1963) [angl. arbovirosis]. Nom donné à un groupe de maladies dues aux Arbovirus. Certaines sont particulières aux animaux vertébrés; d'autres sont communes à ces derniers et aux hommes (anthropozoonoses). Selon le virus en cause, elles présentent des aspects très divers: affections fébriles avec rashs, arthralgies et adénopathies (p. ex. dengue, fièvre à pappataci, fièvre de la vallée du Rift), fièvres hémorragiques (p. ex. fièvre jaune, fièvre de Corée, fièvre de la forêt de Kyasanur) ou encéphalites (p. ex. encéphalite de St-Louis, encéphalite japonaise, encéphalite verno-estivale russ, louping-ill). Les a. sont des maladies tropicales; elles sont rares en Europe (encéphalite de l'Europe centrale, encéphalite écossaise), exceptionnelles en France (fièvres à virus West-Nile et à virus Tahyna). V. ces différents termes, Arbovirus, encéphalites primitives à virus. ARBOVIRUS, s. m. (Arbor, abréviation pour l'angl. arthropod-borne, transporté par les arthropodes) [angl. Arbovirus]. Syn. virus Arbor. Terme désignant, depuis 1950, un groupe de virus très nombreux transmis par des piqûres d'arthropodes hématophages (moustiques, tiques) dans l'organisme desquels ils se multiplient. Ces virus sont responsables de nombreuses maladies, les arboviroses (v. ce terme). Les A. isolés chez l'homme ont été classés, pour la plupart, en plusieurs groupes, A, B, C, California, Bunyam-Wera et Guama (Casals, 1961; Hannoun, 1964). Et, depuis que les virus ont été catalogués d'après leurs structures, de nombreux A. ont été reclassés dans d'autres familles: Togaviridae, Bunyaviridae, Reoviridae, Rhabdoviridae, Arenaviridae p. ex. (v. ces termes). ARBUTHNOT LANE (maladie d') (1909) [angl. Lane's disease]. Stase intestinale chronique, déterminée par des troubles fonctionnels qui engendrent secondairement des obstacles mécaniques (coudures). ARC (initiales du terme anglais: AIDS Related Complex). V. para-SIDA. ARC (syndromes du premier) [angl. first arch syndrome]. Ensemble de syndromes dus à un troubles de développement du premier arc branchial (et aussi souvent du 2e arc et des deux premières poches branchiales): ces syndromes comportent des malformations de la face et de l'oreille. Ce sont les syndromes de Franceschetti, de Goldenhar, de Pierre Robin (v. ces termes) et leurs variantes: syndromes de François (ou de Hallermann-Streiff) ou d'Ullrich et Fremery-Dohna (v. ce terme), de Weyers et Thier (v. ce terme). ARC AORTIQUE (syndrome de l'). V. crosse aortique (syndrome de la). ARC AORTIQUE DOUBLE [angl. double aortic arch]. Anomalie de développement des arcs aortiques. Elle consiste dans la persistance du 4e arc droit; celui-ci est symétriquement placé par rapport au 4e arc gauche qui a donné la crosse aortique normale à gauche de la trachée et de l'œsophage; il forme une 2e crosse aortique, à droite de ces conduits, et ceux-ci se trouvent enserrés dans un anneau vasculaire complet. Chaque crosse donne, de son côté, carotide primitive et artère sous-clavière. ARC HEMAL (gr. haïma, sang). Nom donné en embryologie et en anatomie comparée à un arc formé par la partie antérieure du corps de la vertèbre et par les côtes, arc entourant les viscères (par opposition à l'arc neural). ARC JUVENILE [angl. arcus juvenilis]. Syn. embryotoxon antérieur de la cornée. Variété précoce de l'arc lipoïdique (v. ce terme). ARC LIPOIDIQUE [angl. arcus lipoides]. Opacité d'un blanc grisâtre formée de substances lipoïdes, disposée en forme de cercle au niveau de la circonférence de la cornée. Elle survient chez les sujets hypercholestérolémiques. Fréquente chez les vieillards (arc sénile), elle peut apparaître plus précocement (arc juvénile). V. ces deux termes. ARC NEURAL (gr. neuron, nerf). Nom donné en embryologie et en anatomie comparée à l'arc formé par la partie postérieure du corps de la vertèbre et par les lames vertébrales, arc entourant le système nerveux central (par opposition à arc hémal). ARC SENILE. Syn. gérontoxon, gérontotoxon, cornée [angl. arcus senilis]. Variété d'arc lipoïdique (v. ce terme) apparaissant chez le vieillard. ARCHIBALD (signe d'). Brièveté du 4e métacarpien, dont la longueur est inférieure à la somme de celles des 1re et 3e phalanges du même doigt. Anomalie observée dans le syndrome de Turner (v. ce terme). ARCS AORTIQUES (anomalies des). Syn. anneau vasculaire aortique. Perturbations dans l'évolution des arcs aortiques au cours de la vie embryonnaire. Elles sont à l'origine des malformations de la crosse aortique (qui dérive normalement du 4e arc gauche) et de ses branches, plus rarement de celles de l'artère pulmonaire ou du canal artériel, formés par le 6e arc. V. arc aortique double, aorte à droite, arteria lusoria, dysphagia lusoria, Kommerell (diverticule de) et Neuhauser (anomalie de). ARDEN (rapport d') (ophtalmologie). Chiffre obtenu d'après l'électro-oculogramme (v. ce terme) en divisant l'amplitude du potentiel obtenu après éblouissement, par celui obtenu dans l'obscurité. Il est normalement supérieur à 1,6 la valeur moyenne étant de 2,2. ARDOISIERS (maladie des). V. schistose. AREFLECTIVITE, s. f. (mot mal composé) ou AREFLEXIE, s. f. V. irréflectivité. ARENATION, s. f. (lat. arena, sable) [angl. arenation]. Méthode de traitement qui consiste à couvrir une partie ou la totalité du corps avec du sable chaud et sec, préconisée dans la cure du rhumatisme. ARENAVIRIDÆ, s. f. pl. ou ARENAVIRIDES, s. m. pl. [angl. Arenaviridæ]. Famille de virus à ARN constituée par un seul genre, les Arénavirus, v. ce terme. ARENAVIRUS, s. m. (lat. arena, sable; virus) [angl. Arenavirus]. Terme réunissant un certain nombre de virus à ARN qui ont été séparés, en 1970, du groupe des Arbovirus. Chaque virion d'Arénavirus contient un semis de petits granules que l'on a comparés à des grains de sable; le diamètre du virion est variable, de 150 mm en moyenne. Le groupe des Arénavirus comprend le virus Tacaribe, les virus Junin et Machupo (ces derniers responsables des fièvres hémorragiques d'Argentine et de Bolivie), le virus de Lassa et celui de la chorioméningite lymphocytaire. AREOCELE, s. f. (gr. araïos, léger; kêlê, hernie) [angl. areocele]. Tumeur gazeuse du cou, formée par un épanchement limité d'air dans une poche adventice soit naturelle, soit artificielle. AREOLE, s. f. [angl. areola]. Zone rougeâtre de forme circulaire qui entoure un point enflammé comme l'aréole entoure le mamelon. - phénomène de l'a. Mise en évidence d'une couronne périlésionnelle, jusque-là invisible, par badigeonnage de la lésion à l'éosine ou injection intraveineuse de fluorescéine. - a. vésiculaire de Chaussier. V. Chaussier (aréole vésiculaire de). ARGENTAFFINE, adj. (lat. argentum, argent; affinis, ami de) (histologie) [angl. argentaffine]. Syn. argyrophile. Se dit de substances qui se colorent par les sels d'argent. ARGENTAFFINOME, s. m. V. carcinoïde intestinal. ARGININE-VASOPRESSINE, s. f. [angl. arginine-vasopressine]. V. vasopressine. ARGONZ-DEL CASTILLO (syndrome d') (1953) [angl. Argonz-del Castillo syndrome]. Syndrome survenant chez une femme jeune, sans rapport avec une grossesse, caractérisé par l'association d'une aménorrhée et d'une galactorrhée et par une faible élimination urinaire des gonadotrophines. Il est souvent lié à un adénome hypophysaire ou à une lésion de la région hypothalamique. - Dans le syndrome analogue décrit par Forbes et Albright en 1954, la tumeur hypophysaire (constituée de cellules à prolactine), est particulièrement fréquente. V. aménorrhée-galactorrhée (syndrome), Chiari-Frommel (syndrome de) et hyperprolactinémie. ARGYLL ROBERTSON (signe d') (1868) [angl. Argyll Robertson's pupil]. Abolition du réflexe pupillaire à la lumière et conservation du réflexe à l'accommodation et à la convergence, avec myosis permanent; signe de syphilis nerveuse. ARGYRIE, s. f. ou ARGYROSE, s. f. (gr. arguros, argent) [angl. argyria]. Lésion cutanée, consistant en une coloration anormale des téguments qui deviennent ardoisés, ou brunâtres avec des reflets bleus métalliques; coloration plus marquée sur les parties exposées à la lumière, existant aussi sur les muqueuses et due à l'imprégnation de la peau par l'argent métallique. Elle est consécutive à l'administration prolongée de sels d'argent qui se déposent dans le derme et elle est indélébile. ARGYRISME, s. m. [angl. silver poisoning]. Ensemble des phénomènes toxiques provoqués par l'emploi prolongé professionnel ou thérapeutique, des sels d'argent: dyspnée, palpitations, œdèmes et surtout argyrie. ARGYROPHILE, adj. (gr. arguros; philos, ami). V. argentaffine. ARHINENCEPHALIE, s. f. (gr. a- priv.; rhinencéphale) [angl. arhinencephaly]. Absence du rhinencéphale (v. ce terme). ARIBOFLAVINOSE, s. f. [angl. ariboflavinosis]. Maladie déterminée par la carence en vitamine B2 (riboflavine ou lactoflavine, v. ce terme). Elle est rare et généralement associée à d'autres avitaminoses (pellagre). Elle donne lieu à des troubles bénins: vascularisation cornéenne anormale, lésions de la muqueuse des commissures labiales et parfois dermite faciale. V. Strachan-Scott (syndrome de). ARLEQUIN (syndrome d') [angl. Harlequin's colour change]. Trouble vasomoteur temporaire localisé à une moitié latérale du corps et sans signification pathologique, survenant chez le nouveau-né, auquel il donne un aspect bicolore rouge et blanc. ARLT (ligne d') [angl. Arlt's line]. Cicatrice de la face interne de la paupière supérieure chez les sujets atteints de trachome. C'est un sillon avasculaire parallèle au bord libre de la paupière, et siégeant au tiers moyen de celle-ci. ARMANNI (lésion d') [angl. Armanni-Ehrlich degeneration]. Lésion de l'épithélium rénal dans le diabète sucré, consistant en une dégénérescence hyaline des cellules. ARMENIENS (maladie des). V. périodique (maladie). ARMSTRONG (maladie d') (1934) [angl. lymphocytic choriomeningitis]. Syn. chorioméningite lymphocytaire. Maladie due à un virus neurotrope appartenant au groupe des Arénavirus (v. ce terme), qui, inoculé dans le cerveau de la souris, détermine une méningite aiguë lymphocytaire avec infiltration du plexus choroïde. On a trouvé ce virus chez l'homme dans des cas de méningite lymphocytaire ou plus rarement d'encéphalomyélite. Il provoque parfois des manifestations d'allure grippale ou des infections inapparentes. ARN. V. ribonucléique (acide). ARNAUD (méthode de Jacques) (1941-42). Exploration fonctionnelle de l'un des deux poumons, la bronche souche de l'autre étant temporairement obturée à l'aide d'une sonde à ballonnet. ARNc. Initiales d'acide ribonucléique complémentaire. V. complémentaire. ARNETH (Image d') [angl. Arneth's index]. Tableau figurant la répartition des polynucléaires en 5 classes selon l'aspect plus ou moins lobulé de leurs noyaux. Dans certains états pathologiques existe une prédominance des formes jeunes (noyaux presque ronds ou à 2 lobes, correspondant aux classes 1 et 2); on dit que l'image dévie à gauche. Dans d'autres affections, une plus grande proportion de cellules vieillies à noyaux fragmentés en 4 ou 5 lobes (classes 4 et 5) fait dévier l'image à droite. Les polynucléaires adultes à noyaux trilobés constituent la classe 3. ARNm. Abréviation de ARN messager. V. ribonucléique (acide). ARNOLD-CHIARI (syndrome d') (A., 1894; Ch., 1895) [angl. Arnold-Chiair deformity]. Malformation rare, observée chez les nouveau-nés, caractérisée par l'association d'un spina bifida, d'une disposition anormale du cerveau postérieur (bulbe et cervelet) engagé dans la portion supérieure du canal rachidien, et d'une hydrocéphalie avec importantes lésions cérébrales. ARN-POLYMERASE. V. ribonucléique (acide). ARNSTEIN (maladie d'). Forme de la maladie de Vaquez (v. érythrémie) dans laquelle manque la splénomégalie. ARNt. Abréviation de ARN de transfert. V. ribonucléique (acide). AROMATHERAPIE, s. f. (lat. aroma, aromate; gr. thérapéia, traitement) (R.M. Gattefossé). Thérapeutique par les huiles essentielles végétales, utilisées par voie interne ou externe, sous forme de teinture, d'extrait aromatique, d'infusion, etc. AROMATISME, s. m. (Fernet) [angl. aromatic essence poisoning]. Intoxication par les boissons dites aromatiques, contenant des essences, telles que les apéritifs, les amers, les liqueurs de table, etc. AROMATOGRAMME, s. m. Etude (à la manière de l'antibiogramme) de l'action de diverses essences végétales sur des bactéries. V. aromathérapie. AROUSAL, s. m. (de l'angl. to arouse, éveiller). V. éveil (réaction d'). ARP. Abréviation d'activité rénine plasmatique. V. rénine (activité - du plasma). ARRET (réaction d') [angl. arrest reaction]. V. rythme alpha et rythme bêta. ARRET CARDIAQUE [angl. cardiac arrest, ou standstill]. Cessation des contractions du cœur (essentiellement des contractions ventriculaires) entraînant un arrêt de la circulation et une disparition de la pression artérielle. Elle peut être due à une asystole, à une fibrillation ventriculaire ou à une inefficacité ventriculaire (v. ces termes et dissociation électro-mécanique). ARRET CIRCULATOIRE. V. arrêt cardiaque. ARRHENOBLASTOME, s. m. (gr. arrên, mâle; blastos, germe) (Robert Meyer, 1930) [angl. arrhenoblastoma]. Tumeur bénigne masculinisante de l'ovaire, ayant la structure d'un adénome testiculaire et dont le développement provoque un syndrome de virilisme sans hypertension artérielle ni diabète. V. androblastome. ARRIERATION AFFECTIVE (syndrome d') (Codet) [angl. anaclitic depression]. Syn. dépression anaclitique (R. Spitz et Wolf, 1935). Retard psychomoteur provoqué, chez les petits enfants, par la privation des soins maternels. Cet état de carence affective (A. et M. Porot), ressenti dès le début de l'existence, peut retentir de façon durable sur le caractère de l'enfant. V. hospitalisme. ARRIERATION DYSMETABOLIQUE. Arriération mentale en rapport avec le blocage du métabolisme d'une molécule alimentaire à un niveau intermédiaire, entraînant l'accumulation de produits toxiques pour le cerveau. P. ex.: l'idiotie amaurotique, la maladie de Hurler, l'oligophrénie phénylpyruvique, le syndrome de Lowe. V. maladie enzymatique. ARRIERATION INTELLECTUELLE ou MENTALE [angl. mental deficiency]. Etat des sujets dits arriérés. Il est caractérisé dès l'enfance par l'arrêt ou l'insuffisance du développement des facultés intellectuelles, l'instabilité psychique et l'inaptitude à réagir normalement aux excitations fournies par le milieu éducatif ordinaire. Classiquement, "les états d'arriération intellectuelle comprennent 3 degrés, en allant du moins accentué au plus grave: la débilité mentale, l'imbécillité, l'idiotie" (A. Barbé). V. oligophrénie. ARRIERE, s. m. Sujet atteint d'arriération mentale. ARRIERE-FAIX, s. m. [angl. secundines]. Syn. délivre. Ce qui reste dans l'utérus après l'expulsion du fœtus (placenta et membranes). ARSENICISME, s. m. [angl. arsenicalism]. Empoisonnement par les composés de l'arsenic. L'intoxication arsenicale se manifeste par des troubles de l'appareil digestif, marqués surtout dans les formes aiguës où ils peuvent simuler une attaque de choléra, et par des accidents nerveux et cutanés rencontrés plus souvent dans les formes chroniques. L'a. est rangé parmi les intoxications professionnelles. ARSENIEMIE, s. f. Présence d'arsenic dans le sang. ARSENOTHERAPIE, s. f. [angl. arsenotherapy]. Emploi thérapeutique des composés arsenicaux. ARSONVALISATION (d'). V. darsonvalisation. ARTEFACT, s. m. (lat. ars, artis, métier; factum, fait) [angl. artefact]. Perturbation apportée, dans les résultats d'un examen de laboratoire, par les procédés techniques utilisés. P. ex.: altérations d'un tissu par les manipulations auxquelles a été soumise sa préparation microscopique; modification d'un tracé enregistré d'une manière incorrecte, etc. ARTERE EN COLLIER DE PERLES (Ratschow, 1955) [angl. corrugated artery]. Aspect ondulé des parois artérielles observé parfois sur les artériographies. Ce phénomène est inexpliqué, car le vaisseau n'est ni spasmé, ni histologiquement anormal. ARTERE... (syndrome de l') [angl. artery syndrome]. Ensemble de signes témoignant 1° le plus souvent de la compression, ou de l'oblitération totale ou partielle de l'artère considérée, sans préjuger de la cause de cette atteinte (p. ex. syndrome de l'artère cérébrale antérieure) - 2° plus rarement d'une pathologie extravasculaire créée par l'artère en question (p. ex. syndrome de l'artère mésentérique supérieure, v. ce terme 2°). V. au nom de l'artère. ARTERE, s. f. (gr. artêria, artère) (NA, arteria) [angl. artery]. Vaisseau conduisant le sang loin du cœur. Les a. principales sont l'a. pulmonaire et l'aorte, provenant respectivement des ventricules droit et gauche. La paroi artérielle comporte trois tuniques, du dedans au dehors l'intima (ou endartère), la média et l'adventice. L'a. est nourrie par les vasa vasorum. ARTERES VIDES DE SANG (syndrome des) (Broadbent, 1875; R. Fontaine et J. G. Lévy, 1959). Obstruction des grosses branches de la crosse aortique (tronc trachiocéphalique, artères sous-clavière et carotide gauches) par une sclérose périartérielle ou par une plaque d'athérome qui interrompent le cours du sang, en l'absence de toute thrombose intra-artérielle, ce qui distingue ce syndrome de celui de Takayashu. V. crosse aortique (syndrome de la). ARTERIA LUSORIA (lat. lusoria, qui concerne le jeu) [angl. arteria lusoria]. Toute branche anormale de la crosse de l'aorte, due à un vice de développement des arcs aortiques pendant la vie embryonnaire. Il s'agit le plus souvent d'une artère sous-clavière droite rétro-œsophagienne. V. dysphagia lusoria. ARTERIECTASIE, s. f. (gr. artêria, artère; ektasis, dilatation), V. anévrisme. ARTERIECTOMIE, s. f. (gr. artêria, artère; ektomê, ablation) [angl. arteriectomy]. Résection d'un segment artériel plus ou moins et du plexus sympathique qui l'entoure. ARTERIECTOPIE, s. f. (gr. artêria; ectopie) [angl. arteriectopy]. Situation anormale d'une artère. ARTERIOGRAMME, s. m. (gr. artêria; gramma, écriture) [angl. arteriogram]. 1° Image radiographique d'un territoire artériel rendu opaque aux rayons X. V. artériographie. - 2° V. sphygmogramme. ARTERIOGRAPHIE, s. f. (gr. artêria; graphê, écriture) [angl. arteriography]. 1° Radiographie d'un territoire artériel (membre, crâne, rein, poumon, etc.) après injection dans le tronc principal, directement ou au moyen d'un cathéter, d'un liquide opaque aux rayons X. - 2° Terme employé parfois, à tort, dans le sens de sphygmographie (v. ce mot). ARTERIOLITHE, s. m. (gr. artêria; lithos, pierre) [angl. arteriolith]. Concrétion calcaire incrustant parfois les artères athéromateuses. ARTERIOLOSCLEROSE, s. f. [angl. arteriolosclerosis]. Dégénérescence hyaline de toute la paroi des artérioles. ARTERIOLOTOXIQUE, adj. Qui exerce une action nocive sur les artérioles. ARTERIOPATHIE, s. f. (gr. artêria; pathê, affection) [angl. arteriopathy]. Maladie des artères. - a. hémodynamique (Palma, 1950). Lésion segmentaire d'une artère battant contre un tissu dur; p. ex. l'artère sous-clavière contre une côte cervicale. Les microtraumatismes répétés au point de contact provoquent un épaississement de la paroi, une sténose et même une thrombose. ARTERIOPHLEBITE, s. f. Artérite compliquée de phlébite des veines voisines. ARTERIOPHLEBOGRAPHIE, s. f. [angl. arteriophlebography]. Radiographie d'une artère, de ses branches et des veines correspondantes après injection, dans l'artère, d'une substance opaque aux rayons X. ARTERIOPIEZOGRAMME, s. m. Piézogramme (v. ce mot) artériel. ARTERIORRAPHIE, s. f. (gr. artêria, artère; rhaphê, suture) [angl. arteriorrhaphy]. Suture d'une paroi artérielle. ARTERIOSCLEREUX, EUSE, adj. [angl. arteriosclerotic]. Atteint d'artériosclérose. ARTERIOSCLEROSE, s. f. (Lobstein, 1833) [angl. arteriosclerosis]. Terme employé d'abord dans un sens très général, pour désigner tout épaississement des parois artérielles: il réunissait alors 3 types de maladies artérielles chroniques dégénératives, isolés ensuite: l'athérosclérose, l'artériosclérose au sens restrictif actuel, la médicalcose. - Aujourd'hui, on le réserve à la variété de sclérose artérielle qui prédomine sur les fibres musculaires de la tunique moyenne (dégénérescence hyaline et épaississement) et s'étend aussi à la tunique interne. Elle siège surtout sur les artères musculaires et les artères rénales (néphro-angiosclérose). - a. hyperplasique (Moschowitz). Variété d'a. caractérisée par l'hypertrophie de l'intima, de la limitante élastique interne et de la média; l'infiltration lipidique y est inconstante. Cette lésion est observée dans la sénescence artérielle. - a. pulmonaire primitive. V. hypertension artérielle pulmonaire primitive. ARTERIOSPASME, s. m. [angl. arteriospasm]. Contraction des parois d'une artère. ARTERIOTOMIE, s. f. (gr. artêria, artère; tomê, section) [angl. arteriotomy]. Incision d'une artère pratiquée pour soustraire du sang à l'organisme, pour introduire un cathéter dans cette artère, ou pour atteindre et supprimer un obstacle à la circulation (thrombose ou embolie). - La section d'une artère entre deux ligatures agit également, comme l'artériectomie, en sectionnant les filets sympathiques qui l'entourent. ARTERITE, s. f. [angl. arteritis]. Nom générique donné aux lésions artérielles d'origine inflammatoire ou dégénérative, aboutissant à l'épaississement de ses parois, parfois à la dilatation où à l'oblitération du vaisseau. ARTERITE GIGANTO-CELLULAIRE. V. artérite temporale. ARTERITE NOUEUSE. V. péri-artérite noueuse. ARTERITE TEMPORALE (Horton, 1932) [angl. temporal arteritis, Horton's disease]. Syn. artérite giganto-cellulaire, maladie de Horton, panartérite subaiguë des vieillards (M. Morin), péri-artérite segmentaire superficielle (Louis Mathieu). Affection survenant vers la soixantaine et caractérisée par une atteinte profonde de l'état général, une fièvre modérée, une forte accélération de la vitesse de sédimentation globulaire, une céphalée violente prédominant aux tempes, enfin par une inflammation bilatérale des artères temporales qui sont rouges, épaisses, thrombosées et très douloureuses au palper. En l'absence de corticothérapie, l'évolution peut se faire spontanément vers la sédation en quelques mois; mais elle est souvent aggravée par l'existence d'autres localisations artéritiques et surtout de complications oculaires qui peuvent aller jusqu'à la cécité. Il apparaît aussi parfois des manifestations extravasculaires, articulaires en particulier. Anatomiquement, il s'agit d'une atteinte de toutes les tuniques artérielles (panartérite), avec rupture de la limitante élastique interne, infiltrée de cellules géantes multinuclées. Les rapports de l'a. t. avec la pseudo-polyarthrite rhizomélique semblent étroits (v. polymyalgie artéritique). A l'origine de la maladie on a incriminé une prédisposition génétique et une réaction auto-immune. V. angéite allergique et crosse aortique (syndrome de la). ARTERITES DES MEMBRES INFERIEURS (stades des). Etape dans l'évolution des artérites des membres inférieurs, classées par ordre de gravité croissante des symptômes fonctionnels: stade I, de latence clinique; stade II, de claudication intermittente à la marche (st. II large ou serré selon la distance pour laquelle la douleur apparaît); stade III, quand s'ajoutent des douleurs de décubitus; stade IV, de gangrène. ARTHRALGIE, s. f. (gr. arthron, articulation; algos, douleur) [angl. arthralgia]. Douleur articulaire sans lésion appréciable de l'articulation. ARTHRECTOMIE, s. f. (gr. arthron; ektomê, ablation) (Volkmann) [angl. arthrectomy]. V. synovectomie. ARTHRIFLUENT, ENTE, adj. (gr. arthron; lat. fluere, couler) [angl. arthrifluent]. Qui s'accompagne de destruction articulaire. - abcès a. V. ce terme. ARTHRITE, s. f. (gr. arthron) [angl. arthritis]. Nom générique de toutes les affections inflammatoires aiguës ou chroniques qui frappent les articulations. Elles sont caractérisées anatomiquement par des lésions synoviales, puis cartilagineuses et osseuses; cliniquement par la douleur, l'enflûre, parfois la rougeur et la chaleur de l'articulation et par une atteinte plus ou moins marquée de l'état général. Elles évoluent vers la guérison totale, ou vers l'ankylose et la déformation. ARTHRITE CHRONIQUE JUVENILE. V. polyarthrite chronique de l'enfant. ARTHRITE DEFORMANTE JUVENILE. V. ostéochondrite déformante juvénile de la hanche. ARTHRITE DEFORMANTE ou SECHE [angl. arthritis deformans]. Syn. rhumatisme osseux partiel, rhum, articulaire chronique partiel. Variété d'affection articulaire chronique caractérisée par l'altération des surfaces articulaires, la tendance à la déformation, la localisation à une seule ou à un petit nombre d'articulations et la fréquence chez le vieillard. V. arthrose. ARTHRITE DE LYME [angl. Lyme's arthritis]. V. Lyme (arthrite ou maladie de). ARTHRITE REACTIONNELLE (Aho, 1973) [angl. reactive arthritis]. Syn. rhumatisme post-infectieux. Atteinte articulaire avec épanchement synovial généralement aseptique, survenant une ou plusieurs semaines après une infection banale, digestive, respiratoire ou génito-urinaire. Elle siège souvent symétriquement aux membres inférieurs, aux poignets ou aux doigts et régresse d'habitude en quelques semaines. Il s'agit très vraisemblablement d'une réaction immunologique aux bactéries ou aux virus responsables de l'infection, plus fréquente chez les sujets de groupe tissulaire HLA B27. Le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter est considéré comme le type de l'a.r.; le syndrome de Whipple, la maladie de Lyme, la maladie de Bouillaud (V. ces termes) comportent de telles arthrites. ARTHRITE RHUMATOIDE. V. polyarthrite rhumatoïde. ARTHRITE SECHE. V. arthrite déformante. ARTHRITIDE, s. f. (désuet) [angl. arthritide]. Nom donné par quelques auteurs aux manifestations cutanées qui sont sous la dépendance de l'arthritisme. - a. bulleuse. V. dermatite herpétiforme. - a. palmaire. Nom donné par Bazin aux syphilides palmaires psoriasiformes. ARTHRITISME, s. m. [angl. arthritism]. Syn. diathèse arthritique ou dystrophique. Terme vieilli désignant une association de diverses affections à tendance héréditaire telles que goutte, rhumatisme chronique, lithiase biliaire ou urinaire, obésité, diabète. V. diathèse et bradytrophie. ARTHROCENTESE, s. f. (gr. arthron; kentein, piquer) [angl. arthrocentesis]. Ponction d'une articulation. ARTHROCHONDRITE, s. f. (gr. arthron; khondros, cartilage) [angl. arthrochondritis]. Inflammation d'un cartilage articulaire. ARTHROCINETIQUE, adj. (gr. arthron; kinêsis, mouvement). Qui se rapporte aux mouvements articulaires. ARTHROCLYSE, s. f. (gr. arthron, kluzein, laver). Lavage d'une synoviale articulaire. ARTHRODESE, s. f. (gr. arthron; désis, action de lier) [angl. arthrodesis]. Opération qui a pour but de provoquer l'ankylose d'une articulation. ARTHRODYNIE, s. f. (gr. arthron; odunê, douleur). Douleur articulaire. - Cullen a désigné sous ce nom le rhumatisme chronique. V. polyarthrite rhumatoïde. ARTHROGRAMME, s. m. [angl. arthrogram]. Image obtenue par arthrographie. ARTHROGRAPHIE, s. f. (gr. arthron; graphê, dessin) [angl. arthrography]. Radiographie d'une articulation dans laquelle on a fait pénétrer un gaz ou une substance opaque aux rayons X. ARTHROGRYPOSE MULTIPLE CONGENITALE (gr. arthron; grupos, recourbé) (Stern, 1923) [angl. amyoplasia congenita]. Syn. myodystrophie fœtale déformante (Middleton, 1923), amyoplasie congénitale (Sheldon, 1932), syndrome arthro-myo-dysplasique congénital (Rossi, 1947). Maladie congénitale, peut-être entrevue par Ambroise Paré en 1573, décrite par Otto en 1841, caractérisée par des raideurs articulaires multiples, plus ou moins symétriques, généralement en flexion, évidentes dès la naissance et non progressives, une atrophie musculaire et une infiltration cutanée avec quelques zones d'atrophie dermique et parfois des palmures discrètes (doigts, aisselles, pterygium colli). Des malformations du crâne, de la face et des extrémités (main bote, pied en varus équin, syndactylie) sont fréquemment associées. Ses causes sont obscures et probablement multiples: certains cas semblent relever d'une affection familiale héréditaire à transmission dominante, d'autres d'une embryopathie. V. cérébro-arthro-digital, et cérébro-oculo-facio-squelettique (syndromes). ARTHROLOGIE, s. f. (gr. arthron; logos, discours) [angl. arthrology]. Partie de l'anatomie qui traite des articulations. ARTHROLYSE ou ARTHROLYSIE, s. f. (gr. arthron; luein, délier) [angl. arthrolysis]. Opération destinée à rendre la mobilité à une articulation ankylosée et qui consiste principalement dans la section de la capsule et de ses ligaments. ARTHROMALACIE, s. f. (gr. arthron; malakos, mou) (Ravina et Pecher) [angl. arthromalacia]. Syndrome héréditaire caractérisé par une hyperlaxité ligamentaire avec déformation des corps vertébraux et de certaines épiphyses; c'est une dysplasie spondylo-épiphysaire qui représenterait une forme mineure de la maladie de Morquio. V. Morquio (maladies de), 2°. ARTHROMYALGIE, s. f. (gr. arthron; mus, muscle; algos, douleur) [angl. arthromyalgia]. Douleur articulaire et musculaire. ARTHRO-MYO-DYSPLASIQUE CONGENITAL (syndrome). V. arthrogrypose multiple congénitale. ARTHRO-OCULO-SALIVAIRE (syndrome). V. Gougerot-Houwer-Sjögren (syndrome de). ARTHRO-OPHTALMOPATHIE HEREDITAIRE PROGRESSIVE [angl. Stickler's syndrome]. Syn. syndrome de Stickler (1965). Ostéochondrodysplasie héréditaire à transmission autosomique dominante dans laquelle des altérations sensorielles (myopie grave avec souvent décollement de la rétine, glaucome et diminution de la vision; surdité neurosensorielle progressive) sont associées à des malformations squelettiques faciales et articulaires (douleurs, raideur ou hyperlaxité des jointures; élargissement, à la naissance, des poignets, des genoux et des chevilles). V. Marshall (syndrome de). ARTHROPATHIE, s. f. (gr. arthron; pathos, maladie) [angl. arthropathy]. Nom générique donné à toutes les maladies des articulations. - a. nerveuse. Troubles trophiques articulaires observés dans les affections des nerfs périphériques ou des centres nerveux. ARTHROPHYTE, s. m. (gr. arthron; phuton, plante) [angl. arthrophyte]. Syn. corps étranger organique (Cruveilhier), corps mobile et flottant (Nélaton), cartilage mobile (Velpeau), souris articulaire. Corps étranger articulaire très mobile et fuyant sous les doigts qui cherchent à le palper; il prend naissance dans l'articulation à la suite d'une lésion traumatique ou pathologique de celle-ci. ARTHROPLASIE ou ARTHROPLASTIE, s. f. (gr. arthron; plassein, former) [angl. arthroplasty]. Réfection opératoire d'une articulation plus ou moins altérée et ankylosée, destinée à rendre à celle-ci une mobilité satisfaisante. P. ex.: l'a. de la hanche pour traiter la coxarthrose: a. partielle ou a. totale, cette dernière réalisant une articulation artificielle entre des pièces prothétiques scellées à la place du cotyle et de la tête fémorale. ARTHRO-PNEUMOGRAPHIE, s. f. Radiographie d'une articulation dans la cavité de laquelle on a, au préalable, injecté un gaz. ARTHRORISE, s. f. (gr. arthron; rhiza, racine) [angl. arthrorisis]. Opération destinée à limiter les mouvements d'une articulation au moyen d'une butée osseuse et d'un enchevillement (Toupet). On a donné abusivement le nom d'a. à des opérations comportant seulement la constitution d'une butée. - a. tibio-tarsienne ou astragalienne. L'a. t.-t. postérieure remédie à l'équinisme; l'a. t.-t. antérieure corrige le pied talus. ARTHRO-SCINTIGRAPHIE, s. f. Exploration radio-isotopique d'une articulation. ARTHROSCOPE, s. m. [angl. arthroscope]. V. arthroscopie. ARTHROSCOPIE, s. f. (gr. arthron; skopein, examiner) [angl. arthroscopy]. Exploration visuelle de la cavité d'une articulation (genou) au moyen d'un arthroscope (instrument comportant un trocart, sa canule et un système optique) introduit dans la synoviale distendue par du soluté physiologique de CINa. Elle permet de pratiquer, au besoin, une biopsie de la synoviale ou du cartilage articulaire, et même certaines manoeuvres thérapeutiques. ARTHROSE, s. f. (Coste et Lacapère, 1931) [angl. arthrosis]. Syn. ostéo-arthrite hypertrophique dégénérative (F. Bezanion et M. P. Weil), ostéo-arthropathie dystrophique ou dégénérative ou déformante, rhumatisme articulaire dégénératif, rhumatisme chronique dégénératif. Nom sous lequel on désigne des affections chroniques dégénératives non inflammatoires des articulations, caractérisées, anatomiquement, par des lésions cartilagineuses avec production d'ostéophytes et de chondrophytes et, cliniquement, par des douleurs, des craquements, des déformations et de l'impotence sans jamais d'ankylose ni d'altération de l'état général. Elle surviennent après la cinquantaine, sont généralement monoarticulaires et frappent surtout le genou (lipo-arthrite de Weissenbach et Françon), la hanche (coxarthrie), les articulations vertébrales (rhumatisme ostéophytique lombaire) et les articulations des doigts (nodosités d'Heberden). - maladie des a. V. polyarthrose. ARTHROSE ANGIONEURALE DE SOLIS-COHEN avec périarthrose et para-arthrose (1911). Variété rare de rhumatisme, évoluant chez l'enfant, caractérisée par des crises polyarticulaires répétées, accompagnées de fièvre et d'éruption cutanée. Sa nature allergique est discutée. ARTHROSE INTEREPINEUSE. V. Baastrup (maladie de). ARTHROSE UNCOVERTEBRALE. V. uncarthrose. ARTHROSTOMIE, s. f. (gr. arthron; stoma, bouche) (Tixier) [angl. arthrostomy]. Ouverture chirurgicale d'une articulation, avec abouchement de la synoviale à la peau, pratiquée dans le but de réaliser un drainage permanent, en cas d'arthrite suppurée, par exemple. ARTHROSYNOVITE, s. f. [angl. arthrosynovitis]. Inflammation de la synoviale articulaire. ARTHROTOMIE, s. f. (gr. arthron; tomê, incision) [angl. arthrotomy]. Ouverture chirurgicale d'une articulation. ARTHUS (phénomène d') (1903) [angl. Arthus' phenomenon]. Manifestation locale d'hypersensibilité. Si l'on répète tous les 6 jours, au même endroit, chez le lapin, une injection sous-cutanée de sérum de cheval, on voit apparaître, quelques heures après la 4e injection, qui joue le rôle d'injection déchaînante, une réaction locale œdémateuse et érythémateuse qui évolue vers la nécrose et l'élimination lors des injections suivantes. C'est un cas particulier d'allergie humorale. Le ph. d'A. est lié à la présence d'anticorps précipitants circulants (IgG et IgM) qui forment, au voisinage des parois capillaires, avec les antigènes introduits localement dans l'espace extravasculaire, des complexes immuns. Ceux-ci fixent le complément, ce qui entraîne des altérations vasculaires: vasodilation, dégénérescence pariétale, thrombose plaquettaire et diapédèse leucocytaire. Chez l'homme, les pneumopathies immunologiques relèvent d'un mécanisme analogue à celui du ph. d'A. V. hypersensibilité (type 3), hypersensibilité immédiate (réaction d'), complexe immun, pneumopathie immunologique. ARTICULATION, s. f. (lat. articulus, articulation) (NA junctura ossium) [angl. joint]. Lieu de réunion de plusieurs os. Ces os peuvent être soudés (synarthrose), peu mobiles (amphiarthrose) ou très mobiles (diarthrose). ARTICULE DENTAIRE [angl. dental articulation]. Rapports entre les dents antagonistes pendant l'occlusion. V. allélognathie et synaraxie. ARTIOPLOIDE, adj. (gr. artios, pair; suffixe, ploïde tiré par analogie de haploïde, diploïde, etc.) (génétique) [angl. artioploid]. Se dit de cellules polyploïdes (v. ce terme) possédant un nombre pair de n chromosomes (4n, 6n, 8n, ...). ARV (Initiales de l'anglais AIDS Related Virus: virus associés au SIDA - (v. immunodéficitaire acquis, syndrome). Ce sont le virus HIV et différents autres virus isolés à partir de patients atteints du SIDA. ARYTENOïDE, adj. (gr. arutaïna, aiguière; eidos, forme) [angl. arytenoid]. En forme d'aiguière. - cartilage a. (NA cartilago arytenoidea). C. pair du larynx, de forme pyramidale, situé dans le c. thyroïde et au-dessus du c. cricoïde avec lequel il s'articule. ARYTENOïDITE, s. f. [angl. arytenoiditis]. Inflammation de la région aryténoïdienne qui s'observe surtout dans les laryngites tuberculeuses. ARYTHMIE, s. f. (gr. a- priv.; rhuthmos, rythme) [angl. arrhythmia]. Anomalie du rythme. - Employé surtout pour désigner les perturbations du rythme cardiaque, dans sa fréquence, sa régularité, et l'égalité des contractions. ARYTHMIE COMPLETE (Josué et Clarac, 1909) [angl. continuous arrhythmia]. Irrégularité du rythme cardiaque telle que les contractions ventriculaires sont séparées les unes des autres par des intervalles toujours inégaux. Elle est de plus ou moins longue durée, et le plus souvent accompagnée de tachycardie (tachyarythmie). Elle est provoquée en général par la fibrillation auriculaire. Elle peut être paroxystique (d'origine catécholergique ou bien vagotonique. - V. ces termes) ou bien permanente. Elle peut survenir en dehors de toute lésion cardiaque apparente (a. c. idiopathique ou primitive) ou bien au cours de cardiopathies (rétrécissement mitral cardiomyopathies) décompensées ou non, ou encore pendant l'évolution d'une hyperthyroïdie. ARYTHMIE EXTRASYSTOLIQUE [angl. extrasystolic arrhythmia]. Irrégularité du rythme cardiaque due à l'interposition, au cours d'un rythme normal d'extrasystoles de nombre et de nature variables. V. extrasystole. ARYTHMIE PERIODIQUE ou RYTHMEE. V. allorythmie. ARYTHMIE SINUSALE [angl. sinusal arrhythmia]. Irrégularité du rythme cardiaque due à une perturbation de la cadence des excitations au niveau du sinus lui-même. généralement, les conductions sino-auriculaire et auriculo- ventriculaire étant normales, l'irrégularité des impulsions sinusales entraîne celle de l'ensemble du cœur (oreillettes et ventricules); p. ex. l'arythmie respiratoire. - a. s. ventriculophasique. [angl. ventricolophasic sinus arrhythmia]. Variété d'a. s. observée en cas de bloc auriculo-ventriculaire (bloc complet ou périodes de Wenckebach): le rythme des oreillettes est irrégulier, l'intervalle séparant deux contractions auriculaires est plus long lorsqu'il ne contient pas de contraction ventriculaire. ARYTHMIE VENTRICULOPHASIQUE (cardiologie). V. arythmie sinusale ventriculophasique. ARYTHMOGENE, adj. (gr. a- priv., rhutmos, rythme; génnan, engendrer) [angl. arrhythmogenic]. Générateur de troubles du rythme (cardiaques). ASAT. Abréviation de aspartate amino-transférase. V. transaminase. ASBESTOSE, s. f. [angl. asbestosis]. Variété de pneumoconiose due à l'inhalation de poussière d'asbeste (amiante), minéral composé de silicate de magnésie et d'oxyde de fer, employé dans l'industrie. L'a. figure sur la liste des maladies professionnelles. ASBOE-HANSEN (maladie de) (1953) [angl. Asboe-Hansen disease]. Dermalite bulleuse kératogène et pigmentaire avec éosinophilie sanguine observée chez des nouveau-nés de sexe féminin; elle est très rare et paraît voisine de l'incontinentia pigmenti (v. ce terme). ASCARIDE ou ASCARIS, s. m. (gr. askarizein, sautiller) [angl. Ascaris]. Genre de vers, de l'ordre des Nématodes, parmi lesquels se trouve l'Ascaris lumbricoides: ver cylindrique, grisâtre ou rougeâtre, long de 20 à 40 cm, parasite de l'intestin. ASCARIDIASE ou ASCARIDIOSE, s. f. [angl. ascaridiasis]. Ensemble des troubles dus aux Ascarides. V. Löffler, syndrome de. ASCARIS, s. m. V. ascaride. ASCENSION DE CAROTIDOGRAMME (temps d'). Durée de la montée rapide de la phase systolique du carotidogramme, comptée du départ de cette onde à son sommet. Elle est normalement de 0,06 à 0,12 sec. Le temps de demi-ascension va du départ de l'onde à la moitié de son amplitude maximale. Il est normalement, en moyenne, de 0,036 sec. Ces mesures permettent d'apprécier la vitesse de l'éjection ventriculaire gauche, ralentie en cas de rétrécissement aortique. V. carotidogramme. ASCHEMATIE, s. f. (gr. a- priv.; skêma, attitude) (Bonnier, 1905). Trouble par lequel certaines parties de nous-mêmes cessent de figurer dans la notion que nous avons de notre corps. V. asomatognosie et pariétal (syndrome). ASCHER (syndrome d') [angl. Ascher's syndrome]. Syn. syndrome de Laffer-Ascher (L., 1909; A., 1919). Association de macrocheilie, d'un trouble blépharochalasis d'un goitre simple, parfois d'une hyperplasie de la muqueuse nasale et d'un épaississement des joues. Pour certains, ce syndrome serait dû à une adénomatose des glandes labiales, lacrymales, etc.; pour d'autres, il serait une variété du syndrome de Melkersson-Rosenthal. ASCHHEIM-ZONDEK (méthode ou réaction d'). V. Zondek et Aschheim (méthode de). ASCHNER (signe d') (1908). V. réflexe oculo-cardiaque. ASCHOFF (nodule d') (1904) [angl. Aschoff's body]. Syn. granulome rhumatismal. Figure histologique observée au cours du rhumatisme articulaire aigu et de diverses autres affections touchant le tissu conjonctif (polyarthrite rhumatoïde, etc.). Elle est caractérisée par l'œdème de la substance fondamentale du tissu conjonctif, la dégénérescence fibrinoïde du collagène et la prolifération des cellules conjonctives. ASCITE, s. f. (gr. askos, outre) [angl. ascites]. Syn. (désuet) hydropéritoine. Accumulation de liquide dans la cavité péritonéale. ce liquide est ordinairement jaune citron; il peut être coloré en vert par la bile, en rouge par le sang (a. hémorragique), prendre un aspect laiteux (a. laiteuse) ou gélatineux (a. gélatineuse: v. péritoine, maladie gélatineuse du) ou contenir de la graisse émulsionnée (a. chyliforme ou chyleuse: v. chylopéritoine). - a. essentielle des jeunes filles. Péritonite tuberculeuse à forme ascitique. ASCITIQUE, adj. [angl. ascitic]. Qui a rapport à l'ascite. ASCORBIQUE (acide) [angl. ascorbic acid]. Syn. vitamine C, acide hexuronique. Important facteur d'oxydoréduction cellulaire présent dans tous les tissus de l'organisme (foie et glandes surrénales surtout). Il joue un rôle dans le métabolisme du glucose, de certains acides aminés et du fer, dans la synthèse des corticoïdes surrénaux, dans la résistance des parois vasculaires; il règle la nutrition de tout le tissu conjonctif. Il agit en synergie avec le facteur, ou vitamine, P (v. citrine). Sa carence provoque le scorbut. ...ASE. Désinence employée après le radical d'un corps pour désigner les enzymes qui effectuent la dégradation du corps envisagé. ASEMIE, s. f. (gr. a- priv.; sêma, signe) [angl. asemia]. Abolition du langage mimique; on observe chez les mélancoliques, les idiots et les déments. ASEPSIE, s. f. (gr. a- priv.; sêptikos, putréfié) [angl. asepsos]. Méthode qui consiste à prévenir les maladies septiques ou infectieuses en empêchant, par des moyens appropriés, l'introduction de microbes dans l'organisme. Elle diffère de l'antisepsie prophylactique en ce qu'elle n'emploie pas d'agents thérapeutiques. ASEPTIQUE, adj. [angl. aseptic]. Qui a rapport à l'asepsie. ASEPTISER, v. [angl. to asepticize]. Rendre aseptique un objet ou un local. ASEXUE, EE, adj. (gr. a, priv.; lat. sexus, sexe) [angl. asexual]. Dépourvu de sexe. ASHERMAN (syndrome d') (1948). Aménorrhée due à des adhérences intra-utérines d'origine traumatique (curetage). V. synéchie utérine. ASHMAN (phénomène d') (1946) (cardiologie) [angl. Ashman's phenomenon]. Conduction aberrante (v. ce terme) survenant lors d'un cycle cardiaque court faisant suite à un cycle de durée normale ou longue; ce phénomène s'observe en cas de fibrillation ou d'extrasystolie supraventriculaire. ASHMAN (unité) (électrocardiographie) [angl. Ashman's unit]. Unité de surface destinée à la mesure des aires des ondes Q R S et T (v. axe électrique du cœur); elle correspond à 4 microvolts-secondes (mVs).
ASIALIE, s. f. (gr. a- priv.; sialon, salive) [angl. asialia]. Absence de salive. V. aptyalisme. ASILE, s. m. (lat. asylum, du grec asulon, temple, refuge). Etablissement destiné à héberger des sujets qui ne peuvent être surveillés ou soignés chez eux. - a. d'aliénés. Terme qui désignait autrefois l'hôpital psychiatrique. - a. de convalescents. - a. de vieillards. ASK. Abréviation d'antistreptokinase (v. ce terme). ASKANASY (syndrome d'). v. polychondrite atrophiante chronique. ASK-UPMARK (rein d') (1929). Hypoplasie rénale segmentaire accompagnée d'hypertension artérielle, observée chez l'enfant. ASL O. V. antistreptolysine O. ASODE, EE, adj. (lat. a- priv.; sodium). V. désodé. ASOMATOGNOSIE, s. f. (gr. a- priv.; sôma, corps; gnôsis, connaissance) [angl. somatagnosia]. Syn. somatoagnosie. Perte de la conscience d'une partie ou de la totalité du corps observée dans les lésions du lobe pariétal. V. pariétal (syndrome), aschématie et hémiasomatognosie. ASPALASOME, s. m. (gr. aspalax, taupe; sôma, corps) [angl. aspalosoma]. Monstre caractérisé par une "éventration médiane ou latérale occupant principalement la portion inférieure de l'abdomen: appareil urinaire, appareil génital et appareil intestinal s'ouvrant au dehors par trois orifices distincts". (I. G. Saint-Hilaire). ASPARTAME, s. m. (DCI) [angl. aspartame]. Edulcorant de synthèse. C'est un dipeptide dérivé de l'acide aspartique. ASPARTATE AMINOTRANSFERASE, s. f. V. transaminase. ASPARTYL-GLUCOSAMINURIE, s. f. (Politt, Jenner et Merskey, 1968) [angl. aspartylglycosaminuria]. maladie enzymatique caractérisée, du point de vue biologique, par la présence dans l'urine, de 2-acétamido-1-(b1-L-aspartamido)-1,2-didésoxy-D-glucose; c'est un résidu des glycoprotéines probablement incomplètement dégradées à cause d'une déficience fermentaire en glucosidases. Elle est caractérisée cliniquement par une débilité mentale associée à des malformations squelettique.
ASPERGILLOME, s. m. [angl. aspergilloma]. Variété d'aspergillose dans laquelle le champignon forme une masse pseudo-tumorale (mycétome), l'a. se développant dans une cavité résiduelle, après guérison bactériologique de la tuberculose. ASPERGILLOSE, s. f. [angl. aspergillosis]. Maladie causée par le développement d'un champignon, Aspergillus fumigatus, dans l'organisme de l'homme et des animaux. Elle se présente généralement chez l'homme sous la forme d'une affection pulmonaire avec hémoptysies (pseudo-tuberculose aspergillaire) ou de lésions cutanées (érythème, pustules, ulcérations, tumeurs sous-cutanées fistulisées; v. aussi tokélau); les atteintes rénales, oculaires et auriculaires sont beaucoup plus rares. ASPERMATISME, s. m. (gr. a- priv.; sperma, semence) [angl. aspermatism]. Impossibilité ou difficulté de l'éjaculation du sperme. - Pris quelquefois dans le sens d'impuissance. ASPERMIE, s. f. [angl. aspermia]. Absence de sperme. ASPHYGMIE, s. f. (gr. a- priv.; sphugmos, pouls) [angl. asphygmia]. Absence de pouls. ASPHYXIE, s. f. (gr. a- priv.; sphuzô, je bats) [angl. asphyxia]. Longtemps ce mot a signifié; mort par cessation des battements du cœur. - Actuellement, on entend par a. la difficulté ou l'arrêt de la respiration par obstacle mécanique (submersion, strangulation, gaz irrespirables mais non toxiques, compression du thorax, sténose laryngée, etc) qui aboutissent à la fois à l'anoxie et à l'hypercapnie. - Par extension, on applique ce nom à tous les états dans lesquels l'hématose est entravée. ASPHYXIE LOCALE DES EXTREMITES [angl. acroasphyxia]. Syn. acro-asphyxie. trouble vasomoteur observé dans la maladie de Maurice Raynaud ou gangrène symétrique des extrémités. cette asphyxie est caractérisée par la cyanose des téguments avec anesthésie douloureuse. ASPHYXIE DES NOUVEAU-NES [angl. asphyxia neonatarum]. défaut d'oxygénation du sang fœtal, causé soit par la compression du cordon, soit par la pauvreté en oxygène du sang maternel. C'est la cause la plus fréquente de l'état de mort apparente des nouveau-nés. ASPIRINE, s. f. (a. pour acétyl; spir. pour Spiraea ulmaria, nom latin d'une plante, la Spirée des ormeraies ou reine des près, rosacée dont le suc contient du salicylate de méthyle) (F. Hoffmann. 1893) [angl.aspirin]. Syn. acide acétyl-salicylique. Médicament largement utilisé comme anti-inflammatoire, antipytrétique, analgésique, antiagrégant plaquettaire et antithrombotique. V. arachidonique (acide). ASPIRIN-LIKE SYNDROME (angl.) (Weiss et Rogers, 1972). Thrombopathie constitutionnelle (v. ce terme) de transmission probablement autosomique dominante, responsable cliniquement d'hémorragies, et dont les signes biologiques sont identiques à ceux qui sont induits par l'aspirine. La cause en est le déficit d'une enzyme, la cyclo-oxygénase (v. arachidonique, acide). Le défaut de libération des granules denses, dont le nombre est normal, entraîne un trouble de l'agrégation plaquettaire. V. pool vide (maladie du). ASPLENIE, s. f. (gr. a- priv.; splên, rate) [angl. asplenia]. Absence de rate. (V. Ivemark, syndrome d', et hyposplénie). ASSECUROSE, s. f. (lat. ad, vers; securus, sans souci) (Laignel-Lavastine, 1938). "Tendance plus ou moins consciente à cultiver les maladies pour garder ou obtenir le bénéfice des lois sociales" (P. Sivadon). Etat d'esprit à rapprocher à la sinistrose. ASSIMILATION, s. f. (lat. assimilare, rendre semblable) [angl. assimilation]. Phénomène vital en vertu duquel les êtres organisés transforment en leur propre substance les matières qu'ils absorbent. ASSISTANCE CIRCULATOIRE ou CARDIO-CIRCULATOIRE. [angl. circulatory assistance]. Technique destinée à pallier temporairement une défaillance cardiaque aiguë. Elle permet d'assurer une perfusion sanguine efficace dans la grande circulation, y compris les artères coronaires. Le massage cardiaque externe (v. kouwenhoven, méthode de) est le procédé le plus simple d'a. c. De nombreuses méthodes, nécessitant des appareillages complexes, ont été essayées; certaines sont entrées en pratique: 1° l'une d'elles, la dérivation veino-artérielle utilise une pompe asservie aux battements cardiaques, qui recueille le sang dans l'oreillette droite (au moyen d'un cathéter introduit dans la veine fémorale) et le réinjecte, après oxygénation, pendant la diastole, dans l'artère fémorale; 2° l'a. c. par contrepulsion diastolique intra-aortique (Moulopoulos, 1962; Kantrowitz, 1968) consiste à mettre en place, par voie artérielle fémorale, dans l'aorte descendante thoracique, une sonde à ballonnet; celui-ci est gonflé pendant la diastole (ce qui accroît la perfusion coronaire) et dégonflé pendant la systole pour ne pas gêner le travail du ventricule gauche. Cette technique est employée dans le cas d'infarctus du myocarde avec collapsus cardiaque, éventuellement pour permettre au malade de supporter une coronarographie et même un pontage aortocoronarien d'urgence. ASSISTANCE PUBLIQUE (AP). Administration municipale chargée de gérer à Paris et à Marseille l'aide sociale et les établissements hospitaliers publics. ASSMANN (Infiltrat d'). V. infiltrat d'Assmann. ASSUETUDE, s. f. (lat. assuetudo, habitude). 1° "Tolérance que manifeste l'économie animale à l'égard des causes perturbatrices. - a. climatérique. - a. médicamenteuse" (Littré). - 2° Dépendance du toxicomane envers son toxique. Elle le pousse à rechercher celui-ci, à en répéter les prises à doses croissantes pour assurer son bien être et apaiser l'anxiété qu'il ressent à la pensée d'en être privé. V. accoutumance toxicomaniaque, addiction et pharmacodépendance. AST. Abréviation de aspartate-aminotransférase. V. transaminase. ASTACOIDE, adj. (gr. astakos, homard) (Quinquaud). Se dit d'un rash rouge vif, couvrant les téguments d'une teinte uniforme qui rappelle celle du homard cuit. Ce rash se rencontre dans la variole hémorragique. ASTASIE, s. f. (gr. a- priv.; stasis, station) [angl. astasia]. Perte plus ou moins complète de la faculté de garder la station verticale. Elle coïncide presque toujours avec l'abasie. ASTASIE-ABASIE, s. f. (Blocq) [angl. astasia-abasia]. Syn. ataxie par défaut de coordination automatique (Jaccoud), maladie de Blocq. Impossibilité de garder la station debout (astasie) et de marcher (abasie), que n'expliquent ni des troubles moteurs, ni des troubles sensitifs, ni des troubles de la coordination des membres inférieurs. Elle peut être due à une apraxie de la marche, à une exagération des réflexes de soutien, à des lésions cérébelleuses ou labyrinthiques. ASTASO-BASOPHOBIE, s. f. (gr. a- priv.; stasis, station; basis, marche; phobos, peur). Anxiété éprouvée, en station debout ou pendant la marche, par certains malades atteints de troubles de l'équilibre. Elle est souvent provoquée par des altérations des voies vestibulaires. ASTEATOSE, s. f. (gr. a- priv.; stéar, atos, graisse) [angl. asteatosis]. "Etat particulier de la peau, caractérisé par une insuffisance marquée ou une privation absolue des sécrétions graisseuses qui se produisent normalement à sa surface" (Brocq). ASTER, s. m. (gr. astêr, étoile) [angl. aster]. V. centrosome. ASTEREOGNOSIE, s. f. [angl. astereognosis]. V. stéréoagnosie. ASTERION, s. m. (lat. aster, étoile) [angl. asterion]. Point de la surface externe du crâne, où se rencontrent les trois sutures pariéto-mastoïdienne, lambdoïde et occipito-mastoïdienne. ASTERIXIS, s. m. (gr. a- priv.; stêrizô, je reste stationnaire) [angl. asterixis]. V. tremor (flapping). ASTHENIE, s. f. (gr. a- priv.; sthénos, force) [angl. asthenia]. Dépression de l'état général, entraînant à sa suite des insuffisances fonctionnelles multiples. - Ce terme désigne également l'affaiblissement des fonctions d'un organe ou d'un système. P. ex.: a. cardiovasculaire, a. trachéobronchique, neurasthénie, myasthénie. - asthénie neurocirculatoire. V. cœur irritable. - asthénie psychique. Syn. anidéation. Affaiblissement de la mémoire, difficulté à fixer l'attention, ralentissement conscient du travail intellectuel. ASTHENIE BULBO-SPINALE. V. myasthénie. ASTHENIQUE, adj. [angl. asthenic]. Qui s'accompagne d'asthénie. P. ex.: formes a. des maladies. - constitution a. V. leptoïde ou leptosome (constitution). ASTHENOPIE, s. f. (gr. asthénês, faible; ôps, œil ) [angl. asthenopia]. Syn. kopiopie. Etat dans lequel la vue est incapable d'une application soutenue. - a. accommodative. A. qui survient dans l'hypermétropie, à la suite de la fatigue causée par l'accomodation. - a. musculaire. A. qui survient dans la myopie et les névroses, par insuffisance des muscles droits internes, et qui s'accompagne souvent de diplopie. ASTHENOSPERMIE, s. f. (gr. asthénês; sperma, semence) [angl. asthenospermia]. Altération du spermatozoïde, qui est déformé et moins mobile que normalement. ASTHMATIQUE, adj. [angl. asthmatic]. Qui se rapporte à l'asthme. - s. m. ou f. Malade atteint d'asthme. ASTHME, s. m. (gr. asthmaïnein, être essoufflé) [angl. asthma]. Pris longtemps comme synonyme d'étouffement, ce mot désigne maintenant une forme particulière de dyspnée paroxystique. - 1° a. vrai. Affection caractérisée par des accès de dyspnée lente, expiratoire, d'abord nocturnes, liés au spasme, à la congestion et à l'hypersécrétion des bronches, se répétant pendant plusieurs jours (attaque d'asthme). Entre ces accès, l'appareil respiratoire est pratiquement normal. Cet a. (atopique ou réaginique) évolue sur un terrain neuro-endocrinien mal équilibré, et il est favorisé par les infections des voies respiratoires. Mais c'est l'allergie qui joue le rôle principale dans son déclenchement; souvent difficile à prouver d'ailleurs, qu'il s'agisse d'une manifestation d'hypersensibilité immédiate, semi-tardive ou retardée (v. hypersensibilité). L'évolution de la maladie asthmatique est capricieuse, souvent entrecoupée d'équivalents (coryza ou trachéo-bronchite spasmodiques). A la longue les accès changent de caractères (a. humide, a. intriqué, a. vieilli), avec expectoration et parfois fièvre; ils peuvent se succéder si rapidement, sur un fond de dyspnée et de toux permanentes, qu'un état de mal asthmatique s'installe, entraînant une défaillance cardiaque droite. - L'a. du nourrisson et du jeune enfant est grave, mais disparaît parfois à la puberté. - 2° a. symptomatique, pseudo-asthme. Dyspnée paroxystique, rappelant plus ou moins la crise d'asthme, liée à une lésion viscérale (bronchite, trouble cardiaque, l'insuffisance rénale, etc.). V. perlés (crachats), Curschmann (spirales de) et Charcotleyden (cristaux de). ASTHME CARDIAQUE [angl. cardiac asthma]. V. asthme 2° c'est une manifestation de l'insuffisance cardiaque gauche. ASTHME DES FOINS. V. coryza spasmodique périodique. ASTHME DE MILLAR. V. laryngite striduleuse. ASTHME THYMIQUE ou DE KOPP. V. laryngospasme. ASTHMOGENE, adj. et s. m. [angl. asthmogenic]. Qui provoque la crise d'asthme. ASTHMOLOGIE, s. f. (asthme; gr. logos, discours). Etude de l'asthme. ASTIGMATISME, s. m. (gr. a- priv.; stigma, atos, marque) ou ASTIGMIE, s. f. (gr. a- priv.; stigmê, point) (peu usité) [angl. astigmatism]. Défaut de courbure des milieux réfringents de l'œil, rendant impossible la convergence en un seul point des rayons homocentriques (partis d'un point). ASTLEY COOPER (hernie d'). Syn. hernie en bissac. Hernie crurale à sac bilobé, l'un des diverticules étant situé sous le fascia cribriformis et l'autre sous la peau au niveau du fascia superficialis. ASTLEY COOPER (signe d'). Dans la hernie crurale, apparition de douleurs assez vives à la racine du membre avec nausées et angoisse stomacale, lorsque le malade étend la cuisse. Une légère flexion calme ces phénomènes. ASTLEY COOPER (testicule irritable d'). [angl. testicular neuralgia]. V. testicule irritable. ASTOMIE, s. f. (gr. a- priv.; stoma, bouche) [angl. astomia]. Absence congénitale de l'orifice buccal et de la cavité correspondante. ASTRAGALE, s. m. (gr. astragalos. osselet) [lat et angl. astragalus]. V. talus. ASTRAGALECTOMIE, s. f. [angl. astragalectomy]. Extirpation de l'astragale. - a. temporaire (Lorthioir). Extirpation de l'astragale dont on modifie la forme à volonté et remise en place de cet os (traitement du pied bot). ASTRAGALIEN, ENNE, adj. [angl. astragalar]. Qui a rapport à l'astragale. - ballottement a. ou choc a. V. ballottement. ASTRAND (formule d') (1970) [angl. Astrand's formula]. Equation permettant de calculer la fréquence cardiaque maximale théorique que l'on essaie d'atteindre lors des épreuves d'effort en cardiologie. Elle est de 220 moins l'âge, ± 10 battements.
ASTRINGENT, adj. et s. m. (lat. astringere, resserrer) [angl. astringent]. Qui exerce sur les tissus vivants un resserrement fibrillaire plus ou moins visible. - Dont les effets sont utilisés pour réduire les sécrétions d'une plaie ou de la muqueuse intestinale (antidiarrhéique). ASTROBLASTO-ASTROCYTOME, s. m. (Cl. Vincent et Loisel) [angl. astroblasto-astrocytoma]. Astrocytome en voie de transformation maligne. ASTROBLASTOME, s. m. (Bailey et Bucy, 1930) [angl. astroblastoma]. Variété rare de gliome cérébral développée, chez l'adulte, aux dépens des cellules névrogliques dénommées astroblastes. Elle est plus maligne que l'astrocytome, mais moins que le glioblastome multiforme. ASTROCYTOME, s. m. [angl. astrocytoma]. Variété de gliome bénin du névraxe, solide ou kystique, constituée aux dépens des astrocytes, siégeant dans le cerveau et le cervelet, très rarement dans la moelle. On en distingue deux types histologiques: les a. protoplasmiques et les a. fibrillaires, selon Bailey et Cushing (ou a. gémistocytiques et a. pilocytiques selon la nomenclature de Penfield). ASTROVIRUS, s. m. (lat. aster, étoile; virus) (Madeley, Cosgrove, 1975) [angl. Astrovirus]. Petit virus à ARN (30 nm) en étoile, probablement entéropathogène chez l'homme. ASYLLABIE, s. f. (gr. a- priv.; sullabê, syllabe) (Bertholle) [angl. asyllabia]. Variété d'aphasie sensorielle dans laquelle le malade atteint de cécité verbale peut reconnaître les lettres, mais est incapable de les rassembler pour constituer des syllabes. ASYMBOLIE, s. f. (gr. a- priv.; sumbolon, symbole) (Finkelburg) [angl. asymbolia]. "Nom générique de tous les troubles de l'utilisation des signes, soit pour exprimer, soit pour comprendre les idées et les sentiments" (Blocq et Onanoff). - a. à la douleur (Schilder et Stengel, 1928). Modification des réactions du sujet devant la douleur et le danger; elle est due à une lésion du lobe pariétal gauche du cerveau (v. pariétal, syndrome). - a. tactile. V. agnosie sémantique. ASYMPTOMATIQUE, adj. [angl. asymptomatic]. Qui manque de symptôme clinique. - maladie a. ASYNCLITISME, s. m. (gr. a- priv.; synclitisme) (obstétrique) [angl. asynclitism]. Défaut de conjonction entre l'axe pelvien et l'axe de la tête fœtale pendant l'engagement. ASYNERGIE, s. f. (gr. a- priv.; synergie) [angl. asynergia]. Syn. dyssynergie. "Phénomène particulier, qui n'est ni de la paralysie, ni de l'incoordination, mais qui consiste en une perturbation dans la faculté d'association des mouvements élémentaires dans les actes complexes" (Babinski). L'a. se rencontre dans certaines affections du cervelet (a. cérébelleuse). ASYSTOLE, s. f. (gr. a- priv.; sustolê, systole) [angl. asystole]. Arrêt des contractions cardiaques, surtout des contractions ventriculaires, le cœur restant immobile en diastole; cette immobilité oppose cette forme d'arrêt cardiaque à celle due à la cessation des battements par fibrillation ventriculaire (v. ce terme et arrêt cardiaque). L'a. correspond à l'absence de toute activité électrique des oreillettes et des ventricules. ASYSTOLIE, s. f. (gr. a- priv.; sustolê, systole) (Beau, 1856). Syn. asthénie cardiovasculaire (Rigal): terme inusité; défaillance ou insuffisance cardiaque congestive ou (mieux) œdémateuse. Terme peu utilisé actuellement, qui désigne l'ensemble des phénomènes dus à l'insuffisance cardiovasculaire et au trouble profond de la circulation qui en résulte (le terme dyssystolie serait plus exact). Il est parfois employé comme synonyme d'asystole. V. insuffisance cardiaque et cardiotonique. - a. fébrile (Josué) ou a. inflammatoire (Bard, 1892). Rhumatisme articulaire aigu avec pancardite (v. ce terme) évoluant vers une insuffisance cardiaque progressive tandis que persiste le syndrome infectieux (v. rhumatisme cardiaque évolutif). AT. V. axe électrique du cœur. AT. Abréviation d'antithrombine (v. ce terme). AT10 (épreuve à l') (Funfgeld, 1943). Syn. épreuve de résistance à l'hypercalcémie provoquée. Test de spasmophilie. Un sujet atteint de cette maladie garde une calcémie invariable après absorption, pendant 7 jours, d'AT10 (dihydrotachystérol). Chez un sujet normal, cette épreuve élève la calcémie de 10 à 15 mg (0,25 à 0,375 mmol). ATARACTIQUE, adj. V. ataraxique. ATARAXIE, s. f. (gr. a- priv.; taraxis, émotion) [angl. ataraxia]. Tranquillité morale; paix intérieure. - a. digestive, état qui devrait être réalisé pour obtenir la guérison de différentes dermatoses. ATARAXIQUE, adj. [angl. ataractic]. Syn. ataractique. Qui tranquillise. ATAVISME, s. m. (lat. atavus, aïeul) [angl. atavism]. Syn. hérédité ancestrale ou en retour. 1° "Ensemble des puissances héréditaires de la race" (Baudement). L'a. maintient les caractères fondamentaux d'une race à travers les générations successives et malgré les croisements. - 2° "Réapparition chez un descendant d'un caractère quelconque des ascendants, caractère demeuré latent pendant une ou plusieurs générations intermédiaires" (Le Gendre). L'a. est le plus souvent direct, c'est-à-dire du grand-père au petit-fils. V. réversion, 2°. ATAXIE, s. f. (gr. a- priv.; taxis, ordre) [angl. ataxia]. Incoordination des mouvements volontaires avec conservation de la force musculaire. - a. cinétique ou dynamique. Nom donné à l'a. de mouvement par opposition à l'a. statique (Friedreich) qui est l'impossibilité pour le malade au repos de garder l'immobilité (instabilité choréiforme). - a. par défaut de coordination automatique. V. astasie-abastie. - a. locomotrice. Incoordination des mouvements pendant la marche, rendant celle-ci incertaine. ATAXIE AIGUE (Leyden, 1862; Westphal, 1872) [angl. acute ataxia]. Syn. ataxie ou maladie de Leyden, myélite aiguë disséminée. Syndrome frappant surtout les jeunes gens, débutant souvent par des convulsions et des syncopes, caractérisé par la coexistence d'ataxie, d'exagération des réflexes tendineux, de parésie de divers groupes musculaires, de phénomènes spasmodiques (nystagmus, clonus du pied) et d'affaiblissement intellectuel. Son évolution est variable. Elle serait apparentée à l'encéphalite épidémique. ATAXIE AIGUE TABETIQUE (J. Decourt, 1927) [angl. acute tabetic ataxia]. Grande ataxie apparaissant en quelques heures ou en quelques jours chez un malade atteint d'un tabès fruste et pouvant rétrocéder rapidement sous l'action du traitement spécifique. Elle est due à une poussée inflammatoire de méningo-radiculo-myélite postérieure syphilitique. ATAXIE CALLEUSE (Zingerlé). Trouble de l'équilibration caractérisé par l'association d'ataxie et de phénomènes spasmodiques, observé dans les tumeurs du tronc du corps calleux. ATAXIE CEREBELLEUSE [angl. cerebellar ataxia]. Syn. asynergie, hypermétrie, dysmétrie. V. cérébelleux et aussi asynergie, hypermétrie, dysmétrie. ATAXIE CEREBELLEUSE HEREDITAIRE. V. hérédo-ataxie cérébelleuse. ATAXIE FRONTALE (Bruns, 1892) [angl. frontal ataxia]. A. ayant habituellement les caractères de l'a. cérébelleuse et comportant surtout un déséquilibre de la marche et de la station debout. Elle était considérée par Bruns comme un symptôme de tumeur siégeant au niveau de la circonvolution de Broca (circonvolution frontale inférieure). ATAXIE HEREDITAIRE. V. Friedreich (maladie de). ATAXIE HEREDITAIRE CEREBELLEUSE. V. hérédo-ataxie cérébelleuse. ATAXIE LABYRINTHIQUE [angl. labyrinthic ataxia]. A. caractérisée surtout par des troubles d'équilibre de la station (a. statique) sans modification des mouvements isolés des membres. Elle est liée à des troubles labyrinthiques. ATAXIE LOCOMOTRICE PROGRESSIVE (Duchenne, de Boulogne, 1858). V. tabès. ATAXIE PSYCHOMOTRICE (Lunier). V. paralysie générale. ATAXIE-TELANGIECTASIES, s. f. singulier (E. Boder et R.P. Sedgwick, 1957) [angl. Louis-Bar's syndrome]. Syn. syndrome de Louis-Bar (Denise Louis-Bar, 1941). Maladie héréditaire transmise selon le mode récessif autosomique, apparaissant dans la petite enfance, caractérisée par l'association: 1° d'un syndrome cérébelleux avec, en outre, souvent syndrome extrapyramidal, mouvements choréo-athétosiques et troubles de la motilité oculaire; 2° de télangiectasies de la conjonctive, des oreilles, du voile du palais du cou; 3° d'anomalies du développement des glandes sexuelles; et 4° d'infections récidivantes, surtout des voies respiratoires, le plus souvent mortelles. Cette affection, au cours de laquelle peuvent apparaître une maladie de Hodgkin, un lympho- ou un réticulosarcome, est liée à des anomalies chromosomiques et à une carence immunitaire cellulaire et parfois humorale, ajoutant dans ce dernier cas, à une hypoplasie des organes lymphoïdes, une diminution du taux des plasmocytes et des anticorps sériques (immunoglobulines IgA ou IgG). V. carence immunitaire, alymphocytose, agammaglobulinémie et instabilité chromosomique (syndromes d'). ATAXIQUE, adj. [angl. ataxic]. Qui a rapport à l'ataxie. - s. m. ou f. Malade atteint d'ataxie. - démarche a. Syn. démarche tabétique, Démarche observée chez les tabétiques, à la période de la grande ataxie: le malade lève le pied brusquement, lance la jambe en haut et en dehors, puis frappe le sol du talon; cette incoordination est accrue par l'occlusion des yeux. - phénomènes a. Ensemble de phénomènes nerveux que l'on rencontre dans les formes graves des pyrexies, et consistant surtout en une agitation extrême et convulsive avec insomnie et irrégularité dans la marche habituelle de la maladie. ATAXO-ADYNAMIQUE, adj. [angl. ataxo-adynamic]. Se dit de la forme d'une maladie aiguë où se combinent l'adynamie et les phénomènes ataxiques. ATAXOPARAPLEGIE, s. f. ou ATAXOPARETIQUE (syndrome) (André Thomas) [angl. ataxic paraplegia]. Association de l'incoordination (ataxie) et de la paralysie, résultant de la lésion simultanée des cordons postérieurs et des cordons latéraux de la moelle. V. scléroses combinées. ATELECTASIE, s. f. (gr. atélês, incomplet; ektasis, extension) (Legendre et Bailly, 1846) [angl. atelectasis]. Syn. état fœtal du poumon, pneumonie marginale, apneumatosis. Affaiblissement des alvéoles pulmonaires dépourvues de leur ventilation tandis que fonctionne leur circulation sanguine. Il intéresse une partie plus ou moins étendue du parenchyme pulmonaire et se traduit radiologiquement par une opacité homogène avec rétraction et immobilité de la zone atteinte. L'a. est l'état normal des poumons du fœtus; après la naissance, elle est la conséquence d'une obstruction bronchique. ATELEIOSE, s. f. [angl. ateleiosis]. V. atéliose. ATELENCEPHALIE, s. f. (gr. atélês; enképhalos, encéphale) [angl. atelencephalia]. Développement incomplet de l'encéphale. ATELIOSE, s. f. ou ATELEIOSE, s. f. (gr. atéleiôsis, imperfection) (Hastings Gilford) [angl. ateliosis]. Trouble du développement caractérisé par ce fait que l'individu reste imparfait et garde à l'âge adulte tous les caractères de l'enfant ou au moins plusieurs d'entre eux. Dans la variété asexuée, les organes génitaux restent rudimentaires; cette forme d'a. se confond avec l'infantilisme. Dans la variété sexuée, les organes génitaux se développent au moment de la puberté, mais le corps reste fixé à l'état d'homme ou de femme en miniature. ATELOPROSOPIE, s. f. (gr. atélês, incomplet; prosôpon, visage) [angl. ateleprosopia]. Malformation de la face. ATELOSTEOGENESE, s. f. (gr. atélês, incomplet; ostéon, os; génésis, formation) [angl. atelosteogenesis]. Ensemble de malformations létales voisines de l'achondrogenèse (v. ce terme) et caractérisé notamment par l'absence d'ossification de certaines éléments du squelette. ATENOLOL, s. m. (DCI). V. bêtabloquant. ATHALAMIE DES APHAQUES. (gr. a- priv.; thalamos, chambre). Affaissement de la chambre antérieure de l'œil survenant parfois à la suite de l'opération de la cataracte. ATHELIE, s. f. (gr. a- priv.; thêlê, mamelon) [angl. athelia]. Absence congénitale du mamelon. ATHERECTOMIE ou ATHEROMECTOMIE, s. f. (gr. a- priv.; athêrê, bouillie; ektomê, ablation) [angl. atherectomy]. Destruction ou ablation des plaques d'athérome au moyen d'un athérotome. La voie d'abord est chirurgicale ou endoluminale; la technique utilise un procédé mécanique ou le laser. ATHERMOBIOSE, s. f. (gr. a- priv.; thermê, chaleur; bios, vie). Vie en milieu froid. ATHEROGENE, adj. (athérome; gr. génnan, engendrer) [angl. atherogenous]. Qui produit l'athérome. ATHEROGENESE, s. f. [angl. atherogenesis]. Production d'athérome. ATHEROLYSE, s. f. V. photoathérolyse et athérectomie. ATHEROMASIE ou ATHEROMATOSE, s. f. [angl. atheromatosis]. Affection déterminée par l'athérome artériel. ATHEROME, s. m. (gr. athérê, bouillie) [angl. atheroma]. Nom donné autrefois aux kystes sébacés en raison de la bouillie blanchâtre qu'ils renferment. - Actuellement, ce mot est généralement employé dans le sens d'a. artériel. ATHEROME ARTERIEL [angl. atheroma]. Lésion chronique des artères caractérisée par la formation, dans la tunique interne, de plaques jaunâtres constituées de dépôts lipidiques (cholestérol). Ces foyers, qui peuvent s'ulcérer et libérer dans le vaisseau une bouillie semblable à du pus grumeleux, ou se calcifier, constituent la manifestation initiale de l'athérosclérose (v. ce terme). ATHEROSCLEROSE, s. f. (Marchand, 1904) [angl. atherosclerosis]. Syn. (désuet) sclérose nodulaire. Variété de sclérose artérielle caractérisée par l'accumulation de lipides amorphes dans la tunique interne du vaisseau (athérome). Elle débute dans la couche profonde de l'intima et se complique de prolifération et d'épaississement des fibres élastiques, d'atrophie des cellules conjonctives, puis de calcifications et s'étend vers la média. Elle atteint surtout les grosses et les moyennes artères (aorte, artères coronaires et cérébrales, artères des membres) dont elle peut provoquer l'oblitération. ATHEROTOME, s. m. (gr. athêrê, bouillie; tomê, section) [angl. atherotome]. Appareil destiné à l'ablation des plaques d'athérome. V. athérectomie. ATHETOIDE, adj. [angl. athetoid]. Qui ressemble à l'athétose. - mouvements a. Mouvements qui rappellent ceux de l'athétose. ATHETOSE, s. f. (gr. a- priv.; tithêmi, je pose) [angl. athetosis]. Syn. athésie, maladie de Hammond (1871). Mouvements involontaires, incoordonnés, de grande amplitude, affectant surtout les extrémités des membres et la face; leur lenteur et leur caractère ondulant les distinguent des mouvements choréiformes. L'a. est accompagnée d'état spasmodique et souvent de débilité intellectuelle. - a. pupillaire. V. hippus. ATHETOSIQUE, adj. [angl. athetosic]. Qui a rapport à l'athétose. - mouvements a. V. athétose. ATHLETE (cœur d') [angl. athletic heart]. Modifications apportées au cœur par la pratique intensive des sports d'endurance: le cœur est lent, tonique, modérément dilaté et hypertrophié; il existe des modifications de la repolarisation électrocardiographique disparaissant souvent à l'effort. ATHREPSIE, s. f. (gr. a- priv.; threpsis, nutrition) (Parrot, 1877) [angl. athrepsia]. Syn. algidité progressive des nouveau-nés (Hervieux). Etat de déchéance profonde de l'organisme constituant la phase ultime de la dénutrition chez des enfants privés du sein et âgés de moins de quatre mois. L'a. survient à la suite de diverses affections, et notamment de la diarrhée chronique; elle aboutit à la disparition du pannicule adipeux de tout le corps et à la déshydratation de tous les tissus. Vers la fin, la température et le pouls s'abaissent en dessous de la normale. Parrot en avait fait une maladie spéciale. ATHROCYTOSE, s. f. (gr. athroïzo, je condense; kutos, cellule) [angl. athrocytosis]. Absorption d'une substance étrangère par le cytoplasme cellulaire, suivie de phénomènes de concentration et de floculation, et aboutissant à la constitution de formations granuleuses. ATHROMBIE, s. f. (Frank). V. purpura thrombopénique idiopathique. ATHYMHORMIE, s. f. (gr. a- priv.; thumos, âme; hormaô, j'excite). Absence de l'élan vital qui caractérise l'être, symptôme observé dans la démence précoce. ATHYMIE, s. f. [angl. athymia]. 1° (gr. a- priv.; thumos, âme). Trouble de l'humeur caractérisé par une indifférence, une inactivité totales. - 2° (gr. a- priv.; thumos, thymus). Absence de thymus. Elle provoquerait un retard de la croissance somatique et psychique et du développement génital. ATHYMOLYMPHOPLASIE, s. f. (gr. a- priv.; thumos, thymus; lat. lympha, du gr. numphê, déesse des eaux; gr. plassein, former). V. alymphocytose congénitale. ATHYREOSE, s. f. ou ATHYROIDIE, s. f. (gr. a- priv.; thyroïde) [angl. athyroidism]. Absence complète de la sécrétion thyroïdienne, déterminant le myxœdème. ATLAS, s. m. (gr. atlas) (anatomie) [NA et angl. atlas]. La première vertèbre cervicale, qui supporte la tête comme Atlas supportait la voûte céleste dans la mythologie antique. Elle s'articule avec l'axis. ATLODYME, s. m. (gr. atlas, atlas; didumos, jumeau) (I.G. Saint-Hilaire) [angl. atlodidymus]. Monstre caractérisé par deux têtes contiguës reposant sur un corps unique. ATLOIDO-AXOIDIENNE (luxation). Déplacement anormal de l'atlas par rapport à l'axis; le glissement en avant de la première vertèbre cervicale étant parfois associé à un mouvement de rotation. V. Grisel (syndrome de). ATOME, s. m. (gr. atomas, indivisible) [angl. atom]. Unité constitutive des molécules. L'a. comporte un noyau central très petit, dense, chargée positivement et de petites particules très légères, les électrons ou négatons, porteuses d'une charge élémentaire négative. Le noyau est composé de nucléons dont les uns, les protons, ont une charge positive, tandis que les autres, les neutrons, n'ont aucune charge électrique. Les électrons, en nombre variable suivant les corps, sont répartis en couches concentriques et gravitent autour du noyau. Electrons et protons sont égaux en nombre; leurs charges s'opposent et l'atome est neutre. V. électron. ATONIE, s. f. (gr. a- priv.; tonos, ressort) [angl. atonia]. Diminution de la tonicité normale d'un organe contractile. ATONIE-ASTASIE, s. f. V. Förster (maladie ou syndrome de). ATOPENE, s. m. (Coca, 1942) [angl. atopen]. Allergène responsable de l'atopie. ATOPIE, s. f. (gr. atopia, étrangeté) (A. F. Coca et R. A. Cooke, 1923) [angl. atopy]. Aptitude à présenter, isolées ou associées, un certain nombre de manifestations cliniques (rhinite allergique, asthme bronchique, urticaire, eczéma constitutionnel, allergies alimentaires, etc.) au contact d'allergènes banals, inoffensifs pour des sujets normaux (poussières de maison, pollen, poils d'animaux domestiques p. ex.). Cette tendance constitutionnelle ou héréditaire à la sensibilisation à un, et souvent à plusieurs de ces allergènes est liée à une production anormale d'IgE (réagine, v. ce terme) qui déclenche ces manifestations d'hypersensibilité immédiate. V. hypersensibilité type 1 et choc anaphylactique, manifestation non atopique, mais provoquée par un mécanisme identique. ATOPOGNOSIE, s. f. (gr. a- priv.; topos, lieu; gnôsis, connaissance) (Munk) [angl. atopognosia]. Impossibilité de localiser une sensation perçue à la surface du corps. ATP. V. acide adénosine triphosphorique. ATPASE MEMBRANAIRE Na-K DEPENDANTE. V. adénosine triphosphatase Na+K+. ATPASE Na+K+. V. adénosine triphosphatase Na+K+. ATPS (conditions ou système) [angl. Ambiant Temperature Pressure Saturation Water Vapour]. Mode d'expression d'un volume gazeux, dans lequel on considère que la température et la pression sont celles du milieu ambiant, et que la tension de vapeur d'eau est à saturation. V. BTPS (conditions ou système). ATRABILE, s. m. (lat. atra, noire; bilis, bile). Bouillie noirâtre provenant de la putréfaction post mortem de la substance médullaire surrénale. - Les anciens en faisaient une humeur sécrétée par les glandes surrénales et lui attribuaient les accès d'hypochondrie. ATRANSFERRINEMIE, s. f. (gr. a- priv.; transferrine; gr. haïma, sang) (1968) [angl. atransferrinemia]. Absence de transferrine (ou sidérophiline) dans le sang. Elle entraîne, par défaut de transfert du fer aux érythroblastes, une variété très rare d'anémie sidéropénique congénitale, transmise probablement selon le mode autosomique récessif. La maladie se manifeste, chez le jeune enfant, par une anémie hypochrome microcytaire, avec abaissement du taux du fer sérique et de la capacité totale de saturation de la sidérophiline et par une hémochromatose secondaire. ATREMIE, s. f. (gr. a- priv.; trémô, je bouge) (Neftel) [angl. atremia]. Forme héréditaire de neurasthénie caractérisée par un affaiblissement profond de l'énergie morale, sans asthénie musculaire, qui peut aller jusqu'à l'impuissance motrice complète des membres inférieurs. Les malades, sans être réellement paralysés, peuvent rester couchés des mois, des années entières. ATRESIE, s. f. (gr. a- priv.; trêsis, trou) [angl. atresia]. Occlusion complète ou incomplète, congénitale ou acquise d'un orifice ou d'un conduit naturels. ATRIAL, ALE, adj. (lat. atrium, vestibule) [angl. atrial]. Syn. auriculaire. Qui se rapporte à l'oreillette ou atrium du cœur. ATRICHE, s. f. (gr. a- priv.; thrix, trikhos, poil) [angl. atrichia]. Absence complète des poils, le plus souvent congénitale. ATRIOGRAMME, s. m. Portion de l'électrocardiogramme correspondant à l'activité de l'oreillette (onde P). V. électrocardiogramme. ATRIOMEGALIE, s. f. (lat. atrium, vestibule; gr. mégas, grand) [angl. atriomegaly]. Dilatation d'une oreillette du cœur. ATRIONECTEUR (appareil, faisceau ou centre) (lat. atrium, vestibule; nectere, unir). V. cardionecteur (appareil ou système). ATRIOPEPTIDE, s. m. ou ATRIOPEPTINE, s. f. V. facteur natriurétique auriculaire. ATRIOSEPTOPEXIE, s. f. (lat. atrium; septum, cloison; gr. pêxis, fixation) (Bailey) [angl. atrioseptopexy]. Intervention chirurgicale pratiquée pour corriger un abouchement anormal des veines pulmonaires dans l'oreillette droite, associé à une communication interauriculaire. Elle consiste à cloisonner cette oreillette de telle manière que le sang issu des veines pulmonaires se dirige vers l'oreillette gauche à travers la communication interauriculaire. ATRIOSEPTOSTOMIE, s. f. (lat. atrium; septum; gr. stoma, bouche) [angl. atrioseptostomy]. V. auriculotomie transseptale de Rashkind. ATRIOTOMIE, s. f. (lat. atrium; gr. tomê, section). V. auriculotomie, 1°. ATRIPLICISME, s. m. (lat. atriplex, arroche, plante qui ressemble à l'épinard) (Matignon, 1897) [angl. atriplicism]. Affection observée en Chine, caractérisée par de l'œdème de la face et des extrémités supérieures, et attribuée à une intoxication consécutive à l'ingestion de feuilles d'une variété d'arroche, l'Atriplex littoralis, mais dont l'étiologie n'est pas absolument élucidée. ATRIUM DU CŒUR (lat. atrium, vestibule) [NA et angl. atrium cordis]. Syn. oreillette. Cavité cardiaque à paroi musculaire mince, interposée entre les veines (caves à droite - pulmonaires à gauche) et le ventricule avec lequel elle communique par l'orifice auriculo- ou atrio-ventriculaire (gauche ou mitral, droit ou tricuspide). Les oreillettes sont séparées par la cloison (ou septum) interauriculaire. V. circulation. ATROPHIE, s. f. (gr. a- priv.; trophê, nourriture) [angl. atrophy]. Défaut de nutrition des organes et des tissus caractérisé par une diminution notable de leur volume et de leur poids. - par extension, ce mot s'emploie souvent pour désigner la diminution de volume d'un organe, en rapport avec des lésions anatomiques variables. ATROPHIE CEREBELLEUSE [angl. cerebellar atrophy]. Terme désignant toutes les maladies dégénératives du cervelet, qu'elles intéressent le cortex, les couches sous-jacentes ou les faisceaux de fibres nerveuses qui en partent ou y arrivent. Leur classification est difficile; en l'absence de notions précises sur leurs causes, elle repose sur le siège des lésions. On distingue donc: 1° des formes dans lesquelles les lésions sont avant tout corticales: soit localisées (atrophie cérébello-olivaire familiale de Holmes, atrophie cérébelleuse corticale tardive de P. Marie, Foix et Alajouanine, atrophie cérébelleuse des alcooliques), soit diffuse (atrophie cérébelleuse paranéoplasique et atrophie congénitale de la couche des grains); et 2° des formes dans laquelle l'atrophie cérébelleuse est associée à une atteinte des structures nerveuses voisines (atrophie oligo-ponto-cérébelleuse, atrophie dento-rubrique). V. ces différents termes et hérédo-dégénérations spino-cérébelleuse. ATROPHIE CEREBELLEUSE DES ALCOOLIQUES. Variété d'atrophie de l'écorce du cervelet décrite en 1959, chez de grands alcooliques par T. Alajouanine et P. Castaigne et par Victor, Adams et Moncell. les aspects anatomique et clinique sont ceux de l'atrophie cérébelleuse corticale tardive de Pierre Marie, Foix et Alajouanine. Après un début assez rapide, l'évolution se stabilise souvent. V. atrophie cérébelleuse. ATROPHIE CEREBELLEUSE CORTICALE TARDIVE DE PIERRE MARIE, FOIX ET ALAJOUANINE (1922) [angl. delayed cortical cerebellar atrophy]. Variété d'atrophie cerebelleuse localisée au cortex qui, par ses caractères anatomiques et cliniques, ressemble à l'atrophie cerebello-olivaire de Holmes. Cette similitude évoque la possibilité d'un facteur génétique à l'origine de cette dégénérescence corticale tardive, dont les formes sporadiques pourraient aussi être influencées par l'alcoolisme. V. atrophie cérébelleuse. ATROPHIE CEREBELLEUSE DENTO-RUBRIQUE. V. atrophie olivo-rubro-cérébelleuse. ATROPHIE CEREBELLEUSE PARANEOPLASIQUE (Brouwer, 1919-1938) [angl. paraneoplastic cerebellar atrophy]. Variété d'atrophie diffuse du cortex du cervelet survenant pendant l'évolution d'un cancer viséral. Elle est caractérisée anatomiquement par une atteinte massive des cellules de Purkinje et cliniquement par un syndrome cérébelleux complet souvent associé à des troubles psychiques (confusion, désorientation, obnubilation). V. atrophie cérébelleuse et neuropathie paranéoplasique. ATROPHIE CEREBELLO-OLIVAIRE FAMILIALE DE HOLMES (Gordon Holmes, 1907) [angl. familial cerebello-olivary degeneration]. Maladie héréditaire rare, caractérisée anatomiquement par une atrophie prédominant sur le cortex du cervelet (surtout sur sa face supérieure, sur le vermis supérieur) avec disparition des cellules du Purkinje, associée à une atrophie des olives bulbaires; et cliniquement par un syndrome cérébelleux débutant tardivement, évoluant très lentement et dans lequel les troubles de l'équilibre sont les principales manifestations. V. atrophie cérébelleuse et hérédo-dégénération spinocérébelleuse. ATROPHIE DE CHARCOT-MARIE. V. Charcot-Marie ou Charcot-Marie-Tooth (amyotrophie de, amyotrophie péronière de, atrophie de, syndrome de). ATROPHIE CONGENITALE DE LA COUCHE DES GRAINS (Norman, 1940). variété très rare d'atrophie diffuse du cortex du cervelet, dans laquelle les lésions siègent électivement dans la couche profonde de l'écorce cérébelleuse (couche des grains). c'est une maladie familiale transmise selon le mode récessif, apparaissant chez l'enfant et caractérisée par un syndrome cérébelleux discret, non évolutif, et une arriération intellectuelle importante. V. atrophie cérébelleuse. ATROPHIE DENTO-RUBRIQUE. V. atrophie olivo-rubro-cérébelleuse. ATROPHIE JAUNE AIGUE DU FOIE. V. ictère grave ATROPHIE JAUNE SUBAIGUE ou SUBCHRONIQUE DU FOIE. V. cirrhose post-nécrotique. ATROPHIE MUSCULAIRE JUVENILE HEREDO-FAMILIALE SIMULANT UNE DYSTROPHIE MUSCULAIRE. V. Kugelberg-Welander (syndrome de). ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE (Aran, 1850; Duchenne, de Boulogne, 1853) [angl. progressive spinal muscular atrophy, Aran-Duchenne disease]. Syn. amyotrophie primitive progressive, amyotrophie ou type d'Aran-Duchenne, atrophie, maladie ou paralysie de Cruveilher (1853), atrophie musculaire primitive spinale type Aran-Duchenne. Affection due à une dégénérescence des cornes antérieures de la moelle épinière (poliomyélite antérieure chronique), caractérisée par une atrophie musculaire symétrique débutant par les muscles des mains (main de singe, en griffe, de prédicateur) et s'étandant lentement aux deux bras. Une variété plus rare (type vulpian) débute par le deltoïde: une forme familiale a été décrite: v. Kugelberg-Welander (syndrome de). - a. musc. progr. de l'enfance. V. Landouzy-Dejerine (type). - a. musc. progr. type Charcot-marie. V. Charcot-Marie ou Charcot-Marie-Tooth (amyotrophie de). ATROPHIE OLIVO-PONTO-CEREBELLEUSE (Déjerine et André Thomas, 1900) [angl. olivopontocerebellar atrophy]. Atrophie cérébelleuse primitive, parfois héréditaire et familiale, débutant après 50 ans, caractérisée anatomiquement par la dégénérescence de l'écorce et surtout de la substance blanche du cervelet, du pédoncule cérébelleux moyen, des noyaux du pont et des olives bulbaires; et cliniquement par un syndrome cérébelleux pur et complet qui atteint les membres inférieurs puis les supérieurs, et par une évolution progressive en 3 à 7 ans, parfois compliquée de troubles sphinctériens d'hypertonie musculaire et d'état démentiel. - atrophie o.-p.-c. type Menzel (1891). Variété associée à des lésions médullaires analogues à celles de la maladie de Friedreich. V. atrophie cérébelleuse et hérédo-dégénération spino-cérébelleuse. ATROPHIE OLIVO-RUBRO-CEREBELLEUSE (P. Lejonne et A. Lhermitte, 1909). Syn. atrophie dento-rubrique. Variété d'atrophie cérébelleuse primitive caractérisée par la prédominance des lésions sur l'écorce du cervelet, les noyaux dentelés, les pédoncules cérébelleux supérieurs et, à un moindre degré, sur les noyaux rouges et les olives bulbaires. V. Hunt (maladies ou syndromes de Ramsay). ATROPHIE DE SUDECK. V. Sudeck (atrophie ou maladie de). ATROPHIQUE, adj. [angl. atrophic]. Qui s'accompagne de diminution de volume. P. ex.: cirrhose a., squirrhe a. ATROPHODERMIA PIGMENTOSUM. V. xeroderma pigmentosum. ATROPHODERMIE, s. f. (gr. a privatif.; trophê, nourriture; derma, peau) [angl. atrophoderma]. Atrophie de la peau. - a. idiopathique. V. Pasini-Pierini (syndrome de). ATROPHODERMIE VERMICULEEE [angl. atrophoderma vermicularis]. Syn. acné vermoulante. Dermatose observée chez les enfants, caractérisée par de la kératose folliculaire et par une atrophie cutanée localisée aux deux joues qui prennent un aspect vermoulu. ATROPINE, s. f. [angl. atropine]. Alcaloïde de la belladone (Atropa belladona), plante de la famille des Solanées; vagolytique (ou parasympathicolytique) de référence. L'a. accélère le cœur, dilate la pupille, inhibe les sécrétions et calme les spasmes. ATROPINE (épreuve de l') (François Franck, 1884) [angl. atropine test]. Accélération passagère du cœur, par paralysie du vague, observée chez le sujet normal, à la suite de l'injection sous-cutanée de 2 mg de sulfate d'atropine. ATROPISME, s. m. [angl. atropism]. Intoxication par la belladone ou l'atropine. ATS. Abréviation d'antihyroïdien (v. ce terme) de synthèse. ATTAQUE, s. f. [angl. attack, stroke, fit, crisis]. Nom donné à chaque retour d'un état morbide qui apparaît brusquement, est caractérisé par des syndromes aigus, dure un temps variable, et laissé parfois, quand les phénomènes sont éteints, des reliquats plus ou moins graves. P. ex.: a. de goutte, d'apoplexie, d'épilepsie, etc. Dans le langage courant, le mot a., employé seul, désigne une attaque d'apoplexie (V. apoplexie et apoplectiforme). - a. du gyrus uncinatus. V. unciforme (crise). - a. statique. V. akinétique (crise). ATTELLE, s. f. (lat. hastella, petit bâton) [angl. splint]. Syn. éclisse. Lame mince et résistance en bois, carton, fer-blanc, plâtre, matière plastique, etc., destinée à maintenir en place les fragments d'un os fracturé. ATTICITE, s. f. [angl. atticitis]. Variété d'otite moyenne dans laquelle l'inflammation prédomine dans la partie de la caisse nommée attique. ATTICO-ANTROTOMIE, s. f. [angl. attico-antrotomy]. Large trépanation ouvrant à la fois l'attique et l'antre mastoïdien. ATTICOTOMIE, s. f. [angl. atticotomy]. Trépanation du temporal donnant accès à la partie de l'oreille moyenne nommée attique (étage supérieur de la caisse du tympan). ATTO... (danois: atten, dix-huit) (Symbole: a.) Préfixe signifiant 10-18. ATTRITION, s. f. (lat. ad, à; terere, broyer) [angl. attrition]. Ecorchure résultant d'un frottement. Très violente contusion. - chambre d'a. V. ce terme. ATYPIQUE, adj. [angl. atypical]. Qui diffère du type normal. - fièvre a. - tumeur a. Tumeur où l'évolution cellulaire est déviée du type normal et où les cellules affectent des formes et des dispositions qui sont sans analogues dans l'organisme. AUBERGER (antigène ou système) [angl. Auberger's system]. V. groupes sanguins. AUBERTIN ET RIME (syndrome d'). Syndrome observé chez les sujets atteints de rétrécissement mitral, lorsque survient une thrombose massive de l'oreillette gauche; il est caractérisé par une insuffisance cardiaque mortelle en quelques jours, avec tachyarythmie extrême, affaiblissement du pouls, cyanose et parfois gangrène des extrémités. AUDIBILITE, s. f. (lat. audire, entendre). Intensité physiologique d'un son. Limites entre lesquelles un son commence à être perçu (seuil d'audibilité) et devient une sensation douloureuse (maximum d'audibilité). AUDIMUTITE, s. f. (lat. audire; mutus, muet) [angl. audimutism]. Mutité congénitale ne s'accompagnant pas de surdité, n'étant pas liée à un état mental ni à une anomalie des organes de la phonation et disparaissant avec les années. On en distingue 2 variétés: 1° l'a. de compréhension (syn. agnosie auditive verbale congénitale, aphasie congénitale de Kussmaul, aphasie d'évolution [Ley], d'intégration ou de réception, surdité verbale congénitale) dans laquelle l'enfant ne comprend pas le langage parlé et, 2° l'a. d'expression (syn. alalie congénitale ou idiopathique de Cohen, aphasie motrice d'évolution) dans laquelle il le comprend. AUDIOGRAMME, s. m. [angl. audiogram]. V. audiographie. AUDIOGRAPHIE, s. f. (lat. audire; gr. graphê, écriture) [angl. audiography]. Enregistrement graphique des résultats de l'audiométrie. On obtient une courbe (audiogramme) en réunissant sur un graphique les points qui marquent les différents seuils d'audibilité. AUDIOLOGIE, s. f. (lat. audire; gr, logos, discours) [angl. audiology]. Science de l'audition. AUDIOMETRE, s. m. (lat. audire; gr. métron, mesure) [angl. audiometer]. Appareil (hétérodyne harmonique) utilisé pour la mesure de l'acuité auditive. AUDIOMETRIE, s. f. [angl. audiometry]. Mesure du seuil d'audibilité pour des hauteurs de son différentes, son provenant d'une même source (audiomètre) et dont on fait varier la hauteur et l'intensité. La hauteur du son est donnée par le nombre des vibrations et son intensité par celle du courant qui produit le son. AUDIOPHONOLOGIE, s. f. (lat. audire; gr. phonê, voix; logos, discours). Etude des troubles de l'audition, de la parole et du langage. AUDIO-VISO-CARDIOGRAPHIE, s. m. (A. Briskier, de New York, 1953). Appareil destiné à enregistrer l'électrocardiogramme et, simultanément, les bruits du cœur sur un graphique et sur une bande électromagnétique permettant leur reproduction sonore. AUDIT, s. m. (lat. audire, entendre) [angl. audit]. Evaluation critique d'un système, ou d'une unité de soins, destinée à en déceler et corriger les insuffisances. Elle concerne un sujet limité, et procède par comparaison entre les résultats observés et ceux qui sont généralement admis. L'effet des propositions résultant de l'étude initiale est apprécié par un contrôle ultérieur. AUDITIF (nerf). V. vestibulochléaire (nerf). AUDITION, s. f. (lat. audire, entendre) [angl. audition, hearing]. Action d'entendre (a. passive), d'écouter (a. active). - a. colorée. Perception d'une image colorée provoquée par l'audition d'un certain son. L'a. c. est la plus fréquente des pseudesthésies. AUGNATHE, s. m. (gr. au, qui indique redoublement; gnathos, mâchoire) (G. Saint-Hilaire) [angl. augnathus]. Monstre double parasitaire, caractérisé par l'implantation, sur le maxillaire inférieur de l'autosite, d'une partie fœtale rudimentaire (mâchoire) représentant le parasite. AUJESZKY (maladie d'). [angl. Aujesky's disease]. Syn. paralysie bulbaire infectieuse, peste de cocar, pseudo-rage. Maladie caractérisée par des phénomènes encéphalitiques et méningitiques, accompagnés de prurit, violent, aboutissant rapidement à la mort. Due à un virus, elle n'atteint pas l'homme, mais frappe le chien, le chat, les équidés, les porcins, les ovidés, les bovidés, la souris et le rat. Expérimentalement elle est transmissible à tous les animaux de laboratoire. AURA, s. f. (lat. aura, souffle) [angl. aura]. Sensation subjective passagère qui précède l'attaque d'hystérie, d'épilepsie, la crise d'asthme, etc. Cette sensation est très variable suivant les sujets, et peut être auditive, visuelle, olfactive, gustative, cutanée, abdominale, céphalique, psychique. AURICULAIRE, adj. (lat. auricula, diminutif de auris, oreille) [angl. auricular]. Qui se rapporte à l'oreille ou à une oreillette du cœur. - s. m. Cinquième doigt de la main. AURICULAIRE (bruit). V. B4. AURICULAIRE (point) (anthropologie). Centre de l'orifice du conduit auditif externe. AURICULE, s. f. (lat. auricula, oreille) (NA auricula) [angl. auricle]. 1° Syn. Pavillon de l'oreille. Partie visible de l'oreille comprenant notamment une charpente cartilagineuse et une face latérale qui comporte une excavation, la conque, bordée en avant par le tragus (v. ce terme), en bas par l'antitragus et le lobule; en arrière par l'anthélix et en haut par l'hélix. - 2° (NA auricula atrii). Diverticule de chaque oreillette du cœur. AURICULECTOMIE, s. f. (lat. auricule; éktomê, ablation) [angl. auriculectomy]. Résection d'une auricule (p. ex. auricule gauche au cours d'une commissurotomie mitrale à cœur fermé). AURICULES (juxtaposition des) (cardiologie) [angl. juxtaposition of atrial appendages]. Malformation très rare où les deux auricules sont contiguës et situées du même côté, le plus souvent à gauche, du pédicule artériel. Il s'y associe presque toujours d'autres malformations complexes et sévères. AURICULINE, s. f. V. facteur nutriurétique auriculaire. AURICULO-TEMPORAL (syndrome de l') [angl. auriculotemporal syndrome]. Syn. éphidrose parotidienne, syndrome de Lucie Frey (1923). Rougeur, chaleur et sudation paroxystiques de la région parotidienne survenant parfois pendant la mastication, en cas de lésion parotidienne et traduisant l'atteinte du nerf auriculo-temporal; ce syndrome peut apparaître à la suite d'une paralysie faciale lorsque, au cours de leur régénération, les fibres nerveuses suivent une mauvaise foie. V. larmoiement paroxystique. AURICULOTHERAPIE, s. f. (lat. auricula, de auris, oreille; gr. thérapéia, traitement). Mode de traitement empirique préconisé par certains dans divers états (douleurs chroniques, tabagisme) et consistant en stimulation de l'oreille par des aiguilles ou la pose transitoire d'un fil. AURICULOTOMIE, s. f. (auricule; gr. tomê, section) [angl. auriculotomy]. 1° Syn. atriotomie. Ouverture chirurgicale d'une oreillette du cœur pratiquée dans le but de remédier à une lésion cardiaque congénitale ou acquise. - a. transseptale de Rashkind (1966). Syn. atrio-septostomie, septostomie atriale [angl. balloon septostomy]. Création (ou agrandissement) d'une communication interauriculaire sans thoracotomie au moyen d'une sonde à ballonnet introduite par cathétérisme droit dans l'oreillette gauche à travers la communication interauriculaire, puis retirée brusquement dans l'oreillette droite après gonflement du ballonnet. C'est une intervention palliative pratiquée chez le nourrisson bleu porteur d'une transposition complète des gros vaisseaux. Elle permet un shunt croisé capable d'améliorer l'hématose et d'assurer la survie jusqu'à l'âge où une réparation complète sera possible. V. Blalock-Hanlon (opération de). - 2° Ouverture chirurgicale limitée d'une auricule cardiaque. AURICULO-VENTRICULAIRE, adj. (cardiologie) [angl. auriculoventricular]. Syn. atrio-ventriculaire. Qui se rapporte aux oreillettes et aux ventricules ou bien au nœud auriculo-ventriculaire de Tawara; syn. alors de nodal (v. ce mot). - bloc a. v. V. bloc cardiaque. AURIDE, s. f. (lat. aurum, or) [angl. auride]. Nom donné aux accidents cutanés (éruptions variées, érythèmes avec œdème, exfoliation) observés parfois au cours de la chrysothérapie. AURISCOPE, s. m. (lat. auris, oreille; gr. skopein, examiner). Mot mal fait: v. otoscope. AURISTE, s. m. (lat. auris, oreille) [angl. aurist, otologist]. Syn. otologiste. Médecin qui s'occupe spécialement du traitement des maladies des oreilles. AUROTHERAPIE, s. f. (lat. aurum, or; gr. thérapéia, traitement). V. chrysothérapie. AUSCULTATION, s. f. (lat. auscultare, écouter) (Laënnec) [angl. auscultation]. Mode d'exploration clinique qui consiste à écouter les bruits provenant de l'intérieur de l'organisme, soit en appliquant directement l'oreille sur la partie à explorer (a. immédiate), soit en interposant un stéthoscope entre l'oreille et le malade (a. médiate). - a. plessimétrique. V. plessimétrique. AUSCULTATOIRE (méthode) [angl. ausculatory method]. Procédé de mesure de la pression artérielle. L'emploi du stéthoscope biauriculaire permet de noter l'apparition puis la disparition des battements artériels au-dessous du bracelet pneumatique d'un sphygmomanomètre que l'on dégonfle peu à peu. Le premier battement perçu par l'oreille coïncide avec la pression maxima, le dernier avec la pression minima. V. Korotkow (phases de). AUSCULTATOIRE (trou) (Gallavardin et Tixier) [angl. ausculatory gap]. Phénomène observé chez certains sujets (aortiques et hypertendus) lors de la mesure de la pression artérielle par la méthode auscultatoire. "La perception des premiers tons artériels est suivie, à mesure que la décompression progresse, par une période silence, véritable trou auscultatoire, pouvant se prolonger sur 2 ou 3 cm de la pression décroissante, et après lesquels les chocs vasculaires s'entendent de nouveau" (A. Clerc) jusqu'à la pression minima. AUSPITZ (signe d') [angl. Auspitz's sign]. V. psoriasis. AUSTIN (syndrome ou maladie d') (1964) [angl. Austin's syndrome]. Variété de neurolipidose, voisine de la maladie de Scholtz-Greenfield (v. ce terme), liée à un déficit enzymatique en aryl-sulfatase A et B. AUSTRALIA ou AUSTRALIE (antigène, particule, virus et anticorps anti-). V. antigène Australia. AUTACOIDE, s. m. (gr. autos, lui-même; akos, remède) (Schäfer) [angl. autacoid]. Substance spécifique formée par les cellules d'un organe et déversée par lui dans le sang circulant, pour produire sur d'autres organes des effets pharmacodynamiques. Les a. agissent soit dans un sens d'excitation et prennent le nom d'hormones, soit dans un sens d'inhibition et prennent le nom de chalones. AUTHEMOGRAPHIQUE (tracé) (gr. autos; haïma, sang; graphein, écrire) [angl. hemautograph]. Syn. hémautographique. Courbe dessinée par le jet de sang qui s'écoule d'une artère ouverte, recueilli sur une feuille de papier mobile. Elle a le même profil que la courbe enregistrée par le sphygmogramme. AUTISME, s. m. (gr. autos, soi-même) (Bleuler) [angl. autism]. Degré le plus avancé de la schizophrénie; développement exagéré de la vie intérieure et perte de tout contact avec la réalité. AUTISTE, adj. (gr. autos, soi-même) [angl. autistic]. Se dit de la notion exagérée que certains individus ont d'eux-mêmes et qui les retranche en quelque sorte de la réalité. - s. m. ou f. Sujet atteint d'autisme. AUTO-ACCUSATEUR, s. m. [angl. autopersecutor]. Nom donné en psychiatrie, non seulement au sujet qui s'accuse d'un crime, mais encore au malade qui prote sur lui-même un jugement défavorable et exprime des idées générales d'incapacité et de culpabilité. AUTO-ACCUSATION, s. f. [angl. autoaccusation]. Syn. auto-dénonciation. Variété de délire qui consiste non pas à se croire coupable (délire de la culpabilité), mais à se dire coupable et à s'accuser. on l'observe surtout chez les mélancoliques. AUTO-AGGLUTINATION, s. f. (Hayem, 1889) [angl. autoagglutination]. "Agglutination des globules rouges d'un sujet par son propre sérum, par suite de la présence d'une agglutinine absorbable dans le sérum et de l'antigène correspondant dans les globules" (Wiener). AUTO-AGGLUTININE, s. f. [angl. autoagglutinin]. Syn. auto-hémagglutinine. Anticorps sérique capable d'agglutiner les hématies du même sujet (auto-agglutination). AUTO-AGRESSION, s. f. V. auto-immunité. AUTO-ALLERGIE, s. f. V. auto-immunité. AUTO-ANALGESIE, s. f. (Chevassu, 1939). Syn. autonarcose. Procédé d'analgésie qui a été préconisé pour les explorations urologiques douloureuses (cystoscopie, cathétérisme d'un uretère, urétéro-pyélographie, etc.), pour la chirurgie dentaire et l'obstétrique. Le patient s'administre lui-même, au moyen d'un masque qu'il s'applique et ôte à volonté, un mélange de protoxyde d'azote et d'air suffisant pour l'insensibiliser, sans toutefois lui faire perdre ni la conscience ni la motricité. AUTO-ANALYSEUR, s. m. [angl. autoanalyzer] (biologie). Appareil dosant automatiquement les constituants des diverses humeurs de l'organisme. AUTO-ANAPHYLAXIE SERIQUE (Widal, 1912) [angl. autoanaphylaxy]. Anaphylaxie déterminée chez un sujet par l'injection intraveineuse de son propre sérum; la première injection déchaîne les accidents anaphylactiques, et ces derniers sont d'autant plus fréquents que les albumines du sérum ont acquis une hétérogénéité plus accentuée du fait des préparations auxquelles elles ont été soumises. AUTO-ANTICORPS, s. m. [angl. autoantibody]. Anticorps sérique réagissant de façon spécifique avec une partie (tissu ou organe) du sujet qui l'a sécrété, laquelle partie se comporte comme un antigène (auto-antigène; v. ce terme, et auto-immunité). - a. a. froid. V. anticorps froid. AUTO-ANTICORPS ANTI-RECEPTEUR. Variété d'auto-anticorps actif sur des récepteurs (v. ce terme 2°) cellulaires et responsable de certaines maladies auto-immunes, comme la myasthénie (v. auto-immunité). AUTO-ANTIGENE, s. m. [angl. autoantigen]. Antigène capable de susciter, dans l'organisme auquel il appartient, la formation d'anticorps réagissant contre lui (auto-anticorps). Cette nouvelle et anormale aptitude antigénique, témoignant d'un dérèglement du système immunologique, apparaît dans plusieurs cas: 1° quand le tissu porteur de l'antigène a été modifié par une infection, une intoxication, une irradiation, une néoplasie (a.-a. acquis); 2° quand les cellules de ce tissu ont fixé un antigène étranger, un virus p. ex. (pseudo a.-a.); 3° quand un a.-a. naturel est accidentellement mis dans la circulation; ces a.-a. naturels sont des substances qui sont naturellement antigéniques mais qui, normalement, ne provoquent pas la formation d'anticorps (auto-anticorps) dans l'organisme auquel elles appartiennent, car elles sont isolées des cellules immuno-compétentes génératrices des anticorps (antigènes "séquestrés"): le cristallin, le tractus uvéal, la thyroïde, les spermatozoïdes, la myéline; 4° lorsque la tolérance immunitaire a disparu (déficit des cellules T suppressives). Dans ces cas apparaissent des anticorps sériques qui réagissent contre le tissu altéré et le tissu analogue sain et y provoquent lésions et troubles fonctionnels (maladie auto-immune). V. auto-immunité, auto-immunisation et auto-tolérance. AUTO-ANTISEPSIE, s. f. Syn. antisepsie physiologique de l'organisme. Ensemble des moyens dont dispose l'organisme, à l'état physiologique, pour lutter contre les microbes qui sont en contact avec le revêtement cutané ou muqueux (appareils digestif, respiratoire, etc.). AUTOBOLIQUE, adj. (gr. autos, soi-même; ballô, je lance). Se dit d'un nerf qui "fabrique lui même son influx de proche en proche" (L. Lapieque). AUTOCASTRATION, s. f. [angl. autoemasculation]. Automutilation des organes génitaux. AUTOCATALYSE, s. f. [angl. autocatalysis]. Action catalytique exercée par un des corps résultant d'une catalyse sur cette catalyse elle-même. AUTOCHTONE, adj. (gr. autokhthôn, de autos, même et khthôn, terre) [angl. autochtonous]. Se dit d'une infection contractée sur place, dans la région même où habite le malade. AUTOCINETISME, s. m. Ensemble des mouvements fixés par une longue habitude et ne différant des réflexes que parce qu'ils ont été appris. V. réflexe conditionné. AUTOCLAVE, s. m. (gr. autos, de soi-même; lat. clavis, clef qui se ferme de soi-même) (Le Mare, 1820) [angl. autoclave]. Appareil, dérivé de la marmite de Papin, servant à la stérilisation par la chaleur des conserves, des milieux de culture, etc., au moyen de la vapeur d'eau sous pression. AUTOCOPIQUE (trophonévrose) (gr. autos; koptein, couper). V. amputation spontanée. AUTOCRINIE, s. f. (gr. autos, lui-même; krinô, je secrète). Variété de sécrétion interne dans laquelle la cellule productrice est sensible à sa propre sécrétion (v. endocrinie, paracrinie). AUTOCRITIQUE, s. f. Faculté d'apprécier son propre état et ses propres actions à leur juste valeur. AUTOCYTOTOXIQUE, adj. (gr. autos; kutos, cellule; toxikon, poison). Se dit d'une substance qui détruit les cellules du sujet qui l'a produite. P. ex. anticorps a. AUTODENONCIATION, s. f. V. auto-accusation. AUTODIALYSE, s. f. (gr. autos, soi-même; dia, à travers; luein, dissoudre) [angl. autodialysis]. Dialyse (v. ce terme) (hémodialyse ou dialyse péritonéale) réalisée par le patient lui-même dans des locaux spécialisés, distincts des centres d'hémodialyse. AUTO-ENDOSCOPIE, s. f. Exploration visuelle, par le sujet lui-même, en même temps que par le médecin examinateur, de l'intérieur de ses cavités ou de ses conduits naturels. Elle est rendue possible par l'emploi d'un endoscope à 2 oculaires ou par la projection de l'image sur un écran de télévision. AUTO-ENTRETENUE (maladie). V. auto-immunité. AUTOFECONDATION, s. f. Fécondation d'un ovule par un spermatozoïde issu du même individu (cas de certains animaux hermaphrodites). AUTOGAMIE, s. f. (gr. autos, soi-même; gamos, mariage) [angl. autogamy]. Mode de reproduction existant chez les protistes, dans lequel la cellule ne se divise pas entièrement pour donner les gamètes et où les noyaux seuls se différencient. AUTOGAMMAGRAPHIE, s. f. V. scintigraphie. AUTOGENE, adj. (gr. autos; génnan, engendrer) (Roubaud) [angl. autogenetic]. Se dit d'un moustique capable d'autogenèse. AUTOGENESE, s. f. (Roubaud) [angl. autogenesis]. Aptitude d'un moustique à pondre sans avoir pris, à l'état ailé, d'alimentation extérieure (cas exceptionnel). AUTOGRAPHISME, s. m. V. dermographie. AUTOGREFFE, s. f. [angl. autograft]. Syn. autoplastie, greffe autoplastique ou autologue. Greffe dans laquelle le greffon est emprunté au sujet lui-même. V. greffe. AUTO-HEMAGGLUTININE, s. f. V. auto-agglutinine. AUTO-HEMATOTHERAPIE, s. f. (P. Ravaut, 1913) ou AUTO-HEMOTHERAPIE, s. f. (F. Ramond, 1911) [angl. autohemotherapy]. Mode de traitement aujourd'hui abandonné et qui a été utilisé dans les états allergiques. Il consistait à injecter sous la peau ou, mieux, dans l'épaisseur des muscles, 20 à 25 ml de sang que l'on venait de recueillir dans une veine du malade, sans lui avoir fait subir aucune préparation. AUTO-HEMOLYSE, s. f. [angl. autohemolysis]. Destruction des globules rouges dans le propre plasma du sujet. V. hémolyse à l'étuve (test du temps d') et Thompson (maladie de). AUTO-HEMOLYSINE, s. f. [angl. autohemolysin]. V. autolysine. AUTO-HISTORADIOGRAPHIE, s. f. (gr. autos; histion, tissu; lat. radius, rayon; gr. graphein, inscrire). V. autoradiographie. AUTO-IMMUNE (maladie) [angl. autoimmune desease]. V. auto-immunité. AUTO-IMMUNISATION, s. f. [angl. autoimmunization]. Production, par l'organisme, d'anticorps (auto-anticorps) réagissant sur un ou plusieurs de ses constituants habituels qui se comportent comme des antigènes (auto-antigènes). P. ex. apparition, dans le sérum d'un sujet, d'anticorps capables d'agglutiner les hématies de ce même sujet (auto-agglutination). Certaines anémies hémolytiques acquises seraient dues à l'a. i., les hématies du malade, pour une cause inconnue, se comportant comme un antigène et provoquant la formation d'auto-anticorps sériques hémolytiques. V. auto-immunité, auto-antigène et autotolérance. AUTO-IMMUNISATION (maladie par). V. auto-immunité. AUTO-IMMUNITE, s. f. [angl. autoimmunity]. Syn. auto-allergie, auto-agression, auto-sensibilisation. Etat d'un organisme dans lequel sont apparus des anticorps (auto-anticorps) réagissant avec des antigènes de cet organisme considérés comme étrangers (auto-antigènes). Parfois l'a. -i. survient sans être provoquée par des auto-antigènes, due alors à une déviation fonctionnelle des cellules immuno-compétentes. L'a.-i. est l'origine de certaines maladies dites auto-immunes, auto-entretenues, par auto-agression ou auto-immunisation. On range parmi celles-ci le lupus érythémateux aigu disséminé, l'anémie hémolytique auto-immune, le purpura thrombopénique idiopathique, les leucopénies immunologiques, la thyroïdite d'Hashimoto, l'ophtalmie sympathique, l'endophtalmie phako-anaphylactique, les maladies de Biermer, d'Addison et de Basedow, la myasthénie, le syndrome de Goodpasture, le diabète sucré insulino-dépendant. Pour d'autres maladies, l'origine auto-immune est suspectée: la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Bouillaud, la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la maladie de Gougerot-Houwer-Sjögren, la cirrhose biliaire, certaines glomérulonéphrites, la périartérite noueuse. Il est d'ailleurs souvent difficile de dire si les auto-anticorps, détectés au cours de ces maladies, en sont la cause, la conséquence ou simplement les accompagnent. Beaucoup de ces affections entrent dans le cadre des malades des complexes immuns. V. auto-anticorps, auto-antigène, auto-immunisation et complexes immuns. AUTO-INFECTION, s. f. [angl. autoinfection]. Maladie infectieuse déterminée par des germes existant dans l'organisme, depuis un temps plus ou moins long, sans y provoquer de troubles. IL faut une cause occasionnelle augmentant la virulence du microbe ou diminuant la résistance de l'organisme pour faire éclater l'auto-infection. AUTO-INFESTATION, s. f. [angl. autoinfestation]. V. corps en rosace. AUTO-INTOXICATION, s. f. [angl. autointoxication]. Syn. nosotoxicose. Ensemble des accidents provoqués par les poisons qui prennent naissance dans l'organisme, poisons élaborés soit par les microbes contenus dans le tube digestif et dont la virulence est exaltée, soit par des organes glandulaires dont le fonctionnement est altéré; ces substances toxiques s'accumulent dans le sang par suite de l'insuffisance des émonctoires naturels. AUTOKINETISME, s. m. V. autocinétisme. AUTOLOGUE, adj. (Terme incorrectement formé, sur le modèle d'homologue, avec le préfixe autos, soi-même) (immunologie) [angl. autologous]. Se dit de tissus, de cellules, de sérum, etc. appartenant au sujet lui-même. AUTOLYMPHOCYTOTOXINE, s. f. V. lymphocytotoxine. AUTOLYSAT, s. m. [angl. autolysate]. Produit de l'autolyse. AUTOLYSE, s. f. (gr. autos; luein, dissoudre). 1° [angl. suicide]. Suicide. - 2° [angl. autolysis]. Syn. autophagie, autoprotéolyse. Autodigestion d'un organe, d'un tissu ou d'une cellule abandonné à lui-même et aboutissant à sa destruction, sous l'influence de ferments protéolytiques propres à cet organe, à ce tissu ou à cette cellule, en dehors de toute intervention extérieure à lui. La libération des enzymes contenues dans les lysosomes (v. ce terme) est un facteur d'autolyse cellulaire. AUTOLYSINE ou AUTOHEMOLYSINE, s. f. [angl. autolysin]. Nom donné aux hémolysines qui détruisent les hématies de l'individu même chez qui elles se rencontrent. AUTOMATISME, s. m. (gr. automatos, spontané) [angl. automatism]. Accomplissement de divers actes sans que la volonté y participe. - a. ambulatoire. Accès d'une durée plus ou moins longue (quelquefois plusieurs jours) pendant lesquels certains névropathes obéissent à une impulsion irrésistible à voyager, et accomplissent une série d'actes sans rapports avec leurs occupations habituelles. Quand l'accès est passé, ils ont oublié toutes les circonstances de leur voyage et sont étonnés de se trouver loin de chez eux. - a. cardiaque [angl. cardiac automatisme]. Propriété que possède le cœur de se contracter selon un rythme régulier en dehors de toute influence extérieure. - a. comitial ambulatoire (Charcot) ou a. épileptique [angl. epileptic automatism]. Automatisme ambulatoire survenant comme équivalent de l'épilepsie (petit mal) ou à la suite d'une crise d'épilepsie (temporale ou frontale); l'activité motrice coordonnée s'accompagne d'une perte de connaissance totale. AUTOMATISME MEDULLAIRE [angl. spinal automatism]. Activité réflexe se manifestant dans le segment inférieur de la moelle épinière, quelque temps après l'interruption complète de celle-ci par un traumatisme. Elle consiste dans le retour et l'exagération du tonus musculaire et des réflexes tendineux; dans l'apparition de mouvements involontaires, de réflexes de défense et d'un fonctionnement automatique de la vessie et du rectum; dans l'exagération de la sudation et du réflexe pilomoteur. V. réflexe de défense. AUTOMATISME MENTAL (syndrome d') (G. de Clérambault, 1920-26) [angl. mental automatism]. Syn. syndrome de de Clérambault. Syndrome observé au début des phsychoses hallucinatoires chroniques, au cours duquel le sujet a l'impression que ses pensées sont répétées et que ses actions sont commentées ou commandées de l'extérieur. AUTOMATOSE (syndrome d') (Zingerle). Syn. syndrome de Zingerie. Syndrome neurologique caractérisé par des mouvements complexes, survenant par crises, d'enroulement du corps autour de son axe longitudinal, d'opisthotonos, d'emprosthotonos, de rotation de la tête ou des globes oculaires. Il serait dû à une lésion de la région temporopariétale; il est fréquemment associé à l'hémiasomatognosie. AUTOMEDICATION, s. f. (gr. autos, lui-même; lat. medicatio, emploi d'un remède) [angl. self-treatment]. 1° Traitement pharmaceutique dont l'auteur en est aussi le bénéficiaire. 2° Plus souvent employé dans le sens de: Traitement pharmaceutique institué par le patient de sa propre initiative, sans prescription médicale. AUTOMIXIE, s. f. (gr. autos; mixis, mélange) [angl. automixis]. Processus suivant lequel la fécondation a lieu par la réunion de deux cellules différenciées (pédogamie), deux cellules non différenciées (pseudogamie), provenant d'un même individu. AUTOMORPHISME, s. m. (gr. autos; morphê, forme). "Tendance à juger les autres d'après soi-même, à projeter ses sentiments sur autrui" (Logre). AUTOMUTILATION, s. f. [angl. automutilation]. Blessure et mutilation, surtout des organes génitaux, qui se font à eux-mêmes certains aliénés ou déséquilibrés. AUTONARCOSE, s. f. V. auto-analgésie. AUTO-OBSERVATION, s. f. [angl. autoobservation]. Observation pratiquée sur-soi-même. - Chez certains névropathes (psychasthéniques), tendance morbide à l'analyse exagérée et à l'interprétation des nombreux malaises et des sensations viscérales pénibles qui les tourmentent. AUTOPHAGIE, s. f. (gr. autos, soi-même; phagein, manger) [angl. autophagia]. 1° V. autolyse, 2°. - 2° Phénomène physiologique en vertu duquel un individu soumis à l'inanition prolonge son existence en consommant sa propre substance. AUOPHAGOCYTOSE, s. f. [angl. autophagocytosis]. Absorption et destruction des cellules d'un sujet par ses propres globules blancs (phagocytes). AUTOPHILIE, s. f. (gr. autos; philein, aimer) (Ball) [angl. autophilia]. Opinion favorable qu'ont d'eux-mêmes un certain nombre de psychopathes et en particulier les persécutés. AUTOPHONIE, s. f. (gr. autos, soi-même; phônein, parler) [angl. autophonie]. 1° Nom donné par Hourmann (1839) à un mode d'auscultation qui consistait, pour le médecin, à écouter le retentissement de sa propre voix pendant qu'il tient l'oreille appliqué contre la paroi thoracique du malade. Procédé abandonné. - 2° Phénomène subjectif consistant en une résonance pénible et obsédante de la voix, qui s'observe dans plusieurs affections de l'oreille moyenne. AUTOPLASTIE, s. f. (gr. autos, soi-même; plassein, faire). V. autogreffe et greffe. - a. péritonéale. V. péritonisation. AUTOPLASTIQUE, adj. Qui a rapport à l'autoplastie. P. ex.: greffe a. AUTOPOLYPLOIDIE, s. f. (gr. autos; polyploïde) (génétique) [angl. autopolyploidy]. V. tétraploïde. AUTOPROTEOLYSE, s. f. V. autolyse. AUTOPSIE, s. f. (gr. autos; opsis, vue) [angl. autopsy]. Syn. nécropsie, nécroscopie. Inspection et description de toutes les parties d'un cadavre. AUTOPUNITION, s. f. [angl. autopunition]. Conduite de certains sujets (anxieux, phobiques, obsédés, mélancoliques) atteints de névroses ou de psychoses, qui éprouvent un sentiment non motivé de faute (sentiment de culpabilité) pour lequel ils s'infligent un traitement pénible allant parfois jusqu'au suicide. AUTORADIOGRAPHIE, s. f. (Lacassagne et Lattès, 1924) [angl. autoradiography]. Syn. autohistoradiographie. Image obtenue par l'application, sur un film photographique, d'une coupe de tissu contenant un corps radioactif: celui-ci, par son rayonnement, impressionne le film et précise ainsi sa répartition dans le tissu. - a. viscérale. V. scintigraphie. AUTOREPRESENTATION, s. f. V. autoscopie interne. AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE (AMM). Etape administrative permettant de commercialiser un produit pharmaceutique nouveau. AUTOSCOPIE, s. f. (gr. autos; skopein, examiner) [angl. autoscopy]. Phénomène par lequel un sujet s'aperçoit lui-même soit extérieurement, soit intérieurement. - 1° a. externe. Syn. deutéroscopie, hallucination autoscopique ou spéculaire (Féré), héautoscopie. Le malade, parfois un névropathe ou un aliéné, voit sa propre image devant lui. - 2° a. interne. Syn. auto-représentation. Le sujet (hystérique en état d'hypnose) prend conscience de ses organes internes, décrit leur forme, leur situation et leur fonctionnement. AUTOSENSIBILISATION, s. f. V. auto-immunité. AUTOSEROTHERAPIE, s. f. (désuet) [angl. autoserotherapy]. Injection sous-cutanée, à un malade, de quelques millilitres de son propre sérum obtenus par ponction d'une veine, coagulation et rétraction du caillo; procédé thérapeutique abandonné, analogue à l'auto-hémothérapie et qui a été employé dans les mêmes circonstances (traitement des dermatoses, de l'urticaire, de l'asthme, etc.). AUTOSITAIRE, adj. (gr. autos; sitos, aliment) [angl. autositic]. Qui se procure soi-même sa nourriture. - monstre a. V. monstre. AUTOSITE, s. m. (gr. autositos, qui se procure soi-même sa nourriture) [angl. autosite]. Un des trois ordres de classification des monstres d'Isidore G. Saint-Hilaire. Monstre pouvant vivre de la vie extra-utérine. AUTOSOMAL, ALE, adj. (anglicisme). V. autosomique. AUTOSOME, s. m. (gr. autos; sôma, corps) (génétique) [angl. autosome]. Syn. chromosome somatique ou autosomique, euchromosome. Nom donné à tous les chromososmes qui n'ont pas d'action sur la détermination du sexe: il en existe 22 paires chez l'homme. V. gonosome. AUTOSOMIQUE, adj. [angl. autosomal]. Qui se rapporte aux chromosomes somatiques ou autosomes. AUTOSTERILISATION, s. f. [angl. autosterilization]. Arrêt de développement, diminution de la vitalité et mort des microbes survenant progressivement dans les foyers purulents anciens (refroidissement des abcès). AUTOSUGGESTION, s. f. [angl. autosuggestion]. "Suggestion née spontanément chez une personne, en dehors de toute influence étrangère appréciable" (Bernheim). AUTOTETRAPLOIDE, adj. (gr. autos; tétraploos, quadruple) [angl. autotetraploid]. V. tétraploïde. AUTO-TOLERANCE, s. f. Absence de réaction immunologique d'un organisme contre ses propres antigènes. Cette situation, normale, peut être perturbée, l'organisme s'immunisant contre un ou plusieurs de ses antigènes. Il s'agit alors d'auto-immunisation. V. ce terme et auto-antigène. AUTO-TOPO-AGNOSIE, s. f. (gr. autos; topos, lieu; agnôsia, ignorance) (Pick, 1908) [angl. autotopoagnosia]. Discordance de l'image corporelle avec l'espace, d'où, pour le malade, perte de l'orientation sur son propre corps. V. pariétal (syndrome). AUTOTOXINE, s. f. [angl. autotoxin]. 1° (Conradi et Kurpjuweit, 1905). Poison fabriqué par les bactéries et exerçant une influence empêchante sur leur développement. - 2° Toxine produite par un organisme et nuisible à lui-même. AUTOTRANSFUSION, s. f. [angl. autotransfusion]. 1° V. transfusion. - 2° On applique aussi improprement ce terme à la compression méthodique des quatre membres, de leur extrémité vers leur racine, à l'aide d'une bande de toile. Ce procédé, qui refoule le sang vers les organes vitaux, a été employé en cas d'hémorragie importante, lorsqu'une transfusion est impossible. Une variété de ce procédé utilise la compression pneumatique sous-diaphragmatique à l'aide d'un "pantalon antichoc", dérivé des combinaisons "antigravité" des pilotes d'avion de chasse. AUTOTRANSPLANTATION, s. f. [angl. autotransplantation]. V. transplantation. AUTOTROPHE, adj. (gr. autos; trophê, nourriture) [angl. autotrophic]. Se dit de tous les végétaux à chlorophylle et de certains types de bactéries dont la nutrition est entièrement inorganique; la seule source de carbone utilisée étant l'acide carbonique de l'air, l'eau fournissant l'hydrogène, les nitrates ou l'ammoniaque l'azote, les sulfates le soufre, les phosphates le phosphore, etc. AUTOVACCIN, s. m. (désuet) [angl. autovaccin]. Vaccin préparé avec les cultures du ou des microbes prélevés sur le sujet même, auquel il sera administré dans un but thérapeutique. V. stock-vaccin. AUXIMONE, s. f. (Bottomley et Mockeridge, 1917) [angl. auximone]. V. auxine. AUXINE, s. f. [angl. auxin, phytohormone]. Syn. auximone, phytohormone. Nom donné à des substances ayant dans le règne végétal un rôle analogue à celui des hormones dans le règne animal. Les a. favorisent la croissance de la cellule et déterminent la division cellulaire. AUXOLOGIE, s. f. (gr. auxô, j'augmente; logos, discours) [angl. auxology]. Etude scientifique de la croissance. AUXOTONIQUE, adj. (gr. auxô, j'augmente; tonos, tension) (physiologie) [angl. auxotonic]. Se dit d'un phénomène pendant lequel la tension augmente. - (cardiologie). contraction a. des ventricules. Contraction du muscle ventriculaire dont la tension augmente pendant l'éjection suivant les conditions de la postcharge (v. ce mot et isotonique, contraction i. des ventricules). AVANCEMENT, s. m. [angl. advancement]. Opération destinée dans le cas de strabisme à rapprocher du bord de la cornée l'insertion d'un des muscles de l'œil. AVANT-BRAS, s. m. (lat. brachium, bras) (NA antebrachium) [angl. fore arm]. Segment du membre supérieur compris entre le bras et la main. V. ulna et radius. AVANT-MUR. V. claustrum. AVASCULAIRE, adj. [angl. avascular]. Dépourvu de vaisseau. AVC. Initiales d'accident vasculaire cérébral (v. ce terme). AVELLIS (syndrome d') (1891) [angl. Avelli's paralysis]. Association d'une hémiparalysie du voile du palais et d'une paralysie du nerf récurrent du même côté, que l'on observe dans les lésions du bulbe (noyau ambigu). V. bulbaires postérieurs (syndromes). aVF, aVL, aVR. Symboles des 3 dérivations unipolaires des membres augmentées (v. dérivation et borne centrale). AVI. Abréviation du terme anglais: Air Velocity Index. V. index de rapidité de l'air. AVIATEURS (mal des, fatigue des) [angl. aeroneurosis]. Syndrome de dépression générale avec instabilité nerveuse, troubles du caractère, fatigue musculaire, insomnie, tachycardie, troubles digestifs, amaigrissement. Il survient chez des aviateurs surmenés et semble dû à l'action combinée de l'altitude, de l'anoxie, de l'hypocapnie, du froid et aussi de l'accélération, des trépidations et des odeurs de l'avion. AVIDITE CALCIQUE (syndrome d'). V. hyperostéoïdose. AVIRAGNET (signe d'). Collerette blanche, anémique, de quelques millimètres de large, qui entoure souvent les taches éruptives de la rubéole et les fait ressembler à certains érythèmes urticariens. AVITAMINOSE, s. f. [angl. avitaminosis]. Nom donné aux manifestations qui suivent la suppression, dans la ration alimentaire, d'une ou de plusieurs des vitamines actuellement connues. On les désigne par la lettre caractéristique de la vitamine qui fait défaut. L'a. A entraîne l'héméralopie, le ralentissement, puis l'arrêt de la croissance et la kératinisation des épithéliums (xérophtalmie, colpokératose, etc.), l'a. B1 détermine le béribéri, l'a. B2 l'ariboflavinose, l'a. C le scorbut, l'a. D le rachitisme, l'a. E des troubles de la reproduction, l'a. K et l'a. P des hémorragies, l'a. PP la pellagre. - a. relative. V. hypovitaminose. AVIVEMENT, s. m. (lat. ad, vers; vivus, vif) [angl. avivement]. Mise à nu de la partie saine et vasculaire d'une plaie, d'une cicatrice vicieuse, de la paroi d'une fistule, etc., soit par excision, soit par grattage, pour favoriser la cicatrisation. AVK. Abréviation d'antivitamine K (v. ce terme). aVL. V. aVF. AVORTEMENT, s. m. (lat. aboriri, avorter) [angl. abortion]. Syn. fausse couche, blessure. Expulsion du fœtus avant qu'il soit viable, c'est-à-dire avant la fin du sixième mois de la grossesse. Au point de vue légal, le fœtus n'est viable que 180 jours après la fécondation. - Dans le langage courant, on désigne par fausse couche l'a. spontané, par blessure l'a. accidentel et par avortement l'a. provoqué. AVORTEMENT CHROMOSOMIQUE ou GENETIQUE (J.-G. et A. Boué, 1965-1969). Mort très précoce d'un œuf, pendant les premières semaines après sa fécondation, en rapport avec une aberration chromosomique de l'embryon (trisomie surtout, triploïdie, monosomie, tétraploïdie, anomalie de structure, etc.). Son rejet n'a parfois lieu que quelques semaines plus tard. Cet avortement, souvent méconnu, en éliminant rapidement un embryon non viable, constitue un processus naturel de sélection. Il représenterait, pendant les 10 premières semaines de la grossesse, 60 % des avortements spontanés. V. trisomie. AVORTEMENT TUBAIRE [angl. tubal abortion]. Décollement et expulsion d'un œuf anormalement développé dans la trompe de Fallope (grossesse tubaire); ils entraînent une hémorragie soit dans la cavité utérine (a. tubo-utérin), soit dans le péritoine (a. tubo-abdominal ou tubopéritonéal). AVORTONS (maladie des). V. maladie homologue. aVR. V. aVF. AVULSION, s. f. (lat. avulsio) [angl. avulsion]. Arrachement, extraction. AXE ELECTRIQUE DU CŒUR (Waller) (électrocardiographie) [angl. electrical axis of the heart]. Ligne droite primitivement définie comme unissant les deux points du cœur entre lesquels la différence de potentiel, constatée par cœur entre lesquels la différence de potentiel, constatée par l'électrocardiographe, est la plus forte; ces deux points sont situés approximativement à la base et à la pointe. En pratique, on détermine cet axe en construisant, dans le triangle d'Einthoven (v. ce terme) le vecteur de l'onde QRS au moment de son amplitude maxima. - On appelle axe instantané un vecteur, construit dans le triangle d'Einthoven, représentant l'intensité, la direction et le sens des différences de potentiel à un instant donné de la contraction cardiaque. - L'axe moyen est le vecteur, établi de façon semblable, d'après l'importance des surfaces positives et négatives comprises entre le tracé et la ligne isoélectrique pendant un laps de temps donné: pendant l'onde QRS (axe électrique moyen de QRS, ou AQRS), pendant l'onde T (axe électrique moyen de T, ou AT) ou pendant tout le complexe ventriculaire QRST (gradient ventriculaire ou AQRST ou G). AXE DE FIXATION [angl. fixation axis]. Ligne droite joignant le point fixe et le centre de rotation de l'œil. (v. angle gamma). AXE INSTANTANE (électrocardiographie). V. axe électrique du cœur. AXE MOYEN (électrocardiographie). V. axe électrique du cœur. AXE OPTIQUE [angl. optical axis]. Ligne droite joignant le pôle postérieur de l'œil au centre géométrique de la cornée. V. angle alpha 2°. AXE PUPILLAIRE [angl. pupillary axis]. Ligne droite perpendiculaire au plan de la pupille et menée par le centre de celle-ci (v. angle kappa). AXE VISUEL [angl. visual axis]. Ligne droite allant de la fovea (v. ce terme) au point fixé par l'œil (v. angle alpha 2° et angle gamma). AXENFELD (anomalie d') [angl. Axenfeld's anomaly]. Brides anormales du ligament pectiné de l'œil constituant des adhérences qui passent en pont devant l'angle iridocornéen, unissant la partie antérieure de l'iris à un embryo-toxon postérieur de la cornée (v. ce terme). AXENFELD (conjonctivite d') [angl. Axenfeld's conjonctivitis]. Conjonctivite folliculaire subaiguë ou chronique bénigne, bilatérale, survenant dans des collectivités. AXENFELD (syndrome d') [angl. Axenfeld's syndrome]. V. embryotoxon postérieur de la cornée. AXENIQUE, adj. (gr. a- priv.; xénos, étranger) [angl. axenic, germ-free]. Se dit d'animaux de laboratoire élevés en dehors de tout contact microbien et dépourvus de tout germe. V. gnotobiotique. AXEROPHTOL, s. m. [angl. axerophtol]. Syn. vitamine antixérophtalmique. Vitamine A. Elle joue un rôle important dans la croissance; sa carence entraîne la dénutrition, l'amaigrissement, des troubles de la vision (héméralopie et xérophtalmie), des lésions des épithéliums et des infections multiples. Elle existe sous deux formes, également liposolubles: la vitamine A1 ou rétinol et la vitamine A2 ou déhydrorétinol. AXES DE ROTATION. Les trois lignes droites, verticale, antéro-postérieure, et transversale, autour desquelles se font les mouvements du globe oculaire. AXHAUSEN (signe d'). Signe d'ostéochondrite disséquante (v. ce terme) du genou: le genou étant en flexion forcée, il existe une douleur à la pression entre le bord et la rotule et la face axiale du condyle interne. AXILLAIRE, adj. (lat. axilla, aisselle) [angl. axillary]. Relatif à l'aisselle. AXILLOGRAPHIE GAZEUSE (M. Dupas, 1968). Radiographie de l'aisselle après injection d'hélium dans celle-ci. Elle est destinée à mettre en évidence des adénopathies inaccessibles à d'autres méthodes d'examen, dans les cancers du sein. AXIPHOIDIE, s. f. (gr. a- priv.; xiphos, appendice xiphoïde). Absence d'appendice xiphoïde; malformation fréquente dans la syphilis congénitale. AXIS, s. m. (en lat. axe) [NA et angl. axis]. Seconde vertèbre cervicale, supportant l'atlas avec lequel il s'articule au moyen de l'apophyse odontoïde, ou dent de l'axis. AXOFIBROSCOPE, s. m. Syn. axoscope. V. fibroscope. AXON ou AXONE-REFLEXE. V. réflexe d'axone. AXONE, s. m. (gr. axôn, axe). V. neurone. AXONGE, s. f. (lat. axium unguen, graisse pour les essieux) [angl. axungia]. Graisse de porc préparée. AXONOTMESIS, s. f. (gr. axôn, onos, axe; tmêsis, section) [angl. axonotmesis]. Section des axones, avec conservation du névrilème et de la gaine de Schwann, à la suite de la contusion d'un nerf. La guérison survient, lentement, par régénération spontanée de l'axone. AXOSCOPE, s. m. V. axofibroscope. AYERZA (syndrome d') (1901). V. cardiaques noirs (syndrome des). AZIDOTHYMIDINE (AZT), s. f. Substance antivirale actuellement à l'étude. Elle inhibe la transcriptase inverse du VIH. AZOOSPERMIE, s. f. (gr. a- priv.; zoôn, animal; sperma, semence) [angl. azoospermia]. Absence de spermatozoïdes dans le sperme. AZOTEES (hormones). V. androgènes (hormones). AZOTEMIE, s. f. (azote; gr. haïma, sang) [angl. azotemia]. Présence dans le sang de produits d'excrétion azotée (urée, urates, etc.). Normalement le sang prélevé à jeun contient de 0,17 à 0,53 g d'urée par litre de plasma ou de sérum (2,9 à 8,9 mmol/l). Quand le taux de l'urée augmente et arrive à dépasser 1 g (16,6 mmol/l), on peut voir apparaître le syndrome azotémique. - On donne quelquefois le nom d'a. à cette accumulation d'urée dans le sang causée par le défaut de la perméabilité rénale. On devrait la désigner sous le nom d'hyperazotémie. AZOTEMIQUE (syndrome) (Widal) [angl. uremic syndrome]. Ensemble de phénomènes provoqués par l'accumulation dans le sang de l'urée et des corps azotés similaires. Ces phénomènes sont surtout d'ordre gastro-intestinal (urémie digestive) et d'ordre cérébral, et consistent en inappétence, vomissement aqueux, selles liquides et parfois sanglantes, torpeur allant jusqu'au coma; on peut aussi observer la respiration de Cheyne-Stokes, du prurit, une péricardite et une rétinite. L'intensité de ces symptômes est en rapport avec la teneur du sang en urée. Le s. a. est observé dans la période terminale de l'insuffisance rénale. V. urémie. AZOTORRHEE, s. f. (azote; gr. rhein, couler) [angl. azotorrhea]. Augmentation de la quantité d'azote contenue dans les selles par rapport à l'azote alimentaire. C'est un symptôme important d'insuffisance pancréatique; il peut parfois être reconnu cliniquement par l'apparition dans les matières fécales de morceaux de viande non digérés. V. créatorrhée. AZOTURIE, s. f. (azote; gr. ourein, uriner) [angl. azoturia]. Elimination d'azote par l'urine (urée, urates). - Terme employé parfois dans le sens d'hyperazoturie. AZT. Abréviation d'azidothymidine. AZUROPHILE, adj. [angl. azurophile]. Se dit d'éléments figurés se colorant en rouge pourpre par l'éosinate d'azur. AZYGOGRAPHIE, s. f. [angl. azygography]. Phlébographie sélective de la veine azygos. AZYGOS, adj. (gr. a- privatif.; zugon, paire) [angl. azygos]. Impair, qui n'existe que d'un seul côté. P. ex. lobe a. (v. ce terme) - veine a. (NA vena azygos). AZYGOS (lobe) [angl. azygos lobe]. Partie du lobe supérieur du poumon droit situé parfois (rarement) à la partie interne de celui-ci. Sur les radiographies pulmonaires elle apparaît séparée du reste de ce lobe par une ligne verticale visible sur les radiographies (scissure azygos): c'est le méso de la crosse de la grande veine azygos. Ce pseudo-lobe azygos est dépourvu de pédicule broncho-vasculaire particulier. AZYGOS (scissure). V. azygos (lobe). Lundi 28 Septembre 2009
yanis Belhatri
Dans la même rubrique :
|
S'identifier
Les News
Urgence de la main
18/02/2012
- Yanis Belhatri
SEMIOLOGIE TRAUMATOLOGIE DE L’EPAULE
16/02/2012
- Yanis Belhatri
Péricardite : Critères ECG
15/02/2012
- Yanis Belhatri
sca
13/02/2012
- Yanis Belhatri
Médicaments & Grossesse
12/02/2012
- Yanis Belhatri
Prescription des médicaments chez l'insuffisant rénal .
12/02/2012
- Yanis Belhatri
Angioplastie
09/02/2012
- Yanis Belhatri
ACTILYSE (Thrombolytique rt-PA)
02/02/2012
- Yanis Belhatri
Diagnostic -> juqu'à preuve du contraire
28/01/2012
- Yanis Belhatri
SYNDROME CORONARIEN AIGU. ST -
16/01/2012
- Yanis Belhatri
CRISE HYPERTENSIVE SEVERE
16/01/2012
- Yanis Belhatri
Troubles du rythme
16/01/2012
- Yanis Belhatri
OEDEME AIGU DU POUMON
16/01/2012
- Yanis Belhatri
ACR
16/01/2012
- Yanis Belhatri
Formule de COCKROFT-GAULT'S
10/01/2012
- Yanis Belhatri
Fiches
10/01/2012
- Yanis Belhatri
Carnet SMUR
02/08/2011
- Yanis Belhatri
Surveillance des paramètres vitaux
04/07/2011
- Yanis Belhatri
Prélèvement sanguin artériel
03/07/2011
- Yanis Belhatri
Prélèvement sanguin veineux
03/07/2011
- Yanis Belhatri
Dans le forum
WebLinks
|
|||
|
http://www.twizer.tv
e- mail : workspace3d@gmail.com
ACCIDENT DE PLONGÉE
Accident de plongée
ACCIDENT D’EXPOSITION AU SANG
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL
Accouchement
Accouchement -soins du nouveau
ANALGÉSIE
Anatomie 3D
Angioplastie
ARRET CARDIAQUE CHEZ L' ENFANT
ASTHME AIGU GRAVE
BPCO vidéo
Carnet SMUR
césarienne en dix minutes
Diagnostic -> juqu'à preuve du contraire
Drain thoracique
Dépression
Embryology
Episiotomie
Espace de partage de Spacebook
Fiches Cliniques
Formule de COCKROFT-GAULT'S
Glaucome vidéo
Grey's Anatomy
Grey's Anatomy (en Italien)
Grey's Anatomy music
HELLP SYNDROME
Hypertension Artérielle vidéo
Images Médecine
NOUVEAU-NÉ : PRISE EN CHARGE E
NOYADE
Orientation diagnostique
Polytraumatisé
Prélèvement sanguin artériel
Prélèvement sanguin veineux
Péricardite : Critères ECG
Réanimation du NNé
Régulation médicale
Score Risque AVC
VNI
AVERTISSEMENT
Malgré tout le soin apporté à nos sites et nos applications , une erreur est toujours possible . Toute remarque et suggestion est la bienvenue et peut être adressée à notre équipe via l'e-mail de contact. |
||||
Urgences



















